‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 255 sur 285 · TON · texte numérisé non relu

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Tonne, s. /. Sorte (Us lonncaii, (h; vuis- Rouii (1(5 l)ois plus ^rand, [>lus ronflô duns son inilicMi (juo lo loniioaii ordinaire. — Tonne à eau, (iramlc Idiiiio inoiilée et llxéc sur Mil cliariol, avec enloiinoii-, seau et rohiiud, pour servir à amener d'une rivière ou d'un {^rand l)assin l'eau nécessaire dans un clianlier de eonsliMu-lion, — Kn terme de Marine et de ('liemin de fer, Unité de poids éfpiivalanl à mille kilogrammes ou dix quintaux métricjues.

Une lonne de fer. Dix tonnes de eharbon. Vingt tonnes de ciment. Cent tonnes de pierre. Voyez Tonnemc, ci-api-ès. — Dans certains départements, Se dit pour Tonnelle.

Tonneau, s. m. Nom donné, en ^^énéral,àTous les fûts ou vaisseaux de bois, de forme ronde, faits de douves assemblées, reliés de cercles et fermés aux deux bouts par un fond, ayant pour destination de contenir des liquides ou des marchandises et dont la capacité, plus grande que celle de la feuillette, est moindre que celle de la pipe. Un tonneau de clous. Un tonneau d'ocre, de blanc de Meudon, de sulfate de cuivre. — Le Tonneau de mer ou Tonneau métrique^ adopté dans la Marine et l'Industrie des transports comme unité de poids, représente le volume d'un mètre cube d'eau distillée du poids de 1,000 kilogrammes. Voyez Tonne.

Tonnelle, s. f. Berceau de treillage en forme de voûte, entouré et couvert de vigne ou de verdure.

Tonnerre, s. m. Ville du département de l'Yonne, aux environs de laquelle s'exploitent plusieurs carrières renommées, dont la pierre, connue sous le nom générique de Pierre de Tonnerre^ est fort employée dans les constructions et les ouvrages de sculpture.

Tontisse. adj. Qui provient de la tonture des draps.

Tontisse. s. f. Toile sur laquelle on a appliqué des résidus de tenture de drap pour imiter des étoffes et qui, sous cette forme, est employée comme tenture. — Papier- Tontisse, Papier de tenture préparé de la même manière. Les papiers veloutés ne sont pas autre chose que des papier S'iontisses.

Tôpe. s. m. Sorte de monuments religieux propres à Tlnde bouddhique, ordinairement élevés sur des tertres ou tumuli, et qui consistent en colonnes isolées ou en tours cylindriques plus ou moins renflées vers la moitié de leur élé-

vation et coifféos parfois d'une espèce de dôme ou d'une lourde culotte sphérique. Heaucouj» de- ces topes Kont entourés de bassins, de galeries et de salles souterraines destinées aux prêtres et aux pèlf'i-ins.

Topographe, s. m. i>M\'\ qui s'occupe de topogra|)hie. — S'emploie quelquefois ad.je(!livement. Peintre topographe, (^elui qui s'occu[)e jjIus [tarliculicrement de la rei)résentation des lieux occui)és par des constructions, par des monuments civils ou religieux, par des groupes d'édifices, par des villes, des promenades, des parcs, des jardins. — Ingénieur iopO' graphe, Ingénieur dont la spécialité est de lever des plans détaillés des lieux, de les reproduire avec toutes les circonstances qui leur sont propres.

Topographie, s. f. Description exacte et détaillée d'un lieu, d'un territoire, d'un canton particulier; à la différence de la Géographie, qui ne décrit que des terres d'une grande étendue, des continents, des empires, des états ou des provinces, et cela d'une manière générale. — Art de lever le plan d'un lieu, d'un terrain, d'en représenter la configuration exacte, avec tous ses accidents, avec les édifices et tous les objets qui sont à sa surface. — L'étude de la Topographie embrasse le dessin topographique, la planimétrie, le nivellement et le lever des sections horizontales équidistantes.

Topographique, adj. Qui a rapport, qui appartient à la topographie. Description topo graphique. Carte topwgraphique.

— L'exactitude, la clarté, la simplicité sont les conditions principales des dessins topo graphiques. Les cartes minutes se font sur le terrain même avec le crayon ; viennent ensuite la mise à l'encre, indispensable pour la conservation delà carte, et le lavis, nécessaire pour exprimer certains détails, distinguer la nature des superficies sous le rapport de leur essence et faire ressortir la configuration géométrique des surfaces. Pour le lavis des plans topo graphiques, on emploie une série de teintes conventionnelles destinées à représenter les diverses cultures ou surfaces qu'offre le terrain. L'encre de Chine, l'indigo ou bleu de Prusse, le carmin, la gomme gutte, la terre de Sienne brûlée et le minium sont les couleurs élémentaires avec lesquelles, en général, toutes ces teintes sont formées.

