‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 231 sur 285 · SOM · texte numérisé non relu

SOM

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{nv.'ilcriu'iil pour KOiitr'riir lloiil (les (Milrrvfjiis.

r6}^''()iil d'un loil.

Solide, adj. Vax ^ûiiûi'al, Qui a de lu consistanco, dont IcH parties, udhùrcnlos li's unes aux aiili'cs, doniouronl iialundlcinciil dans la iik"!!!!!) siliialioii. La picriH;, le l)()is, Uî inail)rt!, les iiiélaux sont des corps solides. IjOS (juartz, les ^nanils, les silex sont les matériaux de conslruetion les plus solides. — Se dit, en particulier, De ce ({ui est ferme, robuste, capable de résister au ciioc, au poids, au temps. Des murs solides. Un i)lanfdier solide. Une cliari)ente solide. Des fondations solides. — Terrain solide^ Terrain consistant sur lequel on peut Initir en toute sécurité; par opposition à terrain mouvant. — Kn Peinture, Couleurs solides, Couleurs l)ien faites, (jui résistent lon^^temps à l'action du soleil ou de l'humidité, qui ne s'elï'accnt pas facilement. — Coloris solide, Coloris dont lestons sont nets, vigoureux.

Solide. .9. m. Ce qui a de la fermeté, de la consistance. 11 faut creuser jusqu'au solide, si l'on veut asseoir solidement les fondations d'un édifice.

Solin. s. m. Se dit généralement, en Construction, de Tout enduit de plâtre, de toute saillie de pierre ou de maçonnerie ayant la forme d'une bande et servant à combler un vide, à raccorder des surfaces, à empêcher des infiltrations. — S'entend, plus particulièrement, de L'espace rempli de plâtre ou de maçonnerie, qui existe entre les bouts de chaque solive, qu'ils soient appuyés sur une poutre, sur une sablière ou sur un mur. — S'entend aussi de L'arête de plâtre, de ciment ou de mortier, qui se fait le long d'un mur de pignon pour y joindre et sceller les premières tuiles ou ardoises. — Plâtres faits intérieurement, le long des murs, au pourtour des parquets et des collets des marches d'escalier.

Solivage. s. m. Calcul, évaluation du nombre de solives qu'on peut extraire d'une pièce de bois ; Action de diviser, de mettre une pièce de bois en solives. — Se dit quelquefois pour Solivîcre.

Solive, s. f. Pièce de bois de brin ou de sciage, servant, avec d'autres semblables, à soutenir un plancher, et dont les extrémités portent soit sur les poutres ou les sablières, soit sur les murs. — On appelle Solives d'enchevêtrure. Celles dans lesquelles le chevêtre est assemblé par chacune de ses extrémités, et celles, plus courtes, qui sont assemblées dans le

chcvrti-e ; Solixe boileuse, Celle dont une des extrémités est Hcidlée dans le mur, (!t l'autre assemblée danH un chevôtrc; Solive passante, Colin qui fait la largeur d'un plancher sans poutre ; Solive en empannon, (^elle qui est assemblée en Inais sous un linçoir; Solive de remplissage, (!elle (jui est placée entre deux autres solives, pour remplir l'intervalle. — On rlonnait aussi autrefois le nom de Solive ou Pièce, à L'unité de mesure en usage pour les bois de char[)onte. Cette mesui-e équivalente à un parallélipipède rectangle, d'un derni-j)ied eari'é de base et de 12 pieds de hauteur, représentait trois pieds cubes, c'est-à-dire environ 10 décimètres cubes de notre mesure actuelle.

Soliveau, s. m. Pièce de bois plus menue et plus courte que les solives.

Solivure. s. f. Ensemble des solives d'une construction, d'un bâtiment.

Solvabilité, s. f. État d'une personne solval)le ; Pouvoir, moyens qu'on a de payer.

