LAT
Largets. .ç. ni. pi. Plaques de fer destinées à passer au laminoir ù tôlo et à faii'(! des languettes.
Largeur, s. f. Etendue d'une chose considérée d'un de ses côtés ù l'autre, ])ai' opj)osition à longueur.
Larme, s. f. Goutte d'eau qui soit de roîil \mv relVel d'un vif sentiment de douleur, de joie ou d'arlmiralion. — Dans les Arts, Ornement funèbre en forme de larme, remployé par les peintres et les sculjjteurs dans la décoration des catafalques et mausolées, comme symbole de la tristesse et de la douleur.
Larmier, s. ni. Le plus fort membre carré d'une corniche, et en général, Toute saillie disposée au haut d'un édifice ou d'un ouvrage de maçonnerie, pour empêcher l'eau de couler le long du mur, et faire au contraire qu'elle tombe à distance et loin du pied. — Couronnement d'une souche de cheminée. — Pictraite de maçonnerie terminée par un talus et une saillie, qui sert d'ornement à une pile, à une façade de pont, en guise de plinthe ou de cordon. — Pièce de bois mise en saillie au bas d'un châssis de porte ou de fenêtre, pour empêcher l'eau de pénétrer dans l'intérieur. — Partie lisse et horizontale qui forme plafond, dans une corniche de menuiserie.
Larron, s. on. Petit canal pratiqué pour l'écoulement des eaux d'un bassin, d'un étang ou d'une pièce d'eau.
Lasseret. s. m. Espèce de tarière à l'usage des charpentiers, pour faire les petites mortaises. = Sorte de piton à vis employé par les serruriers. — Pièce qui arrête une espagnolette sur le battant d'une croisée. — Quelques Dictionnaires écrivent Laceret ; nous préférons aussi cette dernière orthographe.
Latéral, aie. ad.j. Qui appartient au côté, qui est sur le côté de quelque chose. Chapelle latérale. Galerie latérale. Canal latéral.
Latrines, s. f. pi. Lieux d'aisances, endroit disposé pour satisfaire les besoins naturels et distribué quelquefois en plusieurs cases et cabinets. — On dit, en certains cas, Latrine, au singulier. Cette latrine a besoin de réparation.
Lattage, s. m. Action de latter. Faire le lattage d'un plafond. Espace couvert de lattes. Tout le lattage de cette toiture est en cœur de chêne.
Latte, s. f. Morceau de bois de chêne, long, mince, étroit, refendu selon son fil,
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qui se clouo sur les chevrons des toitures pour servir à nccroeher les tuiles, et sui' l«*s pans de hois et les charpiMiles, pour recevoir les t'iiduils (Je plAtre, «le mortier, do torchis ou de plaque-cnbourre. Il existe aussi dans le commerce des lattes de sciage, (ju'on emploie surtout pour les elôttires et les treillages.
Latte, ée. part. p. et adj. Qui est j^Mriii (le laites. Le «'omhle est latté^ il n'y a jilus qu'à poser les tuiles.
Latter. v. a. Action de poseï*, île chmer des lattes sur un comble, sur une charpente.
Lattis, s. m. Arranjj^enienl et pose de lattes dans certaines parties d'un bAtinient. Knduire un lattis avec du plâtre.
— Lattis Joi/iti/s, Lattis dont les lalles st)nt clouées tout près les unes des autres.
Lavabo, s. m. .Meuble île toilette, garni d'une cuvette, d'un pot à l'eau et de tous les accessoires nécessaires |)our se laver.
— Kn Architecluie, (Irande vascpie de ])ierre ou de marbi-e d'où l'eau se déverse par une i(uantité de petits orilices dans un bassin destiné aux ablutions ; par extension, \a' nom de Lavabo est aussi donne à la salle ou à l'aire au milieu de huiuello s'élève cette vasfjue.