Torche, s. m. Flambeau fait d'un bout de grosse corde enduite de goudron, de résine ou de cire, et consistant quelque-

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fois en un bâton de snpin ou d'autre bois résineux entouré de uièrhe et de cire. Les anciens faisaient un grand usaj^e des torcher dans les eérénionies religieuses, dans celli's dos fiinéiailles et des liyménées ; ils en faisaient aussi un dos attributs des furii's. Aujourd'hui, les torches étant, dans la plupart des circonstances, remplacées par les cierges, on n'en fait plus guèro emploi (jue la nuit, en plein air, pour éclairci" (juehjuc corlcge. — Kn Peinture, Morceau de linge dont les peintres se servent pour essuyer leurs pinceaux et leur palette. — Kn ('onstruction, Natte de paille avec laquelle les matons j)rotégent les ai-ètes des pierres taillées «{u'ils transportent. — Kn Métallurgie, On apiielle aussi Torche, par altération de Tonme, Kes pa(iuets de lil de fer ou de laiton roulés en cercle.

Torche-Fer. A'. ?>/. Kn Plomberie, Torchon nniuillt' y\\\\ sert à essuyer les fers ù souder.

Torche-Pinceau, s. m. Voyez Torche.

Torcher, r. a. Kn général, Ki-otter, essuyer avec un torchon pour nettoyer.

— Kn Peinture, Torcher vue palette, des pinceaux. Les essuyer avec un linge, après s'en être servi. — Kn Dorure, Torcher le quarteron d'or. Le nettoyer avec un morri'au de drap. — Kn Construction, Torcher, C'est enduire un mur, une cloison avec du torchis.

Torchère, s. f. Vase de fer percé à j(»ui et placé à l'extrémité d'un long manche, dans lenuel on met des uiatiércs conïbustibles, pour éclairer une cour, une place, l'endroit d'une rue où l'on fait quelf|uo construction. — Se dit aussi De ecrtauis candélabres (jui portent des nambcaux, des girandoles, des bougies, et (|ui servent à éclairer les vestibules, les escaliers, les salles des pnlais et des grandes maisons, un jour (le réception.

— Anciennement, Sorte deguéridou triangulaire, fort élevé, dont le pied, la tige et le plateau de couronnement étaient enrichis de sculptures, et sur lequel on mettait des gii-andoles de lumière. = En .Vrchitecturc, Ornement emplove pour servir d'amortisseujenl autour des dômes, des lanlernes, etc.

Torchette. s. f. F^etite poignée do paille pour frotter, pour essuyer. — En Métallurgie, Hingard de fer terminé en pelle. — Instrument de forge sei'vaut à rétrécir le diamètre de la tuyère.

Torchis, s. m. Mortier compose de terre giasso et de paille ou de foin coujjé,

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qu'on emploie pour certaines constructions, notaiument j)our les bAtiments ruraux. On s'en sert aussi, dans les campagnes, pour remplir les vides des bAtiments en charpente et des pans de bois. Mur, maison, grange en torchis.

Torchon, .y. m. Espèce de serviette lU' toile grossière, dont il est fait usage pour toicher, pour essuyer la vaisselle, la batterie de cuisine, les meubles, etc. — Kn Construction, Poignée de paille tortillée ou nattée, (ju'on met sous une pierre de taille pour l'empêcher <le s'écorner, pour garantir ses arêtes pendant qu'on la travaille, ciu'on la transporte ou qu'on la retourne. Voyez Torche. — .Vdject., Papier tifrrhon, Oenre de papier en usage pour la gouache et l'aquarelle.

Tordoir. s. m. Kn Métallurgie, .\j)i)areil a meules verticales servant à broyer I le minerai, et qui est ainsi appelé parce que les i*oues, en écrasant le minerai, glissent, tournent comme en zigzag et semblent éprouver des mouvements de torsion.

I Tordu, ue. partie, p. et adj. oui est I courbe et contourné. Bois, fer tordu.

Tore. s. m. Moulure ronde, variant de I grosseur, (jui, comme une sorte d'anneau, entoure la base et quelquefois l'extrémité supérieui'c du fût des colonnes. — On appelle Tore inférieur. Le plus gros tore d'une base atticjue ou corinlhienne ; Tore supérieur, Le plus petit de la même base; et Tore corrompu. Celui dont le contour ou lu-olil a la forme (l'un demi-cniur. — On prati(iue aussi des tnrcs à la base des piédestaux des ordres corinthien et composite.

Toron, s. vî. (Iros tore pratiqué à l'extrémité d'une surface droite.

Torque, s. m. Nom donné par les Ilo-

mains aux colliers que portaient certains peuples barbares. Lu torque gaulois.

Torque, v. /. Hotte, paquet de 111 do fer ou de laiton roulé en cercle, et qui est ainsi appelé pai-ce que, sous cette forme, il ressemble au torque ou collier des an ciens. Voyez Torche.

Tors, orse. adj. Qui est tordu ou comme tonlu. — Bois tors, Hois dont les fibres contournées semblent former des spirales. — Chaîne à mailles torses, ( ".haine de fer dont chaque maille a élé tordue, pour faire que la maille suivante soit dans un plan déterminé. = Kn .\rchitecj tuie. Colonne torse, C " it le fut est ! contourné eu forme u . . — ColonM

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torse cannelée, Hollo dont lo fiM osl conlonriir, (l.iiis t()iil(i KM loii^MH'iii', (lo {'A\niHîliiics cil lirlice, m li{^MH! spiinlc. — Colonne torse rnden/ée, OcîIIo dont le. ffil est couv(»rt (1(3 rtidcnliiros qui, d(! 1)HS en hatil, lo ooiilournoiit en inaniôre de via.

