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— Quartier de voie, Quartier de pierre, Se dit, dans les Carrières et les Chantiers, d'Un gros moireau de pierre, d'un bloc, dont un ou deux font la charge d'une voiture à quatre chevaux. — Quartier de pierre, Se dit aussi Des pierres do taillo dont il faut un certain nombre au métro cube. = Kn Architecture, Quartier tournant. Marches (|ui sont dans l'angle d'un escalier et (|ui tournent autour d'un noyau. — Quartier de vis suspendue, Portion d'escalier à vis suspendue, destinée à raccorder deux apj)artements qui ne sont pas de plain-pied. — Donner quartier à une pierre, à une pièce de bois, La faire tourner sur une de ses arêtes pour la mettre sur une face autre (pie celle ou elle était. = Oiahtikh, Se dit également d'une certaine j)ortion d'une ville divisée en plusieurs régions administratives, ayant chacune quebjue dénomination différente. Quartier \i\\\\\. Q//ar- /t^r des Halles. Quartier thi Luxemboui-g. Quartier de la Madeleine. Quartier So r()l)éra. Quartier du Louvre. Ktc, etc.
Quartz, s. m. Nom donné .V diverses pierres siliceuses plus ou moins complètement cristallisées, et dont le caractère générique est d'être assez dur pour faire feu au bri(iuet et d'être infusible. Parmi les variétés principales, on distingue le Quartz hj/alin ou cristal de roche ; le Quart: silex. Qui fournit la pierre à fusil et les silex des terrains crétacés, qu'on emploie comme matériaux de construction et comme matière première dans la fabrication du verre et des faïences lines, etc. ; le Quart: jaspe. Variété rubannée, eiTq)loyée dans la décoration architecturale ; le Quartz carié ou silox molaire, Qui fournit la pierre meulière et d'excellents matériaux de construction ; le Quart: are'nacé ou grès, Variété «pii constitue des roches très-rtq)andues à la surface du globe, et qui offre aussi fl'cxcellenls matériaux pour la construction cl le pavage ; etc., etc.
Quatrefeuille. s. m. Nom donné par les archéologues à Kn membre d'ar<*hitecture, consistant en une sorte de figure géométrique formée de quatre lobes circulaires, variant un peu quant à leur disposition, • et qui remplissent habi- « tuellemeni, «lit Vioi.i.kt-i.k-Dit., les « œils supérieurs des fenêtres à mc- ■ nenux. ■ (icnéraicmcnl, leur objet est « de diminuer l'espace à vitrer et de « maintenir les panneaux de verre; «piel- « quefois aussi ils forment des orne-
- ments sur des nus, et alors ils sont « oveugles. •
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Quenouille, s. f. HAton, onnno ou rosr.iii, (Idiil rcxlrt'iiiilc snpi'u'iLMii'o ost enloJiiiH; i\o soie, (l(! lin, de cIimiivim; ou «1(3 laiiH^ |){)iir lilcr. — UuefioulUes (h. dais, Qucnv/ùi/lcs (le lit, SorU^s iW. |)ili('i'H, do ooloimcs, (lisposi's aux ([iiali'c^ coins «l'un (lais ou de ccrlaius lils |)our soi'vir à porter loK rideaux, les draperies.
Queue, .s*, f. Partie ((ui lormino pni* dei'i'ièi'e lo corps de la [)lupart dos animaux, et ({ui, ehez les mauimifères et les sauriens, est un prolonj/ement des vertèbres dorsales. Queue (le cheval. Queue do vache. Queue àa sing-e. Queue de mouton. Queue do chien. Queue de poisson.
Queue de serpent. Queue de lézard, de crocodile, de caïman. — Chez les oiseaux, Ensemble de grandes plumes disposées au-dessus du crou[)ion. Queue de |)aon.
Queue de l'aisan. Queue de pintade. Queue de pie. — En Botanique, Pédoncule, pétiole par lequel les fleurs, les feuilles, les fruits tiennent aux arbres, aux plantes.
— Ornement assez ridicule, spécial aux hommes, qui fut en usage de la fin du xvii^ siècle au commencement du xix®, et qui consistait à porter les cheveux de derrière attachés avec un cordon et couverts d'un ruban roulé tout autour.
