‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 16 sur 285 · BAL · texte numérisé non relu

BAL

(ht (ioiiiio niiHui eu iioiii, Aux iiMniiiircs saiihuitrs, oriiroK ou simples, ipii (miIouroul In l)jiHfl (1rs llcurcjiis des ('ouioiitio- UKMils (le |iin;icl«'s rni di; piquons, etc.

Baguette, s. /. l'clitc uiouIuim; do rurmc îiiroiidifi doiil on se sert dnuH la dccoralioii .MrclutccloiiiiiMc, soit en innronncrit*, soit eu iiicnuisciric. Il y en a do dirrércnlos sortes, et on les oiim; do rul)Mns, (\o. |)orles, de f(!uilles cl de divei's motifs peints ou sculptés.

Bahut, s. m. Soi'tc do eotTrc en l)ois, à c'ouvercde ordinairement b(Mnbé, (jui était d'un ^rand usa^^'c aulrelois, et (jui servait à renCermer les habits et les objets précieux.— Par assimilation, On donne, en Architecture, lo nom de Bahut, à I/assisc supérieure bombée (pii couronne un mur d'appui, ou les j^iarde-corps d'un quai, d'un pont, d'une teri-asse. — On nomme aussi Bahut, lue construction l)asse, au moyen de laquelle on surélève la charpente de couverture d'un édifice, pour en présej'ver les bois de l'humidité produite par les eaux pluviales qui coulent dans les chenaux.

Baie. s. f. On appelle ainsi, Toute ouverture pratiquée dans un mur ou dans un assemblage de charpente, soit en l'élevant, soit après coup, pour former des arcades, des portes, des fenêtres, des passages aux tuyaux de cheminées, ou pour tout autre objet.

Baignoire, s. f. Vaisseau de métal, de bois, de pierre ou de marbre, dans lequel on prend des bains. — On désigne aussi, sous le nom de Baignoire, Les loges de rez-de-chaussée des salles de spectacle, à cause de leur forme arrondie.

Bain. s. on. Immersion et séjour plus ou moins prolongé du corps dans l'eau ou dans quelque autre fluide, soit par amusement, soit pour cause de propreté ou de santé. — Appartement, endroit d'une maison destiné pour se baigner. Salle des hains. Cabinet de hain. Chambre du bain. — Se dit aussi de Tout établissement où l'on peut, en payant, aller prendre des bains. Bains piiÙics. Bains sur rivière. Chez les anciens, les bains ou thermes étaient ordinairement de vastes et somptueux édifices, contenant des cours, des vestiaires, des hypocaustes ou fourneaux souterrains, des réservoirs d'eau chaude, d'eau tiède et d'eau froide, ainsi que des salles différentes pour chaque sexe et pour chaque genre de bains, y compris ceux de vapeur. =: Bain de mortier. On désigne ainsi, dans les Ouvrages de maçonnerie, Une couche épaisse de mortier

sur laquelle on posi; uii(>' pierre d(; taille, des bi-i({ucH ou doH moclloiiH. iWM\ ko pratique surtout (lanH Iok fondalioiiK, afin qu'il no reste nucun vide dniiH In maçonnerie.

Bajoues, .s. /. ;//. IxwécH en terre ou (Il iiia(;oiinci-i(;, ctablies Kiir les boi'ds d'un canal ou d'un baNsiii [«lUr ((iiitciiir les eaux.

Bajoyer. .y. m. .Mius de c(')té ou de revclis.-icmcnl d'une chaniijre d*é(duHC, dont les extrémités sont r(;rméeK par dcH portes ouvrantes ou par des vannes (pii se |cvent. — Les ingénieurs appellent aii?^si Bajoijers, Les murs de revôlement joignant en ailes les culées d'un pont.

Balai, s. m. Tringle de for, au bout de larpudle sont accrochés quelques ehin'ons, et dont les serruriers se servent |)Our arroser le charb(jn (h\ tei'i'O dans la foige. On l'appelle aussi Écouxette.