Torsade, .v. /". Va\ TapiRscrie, Frange do soie, do laine ou autro inaliôro, (jiii est lorduo on liélico et (jui soi-t à orner les rideaux, les draperies, etc.

Torse, s. m. So dit, dans les Fioaux- Arts cl pai'tioulicrenient en Sculpture, d'Une figure humaine, d'une statue, privée de la tolo et dos membres. Lo Torse du Belvédère, Un dos plus admiral)los morceaux de la statuaire antique, orne aujourd'hui le musée du Vatican. — Se dit aussi, par extension. De cette partie du corps humain appelée Tronc, qui comprend los épaules, la poitrine et les reins, abstraction laite de la tète et des membres. Un homme au torse souple et musculeux. Le torse de la Vénus de Milo.

Torse. Dans les Beaux-Arts, Outil à l'usage des sculpteurs, qui s'en servent pour contourner le fût d'une colonne en vis ou en spirale, pour faire, en un mot, les colonnes torses.

Torser. v. a. Rendre tors ; Donner à un objet la forme d'une vis, d'une hélice, le travailler en spirale. Torser une colonne. Torser des pieds de table, des pieds de chaise.

Tortillard, s. m. Nom donné à l'une des variétés de l'orme champêtre, dont les fibres, au lieu d'être parallèles, sont contournées en divers sens. — On dit, adjectivement : Orme tortillard, moyeux tortillard. — L'orme tortillard, doué d'une grande ténacité, s'emploie souvent, en charpenterie, pour les poinçons de combles à plusieurs égouts qui doivent être percés d'un grand nombre de mortaises.

Tortille, s. f. Allée étroite et sinueuse sous les ombrages d'un bois, d'un parc, d'un jardin. — On dit aussi Tortillère.

Tortillis. s. on. En Architecture, Espèce de vermoulure qu'on trace sur le parement des bossages rustiques. — On dit aussi Vermiculure.

Tortin. s. m. Tapisserie faite de laine torse.

Tortoir. s. m. Bâton avec lequel les voituriers, pour mieux assurer la charge de leur voiture, serrent, en la tordant, la corde ou prolonge passée par-dessus cette charge et arrêtée à chaque bout.

Tortu, ue. adj. Oui n'est pas en ligne droite, qui (îhI courbe, oldiquo, de travei'K. In nioif'oau do ïiOin lortu.

Toscan, ane. adj. Qui est originaire do la 'ioscanc;, oui provient do la Toscane. — En Architoctui'o, Ordre toscan^ Nom sous lofjuel on désigne le premier, lo [)liis simf)l(;, le [)lus solide des ordios d'aicliilfîoturo chez les Homains. C-onsidéré comme originaire de l'Eti-ui-ie et comme une imitation dégénérée du dorique grec, l'ordre toscan n'a guère d'original que son extrême simplicité. L'absence do tout ornement, voilà surtout ce qui lo caractérise. Suivant Vitrl've, son chapiteau se compose d'un tailloir, d'une ove et d'un gorgoi'in avec astragale et filet. La hauteur de son piédestal est d'un module seulement. Ses colonnes ont 1 diamètres de hauteur, et cette hauteur est égale au tiers de la largeur de l'édifice. Sa base ne comporte ordinairement qu'une plinthe, un tore et un filet. Il ne reste plus aujourd'hui que de rares fragments d'édifices appartenant à cet ordre. I^es architectes modernes qui ont prétendu faire revivre Vordre toscan, ne l'ont employé qu'en le modifiant, en y ajoutant des bossages, des vermiculations, des congélations et autres ornements ayant pour objet d'en atténuer la lourdeur et la nudité, mais leurs tentatives n'ont abouti qu'à lui enlever sa simplicité imposante, à détruire la proportion de ses colonnes. Le Toscan rustique. Tel est le nom donné à ce toscan défiguré, dont le palais du Luxembourg, à Paris, peut être considéré comme un des meilleurs spécimens. Chapiteau toscan. Colonne toscane. — Architecture toscane. Genre d'architecture où dominent les arcades à plein cintre et les bossages.

Touche, s. f. Action de toucher ; Ce avec quoi l'on touche. — En Peinture, Manière dont un peintre manie le pinceau, dont ilapplique les couleurs sur la toile, dont il fait sentir le caractère des objets. Une touche moelleuse. Une touche fine, légère, facile, délicate. Une touche ferme, noble, fière, hardie, vigoureuse.

Touché, ée. 'part. p. et adj. En Peinture, Ouvrage où les coups de pinceau sont donnés, où les couleurs sont appliquées d'une certaine façon qui caractérise les figures, les objets, soit dans leur ensemble, soit isolément. Toile finement, délicatement, spirituellement, gracieusement touchée. Tête, figure fièrement, vigoureusement touchée.

Toucher, v, a. Se dit, en Peinture,

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d'Uno certaine mnniôrc de donner le coup de pincenu, d'opplinuei' les couleurs sur la toile, afin d'iiiiprimer à l'ouvrage, soit dans son enseinl)li', soit dans ses détails, le caractèi'e qui coiivieut. Ce tableau est bien touché^ c'est-à-dire les coups do pinceau y sont donnés avec beaucoup d'entenlo, de force, do haniiesse, etc.

