REB
RKC
,j()inls. Itehrasr:-mci\ raiinonu de onltn clof plus s()li(l(;nu;iil ({uo la priMiiiùrc fois. Voyez liraser.
Rebroyer, v. a. Hroyiîi- do non venu, rrdiiiiM! cil iiiK! poiidrcî plus ujcrmc, plus suhlilc, une innliôi'o ''^'j'' piilvéïisôo. liOS pL'iiiIrcs s()i}^ni(;ux font rebroyer les couleurs îiviiiit (In s'(;n servir.
Recaler, v. a. C^aler de nouveau. Hecalcr une poutre, un meuble, une pierre.
— En Menuiserie, Unir, polii- avec le eiseau et le guillaunie les mortaises et les tenons d'un assomblag'o, pour ({u'ils joignent plus exaclcment. — En général, Dresser et fixer un joint quelconque. — Polir le bois avec la varlope. Les varlopes à recaler ont le fer moins long ({ue les varlopes à ébaucher.
Recaloir. s. m. Morceau de bois ravalé dans une parlie de sa longueur, de telle sorte que l'extrémité du ravalement se termine en portion de cercle.
Recarbonisation. 5./". En Métallurgie, Action de restituer à l'acier le carbone qu'il a perdu.
Recarboniser, v. a. En Métallu.^gie, Recarboniser V acier ^ Lui restituer du carbone, quand il en a perdu.
Recarburer, v. a. Carburer de nouveau, liecarburer Vacier, Le soumettre une seconde fois à l'action du carbone.
Recépage, s. m. Action de recéper. — Dans les C4onstructions hydrauliques, Action de couper à hauteur égale, afin qu'elles soient toutes au même niveau, les tètes des pieux ou pilots qu'on vient de planter. Quand il s'agit d'un pilotis exécuté hors de l'eau ou seulement à une profondeur de quelques centimètres au-dessus, les pieux sont dérasés à la hauteur déterminée au moyen de la scie appelée passepartdut; mais, quand la profondeur dépasse 0™50, l'opération se fait avec la scie à recéper, mue à bras d'homme ou par quelque moyen mécanique.
Recépement. s. on. Synonyme de Recépaffe, mais beaucoup moins usité.
Recéper. v. a. Scier à un niveau convenu des pieux ou pilotis enfoncés dans l'eau, et cela quelquefois à fleur du sol, quand il s'agit de pieux qu'il faut faire disparaître et qu'on ne peut arracher.
Récépissé, s. m. Écrit par lequel on reconnaît avoir reçu en communication d'une personne qu'on y désigne des papiers, des plans, des pièces quelconques.
— Reçu par laquel les employés des
caisses publiques reconnaissent que des sommes leur ont été versées, ou que des valeurs, des titres leur ont été déposés.
Réceptacle, .ç. m. Lieu où se rassem-
l)lent pbi^^KMirs choses de divers endroits.
— Vm Hydraulique, iJassin ou viennent se rassembler des eaux provenant de sources diverses, et qui sont dislilbuées par des conduites entre les divers rpjailiers d'une ville. — En Mécanique, Réceptacle de la vapeur^ Endroit d'une machine, sorte de chambre, où la va|)eur s'accumule au fur et à mesure qu'elle est produite.
Récepteur, s. m. Récipient dans lequel s»i iluversent des eaux surabondantes.
— Ln Mécanif{ue, « Partie d'une machine « à laquelle la force motrice est directe- « ment ai)pliquée. Ainsi, par exemple, dans « une machine mise en mouvement par « l'eau, le récepteur est La roue hydrau- « lique ; dans un moulin à vent. Il est « composé de quatre ailes; dans une ma- « chine à vapeur. C'est le piston. Le récep- « teur doit toujours être établi le plus « près possible de la source de travail, « pour que la perte, qu'on ne peut jamais « éviter, soit moins grande. En consé- « quence, dans une machine hydraulique, « on placera la roue de façon qu'elle arase « la vanne ; dans une machine à vapeur, « on raccourcira, autant que possible, le (( (( «
la le
chaudière corps de
tuyau destiné à mettre en communication avec pompe. » Larousse.
Réception, s. f. Action de recevoir.
Accuser réception d'une lettre, d'un paquet contenant des valeurs. Je vous adresse, ci-inclus, un mandat de poste de 50 fr. pour solde de mon compte avec vous ; veuillez m'en accuser réception par le prochain courrier. — En Administration, Action d'approuver et d'accepter, pour le compte de l'État, d'un département ou d'une commune, après des vérifications, des épreuves et diverses formalités, un pont, une route, un chemin de fer, des constructions ou des travaux quelconques. Dans les circonstances ordinaires, surtout lorsque la sécurité publique n'est pas directement intéressée, la réception des travaux et la délivrance du certificat de réception définitive indispensable pour le retrait des cautionnements, sont faites habituellement par l'architecte ou l'ingénieur sous la direction duquel les ouvrages ont été exécutés.
Recevoir, r. a. Dans certains cas, Admettre, accepter, reconnaître comme bon et valable. — Se dit notamment, en par-
lanthcs matériaux et des travaux do construction : On reçoit les matériaux, après qu'on en a reconnu l'espèce et la qualité ; et, quant aux travaux, ils no sont reçus qu'après vèiili<'Mtioii , et lorsqu'il a été constale qu'ils sont exécutes conformément aux devis et cahiers de charges.
Réchafauder. r.n. Krhafauder de nouveau, n r.iirc (It's éi'hafauds démolis.
Réchampi, ie. partie, p. et adj. En Peinture de ItAtiment, en Construction, 8e dit d'I'nc portion d'ouvra^'e qui, par suite d'une opposition i\o couleurs ou parce que ses contours sont indicjués d'une manièie tranchante, semble faire saillie et se détacher du fond. (Certaines parties de la façade de cette maison sont en hriques réchampies de jjlAtre.
Réchampir, r. a. En général, Faire saillir, dctaj-herdu fond, soit en marquant les contours, soit par l'opposition des couleurs. Réchampir une peinture. En rehausser le fond par un lilet d'une autre couleur. Voyez Kchampir. =: Ku I)oiure, Couvrir avec du Idanc d(î cèiuse les taches ou bavures (pie la couleur jaune destinée à recevoir la dorure a pu faire sur les fonds.
Réchampissage. s. m. .\ction de réchampii- ; < »iivi-;i;^'(' rechampi.
Rechange, .v. m. Se dit dans les Ateliers el les Chantiers, en parlant De certains objets (ju'ou tient en réseive pour remplacer, au besoin, d'autres objets semblables, l'ne corde se romjit, un outil, un engin se l)rise, il faut cïi avoir île rechange, si Von ne veut pas cpu' les tiavaux soient interiompus. — Dans la Banque, le Commerce et l'Industrie, On appelle Rechange^ Une opération par laquelle le porteur duno lettre de change non payée et protestée se rembourse sur le tireur, ou sur l'un des endosseurs, du principal de la lettre, de ses frais et du nouveau change qu'il paye ; ce qu'il fait au moyen «l'une retraite, c'està-dire d'une nouvelle lettre de change tirée sur le tireur ou sur l'un des endosseurs ((',. (le Conim., art. Il", 178).