Solvable. ad.j. Qui a de quoi payer, qui peut répondre d'une dette. Dans les Travaux publics. On exige souvent des entrepreneurs une caution bonne et solvable. — Dans le Commerce, dans l'Industrie et les Affaires, Pour être réputé solvable, il ne suffit pas de payer ce qu'on doit, il faut encore elfectuer ses payements avec exactitude, il faut de plus que cette exactitude soit notoire, et que ceux avec lesquels vous êtes en relations n'aient pas le moindre doute à cet égard et acceptent vos effets sans inquiétude d'aucune sorte.

Sommet, s. m. Le point le plus élevé, la partie supérieure, l'extrémité de certaines choses. Le sommet d'une tour, d'un clocher. Le sommet d'une colonne.

Le sommet d'un pignon, d'un comble. = En Géométrie, Point le plus élevé d'un corps, d'une figure. Le sommet d'un cône, d'un triangle, d'une pyramide. Le sommH d'un angle est le point où viennent se réunir les deux côtés de l'angle. — Le sommet d'une figure est le sommet de l'angle opposé à sa base. — Le sommet d'une courbe est l'extrémité de l'axe d'une courbe qui a deux parties égales et semblables.

Sommier, s. m. En Tapisserie, Sorte de matelas de crin piqué servant à remplacer la paillasse dans un lit. — Sommier élastique. Autre genre de matelas également destiné à remplacer les anciennes paillasses, et qui diffère du premier en

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ce que son élasticité repose sur un sys- Irnu' (lo ressorts. C.oinnit' il y a des 6'0//imiers élastiques à^' plusieurs genres, dont les types d'ailleuis sont tous connus, nous n'cntiepicndrons pas d'expUipicr ici leurs nuxics iW l'ahrication. — \\n \vchiteclure, On appelle Snmmiei\ La pierre qui re(.'oit la retonii)éc d'une voûte et, d une nninière générale, toute pierre qui,

f (Osant sur un pied-droit ou sur une coonne, est en coupe poui* recevoir le pi*eniier claveau d'une plate-bande. = Vax Chnrpenterie, (îrosse pièce de hois qui porte sur deux pieds-droits de maçonnerie, et sert de linteau à une haie de poite ou de croisée. — Dans les l'onts en liois, Toutres enlretoisées et conlreventées, sur Icscpielles repose le plancher et qui constituent à elles seules l'ossature résistante <le l'ensenihlr. — IMi'ce de hois sur hnjuelle tourne un moulin. — l^ièce de bois à laquelle une grosse cloche est susjiendue par ses deux anses. — (Irrtsse pié(X» de bois sur hupiclle est ai)puyéo une consti'uction lrès-|(»urde. ::= Kn Menuiserie, Partie supérieure dune jalousie sur laquelle joue la machine sei'vant à lever ou à baisser cette jalousie. = Kn Serrurerie, Traverse du bas de toute espèce de grille.

Sondage, s. m. ()i)ération au moyen de laquelle on peut reconnaître, même à une très-grande profondeur, les diverses couches d'un tei-rain, leur nature, leur oi'dre successif, leur continuité, et l'interposition des sources ou amas d'eau (jui peuvent s'y rencontrer. Le sondage se l'ait à l'aide d'une série d'instruments dont la conformation et le nom varient suivant la nature du sol dans lequel ils .doivent agir, et ces instruments, (|u'on ai)pelle trépans, tarières, pilons, lirebourres, arrache-sondes, etc., sont mis en action par un appareil qui reçoit le nom de Sonde.

Sonde, s. /". Appareil qu'on fait pénétrer plus ou moins profondement dans la terre, soit pour reconnaitie la nature des diverses couches d'un terrain, soit pour forer un puits artésien. La sonde, intlépendamment de sa léle qui ne change pas, est composée d'un certain nombre de liges rigides en fer, (ju'on assemble lune au bout de l'autre au furet à mesure que Ion croise plus avant ; elle porte à son extrémité inférieure un instrument apte à ouvrir le terrrain et qui, suivant le besoin, est un trépan, une tarière, un pilon, etc. On fait tourner la son<ie à laide d'une manivelle qu'on lui ada[)te, et «ju'on change progressivement de place. Une

chèvre munie d'un treuil et d'un cAblo sert à souh'ver la sonde et à l'abaisser, toutes les fois cpi'on le jnge nécessaire. 11 y n, uu reste, plusieurs manières d'employer et de mano'uvrer la sonde \ c'est par la pratique qu'on apprend à les connaitre.

