‹ Dictionnaire des ouvrages anonymes (volume 4)Chapitre 34 sur 351 · ACADÉMIE · texte numérisé non relu

ACADÉMIE

P.-L. Ukinchard. iPar P.-L. Blynchabd.] Londres, 1808, in-8.

« Revue bibliographique», 1830.

Abuzé (l*) en court. S. /. n. d,, in-l, 4o AT. caractères de Colard Mansion, de Bruges, avant 1480.

OvTTif e aUribaé à René d'Anjoa, roi de Sicile, plusieurs fois réiiDprioié. Oa peut consoller sur cet ouvrage Goajet. c Biblioth. fraoç. >, t. IX, p. 300-312; la a Bibliolhèqne des romans », mars 1778; Bodin, « Recherches histor. sur l'Âojoa », t. II, p. 17 ; VilleDeoTe-BargeiDoiit, f Histoire de René d'Anjoa », t. Il, p. 446-458 ; Colomb de Ratines et J. Olivier. « Mélanges hislor. et Uttér, », t. I, p. 188, et Gustave Bronet. la « France littér. an xv« siècle », 1863, in-8.

Académie (1*) bocagère du Valmus, poëme par B** de N**, L. C. au C. R. du G. (Benoit de Neuflieu, lieutenant-colonel au corps royal du génie). 1789, in-8, 32 p.

Voy. « Sopercheries », I, 479, /*.

Académie (l*) de l'ancienne et de la nouvelle Eloquence, ou Harangues tirées des historiens grecs et latins. (Traduites en françoispar le P. Antoine Verjus, jésuite.) Lffonj Rivière^ 1666, 2 vol. pet. in-12.

Voyez les mots « Harangues des historiens ». L*épitre dédicatoire, à M. de Moulmanr, est signée : A. V. D. L. C. D. J.

Académie de la Peinture, nouvellement mise au jour. (Par J. de La Fontaine.) Porw. 1679, in-12. V. T.

Académie.(r) de Lyon en 1809, ou Analyse raisonnee du Compte- rendu des travaux de l'Académie de Lyon» pendant Tannée 1809; précédée d'une Ëpitre à S. A. S. Mgr le prince Lebrun. (Par P.-A. SÉ- GAUD.) Lyon, Mauckerat, 1810, in 8.

L'épilre est signée : B*** D***. Cette brochure est une satire mordante du c Compte-rendu des travaux de r.Acadéinie de Lyon pendant l'année 1809 », par L.-P. Béranger. Lyon, A. Leroy, 1809, in-8.

Académie des Dames, ou les Entretiens galans d*Aloysia (traduit du latin de Touvrage de Nicolas Chorier, intitulé « JoannisMeursiieleganliœ latini sermonis, » par Tavocat Nicolas, fils du libraire de Grenoble, qui publia la première édition de cet ouvrage). 1680, 1730, 1776, 2 vol.

l^etit iii-12.

C'est iei la véritable place d'une lettre écrite le 6 join 1738', à U. Jamet le cadet, par If. l^ncelot, de TAcadémie des Inscriptions et Belles- Lettres. Je la tire du 32* volume des « Observations, de l'abbé Desfoolaines, sur les écrits modernes », p. 42 et suiv.

« On ne peut rien vous refuser. Monsieur : Je vous envoie les éclaircissemens sur « l'Aloysia » que vous m'avez demandés. L'auteur de « TAloysie Siges satyra sotadia » est Nicolas Chorier. avocat au parlencftt de Grenoble, le même qui a donné f l'Histoire du

Dauphiné » en 3 vol. in-fol., 1661 et 1072. Ce lut Nicolai, libraire de la même ville de Grenoble, qui donna la première édition, qui n'avait que six dialogues. La seconde fut faite à Genève. Il y a un septième dialogue de plus qu'à la précédente. Comme cette édition ne se fit point sous les yeux de Chorier, et qu'il fallut envoyer de Grenoble & Genève le manuscrit de cet auteur, qui écrivait très-mal, elle est surchargée de fautes d'impressions. On aUribne la traduction en français à l'avocat Nicolas, fils du libraire précédent. Le père et le fils sont morts dans ufi grand dérangement d'affaires. Chorier mourut aussi, peu de temps après, dans une grande vieillesse, en 1692. dans la même ville de Grenoble. Il a fait imprimer ses poésies latines. On y trouve les mêmes pièces de vers qu il a Insérées dans son c Aloysia ».

■ Ce que rapporte le « Thomasius ». et après lui ceux qui l'ont topié, n'est fondé que sur le rapport d'un ami qui avait vu un exemplaire de la « Salyra sotadica », sur lequel Beverland avait écrit que Jean Westrène était auteur de cet infâme ouvrage. Il n'y a ras beaucoup d'honneur à le revendiquer ; mais il est certain que Beverland s'est trompé, puisqu'il est de Nicolas Chorier. A qui en examinera la latinité, il sera facile d'y trouver une infinité de gallicismes, etc. Il y a plus, un séjour de six années à Grenoble m'a mis à portée d'être instruit parlaitemcnt de ce fait. J'ai eu entre les mains un exemplaire de cet ouvrage, sur lequel Chorier avait corrigé de sa main les fautes immenses que les imprimeurs de Genève y ont faites. Je connaissais parfaitement sa main, ayant travaillé assez longtemps à la chambre des comptes du Dauphiné. Cet original avait passé alors entre les mains de M. de La Roche, ancien conseiller du parlement de celte province. Je le crois encore entre les mains de ses héritiers. Il n'y avait que dix ans que Chorier était mort, lorsque J'arrivai & Grenoble (1702). C'était un fait notoire dans toute la ville qu'il était l'auteur de cette satire, et que U. M. (du May), avocat général au parlement de cette ville, avait fait les frais de ces éditions, Chorier n'étant pas en état de les faire par lui-même. Guy Allard, son contemporain, son ami et presque son semblable en genre d'études et de mœurs, me l'a dit et répété plus de cent fois. M. de La Roche m'a déUillé les particularités que Je vous marque.

« Enfin Chorier lui-même n'a pu se refuser la salisfaction d'avouer en quelque façon ce malheureux ouvrage. On trouve ordinairement deux pièces de vers qui y sont jointes. L'une est intitulée : « In laudem crudité Virginia qus contra turpia Satyram scripsit ». L'autre est. autant que je puis m'en souvenir, « Tuberonis genethliacon » . Celui qui a fait ces vers est aussi l'auteur de « l'Aloysic Sigee ». Or Chorier a bien voulu reconnaître qu'il était l'auteur des deux petits poèmes ; il lésa avoués pour son ouvrage, et les a* insérés dans le recueil de ses poésies, imprimé à Grenoble. Je vous le montrerais si j'avais le 'bonheur d'èire avec mes livres à Paris. Je m'étonne que cette découverte ait échappé au P. Niceron. n y a plusieurs années que j'en dis un mot dans une de nos conversations d'académie : c'est un fait qui ne doit plus être ignoré dans notre France ».

Jamet le jeune, à qui cette lettre est adressée, est mort le 30 août 1778. C'était un homme très-instruit, qui avait l'habitude d'écrire sur les livres de sa bibliothèque des remarques historiques, grammaticales, littéraires et souvent satiriques ; ce qui les fait rechercher de certains curieux.

Chardin, libraire de Paris très-connu, possédait de

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