‹ Dictionnaire des ouvrages anonymesChapitre 258 sur 333 · Extrêmes (lcs\ légende. Paris. J · texte numérisé non relu

Extrêmes (lcs\ légende. Paris. J

Tardieu, 18H6, in-18.

IL Trêve ;la; de Dieu ; souvenirs d'un dimanche d'été. Paris, Jules Tardieu, 1862. in-18.

J. W. C. D. K. [Justine de Winne, comtesse ns Rosenheru],

Altichiero. Padoue , 1787, gr. in-4.

4 fis, 80 pp. et 30 planches gravées dont un plan.

JACOB 'bibliophile . [Paul Lacroix, né à Paris en 1807, l'un des écrivains les plus féconds du XIX* siècle, mort le Iti octobre 1884].

Paul Lacroix achevait à peine sa 20 e année et déjà il faisait gémir la presse. La mode était alors a des mémoires remplis d'anecdotes controuvées et mises sous le nom de personnages illustres. Le débutant littéraire donna ainsi à un éditeur en

vogue les « Mémoires » de Gabrielle d'Estrées et ceux du cardinal Dubois, les uns et les autres tombés dans un oubli dont ils ne méritent nullement d'être retirés.

Passant à des objets plus sérieux, Lacroix entreprit d'écrire l'histoire de France au XVI e siècle, mais un incendie qui vint frapper plusieurs éditeurs, arrêta cette tentative des son début.

Le roman historique, l'imitation de Walfer- Scott jouissait à cette époque d'une faveur générale. Lacroix conquit lune place éminenle parmi les disciples de l'illustre Ecossais en mettant au jour le « Roi des ribauds » et quelques autres romans dont la génération actuelle a perdu le souvenir.

Ces contes historiques obtinrent un succès dont il reste encore quelques vestiges. Pendant tout le reste de sa longue carrière, l'activité de L;icroix ne se démentit pas un seul instant, et ce ne fut qu'au moment de la mort qu'il laissa échapper la plume dont il avait fait un si constant usage. L'histoire et surtout la bibliographie restèrent toujours le but favori de ses études. La science des livres lui doit en ce genre des monographies qui attestent les recherches les plus persévérantes et les mieux présentées.

La Bibliographie des œuvres de Molière, celle des œuvres de l'original et fécond Uestif de la Bretonne, l'iconographie de Molière sont des modèles en leur genre. Nous savons que Lacroix se proposait de consacrer à Rabelais et à La Fontaine d'autres volumes résumant tout ce qui concerne ces deux immortels écrivains.

Lacroix avait voué un véritable culte à Molière, ainsi que l'atteste la « Bibliothèque Moliéresque », réimpression d'œuvres diverses concernant l'auteur du « Misanthrope », collection qui. publiée par l'éditeur Jules Gay, a mis à la disposition des admirateurs de Molière des écrits devenus pour la plupart d'une rareté extrême.

La liste des productions de tous genres enfantées par Paul Lacroix deviendrait presque interminable, si l'on voulait y comprendre les nombreux articles qu'il a donnés à divers journaux, notamment au « Bulletin du Bibliophile ». 11 a à diverses reprises donné ses soins à des catalogues de bibliothèques destinés à passer aux enchères.

Nous citerons en ce genre le catalogue de l'immense bibliothèque dramatique qu'avait formée M. de Soleinne, réper-

JAcon

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