Sonder, v. a. Creuser, percer lo sol avec la sonde, soit pour reconnaître les diverses couches d'un terrain, la présence ou la qualité d'un minerai, soit pour forer un puits, etc. =z Kn Construction, Sonder une poutre, La piquer avec une pointe pour s'assurer cpie le bois en est sain, (ju'elle n'a point «le vides à l'intérieur. — Souder un bâtiment. S'assurer par (|uel- (jues i>erl'oialions ou démolitions partielles de son mode de construction, do la nature et de la qualité des mateiiaux qu'on y a fait entrer, alin de juger |)ai-là de son plus ou moins de solidité. = Kn Menuiserie, Sonder le bois. Découvrir légèrement les planches sur le phit avec le rabot, pour voir si la couleur en est bonne. =z Kxplorer, constater l'état d'un objet, en frappant dessus des coups dont le son est un indice. Sonder du placat/e, S'assurer s'il sonne le creux, s'il se décolle.

Sondeur. , y. ///. (.elui (pii sonde, «jui oiMTc des sondages. Voi\\i\imcv-SondeU7' et foreur de puits artésiens.

Sonnette, s. f. Petite clochette, suspendue au bout d'un ressort à l'intérieur dune habitation, près de la porte d'entrée, et (lui, mise en mouvement à l'aido d'un cordon correspondant, qu'on tire du dehors, sert à prévenir les habitants de la maison qu'une personne demande à entrer et (pi'il faut lui ouvrir. 11 existe aussi des sonnettes, dont les cordons sont disposés à l'intérieur des apj)artements, à portée des maîtres, qui n'ont qu'à étendre le bras et à tirer lorsqu'ils veulent appeler un domestique. La pose des son- 7iettes nécessite presque toujours le percement des murs et des plafonds pour faire passer les lils de fer ou de cuivre qui aboutissent aux ressorts et mettent la sonnette en mouvement. Ce travjiil reganle ordinairement les serruriers = Dans les Ponts et Chaussées et l'.Vrchitccturc hydraulique, .Machine emjdoyée pour soulever le mouton ave<' lecpiel on eiifonce des pieux, tles pilotis, lue sonnette se compose essentiellement de <leux montants ou pièces jumelles formant coulisse, entre lesquelles glisse le mouton, maintenu, lui, pai* des joues ou mentuDuels, ou par des rouleaux qui s'cngu-

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gonl dans Ich couliHsoH. I.c moiiloii est ôlovr, his,sé (îiilrcî los iiionljiuls à Vi\'u\v. (l'uiic cordo (jiiî va i)asH(M*, à la i)aili(! Hiipéi'iouro do la S07irielte, kiii* la t,'or^ço d'unn poidio, ol c'est à raiiti'(; (ixlrc'mitô do colld cordo (|nc s'a[)jdi(jii(! Im lorco ncccssjiirc à l'aKctînsioii du iiioiiloii, \a\h Somuttcs sont do trois sortes : On appollo Sonnette h tirande, (lollo dans la((iiollc lo moidoM est soidcn'é \)'M' des lioiiiines tirant cliacuii sur une eordclio rclié(; au cAhIc ])rincipal, (pi'ils lAciiont ensuite pour laiss(M' retomber lo mouton ; Sonnette à déclic, (-elle dans la([uelic la chute du moulon, soulevé à l'aide d'un treuil, est déterminée par un mécanisme aulomoleur; Sonnette à vapeur, (^ollc dans laquelle lo treuil do la sonnette a déclic est remplacé par un appareil à vapeur.