Toupie, s. f. Dans les Arts et Métiers, Instruuiciil à I aide ducpiel on peut exécuter des moulures de toute espèce, droites ou cintrées, et (]ui est le couipléinent indispensable de tout atelier bien organisé et convenablement outillé. Il consiste en une sorte d«» main de bois llxéc à un ai-bi-e aucpiel on impiime un mouvement de rotation constant par (juebpie moyen mécanique. A celle main est adapté un cône de fer lanlôt rond, tanlot pointu par le boul, suivant le dessin de la moulure «[u'on veut exécuter, et ce cône est îirmé en outre d'une lame elliptique faisant, non en hauteur mais en longueur, à peu près l'oflice d'une vrille ou d'une mèclie de vilcbre- (juin. Le bois à travailler élanl jibicé sous l'inslrumenl , l'impulsion est donnée à celui-ci, qui taille la moulure ù mesure que le bois est ])0ussé. IMus le mouvement est rapide, plus la moului-e est nette et régulière. L'emploi de la toupie, nolammenl de eelle a |jii..e tranchante, inventée par M. iluillict, d'Auxerre, olTre dans la main-d'ceuvre une économie Irès-grande, qui permet de réduire sensiblement le prix do certains objets.

Tour. s. f. nàtiment Uès-élevé, à plusieurs étages, ordinairement rond, quel- i quefois carré ou polygonal, dont on flanquait jadis l'cnccinlo des villes, des chAleaiix, j»our les forlilier. — Tour isolée. Tour qui n'est liée à aucun autie bAtimcnt, soit (|u'elle serve de piison et de fuileressc comme la tour de Londres, soit qu'elle serve de clocher comme la tour penchée de Pise, soit qu'elle serve de phare comme la tour de C.ordouan. — Tour de dôme., Tour circulaire ou à pans, qui porte la coupe d'un dôme, cl dont l'inléricur et l'extérieur sont décorés d'ornements d'architecture. — Tour d'éfflUe, \ HAtiment d'une gran<le hauteur, «udinairement carré, destiné à contenir des cloches et (jui s'élève au-dessus de la façade ou du transept d'une église. Il y a de ces t0U7'S qui sont couveites en terrasse, comme celles de Notre-Dame et de Sainl- Sulpice, à Paris ; d'autres, qui sont surmontées d'une flèche, comme celles de Strasbourg, de Chartres, d'Amiens, ou comme celles de la Sainte-Cihapclle et de Sûinte-Clolilde, à Paris. — Tour de mou-

lin à tenty Mur circulaire qui porte un moulin à vent. — Tour chaperonnée^ Tour surmontée d'un comble apparent. = Kn Construction, Dans un mur cylindri((ue, on apj>elle Tour ronde, le parement c»jiivexe de ce mur, et Tour creuse^ son paremcMit concave. =r Kn Architecture, On nomme Voûte en tour ronde, La voûte établie pour recouvrir une tour ronde ; et Trompe en tour ronde, l'ne es|)èce do voussure soutenant une tour ronde. = Fa\ Fumisterie, Tour creuse, Ph'Kjue de fonto semi-cylindi'i(jue, placée dans chacun des angles «lu contre-cœur d'une cheminée.

Tour. s. m. Machine pour façonner en rond le bois, l'ivoire, les métaux (ju'on dispose dessus et auxfjuels, en h'iir imprimant un mouvement de rotation, on peut, à l'aide d'instruments divers, donner la forme (jue l'on désire. Tour ovale. Tour à flèche. Tour à pointes. Tour en l'ail". — Tour à jtompe. Tour seivant à fileter les vis de bois. — Tour /i curé {ou, plutôt, à figurer}. Tour servant à sculptei-, à graver, à guillocher.:=:Kspèce d'armoire, de boîte cylindrique, placée dans l'épaisseur d'un miu- et tournant sur deux pivots, qui est en usage dans les couvents, dans les hôpitaux, les collèges et autres grands établissements, pour faire entrer ou sortir certains objets, nolanunent pour faire passer les plats de la cuisine dans le réfectoire. — Se dit, en particulier. Des appareils cylindriques, convexes d'un côte et concaves de l'autre, tournant sur eux-mêmes, qui étaient jadis établis aux portes des hospices pour recevoir les enfants nouveau-nés que leurs mères abandonnaient à la charité publique. = Mouvement fie rotation, mouvement «-ireulaire complet, par ctnnparaison avec le mouvement d'un tour. Tour de meule.

Tour de roue. — Tour de clef ou simplement Tour, Mouvement complet de rotation (ju'on imprime à la clef d'une serrure, et par Icfpnd on fait avancer le pènc d'un cran. Serrure demi-tour. Serrure double tour. Fermer à un tour. Fermer n (our. =z Kn «lurisprudencc. Tour le, Servitinb' non re<'onnue par le code civil, mais consacrée, en certains cnilroits, par la coutume et les usages locaux, qui donne au propriétaire du bâtiment auquel elle est (lue, le droit de placer une échelle sur la proj)riélé <le son voisin, pour réparer son mur, et d'occuper à cet effet l'espace de terre nécessaire, espace ordinairement évalué à 2 mètres (6 pieds). — T vallo de 16 à 1" ceni i-

pied) dont les fours cl les forges doivenl

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Aire éloif^nrs dos murs voisins, Riiivnnt los usn^'cs. — Tour de la souris, Inl(îrvallo <l() 1 à 8 ccnlirnrlros (2 à ".i pouc(;H) nui doit l'cslci' vi(i(! culrci une cIimusscj a'aisMucc! cl un niui- niiloycn conlrcî hMjuoI elle est posée.

