SAÏ
sAr
lial)l(»s, Icllcs (|ii(' l;i cIi.iua, la soiiflo, la l)()lass(' on la iiiiii^iirsic ; ru ({iii fait fjiroii l(î trouve dans les écni'icîs, les ('lahlcs, les cavi'H, sur l(!s mui'S (1(îs hahilalioiiH sornld'cs cl humidcH, dans los i)làlr(5S, los vieilles murailles et les démolilious. — SaliK'tre ferreux^ A/otalcî de diaux fjui se produit en crnorcisccMiccs salines sui- l(*s inui's liuinid(;s. — Sédirnenl jjrovenanl de ])l;Ui'as et de ^ravois de dérnolilions (jui ont été lessivés ])Our en extraire le salpêtre^ et ((u'on ('mi)loie comme moi'ticr pour sceller les i)avés.
Salpêtre. ^;ar/.;;. ciadj. Qui est imprégné de salpêtre. }\\m'^ salpêtres.
Salpêtrer. i\ a. Couvrir, imi)réf,'-ner de salpêtre. L'humidité M//;^//re les murs. Quand le sol et les murs d'une maison sont salpêtres^ les papiers de tenture, los par([uels et les lambris y pourrissent vilement.
Sanctuaire. .9. m. En général. Lieu leriné et consacré par la religion. Le sanctuaire de Notre-13ame-de-Lorette. — Dans les églises catholiques, On donne plus particulièrement le nom de Sanctïcaire à cette partie de l'église où est le maitre-autel et où s'accomplissent les cérémonies du culte ; il est ordinairement pavé de marbre et fermé d'une balustrade.
Sangle, s. f. Bande large et plate, faite ordinairement de cuir ou d'un fort tissu de chanvre, et qui sert à ceindre, à soutenir, à serrer. — Sangle de hât^ sangle de selle. Sangle qui passe sous le ventre de Fane, du mulet ou du cheval, et qui est fixée au bât ou à la selle des deux côtés, de manière à la maintenir. — Les fabricants de meubles et les tapissiers font un grand usage des sangles en tissu de chanvre pour garnir les fonds de lits, de fauteuils, de canapés, etc. — Lit de sangle, Lit composé de deux châssis croisés en X, sur lesquels sont tendues des sangles ou une toile de même tissu. — Bande de cuir dont on se sert pour lier et porter certains fardeaux.
Sangler, v. a. Garnir de sangles , mettre des sangles. Sangler un lit. Saiigler une chaise, un 'fauteuil, un canapé. — Geindre, serrer avec une sangle. Cheval, mulet sanglé.
Sanguine, s. f. Sorte de minerai de fer, couleur de sang, que, pour cette cause, les savants appellent aussi Hématite (du grec Haima, sang). G'est un produit volcanique, dont on obtient d'excellente fonte, et qui, en outre, sous les noms
j <lc Ferre t d'Espagne et d(î Pierre a fjrunir^ j Sei'l à polir ejM'tains (!or|ts, parlieulierement les métaux. On en fait égalem(M»t d(?H crayons d'un j^rand iisa^'o dans le dessin. Ces (trayons, ordinaiienionl en hâtons cnrrc.s de 0"'001 à 0"'()(MJ «l'épaisseur, peuvent donner de; trés-l)eaux «lessins, larges, doux, n)oelleux, et qui emi)runlent un grand charme à leur eoulein- d'un l'ouge foncé, un peu rompu.
Mais, comFue la sanguine csi grasse de sa nature et que, jtar suite, elle adhère au papier plus solidement que la [)lu]*art des crayons noirs et des pastels, il est difficile de l'effacer, et, pour celte cause, il importe que ceux qui rcmi)loienl soient doués d'une certaine expérience et d'une grande sûreté de main. Certains artistes du xviii» siècle qui, par un long et patient exercice, avaient acquis une grande lialnleté manuelle, se servaient de la sanguine de préférence à tous autres crayons. Bouchardon. Carie Vanloo, Greuze, Chardin, Boucher et plusieurs autres ont exécuté ainsi de fort belles études, de magnifiques dessins, aujourd'hui très-eslimés et très-recherchés. Hlsquisse, portrait à la sanguine. — Dessin exécuté avec ce crayon. Il existe au musée du Louvre des Sanguines de Baphaël, du (^orré^^e, du Dominiquin. Plusieurs des Sanguines de Greuze sont considérées comme des chefs-d'œuvre.
Sap. s. ni. Sorte d'abréviation par laquelle, dans certains chantiers, on désigne quelquefois les bois de sapin. C'est du sap.
Sape. s. f. Se dit, en général, de Tout instrument (masse, marteau, pic, pioche ou hache) employé isolément ou concurremment avec d'autres, pour pratiquer des tranchées, des ouvertures dans la terre, en brisant, creusant, fouillant, coupant ; Ouvrage, quel qu'il soit, ainsi exécuté. — Se dit particulièrement, en Maçonnerie et dans les Travaux de siège, de L'action de saper, de creuser au pied d'un mur, ou sous les fondements d'un bastion, d'un édifice, pour l'abattre, le détruire, le renverser. — Dans le Génie militaire. On désigne par ce mot. Les tranchées soutenues ou non par des gabions, les chemins couverts, les boyaux et autres ouvrages de même nature pratiqués par des assiégeants en vue de s'abriter dans leurs approches sur le corps de la place assiégée. Sape pleine. Sajye entière. Sape double. Sa2)e volante. Demi-sape. La sape et la mine sont des moyens de destruction fort usités en temps de guerre.