Balcon, s. m. Saillie de pierre ou de bois établie sur la façade d'un bâtiment, soutenue ordinairement par des colonnes ou des consoles, et entourée d'une balustrade. Ce mot se dit également d'I'n ouvrage de serrurerie, placé sur le devant d'une fenêtre pour servir d'ornement et d'appui. — Dans les Salles de spectacle, On donne aussi le nom de Balcon, à De certaines loges disposées de chaque c(jté de Vavant-scène, sans doute parce que, dans l'origine, elles avaient une saillie et un appui comme en ont les balcons des croisées.

Baldaquin, s. m. Sorte de dais disposé au-dessus d'un lit, d'un trône ou d'un tribunal, et d'où pendent des draperies et des tentures pour les couvrir et les orner. — Ouvrage d'architecture en bois, marbre ou bronze, élevé en forme de dôme sur des colonnes ou suspendu à la voûte d'une église au-dessus du principal autel. Il y a de ces baldaquins qui sont d'une grande richesse et de véritables monuments, celui de Saint-Pierre de Rome, par exemple, exécuté par le cavalier Bernin et qui est en bronze, supporté par quatre colonnes torses. On en voit également de ti'ès-beaux à Paris, dans les églises des Invalides et du Val-de-Gràce.

Balèvre. s< f. Saillie qu'une pierre, une pièce de charpente, de menuiserie ou de serrurerie mal dressées, quoique mises à la place qui leur est destinée, présentent auprès de leurs joints d'assemblage. — Un éclat près d'un joint, occasionné dans la pierre par une trop grande pression, est aussi une balèvre. — Les Balèvres

haï.

gont des irrégiilarilés (jue l'opération du ravalonieiil fait disparaître.

Ballast, s. m. Mol d'orij^ino anj;laise. Se (lit, dans les Cheiniiis de ft-r, I)u {,'i'aviiT, du sal)le, dont ou recouvre la voie et les traverses sur lestjuelles sont (Wt-s les rails.

Ballastage. s. vi. Mot usité dans les ( '.liciniiis di' Ici- jïoui* exjjrinier L'opération ([ui «'onsiste à ensalder la voie ferrée.

Balustrade, s. f. Suite ou rangée do Itliisu'urs halustres supportant une taldetto d'appui et servant d'oriuMuent ou de clôture. Il y a ilenbalifstr/if/t's de niarljre, de jueri-e, de Itois, de fer. — Ce mol se dit, par extension, Do toute sorte de eUMure (|ui est à jour et à hauleur d'ajïpui, et principalement des ;^'anle-corps qui couronnent les ehenaux à la chute des eom- Ides, ou qui sont disposés le long des galeries et des terrasses élevées, pour garantir des aeeidents.

Balustre. s. m. F.spccc oc petite ooionnc en Itois, en pierre, en marbre ou en métal, souvent exécutée au tour, et qui, réunie à tl'autres exécutées sur le mémo modèle, sert à former une balustrade. — Le non» de Balustre ^o donnait aussi aneiennement à la Balustrade elle-même.

Aux \\\\* et xviii" siècles, les lits des rois et des princes étaient entourés d'un balustre. Le terme est souvent employé dans ce sens par les écrivains de cette époque. — Se dit encore dTne sorte de compas, composé seulement d'une pointe sèche et d'un tire-ligne, qu'on emploie pour tracer les circonférences ou les arcs d'un trèspelit diamètre.

Balustre, ée. adj. Orné, entouré d'une ludustiade.

Banc. s. m. Siège de pierre, de fer, de fonte ou de bois, sur lequel plusieurs personnes peuvent s'asseoir l'une a côté de l'autre. =r Banc de pierre. On désigne sous cette dénomination, dans les Carrières, Chaque lit, chaque assise naturelle de la pierre. = Banc d'o'ucre. Voyez Œuvre.

Banche. s. f. Planche qui sert de moule au pi se.

Banchée. .v. f. Quantité de matières employée en une fois dans le pisé.

