‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 276 sur 285 · VII · texte numérisé non relu

VII

loquol on (Irposp, lo Hoir, pp rpron n flnns HPS poclii's.

Vider. /". a. Hoiidro vido, oulovor, dolnurassrr. Vider un nppMi-lcrncrit. Viticr un clmnlipi". Vider nin; fossii, des lipnx d'nisnnce.s. — Vider des terres^ Les cnlcvoi" d'nn endroit où cllos ^'rncnt. — Vider îine clef y La crousur en dcMlans, lu forer.

Vit, Vive. adj. Qui est en vie ; (,)iii n'a subi aucune altération, ([ui a toute sa force, sa nellelé, son écJat, sa vij,Mieur.

— Rochevive, Celle qui n'est point stralifiée, ({ui est dure et compacte. — Le roc vif-, (-e <(ui forme le roc même, par opposition à la (erre, aux sables, aux matièi'cs friables qui le recouvrent. Creuser jusqu'au TOC vif. Tailler une grotte, une cave dans le roc vif. = Vif fond. Terre qui n'a pas été fouillée. Curer un fossé à vif bord, à vif fond., Le curer de manière à ce qu'il se retrouve dans sa profondeur et sa largeur primitives, c'est-à-dire tel qu'il était et qu'on avait voulu qu'il fût originairement. = En Construction, Vive arête, Le tranchant des angles du bois, de la pierre, du marbre, etc., lorsqu'ils n'ont pas été arrondis, qu'ils ne sont ni écornés, ni émoussés. Pierre taillée à vive arête. Poutre à vive arête. = Chaux vive, Celle qui n'a pas été éteinte, qui n'a pas été imprégnée d'eau. = En Métallurgie, Vives fontes, Fontes vives, Fontes qui, une fois en liquéfaction, sont longues à se refroidir et se tiennent liquides très-longtemps. z= En Peinture, Couleur vive, Couleur brillante, d'un éclat saisissant. = Vif, s'emploie quelquefois substantivement. — En Maçonnerie, Le vif d'un moellon, Sa partie la plus dure. Les moellons doivent être piqués jusqu'au vif. — En Architecture, Le vif dune colonne. Son fût, puisque sans lui la colonne n'existerait pas.

— Le vif d'un piédestal, Son dé, parce qu'il en est comme le corps et la partie essentielle.

Vigneau, s. m. Nom donné, en Normandie, à Un tertre artificiel qu'on avait coutume d'élever dans les jardins, dont les flancs étaient contournés d'un sentier en hélice, et sur lequel s'élevaient des treilles de vigne en forme de cabinet de verdure.

Vignette, s. f. Se dit, en général, Des estampes, gravures et dessins de toute sorte dont on orne le frontispice, le commencement ou la fin des chapitres d'un livre, et qui sont ainsi appelés parce qu'autrefois, d'or.dinaire, ils ne représentaient que des pampres et des raisins. — Se dit également Des guirlandes, rinceaux

cl menus dos.sins qui encadrent quelquefois les laljleaux, lc« couvcilurctt des livroB, etc.

Vignettiste. s. m. .Xrtislc qui dessine

ou rpii ;.'i;iv(' (\r'!^ vignettes.

Vigoureux, euse. adj. Qui a de lu vigueur, de la force, de l'énergie. — Se dit, en l'einlure, de Tout ce qui est nettement, fortement tracé, de ce (jui révèle une touche ferme, énergique, do ces eflets puissants de coloris, fie ces opposition» de couleurs à couleurs, d'ombre et de lumière (\\\\ saisissent l'attention. Ln pinceau vigoureux. L'nc touche vigoureuse.

Des tons, des traits, des contours vigovr reux.

Vigueur, .s*. /. Force, énergie, puissance d'elïet. — En F^einture, On dit d'L'n dessin, qu'il a de la vigîieur, Quand les traits en sont fermes, accusés nettement. — On dit aussi que Le coloris a de la vi^ gueur. Lorsqu'il ressort énergiquement, qu'il saisit l'œil sans le blesser, parce que des tons bruns sagement distribués en corrigent le trop d'éclat. — La vigueur peut résulter aussi d'une opposition bien tranchée des couleurs entre elles ou des lumières avec les ombres. C'est dans ce sens qu'on dit : Des vigueurs bien ménagées, des vigueurs malentendues, exagérées.

Vilebrequin, s. m. Ce mot, dont la véritable orthographe a été altérée par un vice de prononciation remontant à une époque déjà ancienne, s'écrivait et se prononçait autrefois Yirebrequin, ce qui avait sa raison d'être et valait assurément mieux. Presque tout le monde sait que l'instrument auquel il s'applique, et qui est en usage dans plusieurs métiers, sert à imprimer un mouvement de rotation à une mèche (à faire virer un hrequin) qu'on y adapte, pour percer des trous dans le bois, la pierre ou les métaux. — Le nom de Vilebrequin se donne aussi, en Mécanique, suivant Douillet, à « Un arbre « coudé à l'aide duquel on peut convertir « le mouvement de rotation continu en « mouvement de va-et-vient, ou- le mou- « vement de va-et-vient en mouvement « continu : ce qui se fait au moyen dune « bielle, ou d'une courroie embrassant le « coude du vilebrequin. »

Villa, s. f. Nom que les anciens Romains donnaient à leurs maisons des champs qui, dans l'origine, n'étaient guère que des fermes ou métairies, mais qui, dans les derniers temps de la République et sous les empereurs, comportaient, indé-

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