‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 104 sur 285 · JET · texte numérisé non relu

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rément lorsqu'il s'agit de désignor une œuvre que son auteur a oxécutéo rapidement, sans intorinption, sans retouohes, ft tcdie qu'il l'aviiil connue tout d'abord. — î '.anaux ména^'és par les fondeurs autoui- de leur modèle, pour donner passage à la matière en fusion et lu distribuer dans toutes les parties du moule ; Nom donné également à des biUonsde eire (jui servent à former ees eanaux, et qui, placés perpendiculairement au modèle, sont entourés d'une enveloppe de terre rouge et de fiente de eheval. de t<dle sorte que, le tout étant soumis à laelion d'un feu de •letites bi'iehes de bois rangées à l'entour, jes l)àtons fondent, et il ne reste plus que les enveloppes qui se sont durcies et se trouvent transformées en autant de canaux. =z Jaillissem(»nt d'un liquide, d'un lluide, qui s'échappe on (ilôt, en spirale, en ecdonno. l'n Jet de vapeur. — Jet (Venu, Kilet d'eau isolé ou multiple, jaillissant d'un tuyau par un ajuta;^'e (jui en ilclermine la dimension, la forme et la direction. \jCs jets d'eau servent à l'ornement des bassins et des fontaines. — P'n Menuiserie, Jet d'eau, Tartie arrondie du l)as d'une croisée, d'une porte, (jui renvoie au dehors l'eau île la pluie.

Jetage. s. m. Action de jeter.

Jetée, s. f. Ouvrage de maçonnerie, de charpente ou de fascinage, construit dans un cours d'eau pour le redressement de son lit, ou dans un port de mer, pour le protéger contre les vagues et pour en assurer l'entrée. — Amas de sai)lc, de pierres ou de cailloux jetés sur un nuuivais chemin pour l'améliorer.

Jeu. S', m. Dans les .\rts, Aisance, facilite de mouvement d'une chose dans une autre ou sur une autre, comme d'une porte dans ses feuillures, d'un panneau clans sa coulisse, etc. — Donner dv jeu, Olcr du bois avec un rn])nt, avec un ciseau, sur la partie d'un meuble, d'un tiroir, d'une porte, d'une fenêtre, qui serre trop, qui ne glisse pas, qui n'entre pas, qui ne ferme pas facilement, ou, s'il s'agit d'un ouvrage de fer, limer, aléser les parties que le frottement empêche de pivoter, de s'engrener ou de se mouvoir avec aisance. = Kn ('harpenterie. Nom d'une longue pièce de bois, où pose et tourne l'arbre d'un moulin à vent, du cùté de la tète. — V.iï Mécanique, Jeu de piston. Espace que parcourt, à chaque coup, le piston dans son corps de pompe. — Kn Hydraulique, Jen d'eau. Diversité de formes des jets d'eau, dont on varie les ajutages pour leur faire représenter

toutes sortes de figures. = En Architecture, Jeu d'orgue^ Espèce de soubassement sous le manteau d'une cheminée.

Joindre, v. a. .Mettre des choses l'une à coté de l'autre, les assembler, les réunir ti- i ce i|u'elles tiennent ensemble. ./ ' des planches avec des chevilles, avec do la colle forte.

Joint, s. M. En Mécaniqiu^, Nom donné aux ai tieulalions de diverses formes, charnières, fourchettes, manchons d'assemblage, etc., (pii unissent entre elles les pièces destinées à prendre, l'une par i-apport à l'autre, un certain mouvement sans cesser d'être solidaires. — Joint brisé ou universel „^'*v*f;m\Q <le transmission de mouvement composé de deux axes (jui se croisent à angle droit. :=: En Construction, On désigne d'une manière générale par Joint, L'intervalle rpii reste entre deux pierres contiguës, apiès qu'elles sont posées, et qu'on remplit avec du mortier, du plûtre ou du ciment. Il y a i\os Joints de plusieurs sortes. On nomme Joints de lits. Ceux qui sont de niveau ou suivent une iiente douce; Joints en coupe, Ceux qui sont inclinés et tracés d'après un centre : Joints de tète ou de face, (^cux qui sont en rayons et séparent les voussoirs et les claveaux; Joints montants.