La manoîuvro do la sonnette à tirande est plus lento et plus t'alii^'anto que celle de la sonnette à déclic, et l'ofTet on travail de chaque homme est beaucoup plus grand dans cette dernière (|ue dans colle à tirande. Cependant, dans quelques circonstances, on les emploie concurremment l'une et l'autre. La première sert à mettre en fiche ; avec elle on obtient plus do précision dans cette opération, on peut obvier à une pose irrégulière, à une fausse direction. Avec la seconde, on termine lo battage, on force les pieux à pénétrer dans les bancs les plus durs.

Quoi qu'il en soit, toutes les fois qu'on voudra obtenir dans le battage des pieux des résultats véritablement prompts et tout à fait économiques, c'est à la sonnette à vapeur qu'on devra recourir; avec elle, il suffit d'une locomobile de 6 chevaux pour mouvoir un mouton de 1100 kilogrammes.

Sonore, adj. Qui rend un son ; Dont le son est beau, agréable, éclatant. — En Architecture, Qui répercute, qui renvoie bien le son. Une église, une voûte sonore. Si cette salle était voûtée, elle serait bien plus sonore.

Sonorité, s. f. Qualité de ce qui est sonore. — Se dit, en particulier, de La propriété qu'ont certains corps de renforcer les sons en les répercutant. La grande salle des assises du palais de justice d'Auxerre manque, dit-on, de la sonorité nécessaire.

Sortir, v. n. Dans certains cas. Se détacher, faire saillie, avoir du relief. On dit, dans les Arts du Dessin, qu'Une figure sort bien, pour exprimer qu'elle est bien détachée du fond.

Soubardier. s. m. Principal étai d'une

machine servant à fîxtraire loB masses do pi(Mre d'unr; carrière.

Soubassement, .v. 7n. Kri AirhitccluK', l'iulic inrciicurt; d'une coriHlruclion sur laquelle tout rédiflce semble porter, et qui est une espèce de piédestal contirni, ayant une base et une corniche. « Ijtsou- « bassement, dit Vioi.LKT-LK-lJi;r;, ditlV-re « du so(dc en ce (ju'il se compose de « ])lusieurs assises, qu'il prend une cer- « laine importance en haulour, en saillie, « en richesse, tandis que le so(df; n'est « (pi'uno simple assise formant un empa- « tement peu prononcé. » — Kn Maçonnerie, Tablette de plAtre qu'on place sous le manteau d'une cheminée pour servir à diriger la fumée. — Un Tapisserie, Garniture d'étofle qui se met au bas d'un lit et qui descend jusqu'à terre.

Souc. s. m. En Métallurgie, Nom de rUno des principales pièces de l'ordon.

Souche, .s. /". Tronc, tige, source, ])rincipe, origine. — En Administration et Comptabilité, Partie qui reste de la feuille d'un registre dont une portion a été coupée et qui sert à établir l'authenticité de celle-ci lorsque, en les rapprochant l'une de l'autre, il est reconnu qu'elles se correspondent parfaitement dans la découpure du talon, dont chacune doit porter une moitié. Les entrepreneurs de travaux et certains industriels font usage de registres à souches pour contrôler l'emploi de leurs matériaux, la vente de leurs produits ou quelques dépenses d'une application spéciale. — En Maçonnerie, Tuyau ou réunion de tuyaux de cheminée accouplés ou adossés qui s'élèvent au-dessus d'un comble et dont la hauteur moyenne doit être d'un mètre environ. Ce qui fait* souvent qu'une cheminée fume, c'est que la souche n'en est pas suffisamment élevée. — En Hydraulique, Tuyau d'où sort un jet d'eau au milieu d'un bassin. — Cierge postiche, fait de bois ou de ferblanc et simulant un cierge ordinaire. — Se dit aussi Du plus long des deux morceaux de bois ajustés (des tailles), sur lesquels les boulangers et les bouchers font des entailles pour marquer les quantités de pain ou de viande qu'ils fournissent à crédit.

Soucherie. s. f. En Métallurgie, Ensemble des pièces de charpente formant l'équipage d'un gros marteau.