Bande, s. f. On nomme ainsi, en Arrlulecture. Tout nuMubre plat et uni, peu saillant et j>lus long ipie large : tels sont, par exemple, les champs lisses qui divisent la surface des architraves, des chambranles de portes et de fenêtres, qu'ils

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soient de pierre ou de brique, simples ou à moulures. — On donne aussi le nom de Bande, à L'espèce de zone en bossage dont on orne (jutdquefois le fût des colonnes ou des pilastres rustiques, et «ue l'on varie suivant le caractère des ordres. — Kn Seriureric, Le nujt Bande signifie, en général. Tout ouvrage exécuté en fer plat : ainsi, la pièce de fer (|u'on pose au numteau d'une cheminée, pour soutenir le devant de la languette, est une bande ou barre de languette. Il y a encore ta Bande de linteau, la Bande de trémie, etc., dont les architectes et les serruriers connaissent parfaitement la destination.

Bandeau, s. m. Bande peu saillante, quelipielois décorée de moulures et d'ornenu'uts, qu'on fait règnei' hoiizoïdalement sur la fayade d'un edilice, soit pour indicpuM" au dehors la division des étages et rompre la monotonie, soit pour supporter la saillie des «diambranles de fenêtres. Le bandeau se pose aussi autour d'une baie de porte ou de fenêtre, pour tenir lieu de chambranle. — On donne encore le nom de Bandeau y à L'archivolte d'un arc, lorsipi'il est uni, c'est-à-dire sans fasces ni moulures. — Va\ Menuiserie, Le baJldeau est une partie saillante, (juchpiefois profilée, qui est mise en haut des lambris au lieu de corniche.

Bandelette, s. f. Petite moulure plate et unie, j)lus large que le listel, mais moindre que la banrle, qui surmonte l'architrave de l'oi'dre dorique et supporte les triglyphes placés dans la frise. On l'appelle* aussi Filet, Reflet, Ténia {moi latin, qui signifie ruban, ceinture).

Bander, r. a. En .\rchitecture, Le mot bander se dit De l'opéralion par laquelle, en plaçant la clef d'un arc, dune voûte, d'une plate-bande, on en termine et consolide la construction par un resserrement des pierres l'une contre l'autre, au moyen de coins enfoncés dans les joints.

— Bander une route, Se dit aussi de La manière de diriger sa force dans un certain sens par la coupe de ses voussoirs et de son appareil.

Banquette, s. f. Espèce de petit trottoir eleve de quelques centimètres audessus do la voie publi(pie et ménagé pour les piétons le long des chaussées, des ponts, des rues. Les banquettes, n'étant habituellement (pie des ouviages de terrasse, ne sont ni pavées, ni dallées, et l'on se contente, pour les consolider, de les border de gazon ou d'une assise courante de pierres, de briques ou de pavés.

— Banquette, sert aussi quchiuefois à de-

KigiHM* I/n|)|)ui d'iino l'tMnHio, lorKcjiio cvi n|>piii ni) H'i'lôvd f|ii'M Iwuilcur de* sicgo cl (ju'il chI siirmorili' «rmi a|t|)ui (!(• IVr.

Baraque. .V. /'. l'i'lil Io^timcmI, formé i\o (|ii('l(|ii('S |(i('c('s (le hois .'isscmlilcj's cl «le |il;iiicli('s cloïKM'S <I('SSI1H, <ju'oiJ chiMil HUi' iiii .ilclicr (M'urlt! des maisons, Innl j>our y si'iTt'P les (•()r(la;;f;s, poulies el oui ils (k)s ouvriers, (juc pour leur servir d'ahi-i en cas de mauvais Iciiips.

Barbacane. .V. /". Ouverture! éli'oite el longue, |»i;di(|U('e perpeinliculairemciil, de distance en distance, dans la consiruclion des nuirs de lei'rasse, ou dans ceux (|ui sont exposés aux inondations, pour laisser lin libre i)nssage aux eîiux et donner aux terres la facilité de s'é^'-outter. ( )n la nomme aussi Ventouse. — Au moyen à^-e, On dési^^-nait, sous le nom de Barbacaue, Vn ouvrage de fortitication avancé, de forme habituellement circulaire, qui protégeait un })assa}4e, une porte, une pidernc, et qui permettait à la garnison d'une forteresse de se réunir sur un point saillant, à couvert, pour faire des sorties, protéger une retraite ou l'introduction d'un corps de secours.