Ceux qui sont à plomb ou verticaux ; Joints carrés^ Ceux qui sont d'équerre avec les lits d'une jiierre ; Joints de donetle. Ceux qui se voient dans la longueur d'une voilte, ou dans l'épaisseur d'un arc tant à l'inti-ados qu'à l'extrados ; Joints de recouvrement. Ceux qui se font par la pose d'une pierre sur la queue d'une autre , comme ytoui- les marches d'escalier, les couronnements, les avantbecs et les arrière-becs des ponts; Joints feuilles, Ceux qui se font avec des pierres aux((uelles on a fait un feuillure, a l'une par-dessus, à l'autre par-dessous, et qu'on pose l'une sur l'autre en rccotivremcnt : Joints à ont/let, Ceux qui se font en diagonale dans un retour d'équerre, comme, par exemple, dans les incrustations et les compartiments, etc., etc. — Les marbriers i\Y\iQ\\Q\\{ Joint démaiijri. Celui rpii n'a qu'une arête vive ; Joint perdu. Celui que l'on fait à une pièce qui se met à un marbre; Joint brut, Celui qui n'est pas dressé au ciseau. — p'n Menuiserie, La face la plus petite de chaque planche est un joint, et les cloisons dont les planches sont blanciiics et tlressées sur l'épaisseur» mais n«>n assemblées, sont des f/ '

plat joint. — l'our les paveurs, i' /

est l'entre-deux de chaque pavé «pie I on remplit de sable ou de ciment; le Joint en

rire. Celui (jiii est onlrn ch.iffue pnvé i\o. In iTK^ind rnngcc; ol \(iJoi7it eu bout, (Idiii (jiii osl vwWo. i'\m([\xi\ j-ang6o.

Jointif, ive. adv. Oui ost joint. Lattis johUif, ('.('lui dont, l(;s latl(;s h(5 loiiclienl rmie raiilic. I.cs Inllos do co plafond KOiit joint Iv es.

Jointives (Lks). s. m. pi. On appelle ainsi, Les cloisons dont les pianohos sont hrnles, non assenil)lécs, mais seulomont dressées sur les rives et posées près les unes des autres.

Jointivement. adv. D'une manière jointive.

Jointoiement. s. m. Action de jointoyer, remplissage en mortier des joints d'une maç^'onnerie.

Jointoyé, ée. part. p. cl adv. Dont les joints sont remplis avec du mortier, du plâtre ou du ciment.

Jointure, s. f. Se dit quelquefois pour Joint, l^es jointures de ces planches sont bien faites.

Joue. s. f. En Construction, Signifie, Côté. Joue de solive, Côté d'une solive considérée par l'entrevous. — Épaisseur du bois qui forme les deux côtés d'une mortaise dans un battant, ou les deux côtés d'une rainure dans une planche. — Joues d^une poulie, Les deux côtés de sa caisse. — Joues de coussinet, sur les Chemins de fer, Parois latérales des coussinets entre lesquelles le rail est maintenu au moyens de coins.

Jouée, s. f. Epaisseur du mur dans l'ouverture d'une porte, d'un soupirail, d'une fenêtre, que cette ouverture soit carrée ou en abat-jour.

Jouïères. s. f. pi. Les deux murs à plomb avancés dans l'eau , qui soutiennent les berges ou les murs de revêtement d'une écluse, et auxquelles sont attachées les portes ou les coulisses des vannes. — Quelques Dictionnaires écrivent Joîcillères.

Jour. s. m. Fenêtre, ouverture faite à un bâtiment pour qu'il puisse recevoir du jour. — Jour droit, Toute baie de croisée ouverte carrément dans un mur à hauteur d'appui. Jour à plomb. Celui qui vient directement d'en haut par une baie percée au sommet d'une voûte, ou qui provient d'une lanterne pratiquée dans un comble. Jour d^en haut. Celui qui est communiqué par une fenêtre en abat-jour, par un soupirail ou une lucarne faîtière. — Faux Jour^ Fenêtre pratiquée dans une cloison

)Our éclairer un pa8snf,'0, un petit CRcaior, une ^ardc-robc, qtii ne peut tirer du joiu; d'jiilleurs. — Jour à verre dormant. u L(! pi ojuiél.'iire fl'un rnui- non mitoyen, « joi^(nant immédiatement rhérita^çe d'autt tiMii, jxMit pratifjuer dnn» co mur des « jours ou fenêtres A fer maillé et terre « dormant. Ces fenêtres doivent être prar- « nies d'un li'cillis de fer, dont les mailles « auront un décimètre d'ouverture nu plus, « et d'un chAssis à verre dormant. Ces « fenêtres aw jours ne peuvent être établis « qu'à vingt-six déeimèti'cs (huit pieds) « au-dessus du plancher ou sol de la « chambre qu'on veut éclairer, si c'est à «rez-de-chaussée, et à dix-neuf fléci- « mètres (six pieds) au-dessus du plan- « cher pour les étages supérieurs (code « civ., art. G76, G77). »* — Jour de Servitude, Ouverture ou fenêtre faite dans un mur mitoyen ou dans celui d'un voisin, en vertu d'un titre, d'une convention pai-ticulière , ou de la possession de trente ans. — Jour de Souff'rance, Ouverture ou fenêtre donnant sur la propriété d'un voisin qui le souffre ou qui l'a permis. — Jour d'Escalier, Tout espace qui reste vide entre les limons et noyaux d'un escalier. = En Charpenterie, Vide qu'on laisse entre les pièces de bois, de peur qu'elles ne s'échauffent. z=. Fissure, ouverture par où le jour et l'air pénètrent, entre des pièces mal jointes.