Rechargé, ée. partie, p. et adj. Qui a l'eçu une nouvelle charge, un excédant, un supplément de charge. — Dans le langage des Ouvriers, S'entend d'I'n outil dont le taillant, dont la pointe ou le tranchant usé a été remplacé, a été refait au moyen d'un supplément , d'une charge d'acier qui y n été rajoutée , qui a été rappoiiée sur ce qui restait de l'ancien. — Dans les Ponts el Chaussées, Route rechargée, Uoutc dont les parties défectueuses ont été
REC
recouvertes d'une couche de remblai, do cailloux ou de macadam.
Rechargement, s. w. Action de rechaigcr. - Dans les Ponts et Chaussées, ' Action de remettre du ballast sur une voie de chemin de fercpii s'aiïaisse, de remettre du (*aillou, du macudam sur un chemin, une route, une chaussée qui so
t creiise.
Recharger, v. a. Charger de nouveau ; Ajouter à tme charge précédente. — En Construction, Recharger un plancher. En réparer les endioits <léfectueu\, — Recharger une route, un chemin de fer. En refaire l'empierrement ou le ballast, pour en relever le niveau. — Recharger un outil, lîajouterdu métal et de l'acier dans les parties usées et le remettre en son état primitif.
Réchaud, s. m. Cstensile de ménage dans lequel on met du feu pour chauller les mets, et pour d'autres usages. — Sorte de petit fourneau en usage dans plusieurs industi'ies ; les |»lombiers, les ferblantiers, les fondeurs, notamment, font usage de plusieurs réchauds.
Réchauffage, s. m. .Vction de réchauffer. — En .Métallurgie, Le Réchauffage est une opération j)ar laquelle le fer, avant <le recevoir sa forme delinilive, est débarrassé, autant que j)ossible, des impuretés et des scories (ju'il peut encore contenir.
Réchauffer, v. a. En Peinture, Réchauffer certaines couleurs. Les raviver, leur donne!' un ton plus chaud.
Réchauffeior. s. m. V.n Mécaninue, « Nom donne A divers apj)areils dans lesa quels on chauffe l'eau devant servir ù « l'alimentation des chaudières, en utili- ■ sant la vapeur qui s'échappe des cylin- « dres dans les machines dépourvues de « condensateur, n Lahoussk.
Réchauffoir. s. m. Fourneau qui sert
à rèchautlcr les plats.
Rechaussement. s. m. Action de rechausser.
Rechausser r. a. Chausser de nouveau. — l'.ii Architecture, Défaire le piecl d'une vieille construction, en remidarant par des pierres neuves celles «pii sont délitées ou brisées. Rec/iau^ser un nu\r, un ' ' fort, un pilier. — En Mécanique, Re< une roue, un pignon, Y re-
mettre des dents.
Recherche, s. f. .\ction de rechercher. — Lu Couverture, Se dit d'Cn tra-
REC
REC
vnil roiiHislanl à fairo rfixnmcn (l'une toiliii'o, à rtM-lHirc-her (jiioIIch on Hont Ich pnrli(^H (l(''r(;r,luous(iH, à los rôparcM-, ci nolMiiuncnl à rcunph'uuîr les tuiles, les ardoises nianquanttis ou lu'isées. l'oser des tuiles, des aidoisos on recherche. — Kn l'avaj;o, On donne aussi le nom de recherche, Au renipiaecniont ou au relèvoment parliel des pavés défeelueux.
Pavage en recherche. Travaux en recherche.
Recherché, ée. partie, p. et adj. Qui sent la recherche, le ti-avail, l'afTcclation. Des ornements recherchés, maniérés. — Dans le lani;age des Ouvriers, des Artistes, ISignilie (]uel(|ucl"ois, Fait avec soin, lini, poli. Des angles recherchés à la lime.
Rechercher, v. a. Dans les Arts, Examiner avec soin pour découvrir les endroits défectueux d'un ouvrage et les réparer. — Dans certains cas, Poursuivre avec insistance l'achèvementd'un ouvrage, en soigner le fini, le poli. — En Sculpture, Rechercher des ornements, Rechercher les diverses parties d'une figure, les examiner, les repasser, les finir avec tout le soin possible, pour arriver à les perfectionner.
Recimenter. v. a. Cimenter de nouveau. Recimenter un réservoir, une citerne.
Récipiangle. s. m. Synonyme de Sauterelle. Instrument servant à mesurer les angles solides de toute grandeur.
Récipient, s. m. Vase, cavité préparée pour recevoir, contenir un liquide ou un fluide. Dans les pompes à incendie, le récipient d'air est indispensable pour produire la continuité du jet.
Réciproquant, ante. adj. « Se dit, « dans les Chemins de fer, d'Un système « de traction employé sur les plans incli- « nés automoteurs, et dans lequel les « trains montants et les trains descen- « dants agissent réciproquement les uns « sur les autres, ceux-ci pour activer « l'ascension, ceux-là pour modérer la « descente. » Larousse.
Reclouer, v. a. Clouer de nouveau.
Reclouer une planche dont les pointes ou les clous ne tiennent plus.
Reclusoir. s. m. Se disait, au moyen âge, De petites cellules pratiquées auprès de certaines églises, et dans lesquelles s'enfermaient des femmes qui renonçaient pour toujours au monde. Viollet-le-Duc.
Récolement. s. m. Dans les Ponts et
ChausHécs, Action de véi'ifier si des ouvrag(.'H ou conslruelions établis en vertu d'autoriHaiioriH adiitiriistratives le lonf^ d'un(î routr; ou sur un coui-s d'onu, l'ont été dans les conditioiiK cl conformément aux prescriptions impr*8ces. Le résultat de celt(; vérification est consigné dai:s un acte, dit procès-terbal de récolement.
Recollé, ée. partie, p. et adj. Collé de nouveau. Les assemblages df; menuiserie disjoints doivent être recollés promptement, si l'on veut qu'ils ne se déjettent point.
Recollement, s. m. Action de recoller.
Le recollement des papiers détachés par l'humidité ne réussit jamais bien.
Recoller, v. a. Coller de nouveau.
Quand les meubles sont exposés à la chaleur, les placages s'en détachent facilement ; il faut alors les recoller.
Reconduction, s. /'. Henouvellement d'un louage ou d'un bail à ferme. — Tacite Reconduction, Contrat de louage qu'on présume être intervenu tacitement entre le bailleur et le locataire ou fermier, lorsqu'après l'expiration du temps d'un précédent bail le locataire a continué de jouir de la chose, sans qu'il y ait eu opposition de la part du bailleur. Suivant les art. 1738 et 4739 du code civil, « Si, « à l'expiration des baux écrits, le pre- « neur reste et est laissé en possession, il « s'opère un nouveau bail dont l'effet est « réglé par l'article relatif aux locations « faites sans écrit. » Mais, « lorsqu'il y « a un congé signifié, le preneur, quoi- « qu'il ait continué la jouissance, ne peut « invoquer la tacite reconduction. »
Réconfortation. s. f. Action de réconforter, de fortifier. — Lorsque, par suite de la mise en vigueur d'un plan d'alignement, Une construction se trouve sujette àreculement, l'Administration doit y interdire tout travail qui tendrait à sa réconfortation.
