GAVARNI
GILL io
se frisait appeler Gaultier Garguille quand il jouait g dans la foire et chantait la rhaiisou. Il se faisait appeler Fleschelle quand il se chargeait d'un rôle sérieux. I.e type de Gaultier était celui d'un joyeux compajtnoii toujours prêt à rire, tandis que Garguille personnifiait une gourmandise toujours inassouvie. Hugues Gueru réunit en sa personne ces deux types qui avaient cours depuis longtemps; il leur donna un éclat tout nouveau, l'ne farce de l'an \ïAt montre que le type complexe était alors enfanté deja et que même il commençait à faire souche de gens de son espèce. Ce fut vers l'an 163» que Gaultier Garguille l qui jusqu'alors avait joue en province et surtout a Rouen, vint s'établir a Taris, il parvint a se faire donner en mariage la Olle de Tabarin, autre farceur qui faisait alors les délices de la population parisienne. Il pouvait alors avoir atteint sa r>0« année. La fille au contraire, devait être jeune. Il est probable que ce mariage assez mal assorti fut plus d'une fois trouble, mais les choses liuirent par s'arranger si bien que. devenue veuve, la femme de Gaultier, riche de ce que lui avait laissé son père, et en possession d'une certaine fortune qu'elle tenait de son mari, épousa un gentilhomme de Normandie. Une c gravure de Roussclet nous montre le costume que Gaultier portait dans ses divers rôles : de larges pantoufles, un bâton a la main, un bonnet plat sur la tète, un pourpoint noir a manches rouges. M. du Roure a consacre a Gaultier Garguille un chapitre de son - Analecta Bibliqn ». Parig, Trrhmer, 1*36. 2 vol. in-8, tome II, p. 181.
On doit a M. Edouard Fournier une excellente édition des chansons de Gaultier Garguille. Porit. Jannrt. 1&58, in- 16: elle est précédée d'une Tort curieuse notice sur la farce et la chanson en France (1 savent 1660 occupant exu pages. L'éditeur a eu soin de reproduire a la suite des chansons une série d'opuscules relatir* a Gaultier et devenus d'une rare'.e excessive.
On y distingue:
La farce de la querelle de Gaultier GarguBle et de Perrine, sa femme.
Le testament de feu Gaultier Garguille.
Les révélations de l'ombre de Gaultier Garguille.
U rencontre de Gaultier Garguille avec Tabarin en l'autre monde. Etc.
GAVARNI. [Sulpice-Paul Chevalier, né à Paris en 1801, mort en 1866],
Parmi les nombreuses productions de ce dessinateur éminenl, nous mentionnerons :
I. La Correctionnelle, petites causes célèbres, éludes de mœurs populaires.
Paris, Martinon, i 810, in-4.
Ce recueil se compose de cent livraisons de quatre pages ; en tête de chacune une ligure sur bots d'après Gavarni. toujours répétée. Lithographies avec légendes.
II. Manières de voir et façons de penser, précédé d'une étude sur Gavarni par Ch. Vriarte. Paris, 1809, in-12.
III. (Œuvre de Gavarni, lithographies originales et essais d'eau - forte et de procédés nouveaux ; catalogue raisonné, orné d'un portrait inédit de Gavarni des-
siné par lui-même et de deux lithographies, et une eau -forte de cet artiste également inédites. Librairie des Bibliophiles, 1873, gr. in-8.