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PETRUS AURELIUS

PHILOMNESTE M1NIMUS 84

de Chalcédoine, qui se trouva bientôt aux prises avec les moines catholiques qui se trouvaient encore dans la Grande-Bretagne et surtout avec les jésuites, au sujet des droits épiscopaux qu'ils revendiquaient avec rigueur et non sans quelque impudence. L'évêmie s'adressa à l'assemblée du clergé de France afin de solliciter son appui. La Sorbonne et l'archevêque de Paris censurèrent les écrits des jésuites.

Le tout puissant cardinal de Malanicri les appuyait de son côté. Ce fut alors que parut le livre de Petrus Aurélius, livre savant et non exempt de passion, qui soutenait avec une rare vigueur les droits de l'Episcopat.

Ce gros in-folio latin qui plaida en faveur du gallicanisme, se présenta d'abord sous forme do brochures détachées qui eurent un très vif succès ô!e circonstance.

Le nom d'Aurélius n'avait pas été choisi sans dessein, c'était le prénom de S' Augustin, et déjà l'évéquc u'Ypre, le célèbre Jansénius en relations avec S 1 Cyran préparait ces fameuses thèses qui devaient avoir dans l'église des querelles aussi longues que prolongées.

D'après S* Cyran, c'était non pas une monarchie, mais une autocratie sous la conduite des évéques. L'assemblée du clergé de 1035 renouvela des tentatives déjà faites pour connaître le véritable nom de l'écrivain qu'elle regardait comme le défenseur de ses droits; elle vota une somme en faveur de l'imprimeur Morel.

L'assemblée de 1641 fit réimprimer l'ouvrage à ses frais; celle de 1643-46 décréta une seconde réimpression et chargea l'évéquc de Grasse, Godeau, de composer un éloge que l'on plaça en tète du volume.

Les jésuites n'acceptèrent pas sans résistance ces témoignages d'honneur prodigués à leur adversaire; leurs écrivains soutinrent que l'assemblée du clergé était loin d'avoir offert l'impartialité qu'on lui prêtait. L'assemblée de 1643 qui se tenait hors Paris avait donc été l'objet d'une surprise. Le Roi était intervenu; il avait donné des ordres au chancelier et l'imprimeur Vitré, bien moins heureux que son collègue, fut arrêté par ordre du lieutenant criminel et tous les exemplaires restants furent saisis chez lui.

S* Cyran fut regardé de tous côtés, amis et ennemis comme le véritable auteur de T « Aurélius »'; il se maintint jusqu'au bout dans un secret obstiné, insensible aux éloges ainsi qu'aux attaques.

On peut supposer qu'il fut tout au

a\ moins l'inspirateur de cette œuvre qui eut ses moments de célébrité et que son neveu, Barcos, après l'avoir coordonnée, 'en arrêta la rédaction latine.

Quoi qu'il en soit, I' « Aurélius » complètement délaissé aujourd'hui, ainsi nue les controverses auxquelles i! se rattache, n'a laissé quelque souvenir que grâce au nom de S* Cyran.

(Voir Sainte-Beuve. «Port-Royal, » t. I° r , p. 323 et suivantes, édition de 1840;.

PEVREBRUNE (Georges de). [M— née Mathilde-Georgina-Èlisabeth de Peyrebrune, née en Perigord en 18481.

Parmi ses nombreux ouvrages', nous citerons ;

: I. Les femmes qui tombent. Lévy, 1882, in-12.

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