Reconnaissance, s. f. Action de reconnaître, d'explorer, de constater. — En Topographie, La reconnaissance que les ingénieurs font d'un terrain a pour objet de rapporter ce dernier avec promptitude et d'en évaluer en même temps les ressources. Une reconnaissance entraîne des opérations plutôt rapides qu'exactes et n'exige guère que l'emploi de cordeaux et de jalons, et quelquefois du sextant de poche si l'on a besoin d'abréger.
Reconstruction, s. f. Action de reconstruire. On travaille en ce moment, à
REC
REC
Paris, à la reconstrv.ction do l'Hôtel de ville incendié par les communards.
Reconstruire, v. a. C.onsliuire de nouveiiii, r('l)!itir un iMlilioi' détruit ou démoli.
Reconstruit, ite. partie, p. et adj.
Qui a été eonstiuit de nouveau, ({ui a été rebAti. Il se passera prohahlement encore bien des années avant que les monuments détruits par la Clommuno aient été recoilSiruils.
Recoupe, s. /". Chacun des menus morceaux iju on détache des pierres en les toillant pour les nieltre en œuvre. Les recoupes sont employées à divers usages, notamment ilans les Idoca^'Cs; on s'en sert aussi, en les pilonnant, pour alVermir le sol dos caves et les allées des jardins.
Recoupement, s. m. On appelle ainsi, en Areiiileeluii', l'no large retraite ménagée à chaque assise do pierre dure, dans les ouvra {:;:es eonsti'uits sur une i)ente escarpée, ou dans ceux «pii sont fondés sous l'eau, comme les piles do pont, les massifs de moulin, les dij;ucs, pour donner à ces constructions plus d'emi)alement et de solidité.
Recouvert, erte. partie, p. et adj.
Couvrit (If iiiiuvt'au. (> hAtimenl vient d'éti-e recourert^ mais si mal, (ju'il y pleut partout. — Kn Nla(;onnerie, Se dit cpieluefois pour coutcrt. Joints recouverts, oints (jui ne sont |)as apparents, parce (ju'ils sont sous (juchiue saillie. — On dit aussi Des cloisons et des pans do bois (jui sont enduits ou ravalés en plAti'c, Ou'ils sont recouverts.
Recouvrant, ante. adj. Qui recouvre.
Kn .Maçonnerie, Knduils cohérents et recouvrants.
Recouvrement, s. m. Action de recouvrir; llesullat de cette action. — Kn Construction, Partie d'une pierre, d'un morceau de bois, d'une tuile, etc., qui couvre un joint, une entaille. Kos dalles do celte terrasse sont à recouvrement. — Partie saillante d'une pièce de bois qui couvre un tenon ou une quoue d'arondc.
— Knduit de i>IAtre fait sur un lattis et (jui sert à couvrir les faces visibles d'une pièce «le charpente. — Faire en plomb le recouvrement d'une partie de toiture, Y metti-e do nouvelles tables à la j)Iace de celles qui sont usées. — Kn Mécanicpic, Recouvrement du tiroir, .Vvance du tiroir (jui rèf^lc l'admission de lo vapeur dans le cylindre d'une machine, afin qu'elle n'y pénètre que lorsque le piston est à son point mort.
Recouvrir, r. a. Couvrir de nouveau.
— Jtecifuvrir une maison, Kn refaire la couverture à neuf.
Recrépi, le. partie, p. et adj. Dont le crt'pi a clé refait. Murs recrépis du haut en bas.
Recrépiment. s. m. Synonyme de Recn'pissage. .\clion de recrépir. Le recrépiment du bas des murailles des appartements et autres lieux d'habitation, à la hauteur d'un mètre, est une des réparations locatives ou do menu entretien mises par l'art. Mo\ du Code civil à la charj^'c du locataire, s'il n'y n clause contraire.
Recrépir, v. a. Crépir de nouveau. Il est bon lie reerépir les vieux murs.
Recrépissage, s. m. Voyez Recrépiment.
Recreuser, t?. a. (îrouser do nouveau.
On recreu^se les fossés, les puits qui ne sont pas assez profonds, ou que des vases, des sables ont obstrués.
Récrouir. v.a. Se dit Des métaux qui, apivs avoii- été recuits, sont rebattus à coups de marteau, quand ils sont refioidis. On réerouit l'acier.
Rectangle («fui a les an^Hes droits).
S. m. Kn ( it(»niétrie. On appelle Rectangle^ l'n parallélogramme dont tous les angles sont droits. — Le carré est un rectangle dont tous les côtés sont égaux. — Adjectivement, Triangle rectangle, Tiiangle qui a un angle droit, — Le parailélipipède est rectangle, lorsque toutes ses faces sont rectangles. Le cube est un parailélipipède rectangle compris sous six carrés égaux.
Rectangulaire, adj. Qui a la forme d'un rectangle, cesl-à-dirc d'un pai-allélogramme dont les angles sont tlroits.
Kigure rectangulaire. Bloc de pierre rectanguldire.
Rectification, s.f. .\clion do rectifier; Résultat do cette action. — En Architecture, Rectification d'alignement, se dit on parlant dl'n bAtiment (jui, dans une ville ou une traverse soumise à l'application d'un plan d'alignement, est sujet à avancement ou à roculcment quand on le reconstruit. — Kn (iéomélrie. Rectification d'une courbe. Opération par huiuelle on trouve une ligne droite égale en longueur A une T'Uirbe donnée.
Rectiiier. v. a. Hendre droit. Rectifier le tracé d'un chemin, d'une route. — Rendre une chose exacte ou plus correcte. Rectifier un compte. Rectifier un
HRC
nrn
plan, un devis. — Kn (i6f)m(''trio, Rectifier lUKi coiiilic, Trouver une li^Mu; droiU; (jui réj^^nilc! en Ionf,''uour.
Rectiligne. adj. Qui est en lip,'ne droite. — S(! dil, en (iéornrlric, d'I'iic lif,nir(î tei*niiiKu; par d(^s lif;n(;s di'oilc^s, pai- o|)|)f)sition à une lij^Mire eourbe ou splicrifiue. Triang-le rccJUignc. Poly^'onc rectiligne. Tri^'onomélrie rectiligne. Kn Mé(;ani(|uo, Mouvement rectiligne^ Mouvement en ligne droite.
Reçu. s. m. Quittance sous seing privé, par ia({uelle,on reconnaît avoir reçu une somme. — Ecrit par lequel on re(;onnaît avoir reçu quelque chose (paquet, papiers ou marchandise). Voyez Récépissé.
