BAS
Heure d'un objet. Le bas d'un escalier. — Assez souvent aussi, Il s'entend du rez-dechaussée d'une nnison. C'est le propriétaire qui habite le bas. Dans beaucoup de maisons, les bas sont généralement humides et malsains.
Basalte, s. m. I{oche d'une grande dureté, de composition vaiiable et d'origine ignée, disposée en naj»pes, en buttes, en liions, d'une étendue quehpiefois considérable. Trop dur et trop cassant pour pouvoir être taillé, le Basalte ne s'emploie guère dans les constructions que comme moellon. On en fait cependant des pilons et des mortiers, et même quehpiefois des enclumes pour les batteurs d'or.
Basaltique, adj. Formé de liasalte.
Roclu' hasuKique. Piei-re basal/ifjue. Murailles basaltiques.
Basane, s. f. Peau de mouton, de bélier ou tic brebis, passée au tan, (pii s'emploie ù divers usages, suivant les dilTèi-ents apprêts qu'elie reçoit, .\mincie et teinte , 'glacée et ai)|)rété(! connue le marocpiin, dorée, mai-brée ou estam|)èe, elle seil, notamment, à garnir les tablettes des secrclaires, les dessus de bureaux, de tables, de chaises, de banquettes et de fauteuils.
Bas-Côté. s. m. Nom donne aux nefs latérales des églises, pai-ce rpi'elles sont moins élevées que la nef principale.
Bascule, s. f. Machine dont l'iin des bouts s'élève ipnmd on pèse ou (pi'on lire sur l'autre. — Les charpentiers et les serruriers ont souvent à construire dans leurs ouvrages des BaSCUles d«' plusieurs sortes, l'ne baire de fer ou de bois, par exemide, lixée par le milieu sur un pivot et (pii sert à fermer une porte ou une fenêtie, est une bascule. — Les couvreurs donnent aussi le nom de Bascule, i\ \'\\ égout dont la saillie est double de la saillie ordinaire.
Base. s. f. On donne en général le nom de Base, .\u terrain ou à ia m:içonneric sur laquelle on élève une construction.
Cet édifice est bien assis sur ses hases. — La Base d'une colonne est la partie inférieure d'un fut. qui est ornée de moulures et pose sur la corniche du piédestal ou sur un socle. Base attique. BcLse doricjue. Base ioni«|ue. Bajie corinthienne. — Se dit, ] en généi-al, de Tout membre d'architec- I turc servant d'appui à un autre.
Bas -Feuillet, s. m. l'ne des deux j feuilles de la scie du tnbletticr.
Bas-Fond. s. m. Terrain bas et en- 1 fonce, liie maison située dans un ba^-foiid.
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Basile, s. in. IiicliiiniHon du f.M- d'un | raltril, diiin' vm'lopc. |
Basilique (inni.son roynic). s. f. Nom j dniiiic, clic/, les ( lr(M's pI les HomaiiiH, ;'i ( 'ii cdilicc |)iil(lic, viislc et H()m|dii(Mix, ou les iiiM^isIr.ils rciidiii(Mit la justice, et dont los porlitjiu's iiilV'ricîurs (HaicMit o(',('ii|)éH ])nr des marchands. AjurH l'avénf ment d(; (À)nslMnlin à l'onipirn et sa conversion au cluislianisMie, fjiKdqiics-uns do ces édiliccs ayant été convertis en éj,,Mises, le nom de BasU'ujue leur fut eonsorvé. On rai)|)ii(jua ensuite, i)ar analo^^ne, aux premières éf^lises ([ui lurent construites à Honu; et dans les villes patriai-cales de Constantinoi)le, d'Alexandrie, d'Antioclie et do Jérusalem, églises qui, ])Our la plupart, étaient l)àties sur le modèle des da- ^i^lVy?^^5 primitives ; puis, d'une manière générale, on l'étendit aux cathédrales et à toute église se faisafit remarquer par sa belle ordonnance et ses grandes proportions architcetoniques. Parmi les anciennes basiliques chrétiennes de Home, les plus célèbres sont celles de Saint-Laurent, de Sainte-Agnès et de Saint-Paul-Horsdes-Murs, qui furent ensuite imitées par les somptueuses basiliques de Ste-Marie- Majeure et de Saint-Jean-de-Latran.Saint- Germain-l'Auxerrois, à Paris, et Saint- Saturnin, à Toulouse, sont aussi des types de ces anciennes basiliques.