Lave. s. f. Toute matière en fusion coulant ou ayant coulé de soupiraux voleaniijues ; Sortes de pierres provenant de ces nudières solidillées et dont (juehjuesunes, susceptil)les d'un beau poli, sont travaillées par l'industrie qui les recouvre d'émaux et en fait îles objets d'ornement, et plus particulièrement des écussons, des plaijues pour les numéros des maisons et l'inscription des noms de rues. — Piei're plate qu'on trouve dans les lieux élevés et que, dans certains départements, on utilise pour la toiture des maisons. — Les lates de Vfdvic ( l*uy-de-l)ôme) sont employées pour la sculpture et poui- les paliers, les marches d'escalier, les dallages et les trottoirs.
Laver, r. a. En ('.harpenterie, oier avec la besaiguë les traits de scie et les rencontres d'une pièce de bois di» sciage, pour la dresser et l'aviver. — Kn Peinture, Lacer, signitio Coucher les couleurs à plat, sans les pointiller; et Lacer une coulem'y C'/est la faire tremper et délayer dans l'eau, afin que, une t'ois précipitée nu fond, on puisse eidever les saletés qui s'amassent à la surface. — Four les dessinateurs. Laver, C'est ombrer, colorier un dessin, en cleudaut sur ses dilTcrcutes
parties une ou plusieurs teintes d'encre de Chine, de bistre ou d'autre couleur, délayée dans de l'eau de giunme. Dans un Plan, on lare les masses de construction en rou^e, et les masses de verdure en vert. — i^es dessinateurs lacent aussi quelquefois leur papier, |iour lui donner plus de consistance et l'empêcher de boire, et pour cela ils le trempent dans une eau chargée d'alun.
Lavis, s. m. .Manière de colorier un dessin, un plan, avec do l'encre de Chine, du bistre, de la sépia où quelque autre matière coloiante délayée dans l'eau, et (jue le i)inceau applique sui" le j»aj)ier. Le Lacis a iaquarelte, Se fait avec des couleurs de diverses nuances, et l'on ménage sur le papier les blancs qu'on veut réserver ; la (jOuac/ie-Laris, Se fait avec des couleurs à l'eau, et les blancs y sont teintés et touchés au pinceau.
Lavoir, s. m. Kndroit bordé de pierres en talus, couvert ou non, disposé dans un réservoir, sur les bords d'une rivière ou d'un ruisseau, pour lavei* le linge.
Layer. r. a. Dresser le parement d'une pierre avec la laie.
Layetier. s. m. Celui qui fait des layelti's, (les caisses de bois blanc.
Layette, s. /. Tiroir d'armoire, colTret, petite caisse de boisiéçer pour serrer des papiers ou d'autres objets.
Lazaret, s. 7n. Kdilice isolé, établi dans ciitains ports de mer, et dans lequel séjournent, pour y être désinfectés, les hommes et tous les objets provenant de lieux où règne la peste ou quelque maladie contagieuse.
Lazulite ou Lapis-lazuli. .ç.w/.IMerro
d'un lilfii d'azur nia;.'niliqiU', opa<iue et à grains serrés, appartenant à l'ordre des silicates alumineux. Très-recherché des bijoutiers et des laj)idaires, quand il est exiMupt de veines et de taches blanches, le Landite sert à décorer les bijoux, les bracelets, les objets d'art et même quelquefois les appartements luxueux, tels que ceux du palais d Orloffà Saint-Pétersboui'g, où l'on voit des salles qui en sont entièrement incrustées ; mais son usage
fu'incipal est de fournir à la peinture cette )elle couleur bleue connue sous le nom iVOulre-Mer, qui est si remar([uable par son inaltérabilité.
Lé. s. in. Largeur d une étolTe entre ses deux lisières.
