‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 224 sur 285 · SER · texte numérisé non relu

SER

cheft dans in p^onre de celles qui «c voient sur la jjcau df;H sorpenls. — Dans le lan- L'ag(; des Deaux-Arls, Ligne serpentine, \Ài;no ondulcuHC.

Serpentin, s. m. F^n Kiimislcrie, Se dit d lin appareil on forme de Kpirnle, qu'on emploie depuis quoique temps pour emf»èe,hei- les cheminées de fumer.

Serpentine, s. /'. Hoche ordinairern<Mit verdàli-e, nuancée de plusieurs couleurs, très-ductih;, ti'ès-tendre, mais en m<>me temps onctueuse, et par cela môme compacte, résistante et susceptible d'un beau poli. (Certaines variétés (la serpentine noble, entre autres), marquées de veines noires et vei-tes, servent à faire des tabatières, des vases de flifCérentes formes, des socles de pendules et même des statuettes.

Serpette, s. f. Petite serpe. — Outil de plombier.

Serrage, s. m. En Mécanique, Action de serrer. Vis de serrage. Sur les Chemins de fer. C'est en opérant le serrage des freins qu'on ralentit ou qu'on arrête la marche d'un convoi.

Serre, s. f. Galerie, bâtiment clos ou non de vitrages, exposé au midi, où l'on renferme pendant l'hiver les arbres, les végétaux qui ont besoin d'être abrités contre le froid, et pendant toute l'année ceux dont la délicatesse exige constamment une température plus ou moins élevée, naturelle ou artificielle. — H y a des Serres de plusieurs genres : on appelle Serre froide. Celle dans laquelle la température n'est modifiée ni élevée par aucun moyen artificiel ; Serre tempérée. Celle qu'on ne chauffe artificiellement que pendant les plus grands froids et qui, le reste du temps, est attiédie seulement par les rayons solaires; Serre Chaude enfin. Celle où constamment on entretient une température très-élevée, soit à l'aide de poêles ou de calorifères, soit au moyen de la vapeur d'eau. La Serre chi7ioise n'est qu'une sorte de .fosse recouverte de châssis vitrés. — A l'exception des orangeries et des serres, dont la construction est d'une date déjà ancienne, la plupart des serres sont construites en fer, celui de tous les matériaux qui présente le plus de force, dont le volume occupe le moins de place, et qui, interceptant le moins les rayons du soleil, remplit le mieux par-là même le but qu'on se propose dans ces constructions. Quant au mode de construction de ces bâtiments, dont quelques-uns sont très-vastes et d'une grande importance, leur forme, leur aménagement, leur dis-

si:r

position intérieure varient néoessairement a raison des lieux et des destinations snéeiales que nous venons d'indiquer. z= Vax Fondeiie, On donne le nom de Serre, à Une presse dont les ouvriers so servent pour serrer l'une eontro l'autre les deux parties d'un moule.

Serre-Papiers, v. ;//. Arrière-eabinet

ou 1 On serre des papiers. — Sorte de tablette divisée en compartiments, et qui d'habitmlo se plaee au bout d'un bureau pour y ran^'er des papiers. — l*etit meuble de marbre, de bronze, de plomb, de eristal ou de verre, (ju'on pose sur les papiers d'un bureau |)Our les tenir dans l'ordre où on les a mis.

Serrure, s. f. Maehine de fer ou de cuivre (ju On applique à une porte, à un eoffre, a un nuMible, etc., pour servir à les fermer. Snivant le Manuel du Serrurier (eolleet. Hoi-et), « La Serrure est lui « parallélipipède dont la face principale « se nomme pnlastre ; le côté oppose se « nomme courerture; les ipiatre autres a faces forment l'épaisseur de la serrure. « Celle de ces faces rpii tr.iverse le jiènc « se nonune le bord ou rebord, les trois a autres ont le nom de cloison. Os six « eôtés forment une boîte (pii coîitient « toiil le mécanisme. Le pêne se meut sur « le palaslre, il est contenu par un res- « sort qui le comprime et s'introduit dans « des coches (pii lui sont destinées. Lue « clef inti-oduile dans cette machine accro- « rhe, en loiu-nant, le ressoi-t et le sou- « lève, tandis (ju'en même temps elle ■ rencontre une barbe du pêne, la pousse « et le fait marcher; ce pêne, en sortant « de la serrure, enti-e rlans une ^'Acln» qui « retient sa tète fortement, au moyen de « quoi la porte est fermée. Pour empé- • elier qu'une autre clef ouvre la serrure, « on dispose dans son intérieur des « pièces minces ipii sont autant de p<u*- «< lions de diaphra;^'mes placés de telle « manière qu'ils passent lil)remcnt dans <« des ouvertures ménagées à la clef. • Kn résumé, lame de la serrure est le pên^ mis en mouvement par une clef spécialenuMit faite pour elle, clef qui, pour ainsi dire, lui est personnelle et qui ne ponri'ait s'adaptera une autre serrure, les f;ai-iiilui-es intérieures, les cardes qui en défendent lentrée , ayant été de leur côte combinées et modelées sur la clef elles-mêmes. Il en résulte donc que le plus ou moins (l'inviolabilité de la serrure réside dans la perfection plus on moins grande de cette combinaison, et c'est |>ourquoi les serruriers habiles imaj^inent tous les jours des moyens nouveaux de garan-