Recueillir. X). a. Dans certains cas, Relier deux choses ensemble, les raccorder, les harmoniser. — En Construction, Recueillir^ c'est, dans une reprise en sousœuvre, Raccorder les parties construites à neuf et à plomb, d'un mur de face ou d'un mur mitoyen, avec ce qui reste du vieux mur au-dessus, et cela de façon à ce que s'il en résulte quelque porte-àfaux faisant encorbellement, il ne soit pas de plus du sixième de l'épaisseur du mur.
Recuire, v. a. Cuire de nouveau; Exposer de nouveau à l'action du feu. — Dans plusieurs Arts, C'est remettre certains ouvrages, certaines matières au feu, pour leur assurer une durée plus grande, ou leur donner plus de perfection, plus de solidité. Ainsi, on recuit le fer battu et la fonte pour les adoucir ; on recuit les limes, les burins, etc., ajtrès les avoir trempés; on recuit le fer forgé pour le convertir en acier; on recuit l'acier trempé pour le ramener au degré de dureté désirable. En recuisant le fer fondu, on le rend capable de supporter le marteau, le ciseau, la lime, etc., comme le fer forgé.
Recuit, s. m. Opération qui consiste à recuire, à remettre au feu les métaux ductiles, pour leur faire perdre l'aigreur ou la trop grande dureté qu'ils ont acquise par l'écrouissement ou par la trempe.
Quand on les a chauffés jusqu'au rouge et qu'ils ont ensuite refroidi lentement, ils reprennent leur élasticité première. C'est le recuit, par exemple, qui tempère la propriété trop cassante ,de l'acier. — Le recuit s'applique encore A diverses autres matières, particulièrement aux ouvrages de porcelaine et de verrerie, qui, comme les métaux, ont besoin de passer une seconde fois par le feu et de refroidir trèslentement pour acquérir le degré de résistance nécessaire. La casse fréquente
des vcrroR de Inmpc, surtout qunnd on les emploie [lour la preinirre lois, provient certainement d'un recuit insunisarit.
— Recuit, se dit aussi de F/opération par laquelle on paifond, on fixe les couleurs sur 1(5 vern; ou l'émail, en soumettant do nouveau la pièce à l'action du l'eu. Dans 00 dernier cas, on dit aussi Recuite. — Pallie j)ieri-euse, qu'on trouve dans la chaux mal faite.
Recuiteur. s. m. Ouvrier qui recuit les métaux.
Reculement. s.ra. Action de reculer.
— Maison sujette à reculement, Maison qui, par suite de la mise à exécution d'un plan d'alignement, se trouve en avance sur la voie publique et, pour cette cause, dans la nécessité de reculer. =i Reculement (ou Rallongement) d'arêtier, se dit, en Charpcnterie, de La «lifïerence qu'il y a entre la ligne tirée d'équerre du poinçon d'une croupe au milieu du mur, et la ligne tirée du même poinçon à l'angle de cette croupe.
Rédacteur, s. m. Celui qui rédige ou qui a rédigé. — Se dit, en Architecture et dans l'Administration, De l'architecte qui a dressé les plans et devis d'un projet de construction. L'architecte rédacteur du projet. L'architecte rédacteur du devis.
Redan. s. m. Altération orthographique de Redent. Se dit, en Fortification, De certains ouvrages à angles saillants et rentrants, disposés de manière à se flanquer et se protéger réciproquement. — En Architecture, Ressauts ménagés de distance en distance à la retraite d'un mur construit sur un terrain en pente, afin qu'il soit de niveau dans toutes ses parties ; ou dans une fondation, à cause de l'inégalité de consistance du terrain ou de sa pente escarpée. — Chacun des gradins d'un banc d'ardoise en exploitation. — Voyez Redent, ci-après.
Redent. s. m. « C'est ainsi qu'on « nomme, dit Viollet-le-Duc, Les dé- « coupures de picxTe en forme de dents « qui garnissent l'intérieur des compar- « timents des meneaux des fenêtres ou « des intrados d'arcs, et qu'on voit aussi « sur des rampants de pignons et sur « des gables. Nos vieilles cathédrales « gothiques offrent les spécimens les « plus variés de ces décorations parfois « richement sculptées. » Ce genre d'ornement du reste est encore aujourd'hui en usage. — Redent, se dit aussi Des ressauts qui se rencontrent quelquefois dans les bois de charpente.
RKr>
RKF
Redenté, ée. partie, p. et adj. En Ar('l»ili'clui'(3, Se dit Des rivloiits formés par ti'ois arcs de ccrcU' se couiiant ileiix à deux. Un redent redenté.
Redoute.^./". Kn Fortilicalion.Ouvrat,'^ isole, coiiipU'li'menl IViiut', et ne présentant généralenu'itt ({iio des angles saillants. Son tracé, fort simpif, est celui d'un polygone régulier, autant du moins que les circonstances de lieu, de défense ou autres le permettent. Redoute carrée. Redoute circulaire.
Redresser, r. a. liendre droit. Redresser un mur ipii i)enche. Redresser une route, un chemin »jui n'est pas en ligne droite. Redresser une haire de fer tordue ou gauchie. — Eriger do nouveau, relover, replacer debout. I^a colonne do la place Vendôme, rcMiversée j)ar les communards, est aujourd'hui redressée.
Réduction, .v. /. Action de réduire, de diuiinuer. Faites-uu)i une réduction sur ce mémoire, sur les prix de ce devis que je trouve trop élevés. — Kn (léométrie, ()j)ération |)ar la(|uellt' on change une ligure en une autre semldahle, mais plus petite; ou par hKjuelle on divise une îk'ure en plusieurs parties. — Echelle de réduction, compas de réduction. Instruments à l'aide des(puds se font les réductions géométricjues. — Kn Pcintuie et dans les nris du Dessin, Copie d'un objet dans une grandeur moindre que celle de l'original, mais dans hupielle se trouvent conservées I(>s mêmes ju'ojxirlions et la mènn^ forme. Faire la réduction d'iui plan, d'un tableau, d'une figure. — Carreaux de réduction. Carreaux que l'on trace sur un nuxléle pour le copier en le réduisant, ou sur un transparent à travers lequel on regarde ce modèle. = Kn Arithméticfue et en Algèbre, Cîonversion d'une quantité en une autre écpiivalente, mais plus sinq)le. — Réduction des fractions au même dénominateur, Opéialion par hu{uelle on ramène plusieurs fraclions à un môme dénominateur; ce qui permet de les additionner, de les soustraire. — Se dit aussi de La transformalion do certaines unités en unités dune autre espèce, telle (jue, par exemple, la réduction des bois carrés, des bois méplats, des bois en griune, en décistéres et ministères, t*elle des pieds, des toises, en mètres et millimètres, celle des hectolitres, en tonnes ou kilogrammes, etc., etc.