Basque, s. f. Table de plomb, ayant la figure d'une basque d'habit, et qu'on place dans les couvertures des grands édifices sur l'angle que forme le faîte avec les arêtiers, ou sous la panne du brisé d'un comble.
Bas-Relief, s. m. Ouvrage de sculpture où les objets représentés ont peu de saillie et sont en partie engagés dans le bloc. — Les bas-reliefs de Phidias, au Parthénon d'Athènes, sont ce que fart grec nous a laissé de plus parfait et de plus admirable en ce genre.
Basse-Cour. s. f. Ensemble des bâtiments et cours habités par les animaux domestiques ; Cour sur le derrière ou sur le côté d'un hôtel, d'un château, et où sont les écuries, les remises, les cuisines, les caves, les granges, etc.
Çasse-Fosse. s. f. Cachot souterrain.
Cul-de-basse-fosse , Cachot creusé au-dessous de la basse-fosse.
Bassicot. s. m. Caisse de bois dans laquelle on met les blocs d'ardoise pour les enlever de la carrière.
Bassin, s. m. Espace circulaire, carré, ovale ou de toute autre forme, creusé
danH une cour, un pnre ou un jnrdin, dont \v. fond et lo pourtour «ont rev<^tuK de pierre, ih; dalle, rie cinicnt ou de |donib, et dont les boi-ds Hr)nl garnis de inurlire, de; |)ierre ou de j,'ûzon, pour recevoir l'euu d'un jet ou d'une fontnuie et Hcrvir de ré- Bcrvoir. — l'iécfi (Vean. Le j^rand bassin d<; Versailles. m Les rnn»;onH donnent aussi l(! nom de JiassiUy à In espace circulaire, foinuî de moellon et de sable, dans lequel ils étei^'nent et fjélrempent la chaux.
Bassinée, s. f. Quantité de chaux contenue dans le bassin ou on la détrempe.
Bastide. 8. f. Nom donné par les Provençaux à leurs maisons de plaisance.
Bastion, s. m. Ouvrage de foiiification. Lest In grand corps de terre soutenu de mui-ailles, de gazon ou de teri-e battue, et disposé en pointe sur les angles saillants du corps d'une place, avec des faces et des flancs qui se défendent. Il y en a de différentes sortes,
Bastionné, ée. adj. Qui est garni de bastions. Un fort basUonné. Une tour bastionnée.
Bastionner. v. a. Carnir de bastions.
Baslioimer une muraille. Bastionner l'enceinte d'une ville.
Bâtarde, s. f. Sorte de lime, tenant le milieu entre les limes fines et les limes rudes.
Bâtardeau. s. m. Dans la construction des piles de pont, des écluses, des canaux et autres travaux entrepris en rivière ou sur un sol submergé, pour lesquels on a besoin de se mettre à l'ab;'i du contact des eaux, on établit une double enceinte composée de pieux et de pals reliés entre eux horizontalement par des moises boulonnées, maintenus transversalement par des entretoises et garnis dans leurs intervalles de planches et de vieux ais ; le milieu de cette double enceinte est alors rempli de terre glaise pilonnée et forme une cloison plus ou moins étanche, qui empêche les infiltrations, donne la possibilité d'épuiser l'eau existante et permet de préparer un fond convenable pour maçonner les fondations solidement. C'est cette enceinte qu'on appelle Bâtardeau. — On désigne encore sous ce nom. Un terre-plein, revêtu de briques ou de pierres, pour contenir les eaux d'une rivière ou d'un étang.
Bateau, s. m. Nom donné, dans les Ponts et Chaussées, à Une dépression, ménagée sur la longueur d'un trottoir en face d'un chantier, dune cour ou dune