Journal ou Livre -JournaL s. m.

Sorte de registre obligatoire pour toute personne qui s'occupe de négoce ou d'industrie. Aux termes de l'article 8 du code de commerce, Tout commerçant est tenu d'avoir un livre- journal qui présente, jour par jour, ses dettes actives et passives, les opérations de son commerce, ses négociations, acceptations ou endossements d'effets, et généralement ce qu'il reçoit et paye, à quelque titre qu& ce soit.

Journalier, s. m. Celui qui travaille à la journée.

Journée, s. f. Travail d'un ou^Tier pendant un jour; Salaire qu'on paye à un ouvrier pour le travail qu'il a fait pendant un ou plusieurs jours. Une journée et demie. Une demi-journée. Je vous dois 20 journées à 4 francs.

Jubé. s. m. Sorte de tribune ou galerie, ordinairement de pierre ou de marbre, élevée dans certaines églises entre la nef et le chœur, et qut servait autrefois pour la lecture de l'épitre et de Tévangile. Le Jubé de Sainl-Étienne-du-Mont, à Paris, est un des plus beaux qui existent.

Judas, s. m. Petite ouverture prati-

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quùe dans un plancher, pour voir ce (fui KO passe au-dessous.

Jumelé, ée. adj. Korliliù par des jumelles.

Jumelées, s. f. plur. Assemltla^^^ de deux pièces do bois s'ajuslant longiludinaleinent l'une contre l'autre.

Jumeler, r. a. Accoupler deux objets

scinM.iltics.

Jumelles, s. /. pi. Kn C'.harpenterie, Se dit De deux pièces de bois montantes,

exactement semblables, qui entrent dans la composition de certains pressoirs. — Se dit, en général, Do deux pièces do bois ou do métal semblables, «pu sont réunies poui- la eoiiiposition d'une machine ou «l'un outil. Los jumelles dun étau, d'un tour. — Au singul., Hangéo do pavés formant la moitié d'un ruisseau et joignant la ehaussoo; l'autre rangée se nomme Contre-Jumelle

Juste, adj. (Jui est exact, bien pro-

porlioiiiic. piécis, conforme à ce (ju'il doit être.

Kiosque, s. m. i^oi-te do belvédère consliuil dans un jardin, sur une terrasse. — Pavillon de forme orientale, ouvert do tous côtés, qu'on élève dans un parc,

dans un jardin, pour prendre le frais. — A Paris cl dans les grandes villes, Petilo boutique en forme de kios'jue pour la vente des journaux aux passants.

Laboratoire, s. ni. Local disposé pour y faire dos expériences do physi(pio ou «les opérations de chimie cl de pharmacie. — .\teliors garnis do fourneaux, où les distillateurs, <'onlisours, limonadiers, etc., font leurs préparations.

Labyrinthe, s. m. ('hez les anciens, Vaste éditice composé de quantité do salles, galeries soutori'aines et autres superposées, ayant entre elles des ramilleati»)ns nombreuses et coupées lollemont de passages entre-croisés, (ju'une fois engagé dans l'intérieur il était difficile et souvent impossible d'en trouver l'issue.

— Partie d'un parc, d'un jardin, plantée do bois et coupée d'allées s'entrcla«;ant do telle sorte ([u'on peut s'y égarer. — Labyrinthe de Carrière^ Se dit De cette multiplicité do rues et do galeries ouvertes dans une carrière en exploitation depuis longtemps et d'où nait une sorte de confusion pour les personnes qui n'en connaissent pas bien les repères et les issues.

— Labyrinthe de pares, Compartiments de pavés formés de plates-bandes, droites ou courbes, en pierres et marbres de couleurs dilïérentes, qui, par la variété

de leui's contours, imitent le jdan des labyrinthes.

Laceret. s. m. Pelilo tarière à l'usage des ijiaipentiors. Voyez Lasscret.

Lacet, s. m. Petite broche de fer, au moyen de laquelle les serruriers unissent les doux parties d'une charnière. — Petite ferruie qui garnit un anneau de fer que l'on veut fixer.

Laie. s. f. Marteau do tailleur do |)ierre dont le tranchant est bretté, dentelé. — Hayure ou brotture que forme sur la pierre cette sorte de marteau.

Laisses, s. f. pi. Les bords dune table de plomb que l'on coule. On dit aussi Lavures.

Lait de chaux. 6. m. Chaux détrempée avec de l'eau, qu'on emploie pour blanchir les plafonds, les murailles, particulièrement dans les endroits où mniKjUo le plAtro. (^n y ajoute (juclquefois rie la colle, pour lui donner plus de consistance.

Laitance, s. f . .Se dit en certains endroits pour Lait de Chaux.

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