‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 180 sur 285 · PRO · texte numérisé non relu

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port dos diverses i)arlies d'iiii ouvrage comparées entre elles ou dans leur ensemble. , Toutes les proportions de oet édilice sont iidtiiiraliles. Octle culoinu' n'est pas en proporUod avec sou piédestal; suivant les rè{,'les, les dimensions de l'une ne sont pas en rapport avee colles do l'autre. — | Les propor lions îles colonnes, celles des hases et «les cl»apil«'iiu\ ne sont pas les mêmes pour chatpie oi-dre. Hiiant il s'a^^it du corps humain, c'est la tt>te ou la l'aee qui sert d'unité de proportion : ainsi les i peintres et les statuaiies comptent sept létes et demie ou dix laces pour la hauteui* moyenne de l'homme. \j\p7'oportion pour la hauteur du corps du «"heval est de deux fois et demie la lon;^'ueur de la tète. — Kn Ajilhmcliipie, Iiè{/li' t/e /n'Ojiortioïi on rè^rliî i\c trois, Itej^'ic par hKjuelle on chei'che ; un nombre (jui soit en proportion j^éomé- i trique continue avec trois autres nombres donnés. — Compas de proportion, Sorte ile compas à «jualrcs branches opi»osées deux à deux, dont on peut l'aire vai-icr le rap|)ort, pour prendre «les distances <{ui soiiMit dans un i-apport donné avec des louf^'ueurs données.

Proportionné, ée. partie, p. et adj.

Qui est en piojtorlion, «pii concorde. In édifice, un entablement, une colonne, une figure, un corps bien proportionné, c'est- ' à-dire dont toutes les parties ont entre elles le i-apport convenable.

Proportionner, r. a. Garder la propûilion et la convenance nécessaires, étî- j i)lir un juste rapport entre une chose ( t une autre.

Propreté, s. f. Qualité de ce qui est net, décent, convenable. — So dit, dans les heaux-Arts, de La netteté, de la précision de la touche et des contours, de cette pureté du trait résultant d'une attention scrupuleuse dans la conduite du crayon ou du pinceau ; c'est L'opposé du négligé, du sale, et souvent aussi du lAche, du large et du facile. — On dit d'Un peintre dont les ouvrages sont terminés, les couleurs bien fondues. Qu'il a une grande propreté de pinceau : par ojjposilitn .\ celui dont les couleurs sont sales et heurtées. — Se dit aussi, en Gravure, de I^a netteté des tailles et des hachures.

Propulseur, adj. En Mécani(fue, Qui donne un mouvement de propulsion. l'islon, cylindre propulseur. — Substantivement, Organe (pli donne un uumv. nient de propulsion.

Propulsion.y./'. Mouvement qui pousse en avant.

Propylée, s. m. Dans r.\rchitectuj-e ancienne, Vestibule d'un lemjile, péristyle à colonnes, |)ai'vis. — .\u plur., Kdilice à plusieurs poites, cpii était orné do colonnes et formait l'entrée i)rincipale de l'enceinte d'une citadelle, il'un temple, d'un grand édifice. Les propylées qui so dressaient en avant de l'.VcropoIe d'Athènes, servant de vestibule et comme de défense à «'ctte immense citadelle, étaient en même temps un admirable édilice do marbre pentéli(|ue, digne sous tous rapports des magnifiques monuments ipic renfei'mait l'Acropole.

Proscenium, s. m. Partie du théAtie des anciens ou les décorations étaient placées, où jouaient les acteurs, et qui correspondait à co <|ue nous appelons aujourd'hui la scène et l'avant-scène.

Prostyle, .v. m. Façade d'un temple orne i\v i()l(»nnes sur le devant seulement. — S'emploie aussi adjectivement. Les Wm\i\cii prostyles avaient «juatre colonnes sur leur façade princijiale. L'église Notre- I)amc-de-Lorelte, à Paris, peut donner une idée de l'aspect extérieur (piolVraient ces sortes de temples.

Protesté, ée. part. p. et adj. Qui est ou a elo lObjel d'un protêt. Traite proiestée. Fiillet protesté. Négociant protesté.

Protester, r. a. Dans la langue du Gjmmerce et de l'industiie. Faire un

Erotét. Protester une lettre de change, n industriel, un négociant, jaloux de son honneur et de son crédit, iloit éviter par-dessus tout de se X^ixsuQv jn'otcster.

Protêt, s. m. Dans la Danque et le (vommerce, .\cte d'un officier public (huissier ou nolaii'c), ayant pour objet de constater soit le refus d'acceptation d'une lettre de change par la personne sur laquelle elle est tirée, soit le refus de payement à l'échéance d'une lettre de change, d'un billet à ordre ou de tout autre efl'el de commerce négociable par voie d'endossement. Le résultat de cet acte est d'obliger simultanément et solitlairemenl tant les endosseui's que le tireur de la traite ou le souscripteur du billet, soit à en rembourser immédiatement le montant, ainsi <jue les frais du protêt, au porteur, soit a lui donner caution jjour le payement à échéance. Le protêt faute de payement a plus d'importance (jue le protêt faute d'acceptation, et il est plus im|)érieusement et sous de plus graves sanctions exigé du porteur d'un elTet de commerce. Cet acte, en effet, est indispensable au porteur pour exercer sou re-

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