‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 205 sur 285 · RIP · texte numérisé non relu

RIP

non

sert onrore dans les forp^es h divers usages, notamment à (U''l)Iay»*r le trou de eoulée, à donner issue à la fonte, auvseorics, etc., et sa forme y est modifiéo à raison de l'emploi aucjuel on le destine.

Ripage. s. m. Kn Maronneiie, Aotion de i^-^r.illi r, de polir la pierre avec la ripe ; Résullat de cette action.

Ripe. s. f. riutil de fer îicére et denté, en t'ormi' de riseau arrondi et recourbé par le bout, dont les marons, les tailleurs de pierre et les sculpteurs font emj)loi pour {^Militer et polir leurs ouvrages. — Sorte d'auge ciiculaire dans laifuelle so meut une nu'ule verticale.

Riper, r. a. Uatisser, gratter avec la ripe. Riper une sculptui-e, une corniche, une façade.

Risban. s. ni. Kn Fortilication, Terre- I*lein garni de cnnons, pour défendre l'entrée d'un port.

Risberne. .y. f. Dans les Constructions bydriiulniues. Intervalle entre les pieux juiiilil's et le bAtai-dcau. — Heti'aite en talus au pied d'un mur ou d'un ouvrage (luelcomiue pour le préserver des eaux.

=z Ksi)ace empierré au pied d'une jetée pour en protéger les fondations.

Rive. s. f. Le bord d'un fleuve, d'une rivieie, d'un lac, d'un ctang, et, dans un sens plus général, bord seulement. La Rite d'un trottoir. La Rite d'un four. La Rite d'un chemin. La Rive d'un bois. — Kn |tavage, Rite se dit des deux faces latérales de chaque pavé lorsqu'il est en place.

Rivement. s. m. Action de river.

River, r. a. .\plalir, refouler ou recourber de force en dessous la pointe d'un clou ou de tout autre objet que l'on enfonce, pour le mieux assujettir. — Machine à rircr, .Machine au moyen de laipielle on peut faire mecaniiiuement et ovec bien plus de rapidité et de solidité toutes les rivures que nécessite aujourd'hui l'emploi considérable ([ui est t'ait du fer et de la tôle dans les constructions.

Riverain, s. m. Celui qui habite le long dune rivière, d'un fleuve, d'un lac, ou qui a une propriété à la rive d'une forêt, «l'une route, d'un chemin. Les rite* rrt/;ïA(lela Loiie, de la Seine, de l'Yonne. Les rirerains des chemins de fer. — Se dit également De ceux qui habitent les maisons bordant les deux cotés d'une rue, <lans les villes. Les riverains de la rue Saint-Uenis. Les ;'/rtf/*ai;w des quais.

des boulevards. — .\dieclivement, Les propriétaires riverains^ les maisons ritemines.

Rivet, y. m. Sorte do clou spécial servant a l'assemblage des feuilles «le métal et «pii, étant rivé, les maintient et les lixe l'une sur l'autre. Les rivets sont en cuivre, en aciei* ou en fei-, suivant (jue les feuilles (ju'ils «loivent assembler sont en l'un ou l'autre de ces métaux. Le corps des rivets est cylindri<|ue, et d'une longueiu' suftisanle |>our |>ernu'ttre au marteau d(î le refoulei- et de donner à son extrémité la forme d'un cône faisant tète et maintenant, avec la tète opposée, les feuilles serrées l'une contre l'autre. Depuis l'extension <lonnée à la fabii<ation «les ina«'hines à vapeur, les rivets sont «levenus d'un emploi considérable et l'on a dû recourir à des moyens mécaniques pour les fabriijuer plus rapidement.

Rivet, s. m. Kn ('onslruction, Hord d'un toit qui se t«'rmiiie à un pign«m. — S'emploie «luehjuefois pour Cordeau. Tirer un mur au ritet.

Riveur. s. hi. Ouvriei* dont la spécialité est de river ou de faire des rivets.

Rivière, s. f. Crand cours d'eau nalu-

ri'l <pii st* .jclle quchjuefois dans la mer, mais plus iialiituellemcnt «lans une autre rivière ou dans un lleuve. — Kn termes de Joaillerie et de l'arure, (Collier aux chaînons duijuel sont enchAssés des diamants. Lne rivière de diamants.

Rivoir ou Rivois. s. m. Sorte de marteau servant a faiie les tètes des rivets. — On appelle aussi de ce nom, Le marteau à boulerolle dont il est fait usage pour donner mccani«iuement la forme a la tète du rivet.

Rivure. s. f. Hroche «le fer passée dans les eharnières «l'une liche pour en tenir unies les deux ailes. — Kn général, Toute tète faite à une broche, à une tige de fer, pour l'assujettir dans le trou où on l'a mise.

