LOU
quelquefois, nu lieu de l'écusson, du poucier et de la poignée, on met un bouton rond ou à olive, dont la (pieue traverse la porte, et à rextrémilé de la(|ucllc est ajustée, à rivure ou avec un écrou, »ine petite bascule pour lever le battant.
Loqueteau. s. m. Kspéce do i)etil lotpiel ukunle sur une platine, ayant un petit ressort au-dessus du battant pour le faire tomber dans s«)n mentonnel, et dont le battant a le bout de la queue percé pour y passer un cordon (pii sert à l'ouvrir. Les loqueteaux se posent au haut des Persiennes, volets cl contrevents, aux viti-aux d'églises, à certaines fenêtres ou portions tle fenêtres placées hors de portée de la main, el à In partie supérieure des vantaux des portes (fui ont beaucoup de hauteur.
Losange, s. m. En Géométrie cl dans les Arts, Figure quadrilatère ou parallélogramme dont les cpiatre <'oles sont égaux sans que les angles soient «Iroits (deux sont aigus el deux sont obtus).
C'est une ligure fort usitée dans les travaux de chari)enlerie, de menuiserie et de couverture. — Losange de terre. Toute pièce de verre qui, dans un panneau, est posée sui- la pointe.
Louche, s. f. Outil do tourneur, pour agrandir des trous déjà commencés.
Louchet. s. m. Oodet de lole (»n forme de hotte, dont plusieurs réunis et fixés à la suite l'un de l'autre enti'C «leux chaînes continues servent, avec d'autres accessoires, à constituer une di-ague.
Louchon. .*^. m. Tronc de snpin sans nœuds.
Loup. s. m. Forte i)ince courbée, avec latiutdie on arrache les chevilletles et les gros clous. — Défaut cajiital dans une pièce de bois, dans un travail de maçonnerie, de menuiserie ou autre. Faire nn loup, Faire un travail «pii ne peut pas servir, dont on ne j)eul liier parti. =: Dent de loup. Gros clou avec lequel on (ixe les poteaux d'une cloison. — Broderie, découpure à dent de loup, Broderie, découpure «pii l'orme une suite <ranglcs aigus. — Tète de loup, (iros balai de erin de forme ronde, qui sert à nettoyer les plafontls.
Loupe. S. f. Tumeur indolente, enkystée, qui se produit sous la peau, el qui est susceptible d'acquérir un volume considérable. — Par analogie, Nom donné Aux excroissances ligneuses qui viennent sur le tronc cl les blanches de quelque»
arbres cl qui sont fort recherchées pour
LOIJ
Lvr:
(^niiniiiH ns.'i;^'('K ; <'('II(îs d'ormo, ])nroxom- ! ])lo, scrvcnl à lairo de; jolis ()uvi"af,'(!.s (l(î l.'iliIcKcrio. — Caisse en bois (jiii sert aux peintres do décors pour s'asseoir ou s'élever. — Musse de fonte puriliée.
Lourd, ourde. adj. Se dit, en Architec^luic (d dans les Arts, de Tout ce fjui inan(pie de lé;^'èreté, de ^v\v.v,, d'cléganct;, j et dont les formes ne sont j)as de hon i ^oùt. De lourds chapiteaux. Une lourde j laçade. |
Lourdeur, s. f. Ktal de ce qui manque ! de légèreté, de grâce, d'élégance. Toutes les constructions de cet architecte sont d'une lourdeur incroyable.
Louve, s. f. Instrument de fer à l'aide duquel on soulève une pierre de taille pour la mettre en place, et cela après avoir préalablement percé dans cette pierre un trou dans lequel l'instrument est engagé.
Louver. v. a. Percer une pierre et ajuster dans le trou la louve qui doit servir à l'enlever.
Louveur. s. m. Ouvrier qui fait dans les pierres le trou nécessaire pour placer la louve et qui sait l'y ajuster.
Louveteau, s. m. Sorte de coin servant à serrer la louve de chaque côté et à la maintenir dans la pierre.
Loyer, s. m. Prix de louage d'une maison ou d'un objet quelconque.
