BABILLARD
B (le). S. /., 1730. pet. in-8, U p.
— Autre édition, 24 p4
Le Utre de départ porte en plus : « Km. aateore des Lettrée poor et contre les inmaDités do clergé. »
Ce B énigmatiqne signifie • Le Bâillon ».
Cet opuscule a pour auienr un abbé Constantin snr leqael l'inspectear de la librairie d'Hémery a fkit, i la date dn l**" mai 1751, nn rapport qae nons donnons ci-après.
Le B a été reproduit à la suite d'un antre opuscnle dn même auteur : c La Voix dn prêtre » et aussi dans le c Recueil des Voix « (Voy. ce titre.)
c Constantin, dit dn Cass (l'abbé), 40 ans, petit, bnn, physionomie plate, la bonche ouverte et grande, et le nés un pen épaté. An convent de Belleebasse où il bit l'office de chapelain à la place d'nn de ses anis qui est à la campagne. U est de La Verdiire, territoire de Barjoli. diocèse d'Aix, et fils dn rece^ veur de cette terre qui appartient à MM. d'Oppède. Il a été précepteur do nonce dn Pape, à Paris, et on m*a assuré qn'il était très-lié avec le nonce.
Il est aotenr d'on mss. inUt. : < Mémoires concernant l'utilité des Etats provinciaux... » et qn'il a présenté au Magistrat (M. de Malesherbes), sous le nom de Dn Cass. Cet ouvrage ayant été refusé, il l'a fait imprimer par Lagnette, et )e 20 jnin solvant il a en l'impudence de le faire distribuer et vendre par les colporteurs.
Le 6 JnlUet, j'ai découvert qn'il s'appelait Constantin et non Do Cass, nom qn'il ne m'avait donné que ponr me tromper.
Quelques Jonrs après, il a fait faire une seconde édiUon de cet ouvrage, par Simon du Parlement, dont la femme Folliot lui avait donné la connaissance.
Le l*'^ aoftt 1750. il a fait un mss. inUtolé: f La Voix do prêtre » (Voyex ce titre.), et « le B », ao sujet des affaires présentes du clergé, et a en l'impodeoce de le fhire imprimer par la femme La Marche qu'il avait ^nnue par le moyen de la Poliot. Dès que l'édi* tion a été faite, la femme l^a Marche en a donné avis an magistrat qui a donné ordre pour arrêter l'abbé et saisir l'édition.
Le 9S dodit mois, on s'est transporté à Bellechasse oh l'édition a été saisie dans l'appartement de l'abbé qui a été conduit sur le champ à la Bastille avec tous ses ouvrages.
Le 7 octobre 1751, il a été mis en liberté et exilé hors dn royaume. C'est un homme courageux et capable de faire encore qnelqoe sottise. »
Voy. Hatin, « Histoire de la presse», t. lit, p. 145.
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