Tourelle, s. f. Potito tour oonslruilc à l'angle d'un cliûlcau, d'un édifice, et qui ne descend pas jusqu'à terre. Les totl,relles ne commencèi-ent à être employées que dans le courant du xii" siècle, et diuis les siècles suivants, jusqu'au milieu du xvii°, on en fit un très-grand usage. Elles étaient généralement portées en cncorl)el- Icment sur des culs-de-lampe, des conti'eforts ou des trompes. Au moyen âge, elles concouraient à la défense des manoirs et servaient souvent de guérites ou d'échauguelles aux veilleurs chargés du guet. — Tourelle de dôme, Sorte de lanterne ronde établie sur le massif du plan d'un dôme, pour l'accompagner et couvrir un escalier à vis. — En Gharpenterie et Menuiserie, Chacune des parties cylindriques et saillantes qui, à l'imitation des tourelles en encorbellement, flanque les angles d'un buffet d'orgue.

Touret. s. m. Petite roue qui, dans les machines à tourner, reçoit son mouvement d'une plus grande. — Pièce mécanique de fer, de cuivre ou autre métal, ayant deux branches parallèles unies en haut et en bas par une partie pleine qui reçoit un tourillon et une vis, dont l'efîet est de tendre ou de détendre une corde, etc. — En Serrurerie, Petite tringle de fer, dont un bout porte une tête et dont l'autre est courbé en S.

Tourillon, s. m. En Mécanique et en Serrurerie, Se dit Des deux extrémités cylindriques de l'axe d'un treuil, d'une bascule, d'une roue hydraulique, d'un cabestan, d'un mouton de cloche, d'un arbre de machine quelconque, qui, en tournant simultanément dans la concavité du coussinet où chacune est engagée, impriment par-là même à l'appareil qu'elles supportent le mouvement de rotation qui lui est nécessaire. — Se dit également 13u gros pivot sur lequel tourne un pont-levis, une grille, une porte cochère, et aussi de chacun des petits goujons, rivés ou non sur une crémaillère, qui servent à mouvoir les lames d'une persienne.

Tourmenté, ée. part. p. et adj. Dans les Arts, Harcelé, saccadé, travaillé avec afïectation, avec un effort qui se voit. — Dessin tourmenté, Dessin qui manque de naturel, de simplicité, dont les inflexions sont trop diverses, dont les lignes sont

heurlées. — En Peinture, Couleur tourmentée, (Couleur qui, après son application, n été repassée, frottée avec le pinc(!au, et qui, |»Mr suite, est terne, manque de lians|)arence et de fraîcheur. — Figures tourmentées, Figures dont les nttitud(;s forcées rlénotent l'hésitation, les retouches, les cori-ections. — On dit, dans V\ même s(;ns, Ai'chileclure bizarre et tourmentée. — En Serrurerie, Clef tourmentée. Clef dont le panneton, au lieu d'être droit, est contourné en forme de lettre, de chiffre, ou d'autre manière. r= Bois tourmenté, Hois gondolé, dévié de la forme plane, parce qu'il a été tiavaillé alternativement par l'action du soleil et de la pluie.

Tourmenter, v. a. Dans les Arts, Exagérer, dénaturer, forcer, rendre le travail trop sensible. Tourmenter un dessin. Le surcharger de lignes heurtées, saccadées. — ?Zn Sculpture, Des attitudes, des gestes tourmentés. Des attitudes, des gestes qui ne sont point dans la nature, qui sont forcés. — En Peinture, Tourmenter ses couleurs. Les appliquer par couches trop épaisses, les frotter avec le pinceau de manière à leur enlever leur transparence et leur fraîcheur. = Gondoler, déjeter. Le soleil et la pluie tourmentent le bois. — Se Tourmenter, t. pron. Les bois employés trop verts sont sujets à se tourmenter.

Tournage, s. m. Action de tourner, de façonner, de travailler au tour. Le tournage des bois, de l'ivoire, des métaux. — En Métallurgie, Le tournage, qui est une des nombreuses opérations employées pour l'ajustage des pièces au sortir de la forge et de la fonderie, a pour objet, en arrondissant leur forme extérieure, de les préparer à l'alésage, au taraudage ou au filetage, et cette opération se fait à l'aide des tours à la main ou tours à crochet, et des tours à chariot, dits aussi tours parallèles. Cependant le tournage des roues d'engrenage, des volants, des plates-formes, des roues de locomotives et de wagons se fait avec des tours en l'air ou des tours à plateaux.

Tournant, s. m. Endroit où il existe un coude, où une rue, un chemin décrit une courbe, fait un détour subit ; Espace ménagé pour faire tourner une voiture. — En Mécanique, Roue motrice de moulin à eau. Moulin à deux tournants. Moulin à deux roues faisant tourner deux meules.

— En Peinture, Partie sensible d'un contour qui, d'ordinaire, se rend par des plans de couleurs non fondues, rompues.