Réduire, r. a. Diminuer, restreindre,
amoindrir. 11 n'est pas toujours juste ni mémo bien économique de réduire les sa-
laires ou le prix de la journée des ouvrier». z=. Hamencr à, convertir. Réduire Vacier, Le décarbui-ei', le rann-nei' à l'clat de fer. = Kn Ciéomélrie, Réduire une figure, La convertir en une autre semblable, mais plus petite; on peut aussi la déconq)oser en parties et réduire, par exemj)le, un polygone en triangles; ou l)ien encore, la changer en une autre é((uivalente : ainsi, tout polygone peut être réduit en triangle, et le triangle peut être réduit en carré. =: Dans les arts du Dessin, Réduire en
petit vn plan, une carte, une statue, un tableau, etc., les copiei-, les faire en petit avec les mêmes proj)orlions et dans la mémo forme que l'original. On dit (pielquefois, Réduire en grand, pour copier suivant des dinu^nsions plus grandies, z=. En Arithmétique, Réduire une fraction à sa plus simple expression. Trouver une f!'aclion ecjuivalentc à la premièi-e, mais dont les termes soient aussi simples quo possildc.
Réduit, ite. partie, p. et adj. Heproduit, copie dans des dimensions plus petites. Plan, dessin, j)ortrait réduit. Statue réduite.
Réduit. .S', m. So dit d'Un petit logement retire. C.ontlné dans mon humble réduit, je vis seul, sans souci de ce qui passionne et agite les autres hommes. — Kn Forlil'KMtion, Petit ouvrage construit dans un plus grand, pour en prolonger la défense et assurer une retraite aux défenseurs. Réduit casemate. Réduit de citadelle. Réduit de bastion, de fossé, de chemin couvert.
Réédification, s. f. .\ et ion de réédificr, de nbatir. La main du temps, aidée du vaiulalismc, déli'uil tous les jours des monuments dont la réédi/ication ne sera jamais faite.
Réédifier, r. a. Hétablir un palais, un édilicc, rebâtir ce qui a élé ilétruit, renversé, 11 est (jueslion de rêéditier le palais des Tuileries : y songe-t-on tien sérieusement ?
Réenclenchement. s. m. Dans les Chemins de fer. Opération consistant à rétablir l'embrayage de deux pièces de machines qui s'unissent par voie d'enclenchement, lorsc^u'une circonstance quelconque les a séparées.
Refaçonner, v. a. Donner une nouvelle façon, une autre forme à un objet.
Refaire, v. a. Héparer, recommencer une rhose endommagée, mal faite, ou dont la forme, la manière d'clrc ne cou-
REF
REF
vient pnfi. Prfaire uno fnrndo. Refaire In (liKlrihiilioii iiih'-riciirc (l'un !i|i|).-ii'li>moiit, il'iiiK^ iiuiisoii.
Refait, aite. partie, p. cl ar/J. I-'nil <lc nouveau, ri'Irîiviiillr poui' uiio causcî (jut;lcon(iuo. — Vai (liiarpunlcric, Uois refait, Bois do oharpenle bien cquarri et dresse sur toutes ses faces.
Réiection. s. f. Action de refaire, de rcniclii'c à neuf, soit dans la forme primitive, soit d'une autre manièi'e. Travailler à la réfection d'un vieux mur, d'une voûte, d'une citerne, d'une chaussée, d'une digue.
Réfectoire, s. m. Grande salle garnie de tal)Jos où, dans les communautés, les institutions, les lycées, les collèges, on se réunit pour prendre les repas.
Refend, s. m. Action de refendre, de partager. — En Construction, Se dit De chacune des lignes creuses tracées comme ornement, dans certains cas, sur le parement d'un mur de face pour marquer les assises des pierres et les joints verticaux, ou seulement pour indiquer la séparation des pierres de taille dans les pieds-droits des portes, les pilastres et les encoignures, lesquelles pierres alors, ressortant sur le nu du mur, semblent former des bossages. On exécute aussi quelquefois des refends sur les parements recouverts d'un enduit de plâtre; cela se fait ordinairement en plaçant contre la surface du mur, avant de faire l'enduit, de petits réglets en bois, ayant la même section que les refends \ on les fixe sur l'endroit où l'on veut que soient les joints, puis à mesure que l'enduit est fait, on enlève ces réglets, et les refends se trouvent formés. — Pierres de refend, Chacune des pierres autour desquelles se trouvent creusées ces sortes de refouillement. — Mîir de refend, Mur qui forme séparation dans l'intérieur d'un bâtiment. — En Menuiserie, Bois de refend, Bois scié de long, par opposition à bois de brin. — Tringle levée sur une planche ou sur un morceau de bois trop large.
Refendre, v. a. Fendre à nouveau. — Dans les Arts industriels, Scier en long, fendre, diviser en long. Refendre une poutre, des pièces de bois quelconques.
Refendre l'ardoise. — En Peinture de bâtiment, Refendre des moulures, Les dégorger, quand elles sont empâtées, avec des fers courbés en crochet. — En Serrurerie, Couper le fer à chaud avec la tranche et le marteau, ou à froid avec une lime à refendre, ainsi que se font les fentes dans les pannetons et museaux des clefs, pour
lo pnH.sn^j^o doB rouelH, gardo» et rAteaux. — Kn l'ava^'o, C'est parta^'cp Ich f.TOS pavés en d(Mix ou trois, [»our faire du pavé de cour, d'écurie, etc.
Refendret. s. m. Coin de fer à l'usage
des !ird()isi('i-.s.
Refendu, ue. partie, p. et adj. Scié, divisé en long. Dois refendu.
Refente, s. f. La refente des lattes, des
pavés, des ardoises.
Refeuillement. s. m. Action de refeuiller une j)ié(:e de charpente, d'y pratiquei- une refeuillure, ce qui se fait nabi' tuellement sur place.
Refeuiller. v. a. En Charpenterie et Menuiserie, Faire une refeuillure dans une pièce de bois, avec le feuillerct ou le guillaume. On refeuille les jambages d'une porte.
Refeuillure, s. f. <> Double feuillure, « destinée à recevoir un vantail ou une « porte, et qu'on pratique, au lieu d'une « feuillure simple, lorsqu'on veut obtenir « une fermeture plus exacte. » Larousse.
Reficher, r. a. Ficher, enfoncer de nouveau. — En Maçonnerie, Rejointoyer, remaçonner les joints des assises, des pieds-droits, etc., lorsqu'on fait le ravalement d'un vieux mur.
Réflecteur, s. m. Appareil destiné à réfléchir les rayons lumineux, caloriques ou sonores. On appelle particulièrement de ce nom. Les miroirs métalliques au moyen desquels on arrive à créer des jeux de lumière ou à concentrer la lumière sur un seul point. L'objet de ces sortes de ré/lecteurs, en eftet, est d'augmenter la lumière produite par la flamme, en l'empêchant de se répandre en tous sens, en la rejetant et la maintenant dans la direction la plus utile. Leur forme et leur disposition varient à raison de l'usage ou de l'emploi spécial auquel on les destine ; dans les conditions ordinaires, on les fait d'une forme légèrement sphérique ou bien ils sont modelés suivant un ellipsoïde ou un cône tronqué. On les fabrique le plus souvent en cui\Te étamé ou argenté, en fer-blanc poli ou simplement peint en blanc, mais il y en a aussi en porcelaine opaque ou en glace étamée. Dans les lampes d'appartement, le réflecteur n'est pas autre chose que cet appareil nommé vulgairement ahatjour.