Louis XVIII, à qui ce genre de coiffure plaisait beaucoup, est invariablement représenté avec sa queue dans tous les portraits qu'on a de lui et sur toutes les monnaies et médailles frappées sous son règne. — Appendice par lequel on saisit certains objets. La q^teue d'une poêle, d'un gril, d'une casserole. — Partie d'un vêtement qui traîne par derrière. Une robe, un manteau à queue. = En Construction, Bout d'une pierre longue, d'une boutisse, engagée plus ou moins avant dans la maçonnerie d'un mur, c'est-à-dire assez pour servir à faire liaison, pas assez pour faire parpaing. La boutisse diffère du carreau en ce qu'elle présente moins de parement, et qu'elle a plus de queue.
— La partie la plus large du giron d'une marche tournante, soit dans un escalier à vis ou à noyau, soit dans un escalier à limons rampants et noyaux circulaires.
— Partie inférieure d'un pavé dont la hauteur est plus grande que la largeur.
— Queue en cul-de-lampe, Clef de voûte qui descend en contre-bas ; Pièces de bois qui, dans l'assemblage des cintres et de la charpente des dômes, sont aussi prolongées en contre-bas. — Queue de sonnette, Pièce de bois inclinée, qui est assemblée à la tête des jumelles et qui les maintient. — Queue de paon. Compartiment de parquet ou de carrelage qui,
parlant d'tin centre, vu en R'élnr^issnnt jus'iu'à une cii'(;(jnfcrenc(; on imitant la (lueue d un paon. = Queue d'aronde.
Espèce de tenon en forme de queue d'hirondelle fait dans une diille, dans une |)icrr(', dans u?in pièce de boiH ou <lc fer, et (jui doit s'embf)iler dan» une entaille de même foime taillée dans une autre pièce. Assemblage à queue d'aronde. — En Eorlification, On appelle Queue d'ar onde, Ln ouvrage ouvert à la gorge, (jui s(î compose de quatre côtés, deux faces formant un angle rentrant et deux flancs ou Viranches formant, en se joignant aux faces, deux angles saillants. := Queue de moulin, Grande pièce do bois qui sert à orienter un moulin à vent, pour que les ailes soient convenablement placées. = En Menuiserie, Espèce d'assemblage qui se fait au bout des pièces de bois pour les réunir en angles les unes avec les autres. — Pièce à queue. Toute partie assemblée à queue, ou rapportée à queue dans le corps de l'ouvrage. — Queue de morue^ Planche dont la largeur va en augmentant d'un bout à l'autre. — Queue perdue, Sorte d'assemblage à queue d'aronde en équerre et à mi-bois, dont les joints sont recouverts. =: En Serrurerie, Queue de carpe. Espèce de crampon en petit fer plat, élargi d'un bout et destiné à retenir un ou deux scellements sur des dalles. = Qiceue de cochon. Tarière terminée en vrille. — Qimie de rat. Lime ronde terminée en pointe, qui sert à agrandir et à limer les trous percés dans les métaux.
S. f. Sorte de pierre à aigui-
Queux.
ser.
Quilboquet. s. ru. Petit instrument de bois, formé d'un parallélipipède traversé d'équerre par une petite règle, dont les menuisiers se servent pour mesurer la profondeur des mortaises (certains disent pour équarrir les mortaises). Il n'est plus guère en usage.
Quille, s. f. Gros coin de bois en usage dans les carrières pour l'exploitation de certaines roches, et principalement du schiste ardoisier. — Instrument servant à calibrer un tuyau et à estimer la vitesse d"un courant.
Quincaille. s. f. Mot sous lequel on désigne d'une manière générale toute cette multitude d'ustensiles, d'outils, instruments, fermetures et garnitures métalliques en usage dans les ménages, les arts et métiers, l'agriculture et l'industrie des meubles et du bâtiment.
Quincaillerie, s. f. Assortiment, réu-
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nion, marchandise de toute sorte de quincMiilU». Marchuiid do (juincaillerie. Qinn^ caillerie fine. (Quincaillerie de rebut. — La quincaillerie peut bo diviser en doux classes piinoipak'S : la premirre rinsse, ou grande Quincaillerie, comprend tous les outils en ji^éiu'ral, à i|uel<pie ^'eni-e d'indurili-ie qu'ils apparlitMinenl : outils de sculpteur, de tailleur de pierre, maçon, couvreur, plAtricr, mouleur, fonileur, i^'raveur, tourneur; outils dt> serrurier. fDrj^-oron, taillandier, nii'i'anii'ien, ferblantier, ulonibier; oulils de charuentier, menuisier, ébéniste, tapissier, cnarl'on, teri-assier, etc., etc. ; — Klle comprend aussi toutes les j^'arnitures do meubles, la clouteiic, les senures, cadenas, verrous, targettes, fiches, crémones, ospagnoleltes, et généralement tous les appareils servant à la fermeture des portes et fenêtres. Dans la seconde classe, sont rangées les divers ai-ticles de ménage, la batterie de cuisine, les garnilures de foyer, les appareils de ehauffage et d*éclairag«\ et en général Ions les objets de ferblanterie, poèleric, plomberie, tôlerie, etc., etc., en usage dans la vie domestique et dans une foule d'industries.