Souchet. s. 7)1. Pierre qui, dans les carrières, se trouve au-dessous du der-^ nier banc, et qui est de la moindre qualité.

sou

Souchever. x. a. Knlcver le soiichel dans uin' cai ricrc', avec des pioches, des coins et auties instnunenls, pour sépaier et faire tomber les l)anes de pierre qui

sont flossiis.

Soucheveur. s. m. Ouvriei' qui, dans les rariières, est spéei/deincnt employé à l'enlèvement du souehet.

Souchon. s. m. Sorte do fer en harres.

Soudabilité. s. f. Proju'iélé inhérente à ceiliiiiis <(»ij(S de pouvoii' s'unir avec eux-mêmes.

Soudable. ndj. (Jui peut être soudé, l'ne des pioprieles (ju'on désire le plus dans l'acier, c'est d'être hien soudable.

Soudage, .y. m. Action de souder; Uésultal «le celte action.

Soudant, ^mte.adj. Oui soude, qui se soude. Tempéra turc du fer soudant. Celle à la(juelle il faut amener le fer pour (pi'il puisse se souder, et cpii n'est auti-e que la Chaude blanche et même, dans bien <les cas, la Chaude suante, quand il s'agit de ^'rosses pièces.

Soudé, ée. jKwt. p. et adj. Se dit d'Un objet uni à un autri> pai- une sou'Iui-e. Le fer et l'îicicr soudés cnx'iiililf ne fdnl plus qu'un.

Souder, r. a. Hèunir deux métaux ou deux nioiceaux du même métal par un nssemblaj^e solide, de manièi-e à n'en faire (ju'une même pièce. Le fer est à peu près le seul métal ([u'on puisse souder avec lui-même sans intermède ; cette opération se fait en chauffant fortement, jusqu'à les amollii", les deux pièces qu'on veut joinilre et cpi'à cet ellet, quand elles sont près d'entrer en fusion, on martelle et on bat l'une sur l'autre. Le fer a aussi la propriété de pouvoir se souder parfaitement avec l'acier et le cuivi'c. Uuant aux autres métaux, on n'arrive ordinairement à les souder qu'en employant un troisième métal, qui, jouissant de la faculté de fondre avant les pièces qu'on veut réunir, forme ave«* elles un alliajj^e d'où résulte une ailhérence parfaite, .\insi, par exemple, on soude le cuivre avec une soudure formée de 2 parties de cuivre et 1 partie de zinc, ou bien de 1 partie d'étain lin et 1 de plomb.

Soudure, s. f. Opération par laquelle on joint ensemble des métaux de même nature ou de nature dilVerente, et cjui, excepté en ce qui touche le fer, se pratique d'ordinaire à l'aide d'autres métaux et de minéraux que le feu met en fusion

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plus facilement que les pièces riu'on veut unir. — La soudure des plombiers se conq)ose de '2 parties d'étain et 1 partie de |)lond); ({uebiuefois l'alliage est à dose égale. ( Miand l'étain domine, on dit (juo la soudure est grasse ; dans le cas contraire, on dit qu'elle est maigi'e. — La soudure du :inc se fait à l'etain pur ; si elle est bien faite, elle est d'une adhérence plus forte «[ue colle du métal lui-même. — Les soudures s'opèrent île plusieurs numières : les plus sinqdes, les plus faciles sont celles <|ui se font sur des plans horizontaux ; celles qui se font sur des plans verticaux sont les jjIus diflicilcs. 11 y a aussi des soudures à côtes, qui servent à joindre les tables de plomb par leurs cotés, et las soudures à nœuds, qui

I s'emploient pour iixer les tuyaux les uns au bout des autres ou pour les joindi'O à des corps de ponq)e, à <les rtdiinets, des brides, etc. — Pour «pi'une soudure prenne solidement, il faut tout d'abord gratter au vif les parties «ju'on veut réunii*, et les aviver ave(; «lu sel amm«)niac, de l'acijle chlorhydi'i«pie ou «lu borax. Dans certains cas particuliers, notam-

; ment lorscjue des aciers trop durs, des fers aigres résistent au feu et ne |)euvent plus être amenés au rouge blan«'. On place les deux objets à souder l'un sur l'autre, on les lie ensemble avec des fils ou des lames de fer, et puis on les couvre, on les entoure de sable ou dai-gile fusible, délayée, qui aide sensiblement à les amollir et active leur soudure.