tir cette inviolabilité contre les entreprises dos larrons et des crocheteurs. Les Serrures le j)lus généi ' it en usage sont : — La Serrure o , C.)ui sert à

ouvrir un lo(|uet ; — la Serrure a Vitalienne, l'our portes à coulisses, dont les pênes ont des crochets qui s'engrènent dans la gAche; — la Serrure bénarde. Oui s'ouvre des deux côtés, avec lacjuelle on peut s'enfermer en dedans, et (jui, n'ayant

fioint de broche, n'a pas besoin d'une clef orée ;— \ii Serrure demi-tour , Dont le péno se pousse avec un bouton, une pomme, une olive, et s'ouvre aussi avec un demitour de clef, mais qui, indépendamment du demi-tour, peut avoir un ou deux toiu-s ;

— la Serrure a pêne dormant, (Jui ne peut se fermer ou s'ouvrir qu'avec une clef;

— hi Serrure à deux fermetures, i}m se ferme h deux pênes par deux endroits dans le Itord du j)alaslre ; — la Serrure îi pêne en bord ou à auberonnière. Dont le pêne, qui ne sort pas, fait sa c(»uise en dedans du boi-d, et passe dans l'auberon de l'auberonnière, (jui s'introduit j)ar une entrée faite dans le rebord ; — la Serrure à ressort. Oui se ferme en tii'ant la porte, et sans laide de la clef; — la Serrure de coffre, plate ou à moraillon, (Jui se met en dehors des malles et coIVres, et dont le |)ène se meut dessous le palastre ; — la Serrure de sûreté. Dont le travail plus soigné, plus parfait ([ue celui des serrures ordinaires , renferme des com[)licalions qui la rendent difiicile et souvent nn-me impossible à crocheter; — la Serrure a secret. Dont les combinaisons sont telles que, même avec la clef, vous ne pouvez la fermer ni Touvrir, si vous ne possédez pas le secret. — Indépendamment de <'es diverses serrures, il y a encore les Serrures il pompe et à gorge, les Serrures à détente, les Serrures à répétition avec crénumc dans la gâche, les Serrures tréflières, les Serrures à bosse, etc., etc.

Serrurerie, .v. f. Ait de fabriquer les serriires et, en général, ,\rt de travailler le fer, c'est-à-dii'c do le forger, de le souder, de l'assembler, de le façonner avec le marteau et la lime, pour l'appliquer aux divers besoins des constructions et de l'industrie. La serrurerie d'art. La serrurerie du bâtiment. La petite serrurerie.

\.n grosse serrurerie. — Au x* siècle, la Serrurerie avait déjà fait dans nos contrées ries progrès considérables : l'histoire constate qiic. vers 1)19, (laudry,4*î* c venue d' Auxerre, lit élever dans son église des portes tout à fait remarquables par la beauté de leurs ferrures. .\u cours des XI* et XII* siècles, un grand perfectionne-