Quincaillier, s. m. Fabricant de quincaillc; Mairjiaiid de quincaillerie.
Quinconce, s. m. Disposition d'arbres ran;;-cs de telle façon que, en pi'cnanl chacun d'eux pour origine de deux lignes divergentes, ils rcpi'ésentent la tigure de la lettre V, qui, chez les Romains, servait à marquer le nombre cinq. Dans cette (M'donnance, les arbres plantes à dislances égales et formant des lignes droites qui se «'.oupent en carrés, [jresenlont des allées toujours uniformes, quelle «fue soit la dii-ection, oblique ou rectangulaire, qu'on veut suivre. IManter des arbres en quinconce. = Kn .\rchilccture.
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Lorsque, dans une Construction, il y a nécessité d'employer des pilotis sur une surface dune certaine étendue, les pieux dont iU doivent être formés sont plantés en quinconce. — Do même, si l'on veut appuyer le plafond dune vaste salle sur des colonnes en fonte, ces colonnes sont le plus ordinairement disposées en quinconce^ absolument comme les arbres d'une avenue, afin de faciliter la circulation dans plusieurs directions dilTerentes, — (îénéi'alement aussi, un petit ornement semé sur un panneau peint ou sur un papier de tenture est également disposé en quinconce. = En Mécanique, La surface d'une machine a-t-elle besoin d'élre garnie de pointes nombreuses ou cril)lée de trous, c'est encore en quinconce (pfest faite celte disposition.
Quinquet. .v. m. Sorte de lampe à un ou plusieurs becs et à doulde courant d'air, avec réservoir d'huile supérieur à la mèche, qui fut inventée, vers L7Hr>, jiar le i)hysicien Ahc.ant, mais à la(juelle le fabricant QiiNyL'KT a donné son nom, loixju'il trouva moyen de la perfectionner en y adaptant le tuyau do verre ([iii lui sert de cheminée.
Quintal, s. m. Poids de 100 livres. — Quiiilal métrique, Poids tie 100 kilogrammes.
Quintefeuille. v. ///. M«'mbre d'urchilecture, (|ui se rencontre assez fréquemment dans les monuments religieux du moyen ûge ; ordinairement composé de ciiu| Iol)es circulaires en arcs l)risés, il sert, comme le quatrefeuille, à remplir les ipils supérieurs des fenêtres à meneaux, diminue l'espace à vitrer et contribue au maintien des vitraux. On voit aussi quelquefois des quintrfeuilles sculptés sur des murs, mais à litre de simple décoration.
Rabais, s. m. Diminution sur le prix d'une chose. — Faire une entreprise au rabais, Knlreprendre des travaux en consentant un rabais sur le prix du devis. — Adjudication au rabais, sur .soumission cachetée. Sorte d'adjudication suivant laquelle des ti^avaux ou des fournitures sont concédés à celui qui s'en charge au plus bas prix, d'après un engagement
écrit sur papier timbré, signé et cacheté, contenant en outre la promesse de «e conformer à toutes les clauses et conditions insérées au cahier des charges.
Rabat, d'. m. Kn Marbrerie, Sable argileux servant h enlever les inégalités du marbre, et qui, le plus souvent, provient de la terre des plats et assiettes, non
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vernis, dont In cuisson a été monqiiéo. — Kn Mélnlliir;^M(', I.oii^Min j)ipf'o do bois pliicéo Mii-dcssns des {^tos ninrlcaiix, do ninni(''i'(< à fjiirc ressort cl à los i'mIjmIIi'o nvcc. j'orco sur Tcncdunio. — l'ai-lic do riiahillcmont dos (ioclésiastiquos , dos gons do rol)0, dos profossours de l'univorsilô ol (l(>s MU'inhros d(; corlaincs con- {^n'ô^^alions, tels que les frères des Kcoles elu'étionnos, par exemple, (pie les dessinateurs, peintres, etc., ont (piehpiol'ois ù reproduire dans leurs ouvrages.