Soue. s. f. Ktable à porcs.

Soufflé, ée. part. ;>. et adi. Sur quoi on a souffle. — Papier souf/le, Papier de tenture ainsi appelé, parce «lue, lors de sa préparation, apiés qu'il a été enduit préalablement d'une matière visqueuse, on souffle ilessus une poussière «le laine hachée ; c'est le même «lue le papier telovté.

Soufflerie, s. f. Machine soufflante, ensemble «les soufflets d'une forge, d'une usine métallurgique ; Kndr<^it d'une usine où sont établies les ma«'hines soufflantes.

I Soufflet, s. m. Instrument, machine ' qui aspire et chasse l'air dans une direc- , tion donnée. Soufflet de seriurier. Soufflet «le forge. — Soufflet à deux renCsy à double rent, à dfux âmes, S«)ufflet «lont une partie aspire l'air pen«lant que l'autre le chasse, de manière qu'il souffle sans interruption, — Se dit aussi Des «livcrses machines soufflantes employées dans les hauts fourneaux, les usines métallurgiques, etc.

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Souffleur s. on. CoAu'i <\u\ Hoiifllc!, ((iii mcl cil iiioiivciiKMit In soiirilcl d'iirH! Ioi-j,'(î pour (Ml îiclivor hi fou. — Imi ( '.ouslrudioii, ()uvri('i' <|iii, sous les ordrcîs de rii|(|);ircillciir, csl s|)(''('i;iI(;m(!Ml (diar^'ù de; surveiller If IriiiisiKdl cl la [loso des pierres.

Soufflure, s. f. Nom doinH- par les foiidcurs à Des cavilés (jui, sous l'aclion d'un ^MZ et ])on(lanl la solidilicalioii do la nialicro, se l'ormont (pudipiofois dans r(.'l)aisseur d'un ouvra},'C de l'onlc. — Se dit, on général, de Toute oavité produite par l'air dans un métal en fusion.

Souffrance, s. f. En Jurispi-udcnce et (construction, Toléranco i)0ur certaines choses ([u'on pourrait ompù(dicr. — Vue, jour de souffrance, Fenêtre, ouverture donnant sur la proi)riété d'un voisin, qui la souiïVc ou la permet.

Soufre, s. m. Substance minérale d'un jaune clair, considérée comme un corps simple, sans saveur, sans odeur, mais très-inllammable et qui, en brûlant, répand des vapeurs suffocantes, insupportables. — En C.onslruclion, On emploie le soufre fondu pour sceller les ferrements incrustés dans là pierre ; les modeleurs et les graveurs s'en servent aussi pour prendre des empreintes de médailles, de sceaux et autres objets en demi-relief.

Souillard. s. m. En Construction, Trou percé dans une pierre, soit pour livrer passage à l'eau, soit pour en recevoir la chute. — La pierre elle-même ainsi percée. Le souillard d'un égout, d'une borne-fontaine. = En Gharpenterie, Pièce de bois assemblée sur la tète des pilots, au devant et au derrière du radier d'un pont, d'une écluse. — Petit châssis d'assemblage scellé en terre, dans une écurie, pour recevoir et entretenir solidement les poteaux.

Soulagé, ée. i;«r^. j). et adj. Dont la peine, l'effort, le travail ou la charge est diminuée. — Meules soulagées, Meules de moulin dont on a augmenté l'écartement.

Soulager, v. a. Dans les Travaux de Construction, Diminuer l'effort, la pression, la charge. Soulager une poutre.

Soulager un plancher.

Soulevant, ante. adj. Qui soulève ou aide à soulever. — Pompe aspirante soulevante, Celle où l'eau aspirée dans le corps de pompe passe au-dessus du piston qui la soulève.