Reflet, s. m. Réflexion de la lumière ou de la couleur d'un corps sur un autre.
REF
RFF
ans lo Dessin et plus particulièredans la Peinture, Lumière rénéehie
— Dans lo Dessin et plus ment
sur un corps par les objets voisins, et cela dans des conditions de nuance, avec des elVets de couleur et d'intensité variant à raison do réclal et de In vivacité do la lumière, à raison de la matière, à raison aussi do la disposition et de la proximité des objets. — Dans les dessins d'Architecture, Les re/Iets sont exprimés par une demi-teinte claire ù rextrémité de l'ombre.
Refléter, t. a. Henvoyer en refiots, renvoyi'i- la lumière et la couleur sui* les corps voisins. — v. n. Avoir des reflets, chatoyer. — Sk Hkfléteh. v. pron. htro rellété, réfléchi, renvoyé en reflets.
Réflexion, s. m. Rejaillissement, réverbcinlinii. — Kn Physicjue, «On entend « par liéflexion, «lit 1{oi:im,kt, La répul- « sion d'un rayon, soit lumineux, soit ca- « loriliipie, soit sonore, produite par la « rencontre d'un obstacle. » La ré/h'xio)i de lu lumière, de la chaleur, du son, des corps elasti(iues. La ré/h'xion de la voix. Anf,'Ic de réflexion. Cercle de réflexion. Inshiimcuts à réflexion.
Refondre, t. a. Fondre de nouveau, remettre à la fonte, remettie en fusion. Refondre une cloche. Iiefondreles pièces endomma^'écs d'une machine. — Dans la (Iraviue à l'eau-lorte, Ailoucir le trait en donnant au vernis un commencement de fusion.
Refouillement. s. m. En Sculpture, Acti»»ii de rctouiller, d'évider, do marquer davantage les creux, les saillies (l'un rinceau, d'un ciiapileau, d'une moulure, etc. — Kn C.onsti-uction, Kvidement praticpic dans une pierre, dans une pièce de bois.
Refouiller. r. a. Kn Sculpture, Kvider, détacher (mi creusant et recreusant, cha- ((ue partie d'un ouvrajje. — Kn C-onstructioii, Tailler, creuser un refouillement.
Refouler, r. a. Dans les Arts industriels, ( '.omi)rimer, repousser, battre pour enfoncer, pour exercer une pression, pour condenser. — Refouler une cheville, La faire sortir de force du trou qu'elle occupe en la repoussant avec une broche de fer sur la tète de laquelle on fiappe avec un marteau. — Refouler un boulon.
Le faire entrer ou lo faire sortiide force.
— Refouler un morceau de fer, Le i)lacer debout, après l'avoii- ehaulYe, et le frap|)er en tête avec un marteau pour le renfler et le grossir. — Refouler un métal, Le battre à chaud pour en rassembler, ea
condenser les molécules. — Signifie quelquefois, itésister aux coups, refuser de pénétrer, ressortir au lieu d'entrer : c'est dans ce sens ({u'on dit d'un pieu ou d'une cheville (jui ne veut pus entrer, qui mémo parfois revient sous le coup : il refoule^ elle refoule.
Refouleur. s. m. Kn Mécanique, Appareil, eii^Mii servant à refouler. — Ln Serrurerie, Sorte de ressort pour guichet de poi-te cochère.
Réfractalre. adj. (Jui résiste j\ la volonté, à l'action d'une puissance. — Argiles ré fract aires, Arj^'iles (|ui ont la propriété de résister au feu, même aux températures les plus élevées, sans se fonclre ni s'amollir sensiblement, ('omposées do silicates d'ahnnine, (jui doivent leurs j>ropriétés à leur mode d'aj^'ré^'ation moléculaire, ces argiles contiennent prcscjuo toutes en mélange intime le fer oxydé, la chaux, la magnésie, le fci' sulfuré, les l>itumes, le (piaitz, etc. Klles rendent les ])lus grands sei-viccs à l'industrie métallurgi(iue : mani|)ulées et préparées dans de certaines conditions, elles servent ù la fabricjdion de tous les j»roduits dits réfraclaires, notamment à i-clle des briques employées pour la consiruetion des fours et fourneaux des usines métallurgi<jues, et à celle aussi des vases et creusets dans les({uels on soumet les métaux ou toutes autres substances à des temitéralures élevées. Hriques réfracfaires. Creusets réfractaircs. Produits réfractaires. Hoches, pierres réfractaires.
Refuite, s. f. Dans certains cas. Action de revenir sur ses pas, moyens de retour. — Par analogie, Kxcès de profondeur d'un trou fait j)our placer une pièce de l)ois ou de fer, d'où résulte que, ayant trop de jeu, elle va et vient. Pour l.'i même cause. On dit, en Charpenteric, qu'Une mortaise a de la refuite, Ouand clic est trop profon<le pour l'usage uu'on en veut faire. — Donner de la re/uite. Donner de la facilité aux pièces cmboitées, pour qu'elles puissent être retirées.
Refus, s. m. Action de refuser et, dans cei'tains cas, marque d'impuissance. — Dans les travaux de Pilotis. lors<jue lo mouton n'a plus d'action sur le pieu qu'il frapjie, on (lit qu'il y a refus : Refus du mouton, dont les coups sont impuissants, refus du pieu «jui ne peut plus entrer. Kn général, les pieux doivent être enfoncés jusqu'à refus de mouton.
Refusé, ée. part. p. et adJ. oui a essuyé un refus ; Qui n'a pas été accepté.
]\KV
— Siil)H(nnlivomont, Lfs Refusés, se dit, (IniiH le Mondes (\(\h iirtislcs, Dch peintres ou (les s('iil|»leiirs dont les ()I1vi-!I{^m's n'ont pas été jidniiH à l'exposition puhliqin', ;iii Salon. Voyez vv. mot.
Refuser. V. n. Dans eoi-lains cas, Si- ^nilio, No plus olx^ir,, ne plus vouloir, no plus j)()uvoir faire une elioso. Un outil éhréehé refuse, (juand il no peut plus couper. Un mouton refuse, quand son action sur un jjieu qu'on enfonce devient nulle, et le pieu qui ne veut plus entrer refuse aussi de son côté.
Regain, s. m. On dit, en Construction, qu'Une pierre ou une pièce de bois a du regain, ((uand elle est plus longue qu'il ne faut pour la place où ou doit la mettre et qu'on peut en retrancher une partie.
Régalage. s. m. Dans les Ponts et Chaussées, Travail qui consiste à étendre les terres d'un remblai, en leur donnant la saillie ou la pente qu'elles doivent avoir.
Régale, adj. f. Royale. — Dans les Arts, Eau régale, Mélange d'acide azotique et d'acide chlorhydrique, qu'on emploie pour dissoudre l'or et le platine.
Régale, s. f. Indemnité, sorte de pourboire, qu'un marchand de bois s'engage à payer à ses bûcherons en sus du prix ordinaire, pour la façon des pièces qui ont beaucoup de nœuds. C'est censément pour faire une régalade.