Lucarne, s. f. Ouverture pratiquée dans le toit d'une maison pour donner du jour au grenier. — Lucarne flamande, Celle qui est construite en maçonnerie ou charpente élevée sur l'entablement, et qui est couronnée d'un fronton. — Lucarne carrée, Celle qui a autant de largeur que de hauteur, et qui est fermée en platebande. — Lucarne ronde, Celle dont la fermeture est cintrée ou dont la baie est circulaire. — Lucarne demoiselle, Lucarne de charpente couverte en triangle. — Lucarne à la capucine. Lucarne faîtière, homhée, rampante.
Lumachelle. s. f. Variété de calcaire exploitée comme marbre et très-recherchée, parce qu'elle a un éclat agréable, dû à la coloration des coquilles qu'elle renferme par l'oxyde de fer. — On dit, adjectivement. Marbre lumachelle.
Lumière, s. f. Jour, clarté, lueur, ouverture. — En Peinture, Se dit Des parties éclairées d'un tableau, de la manière dont y sont rendus, imités, les divers effets de lune, de soleil, de jour naturel
ou nrtificifd. =z Ijajis les instiiimonts de niathèiiia(i(|U(; à pinnul(;H, l'idit trou a tiavers lequel on ujierçoit l'objet observé. — Dans l(?s Ouvrages de charpente et de menuiserie. Se dit aussi Des mortaises, des ouvertures (jui traversent de [)art r-n part une j)ièce fbî bois. I^a lumière d'une (•olombe, d'un rabot, d'une varlope. — Trou dans Icfjuel on iriti-oduit le mamelon d'urj ti-(Miil.
Lunette, s. /. Ouverture ronde d'un siège de cabinet d'aisances. — Haie ménagée dans les cotés d'une voûte en beiccau pour donner du jour, et qu'on a[)j)elle lunette biaise, lorsqu'elle coupe obliquement le berceau, et lunette rampante, lorsque son cintre est irrégulier, comme sous une rampe d'escalier. — Petite baie dans un comble, dans la llèche d'un clocher, pour donner de l'air à la charpente. — Petite pièce de bois, de fer ou de cuivre, percée d'un ti'ou carré, qui s'ajuste sur une des poupées d'un tour pour soutenir l'ouvrage qu'on veut creuser. z=. En Fortification, On nomme Lunettes, Des espèces de demi- lunes, qui sont des ouvrages composés de deux faces présentant un angle saillant vers la campagne.
Lustre, s. m. Le poli, le brillant que l'on donne à un objet ou qu'un objet a naturellement. — Grand chandelier de cristal, de bronze, de cuivre ou d'autre métal, à plusieurs branches et quelquefois à plusieurs étages, qu'on suspend au plafond des appartements, à la voûte des églises, etc.
Lutrin, s. m. Pupitre d'église, élevé sur une base et d'ordinaire tournant sur une tige, sur lequel on pose les livres de chant. Il y en a qui sont très-beaux et qui sont des objets d'art.
Luxe. s. m. Appliqué aux travaux du bâtiment. Ce mot signifie, Magnificence, abondance, recherche dans le choix et dans le mode d'emploi des matériaux, dans les décorations, dans l'ameublement, etc.
Luxueux, Luxueuse, adj. Qui se distingue par le luxe. Appartement, ameublement luxueux.
Lycée, s. m. Nom des établissements publics d'instruction secondaire placés sous la direction de l'État, qui généralement comprennent des bâtiments vastes, disposés et aménagés d'une manière spéciale, à raison des élèves nombreux qui y sont admis et qui pour la plupart y résident.
MAC
Macadam, s. m. Système d'empieiTciiiciil dos loiites cl ohaiissées, invonto par un in^'cuieiir anj,'lnis nomiiu» Mac-Adam, et (fui est maintenant foit usité en France. — Nom donne Aux cailloux em|)Ioycs pour cet empierrement, Icsijucis doivent (Mre choisis avec soin, pur{^'és (\o toute pai-tie de terre, ci\iic, ai'^'ilc ou substance (juelconque ayant aftlnité avec l'eau, et biaises en fragments dont le volume ne dépasse point (*) cenlim. de e<Mé. — I^es ^'ranits et les j)orphyres du Morvan sont exj)loités en ^'rand potn- celte destination, et chaque année les bateaux de l'Yonne et du canal du Nivei'iiais en descendent à Paris d'énormes (juantilés toutes prèles à mettre en (ï3uvre.