Soulever, v. a. Élever un fardeau, une chose lourde à une petite hauteur. :

Soulever une poutre, ii/io pi(îrre avec un

levier, avec un (-rie.

Souleveur. .v. m. (!<dui qui kouIovc. — En iMccariiqiie, Dan» les mouvemcnt« ull(!riialils, cpiand le moteur ne prfxluit que l'abaissement du ino})ile, relevalioii se fait à l'aide d'un contre-poids soulevcur.

Soulière. s. f. iJarrc de fer aplatie en verge (;ai'rée.

Soumission, .v. /. Dans les Ponts et Chaussées (;l l'Aflministration, :\cte écrit sui* pa[)ier timljré, j)ar lequel un enti'Cprcncur déclare s'engager à exécuter un ouvrage, une fourniture, à telles conditions. Adjudication sur soumission cachetée. — Oiflinairemenl, loi-squ'il s'agit d'une adjudication de travaux publics ou de fournitures importantes, toute soumission non conforme au modèle donné par l'Administration, dans les cahiers de charges et affiches, est réputée nulle et non avenue.

Soumissionnaire, s. m. et /'. Celui, celle qui a fait sa soumission pour une entreprise de travaux, pour une fourniture.

Soumissionner, v. a. Faire sa soumission, s'engager par écrit, dans les formes et conditions voulues par l'administration, à l'exécution d'une fourniture, d'une entreprise de travaux.

Soupape, s. f. Se dit généralement, en Mécanique, d'Une sorte d'obturateur, de couvercle disposé sur une ouverture de telle manière qu'il s'ouvre dans un sens pour livrer passage à un fluide et se referme aussitôt dans l'autre sens pour empêcher le retour de ce même fluide à son point de départ. — En particulier, Languette qui se lève dans une pompe pour donner passage à l'eau, et qui se referme instantanément pour l'empêcher de refluer. — Soupape de sûreté, Celle qui, disposée sur une chaudière à vapeur, s'ouvre d'elle-même lorsque le degré de dilatation est tel que la chaudière éclaterait, si la vapeur ne recevait point d'issue. — Tampon de forme conique qui, dans un réservoir, sert à boucher le trou par lequel l'eau se distribue dans les canaux. — En Fumisterie, Plaque de tôle orbiculaire disposée dans l'intérieur d'un tuyau de poêle, avec laquelle, au moyen d'une clet fixée à l'extérieur, on peut boucher l'ouverture de manière à empêcher l'échappement de l'air chaud. — En Serrurerie, Pièce de fer montée à bascule pour servir à fermer une ouverture. —

sou

Soupape de soufflot. Soupape «le l)nignoire. Soupape tli' «'iivi-llt' inoilorc. Soupape à houlet. Soupape à lanterne, à doiil)li' siô;^'(\ etc.

Soupente, s. /'. Sorte d'enlre-sol, de petilt' constniction ordinairement en planches, (jni se lait entre deux piani'hers, dans une cuisine, une écurie ou autre lieu, pour y coucher des enfants, des domestiques, ou jxiur quehiue autre usage, Chambre coupée dans sa hauteur par une soupente. — Lien ou harrc tic fci- servant à soutenir la hotte ou l'aux-mantcau d'une eheminco do cuisine. — Kn Mécani(|ue, Toute pièce de bois rpii est soutenue et retenue à phjnd) par son extiemilé supérieure, et dont l'cxlrcmitc inl'éricuic tient en sus{)ension (jueliiue partie d'une machine, comme le treuil, la roue d'une grue. — Dans un Moulin, Pièce de bois qui porte la crupaudine du pivot de la meule tournante, et qu'on relève avec des coins.

Soupier. s. m. Sorte de nioi-llon <{ui s'emploie en maçonnerie.