Régalé, ée. ^^^r^. ^j. et adj. Rendu égal, aplani, mis de niveau, suivant la pente voulue. Terrain régalé.
Régalement. s. m. Synonyme de Régalage. Travail que l'on fait pour aplanir un terrain et le mettre de niveau. Faire le régalement d'une aire, d'une surface.
Régaler, v. a. Dans les Ponts et Chaussées, Dresser, égaliser, aplanir un terrain après y avoir fait des déblais ou des remblais. Régaler un chemin, Lui donner sur tout son parcours la pente et le niveau nécessaires. Régaler la voie d'un chemin de fer, Y répandre le ballast d'une manière égale.
Régaleur. s. m. Ouvrier qui régale, qui étend et foule les terres d'un remblai.
Regard, s. m. Action de regarder; Ouverture par où l'on peut regarder, par où l'on regarde. — Dans l'Architecture hydraulique et les Ponts et Chaussées, Sorte de puits ménagé de distance en distance au-dessus d'une conduite d'eau, pour en faciliter la surveillance intérieure, y faire
los répnrnlionfi ou y établir les robinets de distribution néccsBaircH.
Regarnir, v. a. (larnir de nouvcHU.
lic-ganùi' un eanapé, des fauteuils. Re^ garnir un ajjpartement démeublé.
Régie, s.f. Administration flont on est tenu de rendre compte. — Dans les Pont» et ('-haussées, Travaux en régie^ Travaux exécutés au compte fie l'Ktat, et sous la surveillance d'un de ses agents, quelquefois aux dépens d'un soumissionnaire qui n'a pas tenu ses engagements. Etats de régie, Ktats des matériaux employés et des dépenses erfectuées pour l'exécution do travaux mis en régie.
Régisseur, s. m. Dans les Ponts et Chaussées, Agent de l'Administration qui fait e^xécuter des travaux pour le compte de l'État, d'un département ou d'une commune. Régisseur comptable.
Registre, s. m. Livre où l'on inscrit les actes, les affaires, les recettes et les dépenses de chaque jour. Registre de comptabilité. — P]n Fumisterie et Poèlerie, « Pla- « que ordinairement de tôle, soit ronde, « soit en parallélogramme, qu'on pousse, « tire ou tourne en différents sens pour « activer ou diminuer le tirage d'un four- « neau, d'un poêle, d'une cheminée dont « ce registre occupe tantôt l'entrée, tantôt « le tuyau, afin de donner plus ou moins « de passage à l'air. »> Legoar.\nt. — Kn Mécanique, Appareil qui, dans certaines machines à vapeur, met la chaudière en communication alternative avec le dessous et le dessus du piston.
Réglage, s. m. Action ou manière de régler; Résultat de cette opération. Le réglage de ce papier, de ce registre est mal fait.
Règle, s. m,. Instrument plus ou moins long, droit, plat ou carré, fait de bois, de métal ou de caoutchouc durci, que l'on applique sur un corps plan, lorsqu'on veut y tracer des lignes droites, et qui sert à diriger Tobjet avec lequel ces lignes sont tirées. La règle, l'équerre et le compas sont des instruments indispensables aux menuisiers, charpentiers et tailleurs de pierre. — Règle à dessiner. Planchette rectangulaire, mince et allongée, dont les arêtes vives servent à guider le crayon ou le tire-ligne pour le tracé des lignes droites. — Relaie à calcul. Règle logarithmique, Instrument composé de deux règles mobiles glissant l'une à côté de l'autre, sur lesquelles sont tracées des divisions logarithmiques au moyen desquelles on peut faire rapidement les principales opéra-
RKG
RfiO
lions de l'arithmétique. — Règles de proportion, Uè^Mcs divisées coiuiiie colles du compas (le proportion. — Règles a rainureSj Insli-uiuoiit à l'aide diupiel on peut traeer d'un mouvement continu les roselles proju'es ù exécuter tous les eontours |)()ssil)lcs d'uu dessin donné, et, réciproquement, tous les dessins possibles (pie peut produire une raselle donnée. = Kn Arillmu'lique, On entend par Règle, La série d'opérations qu'on doit exécuter sur des noml)i-es connus j»our trouver des nond)res inconnus. L«'s quati-e règles fondamentales de rarithmétique, dites vul- ^,'airement les t/ualre règles, sont l'addition, la soustraction, la multiplication et la division. — Règle (le trois, (Jueslionoù trois termes d'une proportion étant donnés, il laul par leur moyen en chercher le quatrième.— /»V^/^ d'alliaj^e, d'échan^^e, d'escompte, d'intérêt, de société. r=: ( )n entend aussi par Règle, Les principes et méthodes ipii servent à la prati(iue ou à l'enseijj'uement des arts, des sciences, etc. Cclui-lù n'est jamais un hon constructeur, qui no bàtit pas selon les règles de l'art.
Réglé, ée. partie p. et aâj. Marqué d'espace en espace de raies droites, horizontales ou verticales, destinées à (lirijjrer récriture ou la pose des chiflres. — Kn Construction, Appareil réglé, Celui dont toutes les assises (»nt la même hauteur. Ihi mur bien construit doit être élevé par assises réglées. — Pièce réglée, se dit de Toute pièce de trait ou coupe de pierres, (jui est en li^ne droite par son prolil, comme les larmiers, les trompes, les arrière-voussoirs, etc.
Règlement, s. m. \n point de vue industriel, Statuts, prescriptions, ensemble des règles (jui, dans une usine ou un prrand atelier, determiiu'nt l'ordre et les conditions dans lesipiels doivent s'opérer les travaux, en même temps que les oblipalions et les droits des ouvru^rs. =: .action de régler, d'ordonner, d'arranger, de déterminer. — Règlement de compte, .Vp- })robation définitivo d'une dépense par l'autorité compétente. — Action de régler et de réduire des mémoires de travaux.
Plaider en règlement de compte. Le mémoire du peintre montait à 800 fr., le rèalement l'a réduit d'un cinquième. — Dans le Commerce et l'Industrie, Solde d'une facture ou d'un mémoire en billets. Je ne peux pas vous donner d'argent, je vais vous faire un règlement à trois mois.
Régler, r.a. Tracer des lignes sur un registre, sur un papier, à laide d'une règle. Vous allez me régler ce papier de
telle façon. — Déterminer, décider d'une certaine manière, précise, définitive. J'ai réglé i{n'ii l'avenir le chantier serait ouvert à telle heure et fermerait à telle autre. — Réf/ler un compte, l.'iunHev. — Régler le 7némoire d'un entrepreneur. Le vérilier, le contrcMer, en réduire les dillerents articles à leur juste valeur.
Réglet. s. m. l*etite moulure plate, droite, saillante, qui, dans les compartiments et panneaux, sert à en séparer les parties et à former des guillochis et des entrelacs. Le réglet dilVère du lilet ou listel, en ce que sa forme ne varie point et qu'il se profile toujoui's également comme une règle. — On désigne aussi, par ce mot, La règle de menuisier et un outil de bois dont on se sert pour dégauchir les j)Ianches.