Robinet, s. m. .appareil metaiiiijue fait itt)ur être adajdé a un tuyau de conduite et «pii se ferme ou s'ouvre à volonté pour contenir, faire écouler ou j)énétrer un li«juide ou un gaz. • Les Robinets, «lit

■ L ' 'it en deux cylin«lres, «1 I» ^ ; -s et de même «lia- « mètre, dont l'un est creux et l'autre

■ plein. Ces cylindres, placés l'un «lans

■ l'autre, sont percés de trous qui peu- « vent se correspondre. Le «•ylin«lre exté- « rieur, qui est toujours la partie fixe,

lion

«( poilc le nom i\('. Jioifiscau ; rmilrn |)orlc « le nom de Clcf. Lo ))oisscMU s'cmhrim- « cIk! siii- les ('(jiKlnilcs ou l(!S liilx'S ;iu « moyen (1(5 Inljulmcs à hridcs on d'nn « joinl (Ml plomi). » Inih'ïpcndammiMit d(; co j^cnrc do robinets^ dils Robinets à bois- S('fff(, dont rusn;4'(î est U^ plus liHMjncnt et (pii sont les [)lns simples et les j)his connus, il en est (rnuires «pii en difilërcnl plus ou moins dans (iuel(|ues-unes de leurs dispositions et ({u'on emploie dans certains cas sp(M'iau\ : le Robinet à deux ou trois eaux, par exemi)ie. Dont la clef est percée de manière à cori-espondre à volonté à deux ou trois, tuyaux dilTérenls ; le Robinet de jauge, A deux ou trois clefs, dont une, celle du milieu ({uand il y en a trois, porle dans r(jL'il un diaphragme percé d'un trou jaugé pour fournil' un volume d'eau déterminé ; le Robinet a tête. Dont la clef est surmontée d'une poignée en forme de béquille; le Robinet en ciil-de-tampe, Qui verse l'eau par un orifice ouvert à son extrémité inférieure ; le Robinet à col de cygne. Fort usité pour les baignoires des maisons de bains, et dont la clef courbée en col de cygne, est creuse par le bas et contient elle-même l'orifice par lequel s'écoule le li(fiiide ; \q Robinet à siphon, Qui a la propriété de puiser à la surface d'un liquide qui dépose, de manière à n'en prendre que la partie clarifiée ; le Robinet à deux faces, Celui dont la clef, étant percée de part en part, laisse écouler le liquide dans deux positions diamétralement opposées ; le Robinet de jauge, Destiné à faire connaître exactement le niveau de l'eau dans les chaudières à vapeur et à régler le débit d'une concession d'eau. — On appelle Robinet de deux pouces, de trois poîCCes, Un robinet par ou passent deux ou trois pouces d'eau. — En général, Tout tuyau servant à donner et à retenir le liquide contenu dans im vase, est un robinet. Le robinet d'une cuve, d'une fontaine, d'un tonneau. — Se dit quelquefois pour La clef du robinet. Tournez le robinet. Lâchez le robinet.

Robuste, adj. Solide, puissant, capable de supporter l'effort, la fatigue, le poids. Des piliers robustes.

Roc. s. m. Masse de pierre très-dure et profondément enracinée dans la terre.

Une construction fondée sur le roc est toujours solide. Il existe des contrées où les habitants se taillent, se creusent des habitations dans le roc.

Rocaillage. s. m. Travail ayant pour objet de donner à la surface extérieure

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d'une coiislruclion, au j»aromcnt d'un mur, uncî Mpj».'ii(;n('(! i-uslique et rocaill(;us(!. — Dans les c(indilioris les plus ordinaires, sauf d(î léj^ères in(>dilicalionH, le rocaillage se fait avec des inoellonH en meulière brulo ou quelqucftjis smilléc grossièrem(Mit, et l'on remplit les ^lands joiids et les défauts formés jiar les iri'égularités de tnilhî au moyen d'éclats do moellons ou de petits fragments de meulière concassée. Dans les rocaillages d'ornementation, les parenK.'nts appai-ents des mui's sont enlièi-ement reeouveils en fragments de meulière ou de moelhin, j)armi lesquels on mélange des corpiiliagcs et de petits éclats de meulièi-e, de ])ierres volcaniques, de granit et de mâchefer de 0'"03 à 0'"04 de c(jté, qui sont scellés sur un ci-épi de chaux, de ciment romain ou de plAtre coloré. Ces sortes de rocaillages, quand ils sont encadrés dans des bandeaux de pierre de taille et qu'ils sont disposés avec symétrie, peuvent être quelquefois d'un aspect fort agréable.

Rocaille, s. f. Amas de petites pierres, de coquilles, telles qu'elles se détachent des rochers. — En Architecture, Ouvrage de décoration rustique et fantaisiste qui, au lieu d'avoir la régularité ordinaire des constructions, imite les rochers et les produits bruts de la nature. On exécute ainsi en rocaille, pour l'ornementation des parcs et des jardins, des voûtes, des grottes, des fontaines, des salles, et l'on emploie pour cela des coquillages, des meulières, des fragments de roche, des pierres brutes, des pétrifications, des fossiles et même des matières artificielles imitant plus ou moins des produits de la nature. — On appelle anssi de ce nom, Un genre de petits meubles fort en vogue sous Louis XV, tels que pendules, vases, flambeaux, etc., représentant à l'extérieur des rochers, des grottes, des amas de coquillages, mais dont le style, qui s'harmonisait parfaitement avec le genre décoratif et le mobilier prétentieux, maniéré de cette époque, est aujourd'hui en complet désaccord avec nos goûts, notre esprit, notre langage, notre costu'ne et nos usages. Ces objets ne sont p" is guère recherchés qu'à cause de leur bizarrerie. — On dit, adjectivement, Style rocaille.

Rocailleur. s. m. Ouvrier qui fait les rocailles, qui travaille en rocaille.

Rocailleux, euse. adj. Plein de pierres, de petits cailloux, d'aspérités.

Roche, s. f. Masse de pierre isolée ou

non, engagée dans la terre moins profondément que le roc, mais sur une étendue

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