Macadamisage. s. m. Action de macadimii^iM-, iiwiiiirrc d'employer le macadam.
Macadamiser, v. a. Faire une chaussée, un chemin, une route, en macadam.
Mâchefer, s. m. Scories à demi viti'cuses (le houille et de l'er mélangés, «jui s'af^glomèrent dans les foyers des lorjj^es où l'on travaille le fer et forment le résidu des divei-ses houilles ([u'on y brûle. Dans les (lonsti-uctions, On fait quchpicfois usaj,'e du mâchefer poui* p^aranlir les rez-de-chaussée de l'humidité ; on en met une couche de 30 à 40 centimètres sous le carrelage ou le parcjuet. On le fait entrer aussi dans la composition du jiisé et de certaines briques.
Mâchicoulis, s. m. (ialerie saillante avec parapet, (ju'on prali(juait autrefois au-dessus des portes des villes, au haut des tours et des vieux chàtcHUX, et qui était portée par des consoles de pierre ou des cor))eaux entre lesquels on laissait des ouvertures pour défendre le pied des murailles, en y jetant îles pierres, du plomb fondu, de l'huile bouillante et autres [»rojectiles, ipii en rendaient l'accès dangereux. C'étaient, à bien prendre, ces ouvertures qui étaient les mâchicoulis.
Machine, s. f. Suivant le Dictionnaire de Hoi ii.i.Kr, On entend par Machine, l'n «" instrument destiné à produire du mou- • vcment, de manière à epaigner, ou du « temps dans la production de lelTet, ou
MAC
B do la force dans la cause ; » Suivant lo Dictionnaire de Litthk, c'est l'n « inslru- « ment propre à communiquer du mou- « vemcnt, ou à saisir et prendre, ou à « metlro en jeu quelque agent naturel, « comme le feu, l'air, l'eau, etc. » — H y a des machines de bien des sortes : Les unes sont simples, telles que les cordes ou machines funiculaires, lo levier, la poulie, le treuil, le plan incliné, la vis et le coin ; les autres sont composées, et ce sont toutes celles «pii résultent de la combinaison de plusieurs machines simples. Le chapelet, par exemple, la grue, la chèvi'C, les pompes à feu et à eau, le bélier, la tui'bine, la drague à manivelh» ou à vapeur, le mouton, les tours, les moulins et pressoirs do diverses sortes, etc., etc., sont des machines composées. — .Vachine ai-chitecioniqne. Machine à vapeur. Machine hydraulique. — Dans les ThéAlres, On appelle Machines, L'ensemble des ressorts, des poids, des contre-poids, des poulies et leviers, à l'aide desquels on opère sur la scène les changements à vue, les mouvements des flots ou des nuages, les ascensions ou les descentes aériennes, les vols des héros ou des divinités, en un mol, tout ce qui sert à l'illusion du spectacle.
Machine-Outil, s. f. Kngin clalili de façon ;i pouvoii- exécuter ave»' plus do célérité, de précision et d'économie, certains ouvrages que la main de l'homme est impuissante à faire dans les mêmes conditions, ('/est à Y Outil, tout naturellement, cpie, dans ces sortes de nmchines, appaitienl le rôle principal ; c'est lui qui élabore, c'est lui (jui travaille, et cependant i)ar lui-même il ne peut i-ien, si l'agoni indisjiensable, le mécanisme, ne vient pas lui ilonner l'impulsion, diriger son mouvement et rappli<|uer à l'œuvre spéciale qu'il a pour objet d'exécuter. Vax certains cas, le concours «le la main de Ihomme est directement nécessaire pour faire fonctionner la machine ; dans d autres, il suflit de l'eau ou de la vapeur pour faire tout marcher. Parmi les Machines-Oulils les plus ingénieuses et les plus utiles, on doit compter en première ligne, Celles de GuiLLiET-pKiiRtAU (voir ce
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