Regrattage, .s*, m. -\ction de regratter un edilice. — Kn .\rchitecture, LesyiV^;Y/^tages ne sont bien souvent (ju'une sorte de vandalisme : ils nuisent singidièrement à la pureté des formes.
Regratté, ée. partie, p. et adj. (iratté de 11. m \ eau. — Mi(r regratté. Vieux mur sur lequel on a passe la ripe pour le reblanchir.
Regratter, c. a. (iralter de nouveau.
— Kn Architecture, I^nlever avec la ripe, et (piehpiefois avec le fer à retondre et le marteau, la sui)erticie d'un vieux mur en pierres de taille pour le remettre à neuf.
— En IMomberie, Knlever, avant (juelle soit refroidie, la soudure d'un ouvrage mal soudé, pour réparer une faute (|uo l'on a faite. z=. Kn (iravure, Hetoucher avec le burin. — Se dit aussi de L'action delTacer avec un grattoir les traits d'une planche déjà gravée, pour la repolir et y graver autre chose.
Regraver, f. a. Uefaire des traits do graviu." r^ur une planche à la place d'autres qu'on a effaces. — .\jouter, après coup, quelque chose à une planche déjà gravée.
Regrossir, v. a> En Gravure, Elargir les tailles et les hachures d'une planche.
Régulariser, r. a. Hendre régulier ce qui n e«Nt point conforme aux règles. Régulariser une dépense. Régulariser des écritures.
Régulateur, Régulatrice, adj. Qui règle, qui régularise. Force régulatrice.
Régulateur, s. m. Celui qui règle. — Kn Mciaïuque, Nom donné, en général, à Tout organe qui, dans une machine, a
ni 8
Ri^:o
RKJ
pour o])jcl (In lYîj^Ior la mnrohe rlti m(^rnnisnui cl d'en coitIi^mm' Ich ii'r('';^MiInril(''s. — liéf/nlatcnr à jxipilloa, Hc^nsh-c <(iii r(''p,Hc la (|iiMiitilô (lo VM])(Mir (|iii |)mss(; dn la ('.hiuuliôro (ruiKî locoiiiolivc, dniiH hî oylindio. — Régulateur à force centrifuge, Anli'(Miji|)nroiI du mrinn }^(!ni-o, innis lon<lô SIM" la propricHn (jn'oril deux houles niôiallifiuos do s'ocarlcir (ranlani plus (pi'cdhîs sont animées d'un inouvcnieiit plus raj)idc.
— Regidateur a souf/lel, i\[)\)i\v(i'\\ fpii i-èj,Me roiivoi'lurc des vannes des roues liydrauli({ucs. LAitoussp:. — En Plomberie, Armure du laminoir, qui règle et dirige la pression des tables qu'on lamine de manière à ce qu'elles no soient pas plus pressées d'un coté que de l'autre. — En Métallurgie, Régulateur (ht soîcf/let, Réservoir d'air, sorte de chambre dans laquelle se condense l'air qui sort du soufflet avant d'être lancé dans le porte-vent.
— En Fonderie, Régulateur du feu, Instrument par lequel on obtient un degré de chaleur déterminé et qui sert à la conserver longtemps avec la même intensité.
Régulation, s. f. Action de régler, action régulatrice.
Régulier, èrs. adj. Qui a de la régularité. — Dans les Arts, Qui est conforme aux règles spéciales, aux règles particulières à tel ou tel art. — Se dit, en Architecture, non-seulement De ce qui est conforme aux règles de l'art, mais de Tout ce qui est d'égales proportions, de tout ouvrage dont les parties sont semblables et disposées symétriquement. Un édifice régulier. Une façade régulière. = En Géométrie, Figure régulière, Celle dont tous les côtés et tous les angles sont égaux. = Solide régulier, Solide dont toutes les faces sont des figures régulières. — Corps réguliers, Les cinq polyèdres, dont toutes les surfaces sont des polygones réguliers égaux entre enx.
Rehaussage. s. m. Action de rehausser, de relever par des rehauts.
Rehaussé, ée. jmrt.p. et adj. Élevé, monté plus haut, relevé. — Dans les Arts, ce qu'on fait ressortir davantage, dont le relief ou l'effet est accru. 1771 dessin rehaussé de blanc, Un dessin où des touches de crayon blanc rendent les lumières plus vives.
Rehaussement, s. m. Action de rehausser, d'élever plus haut. — Faire le rehaussement d'une muraille.
Rehausser, v. a. Hausser davantage, élever plus haut. Rehausser un bâtiment. Rehausser un comble. — Relever. Re-
hausser un plancher r|ui s'est afTaissé. — liolevcr, fnii-e paraître, faire saillir dnvanlnj^'o au moyen d'un liavail sjiécial. Rehausser de blanc fies mouluroH (;t dos ^'•risaillcs. Les oml)r(*s dans un tableau rehaussent l'éclat des couleurs, (les ornements ont été rehaussés d'or. — Los vernisseuis entendent \)f\v rehausser. Donner j)lus de clair aux jours et plus d'obscurité aux ombres.
Rehaut, s. m. En I^einture, Retouche d'un ton clair servante faire ressortir des ligures, des ornements, des moulures. — Dans un Lableaii, Les rehauts sont les endroits où la lumière éclate davantage, où les teintes, les couleurs sont les plus claires et les plus vives. — Dans les Dessins lavés. C'est ordinairement le blanc du papier qui forme les rehauts.
Reins, s. m. pi. Épine du dos considérée comme siège de la force chez l'homme et les animaux. — En Architecture, Se dit, par analogie, De cette partie d'une voûte comprise entre la portée et le sommet, qui correspond au joint de rupture et qui en est l'endroit le plus important à étudier, parce que c'est là qu'a lieu la plus grande fatigue.
Rejet, s. m. Nouvelle pousse d'une plante, d'un arbre, qui semble comme rejetée, poussée hors du tronc ou d'une des branches. — Par analogie, Les Fonlainiers appellent de ce nom Un petit bout de tuyau de plomb soudé sur un corps de pompe et par lequel l'eau s'échappe quand on manœuvre la pompe.
Rejette-Eau.^, m. Moulure pratiquée extérieurement à la partie inférieure du bois d'une fenêtre, pour empêcher les eaux pluviales de pénétrer dans la chambre. — Quelques Dictionnaires écrivent Rejéteaic, mais à tort.
Rejoindre, v. a. Joindre de nouveau, réunir des parties qui avaient été séparées.
Rejoint, ointe, part. p. et adj. Joint de nouveau. Tous les morceaux dispersés de cette mosaïque ayant été retrouvés, ont pu être rapportés et rejoints.
Rejointoiement, Rejointoyement.
s. rn. En Maçonnerie, Action de rejointoyer, de remplir les joints des pierres d'un nouveau mortier. Avant de procéder à l'opération du rejointoyement. On dégrade les joints à 0™03 de profondeur et on les lave à plusieurs reprises, afin que le mortier adhère parfaitement.
Rejointoyer, v. a. Refaire les joints