‹ Dictionnaire des ouvrages anonymes (volume 5)Chapitre 37 sur 352 · ACADÉMIE · texte numérisé non relu

ACADÉMIE

P.-L. Blanchard. (Par B--L* Blanchard.) Londres, i808, in-8.

« Reme bibltofraphiqne » , 1 839.

Abuzé (Y) en court. S. L n. d., in4, 45 ff, caractères de Colard Mansion, de Bruges, avant 1480.

OaTTage attribué à René d*Aigoo, roi de Sicile, pluf ieors fois réimprimé. On peut consulter sar cet ouvrage Goujet. c Bibliotb. franc. ». t. IX, p. 36C-378; U « Bibliothèque des romans », mars 1778; Bodin, « Recherches histor. sur l'Anjou », t. U. p. 17 ; Villenenve-Bargemont, < Histoire de René d'Anjou », t.U, p. 44G-i58 ; Colomb de Satines et J. Olivier. « Mélanges hislor. et littér, », t. I, p. 188, et Gustave Brunet, la « France litlér. au xv* siècle », 1865, in-8.

Académie (1') bocagère du Valmus, poëme par B** de N**, L. C. au C. R. du G. (Benoit de Neuflieu, lieutenant^îolonel au corps royal du génie). 1789, in-8, 32 p.

Voy. c Supercheries», I, 479, A

Académie (V) de l'ancienne et de la nouvdle Eloquence, ou Harangues tirées des historiens grecs et latins. (Traduites en françois par le P. Antoine Verjus, jésuite.) Lyon, Rivière^ 1666, 2 vol. pet. in-lâ.

Voyeales mots « Harangues des historiens». L'épttredédicatoire, à M. de Monimanr, est signée : A. V. D. L. C. D. i.

Académie de la Peinture, nouvellement mise au jour. (Par J. de La Fontaine.) Paris. 1679, in-12. V. T.

Académie (F) de Lyon en 1809, ou Analyse raisonnee du Compte-rendu des travaux de l'Académie de Lyon pendant Tannée 1809; précédée d'une Epitre à S. A. S. Mgr le prince Lebrun. fPar P.-A. SÉ- GAUD.) Lyony Maucherat^ 1810, in 8.

L'éptlre est signée : B*** D***. Celte brochure est une satire mordante du « Compte-rendu des travaux de l'Académie de Lym pendant l'année 1809 », par L.-P. Béranger. Lucn, A. Leroy, 1809, in-8.

Académie des Dames, ou les Entretiens galans d'Aloysia (traduit du latin de Touvrage de Nicolas Cuorier, intitulé « JoannisMeursiidegantiœ latini sermonis^ » par l'avocat Nicolas, fils du libraire de Grenoble, qui publia la première édition de cet ouvrage). 1680, 1730, 1776. 2 vol.

petit in-lâ.

C'est ici la véritable place d'une lettre écrite le C juin 1738, à U. Jamet le cadet, par M. Lancelot, de l'Académie des Inscriptions et Belles- Lettres. Je la tire du 32* volume des « Observations, de l'abbé Desfontaines, sur les écrits modernes », p. 42 et suiv.

« On ne peut rien vous refuser, Monsieur : Je vous envoie les éclaircissemens sur « l'Aloysia » que vous m'avez demandés. L'auteur de * l'Aloysiae Siges salyra soladica » est Nicolas Chômer, avocat au parlement de Grenoble, le même qui a donoô « l'Histoire du

Danphiné » en 2 vol. in-fol., 1661 et 1072. Ce fut Nicoltu, libraire de la même ville de Grenoble, qui donna la première édition, qui n'avait que six dialogues. La seconde fut faite i Genève. 11 y a un septième dialogue de plus qu'à la précédente. Gomme cette édition ne se fit point sous les yeux de Chorier. et qu'il fUlul envoyer de Grenoble à Genève le manuscrit de cet auteur, qui écrivait très-mal, elle est surchargée de foutes d'impressions. On attribue la traduction en français i l'avocat Nicolas, fils du libraire précédent. Le père et le fils sont morts dans un grand dérangement d'affaires. Chorier mourut aussi, peu de temps après, dans une grande vieillesse, en 1692, dans la même ville de Grenoble. Il a dit imprimer m poésies latines. On y trouve les mêmes pièces de vers qu'il a insérées dans son < Aloysia ».

< Ce que rapporte le « Thomasius » , et après lui ceux qui l'ont copié, n'est fondé que sur le rapport d'un ami qui avait vu un exemplaire de la « Satyra sotadica », sur lequel Beverland avait écrit que Jean Westrène était auteur de cet inf&me ouvrage. Il n'y a pas beaucoup d'honneur à le revendiquer ; mais il est certain que Beverland s'est trompé, puisqu'il est de Nicolas Chorier. A qui en examinera la latinité, il sera facile d'y trouver une infinité de gallicismes, etc. Il y a plus, un séjour de six années à Grenoble m'a mis i portée d'être instruit parfaitement de ce fait. J'ai eu entre les mains un exemplaire de cet ouvrage, sur lequel Chorier avait corrigé de sa main les fautes immenses que les imprimeurs de Genève y ont ikiles. Je connaissais parfaitement sa main, ayant travaillé asses longtemps à la chambre des comptes du Danphiné. Cet original avait passé alors entre les mains de 11. de La Roche, ancien conseiller du parlement de cette province. Je le crois encore entre les mains de ses héritiers, n n'y avait que dix ans que Gborier était mort, lorsque J'arrivai k Grenoble (1702). C'était un h\i notoire dans toute la ville qu'il était l'auteur de cette satire, et que M. M. (du llay), avocat général au parlement de celte ville, avait fait les frais de ces éditions, Chorier n'étant pas en état de les faire par lui-même. Guy Allard, son contemporain, son ami et presque son semblable en genre d'études et de mœurs, me l'a dit et répété plus de cent fois. M. de La Roche m'a détaillé les particularités que je vous marque.

c Enfin Chorier lui-même n'a pu jm refuser la satisfaction d'avouer en quelque façon ce malheureux ouvrage.. On trouve ordinairement deux pièces de vers qai y sont jointes. L'une est Intitulée : « In laudem eruditœ Virginia qus contra turpia Satyram scrîpsit ». L'autre est, autant que je puis m'en souvenir, ■ Tuberonis genethliacon » . Celui qui a fait ces vers est aussi l'auteur de « l'Aloysi» Siges ». Or Chorier a bien voulu reconnaître qu'il était l'auteur des deux petita poèmes ; il les a avoués pour son ouvrage, et les a insérés dans le recueil de ses poésies, imprimé & Grenoble. Je vous le montrerais si j'avais le bonheur d'être avec mes livres à Paris. Je m'étonne que cette découverte ait échappé au P. Niceron. Il y a plusieurs années que j'en dis un mot dans une de nos conversations d'académie : c'est un fait qui ne doit plus être ignoré dans notre France ».

Jamet le jeune, à qui cette lettre est adressée, est mort le 30 août 1778. C'était un homme très-instroit, qui avait l'habitude d'écrire sur les livres de sa bibliothèque des remarques historiques, grammaticales, littéraires et souvent satiriques; ce qui les fait rechercher de certains curieux.

Chardin, libraire de Paris lTè»>«onnu, possédait de

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