Soupirail, s. m. Ouverture en glacis, piiiliqucc a la partie inféi'icure d'un bAtimcnt entre deux joncs ram[)antes, j)Our donner de l'aii* cl du jour à une cave, à un sous-sol. — Haie pralit|ucc à plomb dans un aqueduc couvert, ou à plomb dans un aqueduc souterrain, pour laisser échapper l'air (pii pourrait entiavej" le cours de l'eau. — Se dit aussi, en Métallurgie, Des ouvertures praliipiées dans le bouge (les meules de carbonisation. — Fait Soupiraux, au plur.

Souple, adj. (Jui est flexible et peut se plier aisiMuent, sans se rompre», sans rien pei'dre de son élasticité.

Souplesse. 6*. /*. (,>ualite de ce ((ui est flexible, lie ce (|ui est souple. C'est la tienipe qui donne à l'acier sa souplesse.

Source, s. f. Kau ipii conmicnce à souidie, à sortir de terre, et qui forme une fontaine ou donne naissance à un cours d'eatj. — Kn Architecture hydraulique. Sources, au plui'.. Se dit dTnc ««ombinaison, d'un ensemble de fontaines, de ruisseaux artiliciels, bordés de mousse ou de gazon, et formant une espèce do labyrinthe, avec des jets et des bouillons ea et là. Jardin orné d'un bostpiel de sources.

Sourcil, s. wi. Kn .Vreiuteelurc, Dessus d'une porte ([ui pose sui- les picds-di'oits. KAnoussE.

Sourd, Sourde, adj. (Jui n'entend pas

SOU

ou qui a peu de sonorité. Appartement sourd, salle sourde, église sourde, .\ppartement, salle, église ou la voix, les chants, la musique, mampieni de sonorité. — Se dit aussi dTn appai teinent, d'une sallo d'où le biuit intérieur ne transpire |»as, no s'enteml pas au dehors. — Kigurément, en Peinture, Qui jette peu d'éclat. Teintes sourdes, tons sourds. Couleurs mates, vagues, indécises, sans éclat.

Sourdière. s. f. Sorte do volet matelassé, couvert de toile.

Sous-Aile. v. f. Nom sous lequel, dans r.Muricnne Aichilecture, on désignait les bas-cotés d'une église.

Sous-Barbe, s. f. Kn Métallurgie, , Pièce placée sous le tenon du manchon I d'un marteau. — Kn Hydrauliaue, Traverse d'une écluse de marais salant.

Sous-Bief. s. m. Kn llydrauli^iue, Ca-

' nal qui rejoint la décharge des eaux, audessous d'iui bief. — l'ne ries parties do la Miachine hydrauli(jue d'une forge.

Sous-GhevTon. s. m. Dans la charpente d'un dôme ou d'un comble cinli'é, i*ièce de bois dans Ia(juelle est assemblée une clef f|ui retient deux chevrons courbes.

Sous-Doublis. s. m. Kn (ouvertuie, Han^- de luilo qu'on pose à [dat jjour foiiner un égout, et sur lequel est posé I un autre rang, ai>pelé Doublis, (pii le recouvre immédiatement.

Sous-Faîte, s. m. Vax Charpenteric, Pii'ce de bois rpii, dans un comble, est l»lacée de nive:iu au-dessous du faite cl s'assemble entre les ileiix pointons ; elle j se lie avec les fermes par des entretoises, des liernes ou des croix de Saint-.\ndrc.

Sous-Œuvre (Km. \'oyez Œuvre.

I Sous Seing, s. 7n. .\cte sous seing I prive, l'ail entre pjiiticuliers sans intervention d'aucun oflicier public.

Sous-Sol. s. m. Couche du sol sur

laqut'lle ie|iosc la terre végétale, et qui

I sert ou peut servir de base pour asseoir

une «diaussée, une construction. — Se

dit, en .Vrchitecture, d'I'ne eonstiuction

I faite au-dessous du rez-dc-chnussée d'une

' maison. Très-souvent les cuisines sont

établies dans les SOUS-SOls.

! Sous-Trait, s. m. Kit de paille, claie ou chàsM.>> de bois mis sous des matéi-iaux ou d'autres objets cpi'on veut préserver

I de l'humidité du sol.

Sous-Traitant. s. m. C^elui à qui un

SOU

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