Lécher, r. a. En Peinture, Finir un
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«>iivi'af,'0 JivcHî lin soin cxlrùmc vX ininii-
Légende, .v. /". 'l'ili-c qii(! iiorlc sur iiii pliiii (rMrcliiUM'.liii'O, sur uiu* cnilc; lojxj- ^M'Mi)lii(ino, etc., lu lislcî cxpliculivo iles Iclli'cs, (les sij,'nGs, des couleurs par les- (jiicls on (Ml in(lif{uo hîs (lillV-i'cnlos |){irti(îs ou les eiidroils i-(Mn!ii'(|n!il)k's. i.i;(;oA-
lUNT.
Léger, ère. adj. Se dit, en Arcliil(M'lur(î, (le Tout ce (jui est (il6{,'-anl, liurdi, élancîé, délicat; et, en Maçonnerie, de Tout ouvrage où la pierre entre pour peu de chose et où le plaire domine. — Dans les Arts, On dit d'un artiste qu'il a la main légère, ou bien ({ue son crayon, que son pinceau ou son ciseau est léger, pour exprimer qu'il y a dans son l'aire (le la hardiesse, de la franchise, de l'élégance, de la netteté.
Légèreté, s. f. Se dit, dans les Arts, de La i'acililé, de l'élégance, de la délicatesse, avec lesquelles une chose est faite.
Lettre, s. f. Chacun des caractères de l'alphabet servant à représenter les divers sons qu'on forme en parlant et généralement tous les mots au moyen desquels l'homme, dans toutes les langues, exprime et fixe ses idées, soit pour son usage personnel, soit pour les communiquer et les transmettre à ses semblables. — Dans un sens plus particulier, Lettre, s'entend de Tout écrit adressé à une personne plus ou moins éloignée, avec laquelle on a besoin de correspondre pour motifs d'intérêts, d'affaires ou d'amitié. Dans cet ordre d'idées, conséquemment, il y a des Lettres de différentes sortes : il n'entre pas dans notre plan de les mentionner toutes, mais nous croyons utile de dire un mot de la Lettre de Change et de la Lettre de Voiture.
i'^ Lettre de Change, Traite ou effet de commerce par lequel une personne (banquier, négociant ou autre) mande à une autre personne, habitant un lieu différent, de payer, soit à celui qui est désigné dans cet acte, soit à celui qui exerce ses droits, une somme d'argent dont elle déclare avoir reçu la valeur en marchandise, en travaux ou en espèces ; en d'autres termes. Lettre revêtue des formes prescrites par la loi, par laquelle une personne mande à un débiteur ou à son correspondant, dans un autre lieu, de payer à son ordre ou à l'ordre d'un tiers qu'elle désigne, une somme d'argent qui lui est due, à elle personnellement, ou dont le tiers lui a remis l'équivalent en espèces
ou en une valeur (pKdconque, soit pour solde, soit en compte. On ajijxdle Tireur, Celui qui donn(; l'ordre d(î payer et qui signe la traite; Pre/ieur ou Porteur, Celui au piolit de qui elle est signée, et Tiré, (îeliii à (jui (;ll(! est adressée et qui rloit la payer. La lelln.'- de change (Uni >-Uii datée; elle énonce la somme a payer, l'époque et le lieu où le payement doit s'eficetuer, la valeur fournie en espèces, en marchandises ou autrement, i'our que la lettre de change produise son elTet, il faut (ju il y ait acceptation, c'est-à-dire que le tiré ait pris l'engagement d'en payer le montant à l'échéance, en éciivant lui-m(;me sur la traite le mot accepté, avec sa signatui-e audessous. La lettre de change, au reste, est susceptible de formes et d'observations diverses dans le détail desquelles nous ne pouvons entrer ici, mais chacun peut arriver à les connaître facilement par l'étude du code de commerce, et surtout par l'usage et la pratique des alï'aij'es.
2» Lettre de Voiture, Lettre ouverte, écrite sur papier timbré, signée et datée, dans laquelle l'expéditeur d'une marchandise indique à celui à qui elle est adressée le nom et le domicile du voiturier chargé du transport, la nature et la quantité de la marchandise, le lieu du départ et de la destination, et les conditions auxquelles le transport doit être opéré. La lettre de toiture doit accompagner la marchandise; elle forme contrat entre l'expéditeur et le voiturier, lequel est responsable de la marchandise jusqu'à la remise au destinataire, sauf les cas prévus par la loi.
