‹ Dictionnaire des ouvrages anonymes (volume 2)Chapitre 30 sur 270 · MATINÉES · texte numérisé non relu

MATINÉES

Frédéric leGiand dint le c Home and foraign Reriew t ,

13. La Poliliqne des rois de Prnsae. GoDBeils do (nadroi. Pari$, Lannei (Bruxellett typographie d€ E. Guyat), 1870. août, in-8, 24 p.

Ne contienl qu« la matière des cinq matiDées, mais tint cette division. Oa lit en léte : c L'original de rcUe brochare a été trouvé dans les papiers d*nne an* ricnnebmille. C'est aojoard'bui la plos grande actualité. «

'44. La Politique pnissienne, d'après Frédéric II, précédée d'une (Préface par le comte Hector de La Peumère. Paru, Dentu, 1870. in-8. 32 p.

Les seîie premièr«s pages sont occupées par la préface de l'éditettr, précédée de ces moU : l'Art de ritner. On y trouve l'historique des éditions précédentes : c Nous n'aT(>ns rien laissé en arrière des preuves pour ou contre. An lecteur à décider. . . A chaque page des écrits de Frédéric, nous retrouverions, au besoin, et dans des termes presque Mentiques. la preuve qu'il a inspiré 1' « Art de régner *. s'il ne l'a ni écrit, ni dicté. P Par suite, le texte est souvent accompagné de renvois aux écrits de Frédéric oii se trouvent mêmes idées ou mêmes phrases.

A la p. 7, M. de La Perrière dit : • Ce traité n'est donc ni de Voltaire, ni publié par lui pour se venger du roi de Pmise. •

L'éditeir de l'édition qui suit est d'une opinion contraire.

iS. Lea Matinées du roi de Prusse, par Voltaire. Bruxelles, che% toue let litrairu {imprimerie de nu9€ Parent et file), 1871, in-8, 58 p.

Les quinze premières pages sont signées : Gh. P. (Charles Potvi?i). L'éditeur y donne les raisons qui lui font attribver ee pamphlet à Voltaire, et il entre dans d'ioiéressants détails sur les éditions antérieures. Quant à la aieene, il la donne d'après un manuscrit qui ne contenait pas le paragraphe sur les plaisirs on l'on (ait liiire à Frédéric l'aven de la plus avilissante faiblesse. Le noQvel éditeur a collationné sou texte sur trois éditions différentes, dont il donne les principales variantes ;

« L'édition dq 1766, rans nom de lieu ni d'éditeur, qui n'eat signalée par aucun biographe {iie) . >

« L'édition faite par M. Kadanlt d'après la copie trouvée dans les papiers de Boffon. >

« On se convaincra bien vite, dit M. Ch. P., en pareourant ces variantes que. sauf quelques versions qee nous avons di préférer, notre texte est un des meilleurs. •

Mais, comase noua l'avons dit plus haut, nous n'y trouvons pas deux passages importants qui flgnrent dans la traduction allemande de 1 782 .

1 6. Matinées (les) du roi de Prusse, ou le passe-temps royal. Berlin {BruxelUe, knpr, de Toint-Scohier), 1871, io-8, XXX-56 p.

Ceite réimpression contient six matinées. Elle est précédée d'nn Avis de Téditenr, signé : J. P. D. B. ii.'F, on Blamiie. libraire). On y donne le relevé des difSËrentef éditions des « Matinées ». avec des extraits de e> qn'en ont dit les bibliographes Barbier «823). Ilenoaard(1840} et bibliophile Jacob (1860); vient ensaile In « Portrait de Frédéric par un de ses ceotemponlne t, pages xv à xxx, qui n'est que la reproduction dea 87 premières pages de l'oav. intitulé : • Frédérie l« Grand, contenant des anecdotes préjv In Tin dn roi de Prusse régnant, d'antres

sur ses amis et ennemis, ainsi que les portraits de la famillede SaMaiesté. •Ameterdam, héritière de Michel Aey. 1785, in-18, 249 p. Cet ouvrage est la réimpression du volume in-8. publié sans antre Utre que : c Frédéric le Grand *, et qui a été aussi mis à pro6t par Auguis dans sa publication : « les Conseils du trène »,

17. Enfin, le c Figaro » de M. de Villemessant crut devoir te.rminer sa campagne anti-pmssienne en imprimant les c Matinées » dans ses n** des 17 et 18 septem* bre 1871. avec cet avis préliminaire :

c Le « Figaro * commence aujourd'hui, dans son feuilleton, la publication du « Testament politique de Fr6- « déric II «. Il est écrit sous forme de Conseils à son neveu. Nous avons acheté le droit de reproduire ce manuscrit extrêmement curieux et dont la lecture est on ne peut plus attrayante; son histoire nous a été racontée. Il est resté dans la famille de l'un des secrétaires de Frédéric, et il a été vendu dernièrement à Londres dans une vente d'autographes.

» Le chapitre sur la religion sert évidemment

de guide i l'empereur d'Allemagne et à son conseiller, dans le moment présent on ils travaillent à laconner en Allemagne une religion d'Etat.

» Nous avons respecté l'orthographe du roi

prussien, homme de lettres français. Elle n'est pas trop fantaisiste. Bien des manuscrits du xvin* siècle brillent par des licences beaucoup plus remarquables que celles contenues dans I' « Art de régner •. c Signé : Auguste Maucaob. »

On lit, à propos de cette publication, dans la • Revue politique et littéraire » du 29 septembre 1871 :

« Le droit du c Figaro « a pu s'obtenir en achetant nn exemplaire du volume publié par Augnis, sous le titre de : c Conseils du lr6ne > . On y trouve exactement le même texte et, à peu de choses près, la même orthographe que dans la publication île P.-R. Auguis »,

Une traduction allemande avait d<^ paru du vivait de Frédéric U, sons ce titre :

18. Die Morgenstuoden des Konigs von Pr... oder lerreiche Vorschriflen an sein Thronfolger. Botlon, 1782. in-12, 72 p.

C'est une tradnriion libre avec rectifications et annotations, dit la suite du titre. Nous y avoua trouvé, p. 13, à la fin de la première matinée, un passage ^ trois phrases, relatif aux enfants naturels, que nous avons vainement cherché dans les textes français récents que nous avons eu sous les yeux. Il en est de même pour un passage relatif aux réformes de Joseph II. (Voy. deuxième matinée, p. 16-17.) Tout naturellement, le nom du président van Loen est correctement donné dans cette traduction.

19. Morgenstudien ûber die Regierungskunst von dem Konige Friedrich II. von Preussen. genannt der Grosse, geschrieben (Sir selnen Neffen. Originaltext mit gegennber Uebersetiung. Freiterg im Briegau, Herder, 1863, in-8. 104 p.

Le texte français est la reproduction de l'édition de Londree, 1863. Le traducteur-éditeur a relevé les dilférences que ce texte présente avec celui donné par M. Kadault de Bu(fon ; mais ces diflTérences. au lien d'être signalées sur le français, le sont sur la traduction allemande. Ou trouve aussi dans ce volume la traduction de l'article publié par sir John Dalberg Actoo. dans le n* de Janv. 1863 de la c Home and foreign Review », et l'on a reproduit ce qu'ont écrit MM. Hausser et Preuss. qui nient raulhenticilé do manuscrit de l'édit. de Londru, 1863.

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