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Tournant, ante. adj. Qm tourne, qui chI disposé pour toiirnor. l'ont tournant. Moulin tournant cl travaillant.

Tourné, ée. partie, p. et adj. Façonné, travaillé au tour. Des pieds do lable tournés. — Se dit (juolquofois pour Orienté, diri^'é^vei-fi. Eglise bien tournée, mal tour7ufe, H^'lise dont le sanctuaire, dont l'autel est ou vers l'orient.

n'est pas dirii^é, disposé

Tourne-à-gauche. s. m. Instiument à l'usa^H' des serruriers et de que^pies nuti'es artisans. — Il y en n de plusicui-s 80i-tcs : Les l'ns sont des espèces de tournevis, qui servent à faire tourner le corps d'une sonde, à dévisser la ligo d'un outil ou les tarauds serrés trop fortement dans les pas de vis, etc., etc. ; d';\ulr»'s, composés d'une tij^'e recourbée ou munie de crochets à ses deux extiémités, servent à déj^auchir ou à eontourner le fer. Quelqiu'fois, c'est l'n levier transversal qui se manie des deux mains et avec lecpu'I, (juand il est adapté dans la tôle d'un taraud, on donne à celui-ci le mouvement de rotation de droite à pauche et (\o j^'auche à droite nécessaire |)our imprinuM- un lilet ou pas de vis dans un trou | conique ou cylindrique. C'est encore un | outil de fer plat, arrondi par un bout, | dont la partie circulaire est coupée d'entailles au moyen desquelles on écarte à droite et à gauche, alternativement, les dents d'une scie, pour lui donner de la voie.

Tournebroche. .s\ 7n. .Machine servant à faire tourner une broche, et dont le mécanisme est, connue celui d'une horloge, mû j)Mr un poids ou par un l'cssort.

Tourner, r a. Arrondir, façonner, travailler un ouvraj^'e au toui*. Tourner un balustre. Tourner la base dune colonne. Tourner du bois, de l'ivoire, des métaux. — TornNEn. v. n. Vax Peinture, Taraitre arrondi, avoir du relief dans ses conloui's, sur les boi'ds fuyants. Celle tèlc tourne admirablement.

Tournette. s. f. En Peinture, Plateau tournant, au centre duquel l'artiste pose le vase qti'il veut peindre. = Va\ Vitrerie, Nom donné à de petites pièces de verre rondes ou ovales. — Instrument tranchant à l'usafjrc des vitriers.

Tournesol, s. ni. Nom vulgaire de l'heliolrope, de l'hélianthe, du croton des teinturiers et de quelques autres plantes similaires. — Matière colorante, dont on se sert quelquefois nour les enluminures, le lavis, et qu'on obtient en faisant fer-

menter le fruil do ces plantes et certains lichens dans de l'urine, de la chaux ou de l'ammoniaifue. — Pîite de chaux colorée en bleu avec lo tournesol on pain, et qui s'emploie dans la peinturt^ en Intiment.

Tourneur, .y. m. Ouvrier qui fait, qui façoruu' des ouvra^'cs au tour. Tourneur en bois. Tourneur en métoux. Tourneur en pierre, en marbre, en stuc, en plAtre.

Tourne-Vent. s. m. Tuyau recourbé

et moitiie , {(lus ordinairement appelé Gueule de loup, qui se met au-dessus d'une cheminée pour empêcher le vent de s'opposer à l'échappement de la fumée.

Tournevis, s. m. Instrument composé d'niu' lame d'acier trempée dur, (juelquefois emmanché dans une poignée de bois, et (jui sei-t à serrer et à desserrer les vis.

Tourniquet, s. m. Croix mobile do

bois ou lie ter, posée horizontalement sur un j)ivot à l'entrée d'un lieu jtuldic, d'une bai'iiére ou d'iui «•hemin, afin qu'il ne puisse passer (jue des gens de pied et une seule persoime à la fois; ce qui se fait hal)ituellenuMit par mesure de police ou i)oiir facilitei- la perception de quelque droit d'entrée. — Kn Serrurerie, Morceau de fer plat, plus ou moins ouvragé, percé d'un trou à l'une de ses extrémités pour recevoir la tète rivée d'une fiche enfoncée dans un mur, et (jui sert à retenir les jjcrsiennes ou les volets lorsqu'ils ouvrent en dehors. Quand le tourniquet est percé au milieu, on dit qu'il est double, et alors il est presijue toujours contourné en forme d'S. — Kn .Menuiserie, .Morceau de bois lournanl sur un axe et servant à soutenir un chAssis A coulisse lorsqu'il est levé.

Toumisse. s. f. Kn Charpenterie, Nom donné Aux poteaux de remplissage dans l'?s pans de bois, dans les jouées de lucarnes et les cloisons ou il y a des croix de Saint-André, des sablières, des décharges, etc. La toumisse s'assemble ordinairement dans la décharge et la sablière. La pallie qui s'assemble dans la décharge et qui à cet effet est coupée obliipicment, esl taillée en outre à tenons à toumisse.

Tourte, s. f. Pièce ronde formant le plafond d'en bas d'une lanterne de moulin. Hn (lit aussi Tourteau.

Tourterrière. s. f. Gros rouleau en usage dans les ateliers pour le déplacement ou le transport des fardeaux trèslourds.

