‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 274 sur 285 · VES · texte numérisé non relu

VES

(llnntoR-Pyrénùos). — Vert de Corse, Soi'l(i (In {^M'juiil orliiciilairi! snscn|)tilil(î d'un Ix'Mii |»oli. — Vert de Florence, Mmbro vorl anli(nu'. — Vert de vier, Hoclic a base <l(; Ht'i'i)(3iilino, Ircs-lcndru, (riiiic couleur voi'lo assez obs(îurc, taoluîtcc de dillÏTciilfs couleurs. — Vert de Svse, Maihre vcil du l'icuiont. — Vert de cuivre, Soite d(^ nialaciiilc, (lu'oii emploie |)our la dccoratiou à eaus(î de ses belles nuanees, du l)eau poli qu'elle prend, et dont on fait pour cell(> raison des soeles, des vases, des ehauihranles de eheniinée, etc. — Vert de Montagne, Vert de Hongrie, C-arbonale de enivre avec le(jucl on |)eint en couleur d'hei-be. — Vert de Schéele, Arsénile de cuivre, formé artiliciellement avec l'oxyde arsénieux et le deutoxyde de cuivre, qui donne un vert âpre, éclatant, fort employé pour la peinture à l'huile et la coloration des papiers. — Vert de vessie, C'oulcur vcrle qui sert pour le lavis, qu'on prépare avec le suc des baies de nerprun et que les marchands vendent dans de petites vessies. — Voyez Vert-de-Gris, ciaprès. — Vert d'Iris, Matière colorante extraite des feuilles d'iris, qui donne un vert tendre, employé dans la miniature, l'enluminure et le lavis.

Vert, Verte, adj. Ce qui est de couleur verte, de la couleur des feuilles des arbres et de l'herbe des champs. Papier vert. Tenture verte. Rideaux de satin vert. Sièges, fauteuils, canapés, garnis de damas vert, de reps vert, de velours vert. Bordures vertes. Peintures vertes de toutes nuances. — Vert, Se dit aussi De ce qui contient encore de la sève, de l'humidité, de ce qui n'est pas encore sec. Les bois verts ne conviennent ni pour la charpente, ni pour la menuiserie, ni pour la fabrication des meubles. Les pierres vertes, les pierres fraîchement tirées de la carrière, ne doivent pas être non plus employées aux constructions avant d'avoir perdu leur humidité.

Vert-de-Gris. s. m. Nom vulgaire du sous-carbonate de deutoxyde de cuivre qui, sous la forme d'une rouille verte, se produit à la surface des bronzes et des objets de cuivre enfouis en terre ou exposés à l'humidité. On l'appelle Vert-de-Gris naturel^ pour le distinguer du Vert-de-Gris artificiel ou Verdet, Sous-acétate de cuivre, également de couleur verte, qu'on obtient en mettant par couches du marc de raisin et des lames de cuivre. Ils ont l'un et l'autre des propriétés identiques et sont tous deux employés dans la peinture.

Verterelle. s. f. Chacune des pièces de

fer, chacun dcft crampon» en forme d'anneau fixés dans une porte pour tenir un verrou, et dans h^sriiiolK (î«dui-<'i tourne et finisse lorHrju'on le tire ou qu'on lo

J)((IISS(Î.

Vertical, aie. adj. Oui est porpcndieu-

jairc au plan de l'horizon, l/n^nc verticale.

Plan vertical, (larlian vertical.

Verticalement, adj. l'erpendiculaircment au plan de l'horizon.

Vertumne. s. m. Dieu des vergers,

des iVuils et du vin, qui présidait aux saisons et surtout à l'automne, avait à Home, au coin du Grand Vélaàre et du Viens Tuscus, une statue célèbre, f|ui le représentait sous les traits d'un jeune homme ayant une couronne d'herbes de différentes espèces, tenant de la main droite une corne d'abondance et de la main gauche des fruits divers. On lo représentait aussi quelquefois sous la figure d'un jeune homme couronné d'épis et de grappes de raisins, ayant dans ses mains une corne d'abondance qui répand des fruits.

Vespasienne, s f. Nom que, par vengeance et par dérision, les habitants de Rome donnaient aux grands vases de terre cuite, hauts comme une amphore et semblables à un tonneau coupé, établis par Vespasien pour servir d'urinoirs dans les lieux publics, et sur lesquels il percevait une taxe. — Par analogie. Nom des urinoirs publics établis à Paris et dans quelques grandes villes, sous forme de colonne et de petite guérite.

Vestiaire, s. m. Lieu où les membres d'un tribunal, d'une assemblée politique, d'un corps constitué, etc., revêtent ou déposent leurs costumes, et qui à cet effet est aménagé et muni des armoires, patères et porte-manteaux nécessaires. — Endroit d'une communauté, d'un lycée, d'un collège, d'une grande institution laïque ou religieuse, disposé pour recevoir les vêtements du personnel de la maison. — A Paris et dans les grandes villes. Endroit d'un théâtre, d'une bibliothèque, d'un musée, où, en entrant, on est tenu de déposer les cannes, parapluies, vêtements et objets embarrassants, lesquels vous sont rendus à la sortie sur la représentation d'un numéro d'ordre qui vous avait été remis lors du dépôt.

Vestibule, s. m. Pièce plus ou moins étendue qui, à l'ouverture de la porte d'un palais, d'un édifice, d'une grande habitation, s'offre la première à ceux qui entrent, par laquelle il faut passer pour avoir accès

VIA

Page 1