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mont fut enrorn apiioilr dnnfl In r.onRlniPtion (les j^rillos et des pontiirns do porto, quo l'on docorait dn flcMirons, do feuillage» ot (riiniin.'iiiK. On r.'il)ii(|u.-iil aiiKsi déjà d(^s ol)j('ls (TmiI, des UHl(;iisil('s de luxo do louto sorte, des colïVets, dv:i onndélabres, des réchauds, des chenets, des étuis, dos heurtoirs, dos marloaux de porte, dos sorruros rivalisant do t'oi-mo, do Uni ot do délioatosso avec les travaux les ])lus soif,''nés do roi'fôvrerie. Chaque siècle qui suivit apporta dans la Serrurerie du hàtinionl dos porfeotionnomonts ot des procédés nouveaux. Les artistes du xvi° siècle, sans né^'-li^'or les grands Iravaux, s'appliquèrent i)lus spécialement aux ouvrages do pcUic serrîirerie, et, pour satisfaire aux modes du temps, ils fabriquèrent aussi dos coflVets, dos étuis, dos serrures, de petites armoires d'un admirable travail. Au xvii® siècle, bien que le goût décoratif fût un peu altéré, il se produisit encore chez nous de belles pièces de grande et de petite serrurerie^ mais, au XVIII® siècle, la mode des appliques de cuivre étant venue, la ferrure des meubles fut abandonnée et, par suite, la serrurerie se trouva réduite aux travaux du bâtiment et de la mécanique. Ainsi restreinte depuis assez longtemps aux mêmes ouvrages, la serrurerie semblait ne devoir jamais sortir de ce champ un peu limité, quand les progrès de la métallurgie et le remplacement du bois par le fer vinrent lui ouvrir des débouchés nouveaux et lui faire prendre un développement considérable. Le xix' siècle vit donc apparaître ce qu'on est convenu d'appeler la grosse serrurerie, et c'est à cette industrie, dont le cercle s'élargit chaque jour, que nous devons les charpentes et les planchers de fer, les ponts de fer, et tous ces édifices, tous ces travaux, parfois gigantesques, dans lesquels la pierre elle-même est aussi remplacée par la fonte et le fer. — Paris passe pour être le centre de la serrurerie de luxe et de précision.

Serrurier, s. m. Ouvrier qui fabrique des serrures, qui exécute toutes sortes d'ouvrages en fer, qui sait conséquemment forger, souder, braser, tarauder, fraiser, limer, qui sait aussi assembler, ajuster, mettre en place des pièces quelconques, grandes ou petites, de fer, de fonte ou d'acier, même celles qui lui viennent toutes faites des mains du quincaillier. Les serruriers sont généralement des hommes intelligents ; assez fréquemment il s'en rencontre qui sont de véritables artistes, d'habiles mécaniciens, à qui l'industrie doit l'invention ou l'exécu-

tion d(î rnaehinoH d'une hnnte portée. Serrurier on bAllmonls. Serrurier en voitures. Serrurier m(^cani(;ien.

Sertir, t. a. En Serrurerie, liéunir une pièce de, fer à une auti'o par do jieliles lèvi'(!s, do [)eliles saillies disposées au bord du trou dans lequel cette pièce doit être fixée.

Sertissage, s. m. En Serrurerie, Action do sortir, do fixer une pièce dans uno autre, en rabattant à l'entour les lèvres ou saillies ménagées au bord de l'ouverture dans laquelle celte pièce est ajustée.

Servante. 6'. f. Petite table que, dans les repas, on dresse auprès de la grande, pour y déposer de la vaisselle, du dessort ou d'autres objets, ot suppléer au service des domestiques. =: Dans les Usines métallurgiques et les grands ateliers de serrurerie. Outil servant à soutenir le bout des longues pièces de fer dont l'autre extrémité est dans le feu de la forge ou dans les mâchoires d'un étau. — Anneau de fer qui serre les tenailles d'une forge. = En Mécanique, Pièce de bois employée dans quelques machines à meule verticale tournante, et qui, disposée de manière à entraîner en tournant la matière placée sur le bassin, oblige celle-ci à se présenter successivement sous la meule.

— On nomme aussi Servante, Une pièce de bois disposée sous une voiture pour lui servir de support, lorsqu'elle est arrêtée dans la position de tirage. On l'appelle quelquefois Chambrière.

Serve, s. f. Grande caisse percée de trous et plongée dans l'eau, pour conserver du poisson. — Mare creusée dans la cour des fermes, en Bresse. — Réservoir d'eau pour l'irrigation, dans le Dauphiné.

Servitude, s. f. Suivant les art. 637, 638 et 630 du code civil, « La servitude Qsi « une charge imposée sur un héritage « pour l'usage et l'utilité d'un héritage « appartenant à un autre propriétaire. — « La servitude n'établit aucune préénii- « nence d'un héritage sur un autre. — « Elle dérive ou de la situation naturelle « des lieux, ou des obligations imposées « par la loi, ou des conventions entre les « propriétaires. »

Le plan que nous nous sommes tracé dans cet ouvrage ne nous permettant point d'entrer ici dans de longs détails, nous devons prier le lecteur de voir, Pour les Servitudes qui dérivent de la situation des lieux, les art. 640 à 648 du code civil ;

— Pour les Servitudes établies par la loi, les art. 649 à 685 du même code ; — et,

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