Tout-Ensemble, s. m. Se dit, en

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Peinture, do I/offol ^'6n(';rnl, do l'hnrmonio rosullniit (l(! la Ix-IN; rlislril)uli()ii Ach divcrHt's parties d'un lald(*aii ot dc^ Icui' parlaild concoi-dancc;. Il pcMit cxislci- daiiH lo d(!ssin dos luaiKjuos do c.ori'oc-tion, queI(iuo oonrusion m(>iiu! dans les dôlnils, mais \o tout-ensemble ost l)icn cnlondu et d'un li'rs-l)id as|(('cl.

Tout- Venant, s. m. liouilln i)rise sans clioix, tollo ({u'cllo est sur le tas, c'est-à-dire en mor(;eaux gros, moyens et menus tout mélangés de poussière.

Trace, s. f. Marque, empreinte, ligne prolongée pour faire connaître une dii'cction, pour servir de repère. — Sorte de pioche ou, plutôt, de pic à deux pointes, en usage dans certains pays pour l'exploitation des carrières de pierre et de marbre. — Ahatage à la trace. Mode d'exploitation des carrières, qui consiste à tracer préalablement chaque bloc au moyen d'entailles latérales, avant de l'arracher de son lit à l'aide de coins ou de quelque autre procédé.

Tracé, ée. partie p. et adj. Dont on a tiré les lignes, marqué, dessiné la trace. Plan tracé par l'architecte. Route tracée à travers champs. Dessin tracé à la poncette. Lignes tracées à l'encre rouge.

Tracé, s. m. Représentation, reproduction et, dans certains cas, indication, modèle de la forme, des contours d'un dessin, d'un ouvrage d'art, à l'aide de traits, de lignes graphiques. Le tracé d'un plan, d'une épure. Le tracé d'une coupe, d'une élévation géométrale. — Se dit encore Des lignes que l'on fait sur le terrain pour marquer l'alignement d'un mur, les fondations d'un édifice, et aussi Des piquets et des jalons parallèles plantés de distance en distance pour indiquer et fixer le parcours d'une voie de communication à construire. Le tracé d'un alignement, d'une fondation. Le tracé d'un canal, d'une route, d'un chemin de fer.

Tracelet s. m. Voyez Traceret.

Tracer, v. a. Marquer, indiquer par des traces, par des lignes, par des piquets, des jalons. Tracer un plan, un dessin.

Tracer un alignement. Tracer une allée, un chemin, une rue. — En Menuiserie, Les ouvriers entendent par ce mot L'action de déterminer et de marquer sur les différentes pièces de bois la place et la grandeur des assemblages, les différentes coupes qu'il faut y faire. — En Construction, Tracer en grand, Dessiner sur un mur ou sur une aire l'épure d'une pièce de trait, d'une distribution d'ornements,

d'un orc, d'une fnçade, de la grandeur fpie l'ouvra^^e doit être exécuté, — Tracer par éiiuarrissenic/iit, S'cntr-nd rie La inanièr<! d(î tracer les pierres |»ar des figures prises sur l'épure et cotées pour trouver les raccordements des panneaux de tète, do douelle, de joint, etc. — Tracer au cingleau. Faire avec le cingleau des ellipses, des arcs, des rampants, des figui-es quelconques plus grandes qu'on ne pourrait les faire au compas. — Tracer sur le terrain, Marrpier pai- de petits sillons, par des jiiquets ou des cordeaux, la place des tranchées de fondation.

Traceret. s. rii. Insti'ument de fer dont les charpentiers et les menuisiers se servent pour marquer, ligner et piquer le bois.

Traçoir. s. m. Sorte de poinçon avec lequel on dessine sur les métaux ou sur le bois les figures qu'on veut y tracer.

Tractif, ive. ad]. En Mécanique, Qui exerce une traction. Force tractiie.

Traction, s. f. Action d'une force qui tire et fait mouvoir un corps en avant d'une résistance, quel que soit l'intermédiaire employé, corde, chevaux, remorqueur ou locomotive. — En Construction, Se dit de L'effort auquel sont soumis certains matériaux, lorsqu'ils sont tirés dans le sens de leur longueur par une force quelconque, effort auquel ils résistent plus ou moins ou sous lequel ils se rompent. D'habiles ingénieurs ont pu calculer mathématiquement la force de résistance des bois, des fers, des fontes et autres métaux à la traction, il importe que les constructeurs se pénètrent de ces calculs et sachent à l'occasion en faire une application judicieuse.

Traînée, s. f. Suite, en petite quantité, de choses de même nature répandues sur une certaine étendue. Traînée de poudre faite pour allumer un fourneau de mine. — En Menuiserie, Trait de compas fait sur le bord d'une planche de cloison, sur le battant d'un dormant de croisée ou autre ouvrage, parallèlement au parement du mur dans le voisinage duquel il doit être posé, afin de marquer ce qui a besoin d'être enlevé sur l'un ou l'autre pour faire qu'ils se rapportent et joignent ensemble exactement.

Traîner, v. a. Tirer à soi avec un certain effort. — En Construction, Se dit particulièrement Du moyen employé dans les bâtisses, par les plâtriers, pour exécuter les plafonds, les corniches, les moulures, etc., en promenant un calibre

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ou profil sur le plAtro mou. Traîner uno cornicho, une plintlio, une moulure.