Rabat-Eau. s. m. Morceau de cuir, de iVulrc ou de vieux chapeau ap[)li(jué contre une meule, au-dessus de l'auge, pour empocher l'eau de rejaillir au visage de l'ouvrier.
Rabattoir. s. m. Outil servant à tailler les ardoises. — Outil pour rabattre les bords d'une pièce d'ouvrage quelconque.
Rabattre, v. a. Dans le Langage des ouvriers, Aplatir, aplanir, et, dans certains cas, replier. — Rabattre le marbre, Le frotter avec le rabat, avec de la terre cuite pulvérisée, pour lui enlever ses aspérités et le préparer au polissage. — Rabattre les arêtes d'un morceau de bois, d'une pierre, les couper en biseau. — En Serrurerie, en Métallurgie, Effacer à petits coups de marteau, sur une pièce dont le forgeage est terminé, les inégalités produites par les grands coups de marteau.— Lorsqu'on frappe sur un fer rouge pour le forger, on dit rabattre enj^re^nier, s'il y a trois frappeurs à l'enclume; rabattre en second, s'il ya quatre frappeurs. — Rabattre court, se dit de L'action de frapper le plus vite possible après le premier frappeur. — Dans la Clouterie, s'entend de L'action de battre l'extrémité du fer, de la replier quelque peu, de la refouler pour l'élargir et former la tète du clou. — En Ferblanterie et Plomberie, C'est replier légèrement les extrémités d'une pièce de tôle, de fer-blanc, de plomb, de cuivre, pour en former le bord.
Râble, s. r,i. Barre de fer en crochet, servant à remuer des substances que l'on calcine. — Outil au moyen duquel les plombiers peuvent étendre et égaliser d'une manière uniforme dans les moules le plomb qu'ils coulent en table. — Instrument de fer à long manche de bois, qui sert aux boulangers pour remuer les tisons, les charbons dans le four, et pour en sortir la braise. — Dans les hauts fourneaux. Sorte de ringard recourbé à son extrémité, avec lequel les ouvriers rapprochent ou divisent les matières,
attisent, déplacent ou retirent les combus-
tibIcH.
Râblé, ée. part. p. et adj. Hemué avec un n'iblo. — Plâtre râblé, l'iàtre purgé du chai'bon qu'il contenait.
Râbler. v. a. et v. n. liemuoi- le feu avec un r.ible. — Râbler du plâtre, Kn enlever le charbon qui s'y trouve mAlé ; ce qui se fait avec une sorte de ràble ou de rAleau sans dents.
Rabot, s. m. Nom générique do divers outils employés par les menuisiers, les ébénistes et les charpentiers, et qui servent à di'esser le bois, à le rendre uni, à le polir, à le travailler de différentes manières. Ils consistent tous en une soite de ciseau, ajusté obliquement dans un prisme, dans un fût de bois, et varient de forme et de dimensions à raison du travail auquel on les destine. Il y a des rabots longs, courts, étroits, à fer rond, droit, oblique ou échancré ; des rabots à moulures, à plates-bandes, à élégir, etc. ; et, suivant le cas, les ouvriers leur donnent le nom de rabot tout simplement, ou celui de grande, de petite varlope, de varlope onglée, de feuilleret, de galère, de guillaume, de bouvet, de bec-d'âne. Les fûts des rabots sont faits d'un bois trèsdur, ordinairement en cormier; celui du rabot ordinaire a la forme d'un parallélipipède plus long qne large. — Certaines machines employées pour aplanir la surface de quelques métaux, tels que le fer et le cuivre, ou pour y faire des lilets, des moulures, reçoivent aussi le nom de rabot. — Instrument en forme de T, composé d'un morceau de bois avec un long manche, en usage pour remuer la chaux, quand on la détrempe. — Morceau de bois très-dur dont se servent les marbriers pour frotter le marbre. — Espèce de pierre de liais, qu'on emploie quelquefois au pavage et pour faire des bordures. — Pierre mince qui se place de chant dans la maçonnerie, comme le blocage.
Rabotage, s. m. Action de raboter. — On dit aussi rabotement.
Raboté, ée. partie p. et adj. Dressé au rabot. Planche rabotée.
Raboter, v. a. Dresser, aplanir, égaliser avec le rabot. Raboter des voliges, une planche, un parquet. — Machine à raboter, Appareil au moyen duquel on opère mécaniquement le travail du rabot sur le bois ou celui de la lime sur les métaux.
Raboteux, euse. adj. Qui présente
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