Barbe, s. f. Espèce de dent pratiquée à un des côtés du pône d'une serrure, et qui, lorsqu'elle est accrochée par l'extrémité du panneton de la clef, ouvre ou ferme la serrure, selon le sens dans lequel on tourne la clef.

Barbelé, ée. adj. Qui a des dents, des pointes à rebours. Telles sont, par exemple, Les chevilles de fer ou grands clous qu'on emploie dans la construction des plates-formes sur pilotis, pour les fondations dans l'eau ; ces chevilles, ainsi harieléeSy étant enfoncées dans le bois, ne peuvent plus en sortir, parce que les dents qu'on y a faites ont leurs pointes du côté de la tète.

Barbes, s. f. pi. Petites inégalités qui restent à certains ouvrages de métal, et qu'on enlève avec un outil tranchant.

Barbouillage, s. m. Enduit de couleur fait grossièrement à la brosse.

Barbouiller, v.a. Enduire de couleur, peindre grossièrement à la brosse.

Barbouilleur, s. m. Artisan qui peint grossièrement les murs, les portes, les plafonds, avec des couleurs communes.

Bard. s. th. Grande et forte civière à six bras, sur laquelle, dans les ateliers, les ouvriers transportent des quartiers de pierre, en se mettant deux, trois et même quatre à chaque extrémité. Quand les

pionoH Honl trop iourdcM el qu'on rroinl que le bard ne rasHO, on prisse un levier en travers, par dessouH W milieu, jiour lui donner plus de force; cl do «•onsisluncc. — Suivant Vioi.kkt-i.k-Dlc, (Jn donneroil aussi le nom de Dard ù In chariot employé delemps inmiémorial dans les chantiei's «le construction, elfpii, de même qu«; la civicre mentionnée ci-dr-ssus, sert à transporter les pierres taillées à piedd'œuvre. (^e chariot, désig^né quelquefois sous le nom de Binard, est formé de deux roues, sur l'essieu desquelles portent un tablier et un timon arme de deux ou trois traverses destinées à en faciliter la traction.

Bardage. s. m. Action de Iransporler des pierres à pied-d'œuvre sur un bard ou sur un chariot.

Bardeau, v. m. Petite planche étroite, mince et courte, dont on se servait beaucoup autrefois, au lieu de tuiles, pour couvrir les maisons. On en fait encore usage dans certains pays boisés, sous les noms à^ Aismnte, Aissù ou Aisseau < petit ais).

Bardée, s. f. Quantité de matériaux «{ue

peut porter un bard.

Barder, v. a. Charger des pierres sur un bard ou sur un chariot.

Bardeur. s. m. Ouvrier employé au transport des bards ou à la traction d'un binard, d'un chariot, dans un atelier.

Barillet, s. m. Partie de tuyau en cuivre dans laquelle monte et descend le piston d'une pompe.

Barlotière. s. f. Traverse de fer dans un châssis de vitraux.

Barrage, s. m. Ouvrage consistant en travaux de maçonnerie, de charpente et de serrurerie combinés, ayant pour objet de barrer le cours d'une rivière, soit pour donner à ses eaux une autre direction, soit pour en arrêter ou en suspendre l'écoulement durant un temps plus ou moins long. — En général, à moins de circonstances particulières, les Barrages sont établis pour faciliter la navigation. Les retenues opérées par leur moyen, en élevant le plan des eaux, permettent aux embarcations de porter des charges plus considérables et d'avoir sur tout leur parcours un niveau à peu près égal, même en temps de sécheresse. — Les Barrages destinés à changer la direction d'un cours d'eau ou à en arrêter l'écoulement sont habituellement ce qu'on appelle des Barrages fixes \ Ceux destinés à favoriser la

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