Levage, s. m. Élévation et mise en place des gros ouvrages de charpenterie dans les constructions. Les ouvriers disent aller au levage.
Levée, s. f. Elévation de terre ou de maçonnerie, en forme de quai, de chaussée, de digue, pour contenu^les eaux d'un canal, d'une rivière, d'un étang. La levée d'un barrage. Les levées de la Loire sont quelquefois emportées par les débordements. = Levée des plans, Partie de l'arpentage qui a pour objet de prendre les mesures nécessaires pour tracer un plan, c'est-à-dire pour représenter en petit, sur le papier, la figure et les proportions d'un terrain. On se sert à cet effet de l'équerre, de la planchette et du graphomètre. — On écrit aussi Levé et Lever, s. ni. Le lever des plans est une opération familière aux architectes.
Lever, v. a. Placer, mettre plus haut ce qui est étendu, ce qui est à terre ou ce qui est trop bas. Lever une pierre.
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Lerêr uno poutre. ;= Lever nn plan, Reproduiro en petit sur le papier, avec ses dimensions ot ses prineipaux aeeidents, la conlif^Miration d'une eoiiti-ée, d'un lieu, d'un leiiain (pieleomiue, l'inlcricur et l'extérieur d'un éHee.
Levier, s. m. Harre de fer ou de ixiis, lon{5'ur, inllexildt', li\e dans un point de son étendue» ipi'on appelle point d'appui^ ol (jui sert à mouvoir, à soutenir ou à élever d'autres corps. — Levier hydraulique, Ajjpareil qui sert à élever l'eau d'une rivieie par le moyen de la forée même du courant. Voir Hui ii.i.kt.
Lèvre, .s*. /*. Sorte de levier dont l'ardoisier se si'il pour abattre les hloes.
Lézarde, v. /'. Fente, ercvasso qui se fait dans un ouvrage de ma(.'onnerie. Les lé:ar(les proviennent souvent de fondations mal assises.
Lézardé, ée. partie, p. et adj. Qui a
uni' ou piusieui's lézaides. Des murailles lé:ardées.
Lézarder, r. a. Causer des lézardes. iJes i)lanchers trop lourds lézardenh{ue\- ([uefois les nuus. — Sk IjKzahoku. v. pronom. Se foudre, se crevasser.
Liais, s. ni. Helle piei-i'e calcaire, compacte et très-tlure, à grain lin et serré, qu'on emploie beaucoup dans la sculpture et plus particulièrement dans les dallages. Les liais les plus «'onnus sont ceux du Tonnerrois et des carrières d'Arcueil et de Saint-C.loud, pi'és Paris.
Liaison, .v. /". Ce ([ui sert à lier di'ux ou plusieurs corps ensemble. = Kn Maçonnerie, Liaison de Joint, ou, simplement, Liaison, Le mortier, le cimeid ou le plaire t{ui sert à jointoyer les ])ierre3. — Liaison à sec, .Maçonnerie dans la(|uelle les pierres sont posées les unes sur les autres sans mortier, leurs lits étant polis et frolles au grés. — Maçonnerie en liaison, Manière d'arranger et de lier les pierres ou les briques dans un mur, (jui consiste à faire qu'elles soient posées de niveau les unes sur les autres, et que les joints montants dune assise supérieure se trouvent sur le milieu îles pierres ou des briques de l'assise inférieure. = Se dit, en IMomberie, De l'allingc de l'étain avec le plomb pour former la soudure, qui elle-même est aussi une espèce de liaison.
Liaisoimé, ée. partie, p. et adj. Dont les joints sont bien disposés, bien cimentés. Une construction bien liaisonnee.
Liaisonner. v. a. Itemplir de ciment,