Trait, s. m. Kn général, dans Ie8 Arts, Ligne Iracée vivement, li'un seul eouj). Un trait de crayon. In trait de pluint'. = Kn l't'inliire vi dans les .\its du Dessin, Ligne au moyen de lai|uelle on imite la forme d'un objet. 11 y n «les peintres «jui se distinguent par la pureté <lii irait et la eorreetion du dessin. — Trait de force, Trait de erayon ajouté à un autre pour le renloreer. — Dessin au trait, Dessin sans ombres. — Figure au trait. Figure dont on n'a tracé (fue les contours, soit d'après un modèle, soit tl'après un tableau. — Prendre le traita (îopier les contours d'une ligure. — Dessiner , peindre à grands traits, Dessiner, poindi-een /rrti/^ larges, libres et sans préoccupalion des détails. — Copier trait pour trait, Copier exactement, avec une ressemblance parfaite.

= Vax (îravuro. Se dit l*oui- taille, hachure. (Iravure au trait. = Kn .\rclutecture, en C.onslruclion, TiaiM^ (l(>s opérations nécessaires pour tailler la pierre et le bois, et pour appareiller les nuitériaux d'une construction. — \,'Art du Trait, « C'est ainsi, dit Viou.KT-i.K-Drc, que l'on • désigne ro|)éiation (pii consiste à des- « siner, grandeur d'exécution, sur une « aire, les projections horizontales et ver- « ticales, les sections et rabattements des « diverses pai'lies d'une <'onstruclion, de <i telle sorte (pie l'apparcilleur i)uisse dé- « couper les panneaux d'appareil; le gA- « cheur, faire tailler les j)ièces de bois « cpii constituent une onivre de charpen- 0 terie ; le menuisier, les membrures et « assemblages des laml)ris, portes, croi- « sées. etc... Le trait, ajoute Vioi.lkt- « i,K-Duc, est Une opération de géométrie n descriptive , une décomposition des « plans nudtiples qui composent les so- « lides à mettre en amvre dans les con- « slructions. » — A|)prendre, coniudtre le trait. La connaissance du trait est indispensable aux char|)entiers et menuisiers pour la bonne exécution et l'assemblage facile et régulier des diverses pièces composant leurs ouvrages. — Coupei'de trait ou Couper le trait. Faire avec de la ciaie, du plâtre ou du bois le modèle en petit duiu' pièce de construction. — Pièce de , trait. Ouvrage ou modèle de construction dont toutes les parties sont agencées selon les règles de l'art. Le modèle de cette voi'ite est une belle pièce de trait. Le trait de cet escalier, de cette voûte, est beau, hardi, etc. — Trait carré. Ligne qui, en coupant une autre ligne à angles droits, forme plusieurs angles ([ui sont

d'équerre. — Trait biais. Ligne inclinéo sur une autre, ou en diagonale dans uno ligure. — Trait corrompu, Dessin de charpente ou do coupe do pierres, tracé à main levée, irrégulièrement, sans correction. — Trait de Jupiter, Mode d'assemblage des bois, dont le profil présente uno ligne brisée de forme à peu près semblable à celle attribuée aux foudres de Jupiter. — Trait picard. Nom donné par les serruriers à des traces, des liguics, (ju'ils font sur le poli des ouvrages soignés, à l'imitation de celles qui existent sur les étoiles damassées. = Se dit également, dans les Ai'ts, De certaines lignes tracées poui- servir de marque. Trait do niveau. Trait de repère. — I.e trait de la scie, La maripie que l'on fait sur l'endroit du i)ois ou de la pierre iju'on veut scier. — ('e ipie la scie empoi'te du bois ou do la pierre (pi'on scie. — Trait de scie, Chaque coujje «pii est faite avec la scio dans un morceau de bois, dans un bloc de pierre.

Traite, s. f. Aciion de tirer. — S'entend, dans l.i Hanque et dans le Monde des aiVaires, d'iiie lettre de change «piun négociant ou industriel tire sur une personne domiciliée «lans une auti'O localité. Voyez Lettre de change.

TraiTiTvay. s. m. Chemin do fer à rails plats, poses à niveau du sol, sur uno route oïdinaire, et sur l0((uel la tiaction est faite par des chevaux.

Tranchage. s. 7n. Action de trancher.

Le tranckagc des bois eu feuilles de placage.

Tranchant, ante. adj. Oui tran(die, qui sepaie, qui divis»; en coupant. Dans tous les Arts et Métiers, Les outils, et iii.strumcnts tranchants sont nombreux. — Se dit, liguiement, de Tout ce qui produit un contraste violent, une opposition vive, brusque, non ménagée. Les couleurs tranchantes choquent généralement, lorsqu'elles sont juxtaposées et «pi'aiicune nuance intermédiaire n'en .nloncil ou n'en ménage la transition.

Tranchant, s. m. Côté aflilo d'une lame, d'un outil, d'un instrument rpii coupe. Le tranchant d'une cognée, d'une hache, etc.

Traxiche. s. f. Nom donne, en Serrurerie. \ plusieurs sortes de ciseaux ou couteaux d'acier trempes dur, qui servent à couper le fer, les uns à froid, les autres, quand il est chaud. 11 y a de ces tranches qui sont de ' Muenls à main,

ayant la foi . .a ordinaire, et

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