TRGIS SAVANTS EN US
Il n'a laisse que quelques brochures qui. t'rees a petit nombre, n'étaient pas mises dans le commerce, et qu'il serait bien difficile de réunir aujourd'hui. Sa collection de livres se rapporta ni plus ou moins a Montaigne a ete acquise en bloc par la Bibliothèque nationale. On y dislingue une réunion considérable de lettres écrites par un grand nombre d'admirateurs de Montaigne et renfermant une foule de renseignements des plus utiles.
Indépendamment de sa collection Montaignesqne. le docteur Payen arait dans an bat de distraction cherche a former deux petites bibliothèques spéciales : lune, d'ouvrages concernant le pyrotechnie; et l'autre, composée des ouvrages relatifs aux eau* minérales de la France.
Pierre J au net est surtout connu comme éditeur. Il entreprit en 1851 cette Bibliothèque elïevirienne que le format commode et l'exécution fort soignée recommandèrent bien vite a l'attention des amateurs; elle eut le mérite de rendre un acres facile des ouvrage* dont les anciennes éditions d'un aspect peu séduisant ne se rencontraient qu'avec peine et parfois se payaient fort chers. Des hommes de goût et d'un savoir 1res sérieux lui prêtaient un concours dévoue. Il eut pour soutiens dans la lâche qu'il avait entreprise. MM. EdouarJ Fournier. Viollet- Leduc. Livet, Anatole de Montaiglon, d'Hcricault, le baron James de Rothschild, etc. Parmi les ouvrages contenus dans relie Bibliothèque, on distinguera toujours : les Caquets de l'accouchée ; les Variétés historiques et littéraires, 10 vol.; les nouvelles Poésies des XV« et XVI« siècles. Il vol.; I ancien Tbeatre- Français. 10 vol., dont les trois premiers reproduisent un recueil de farces imprimées a Lyon vers 1510, et restées complètement inconnues jusqu'à la découverte faite par le libraire Calvary. de Berlin.
d'un exemplaire regardé jusqu'ici comme unique et dont le Musée Britannique a fait l'acquisition. Jannet lui-même a donne ses soins a quelques-uns des volumes figurant dans sa • Bibliothèque •: c'est lui qui a fait tout !e travail qui accompagne l'édition des « Nuits de Straparole ».
l'instruction bibliographique de Jannet était très étendue; il en a donne quelques échantillons dans une publication périodique qu'il avait entreprise et qui a vécu peu de temps : • Le journal des amateurs de livres ». On y remarque une notice sur les livres en dialecte juif-allemand, et le commencement d'un travail sur les livres populaires, sujet que M. Misant a traité avec de bien plus amples développements. L'activité intellectuelle de Jannet se révèle encore dans un travail 1res curieux sur la langue chinoise, langue dont les difficultés exceptionnelles offraient un intérêt très vif auprès du laborieux philologue.
Jannet a ete enlevé a la science et a ses nombreux amis dans un âge assez avance ; il a succombe en novembre 1870 a une lièvre typhoïde dont il avait contracte le germe en s'etforcant d'adoucir pendant le sie.'e de Paris les souffrances infligées a une population malheureuse, habitante du quartier recule que traverse le boulevard Jourlan.
Auguste Veinant cuit un bibliophile des plus fervents et des plus instruits, mais il aimait mieux lire qu'écrire et il n'a laisse aucun livre dans lequel il aurait consigne le résultat de ses études. Il a donne ses soins a la reimpression à très petit nombre de quelques opuscules rares et il a publie sous le nom aggrammatise de Gustave Aventin, l'édition de Tabarin qui fait partie de la Bibliothèque eltevirienne. Il laissa une collection choisie avec goût de livres rares et singuliers ; les exemplaires étaient d'un choix parfait et d une condition irréprochable.
UBALDE
UBALDE
UBALDE
Ce pseudonyme se trouve sur lo litre de deux ou trois brochures imprimées à Bordeaux dans le cours de ces dernières années. Nous croyons savoir le véritable nom de l'auteur, mais pour le moment du moins nous ne le divulguerons pas, celui-ci lient beaucoup à ce qu'on ne soulève pas le voile qui le couvre.
Parmi les questions qu'aborde Ubalde, il en est une qui a fait couler des flots d'encre et qui n'est pas encore définitivement résolue : il s'agit du « Masque do fer». Ubalde repousse les systèmes mis en avant par Paul Lacroix, par Marius Topin, par M. Jung et par bien d'autres; pour lui, il n'y a là ni un frère jumeau de Louis XI V, ni le duc de Buckingham, ni
ULICOY1US