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Voûte. .V. /". Nom (lonm;, en Arc.liilcctiiro, à 'l'oulc; consliMiclion on aro de v.vvvU". foi'iiit'c 1)111- l'MHS('ml)ln{^'(; iU' pliisicms voiissoiis ou pierres l.iillées vu coin Iroii- (luù, (jiii K'a|)puient l'iino sur l'autre et consei'veiit leur étpiilihre en v(;rtu des arlions et des résis'ances (jui leur sont appliquées. Le voussoir «lu milieu, placé au sommet de la î)0/^/6' et (pii soutient tous les autres, reçoit le nom (h; Clef de Voûte-, on appelle Vo2issoir de lietombée, (lelui ([ui est situé immédiatement au-dessus d(!s naissances. Les voilles ne sont |)as toujours en pieri-e ; on en construit aussi en bois ou en métal. L'art les a imaginées pour remplacer les planchers et les combles, dans tous les cas où ceux-ci n'oflViraient i)oinl de ^^aranties de solidité suffisantes ou seraient trop exposés aux dangers des incendies ; mais c'est surtout au point de vue architectonique qu'elles ont le plus leur besoin d'être, car, sans elles, que serait l'aspect intérieur des grands édillces religieux ? Que seraient les grands monuments ? Y aurait-il môme des monuments possibles? Quoi qu'il en soit, leur invention est une des plus belles dont s'honore l'architecture ; elle est d'autant plus admirable, qu'elle est plus variée dans ses formes, dans ses applications et ses effets. Les dénominations nombreuses, qui naissent des circonstances et des situations multiples dans lesquelles les voûtes sont employées, méritent d'être indiquées ici, au moins quant aux principales. Ainsi, On appelle Voûtes maîtresses^ Les voûtes principales d'un édifice, et petites Voûtes^ Celles qui n'en couvrent qu'une partie, comme un passage, une rampe, une porte, une croisée; Voûte double^ Celle qui étant construite au-dessus d'une autre, pour le raccordement de la décoration extérieure avec l'intérieure, laisse une entrecoupe entre la convexité de l'une et la concavité de l'autre, comme aux dômes de Saint-Pierre de Rome et des Invalides, à Paris ; Voûte cylindrique ou annulaire^ Celle dont la douelle est en demi-cercle, ou bien a le contour de la surface d'un cylindre ou d'un anneau ; Voûte en berceau^ Celle dont l'axe est horizontal et dont les plans de tête sont normaux à cet axe ; Voûte conique^ Celle dont la douelle a la forme de la surface d'un cône, et qu'on appelle aussi trompe et voûte en canonnière ; Voûtes mixtes ou irrégulières. Celles qui tiennent des espèces précédentes, auxquelles il faut toujours les rapporter ; VoiUe sphériqiie, Celle qui est circulaire par son plan et son profil, et qu'on appelle aussi Cul-de- FoWy Calotte, Dôme et Bonnet-de-Prêtre ;
Voûte biaise, (îclU; dont les mupH ne Bont i)MH d'équerro avec la fnce ; Vaille en fimarod, Toute voûte sphériquc ou ellipti«|ue, Kuibaissée ou Kurmonléo, dont les assises ne sont pas j)0sées de niveau, mais en spirale; Voûte rampante, <''C\\(i (jui est inclinée à l'horizon, suivant la pente d'un eseali<M'; Voûte en arc de clo'itre, Celhî (pji est formécî «le rpiatre portions do cercle, et dont les angles en dedans font un effet contraire à la voûte d'arête; Voûte d'arèle, (^elle qui est formée pai'la lencontre fie deux bereeaux qui se croisent ; Voûte d'arête en tour ronde, Voûte résultant de l'intersection d'un berceau tournant et d'un berceau conoïde; Voûte en cul-de-four ou calotte, ('^(i\\e(\()i\i le plan et le i)rolîl sont circulaires ; Voûte en Bonnel-de-Prêtre, Celle qui est circulaire par son plan, mais dont le profil est tronqué au sommet ; Voûte en plein cintre, Celle dont la courbure est toujours en demi-cercle ou en portion de cercle et dont la hauteur est égale à la demi-largeur, Voûte surhaussée ou surmontée, Celle dont la hauteur au-dessus de sa naissance surpasse la moitié de sa largeur, ou, autrement, celle qui a plus de hauteur que le demi-cercle ; Voûte surbaissée, elliptique ou en anse de panier, Celle dont la courbure est une portion d'ellipse ou dont la hauteur est moindre que la demi-largeur ; Voûte plate, Celle dont l'intrados est un plan horizontal ; Voûte en ogive. Voûte gothique. Celle qui est composée de formerets, d'arcsdoubleaux, d'ogives, de pendentifs, et dont le cintre est fait de deux lignes courbes égales, qui se coupent en un point au sommet ; Voûte en compartiments, Celle dont la douelle ou parement intérieur est orné de panneaux de sculpture séparés par des plates-bandes, et quelquefois de peintures et de dorures ; Voûte en tas de charge, Voûte sphérique dont on met les joints de lit partie en coupe du côté de la douelle, et partie de niveau du côté de l'extrados; etc., etc. — En Métallurgie, Voûte d'un fourneau à réverbère. Partie supérieure du fourneau qui est léchée par la flamme et qui, étant disposée en forme de dôme, réfléchit la chaleur sur la sole.
Voûté, ée. part. p. et adj. Qui est couvert, surmonté d'une voûte. Cave voûtée.
Cellier, sous-sol voûté.
Voûter. V. a. Construire une voûte qui termine le haut d'un édifice, d'une construction quelconque, ou de quelque partie d'une construction. Voûter une église, une poudrière, un passage, une salle de spectacle, un tunnel.