DAI
Dais. s. m. Nom que les archéoloj>ues dunneiit à Des pierres saillantes, plus ou moins ornées «le sculptures, oui sont destinées à couvrir des statues a l'extérieur et même à l'intérieur des édifices l'elij^Meux et civils du moyen à'^o. Il y en a <lc richemont décorés, li^'urant de petits monuments suspendus au-dessus des statues, et qui i-epi'oduisent assez fréquemment (les modèles d'rdilices antérieurs à l'épcxpie où ces dais ont été sculptés. — Ouvrage «l'architecture et do sculpture, formé de bois, do for ou de lironze, garni de hrodories et d'étoffes prérieuses, dans le genre des anciens ciels de lit, qui est élevé ou suspondu comme couronnement au-dessus d'un autel, d'une chaire à prêcher, d'un l)an<' (l'œuvre, d'un trône, etc. — Sorte de poélo, ouvi-age de broderies et d'étolTes précieuses étendu sur un l)Ati de menuiserie, que l'on porto sur deux ou (piatre colonnes au-dessus du Saint-Sacrement dans les processions, et sous lerpiel on re(;oit les empereurs, les rois, les évé([ues et autres grands j)ersonnages, lorsqu'ils font une entrée solennelle.
Dalème. s. f. A])pareil composé de tuyaux pour ramener au foyer la fumée d'un i)oéle et l'y faire consumei".
Dallage, s. m. Ensemble de dalles dont est pavce l'aire d'une coui-, d'une galerie, d'une grande salle, d'une église, etc. — Action de paver avec des dalles.
Dalle, s. f. Tablette de pierre dure, variant d'épaisseur, qui sert à paver les salles à manger, les églises, les grands vestibules, les cotirs, les parvis, les trottoirs et les voies de communication réservées aux piétons. De tout temps et dans tous les pays on a employé pour revêtir les aires des rez-de-chaussées, soit dans les édifices |»ublics, soit dans les jiabitations particulières, des pierres plates, dures, polies, jointives, quelquefois mémo du granit et des mai'bres précieux disposés avec symétrie. — Les dalles sont aussi employées comme couverture sur les grands éditices et jiour divers autres usages «pie les constructeurs connaissent parfaitement. =: Dalle, Petite auge de métal qui, bordant la toiture des édifices et
DAV
recevant les eaux pluviales, les conduit par lies tuyaux jus(iu'à terre.
Dallé, ée. partie. p. et adj. Garni, pavé de dalles. Cotir dallée. Préau dallé.
Daller, r. a. Action de paver avec dos
dalles.
Damage, s. m. Action do battre, d'enfoncer, de pilonner avec la Dame.
Dame. s. f. Pièce do bois cylindrique I d'envjron 1 '" iO à 1 "• 55 de haut, ai'mée à I son extrémité inférieure d'un sabot de fer, et ayant deux bras en portion de c(M'cle, I dont les paveiii-s se servent pour afl'ermir ! le pavé sur la forme, et les teri-assiers I pour baltre, tasser et pilonner les terres. I On rapj)elle aussi Hic et Demoiselle.
Dame. s. /'. Digue, ménagée do distance en dislance dans les terres qu'on creuse, paiiiculièienieiht pour un canal, afin de contenir les eaux (jui pourraient gêner les I travailleui's. — Se dit aussi De petites langues do terre laissées pour d'autres bescdns. — Dans les travaux do Tei-rassemenf. Petit ccuie recouvert de son gazon, qu'(»n laisse ^'à et là dans les fouilles pour servir de témoin lors du métré des déblais.
Damer, t. a. Hattre les terres ou les paves avec le bloc de bois appelé Dame.
Damier, s. m. Ornement d'architecluro fréqueniinent emplové, pendant le xii* siècle, pour décoi-er les bamleaux, les ai'chivoltes, les corniches des édifices en pierre, et (lui consiste dans une moulnrc ciimposce (le petits carrés alternativement saillants et creux.
Danaide. s. f. Sorte de roue hydrauliipie récemment inventée.
Dard. s. vi. Ornement en forme de fer de dnrd, pour séparer les oves.
Davier, s. 7n. Instrument de menuiserie, composé d'une barre de fer qui se termine par un crochet, avec une main qui se meut d'un bouta l'autre pour assembler et ferrer les pièces. — Kn Serrurerie, Darre de fer qui, attachée par des crampons à la pièce «pi'on veut forger, permet de la transporter fueilement sur l'enclume.
Dfi
Dé. s. m. Ciiho do. piorro fin tnillo formant lo im (lu |)i(''(l('slnl d'iino iif^iu'n ou d'uiin coloniio. — OuIxmIc |)i<;rr(i j)o.s('} nwv In ('lui|>il('!iii d'uiio coloiino ou d'un pilastro, pour servir à oxhuussn" uru^ statue, un vdso, pto. — En génùi-al, Tout morceau de pierre de forme |)lus ou moins eul)iijue, servant à sceller les harrcîaux monlauls des eal)inets ol iierceaux de trcilla-^e, ou servant do l)aso aux poteaux d'une remise, d'un hanf^nrd, etc., pour les isoler do terre et les préserver de riiuniidité. — r.omparlimonl do (certains panneaux de vitrerie, dont les pièces assemblées forment la fi^^ure d'un dé à jouer. — Petit carré do cuivre, percé d'un trou circulaire, qu'on adapte aux rouets do bois des poulies pour recevoir l'axe.
Débarrer, v. a Oter les barres d'une fonôlre, d'une porte.
Débaucher, v. a. Renvoyer un ouvrier, lo congédier, parce qu'on n'a plus d'ouvrage à lui donner ou qu'on est mécontent de lui ; se dit par opposition à embaucher. — Débaucher, Détourner un ouvrier de son atelier, de son chantier, pour l'embaucher dans un autre. — Se DÉBAUCHER. V. pTOii. Se dit Des ouvriers qui, par un motif quelconque, abandonnent l'atelier, le chantier où ils travaillent, le maître ou le patron qui les occupe. Ainsi, dans le sens précis du mot, un ouvrier débauché, est un ouvrier qui a abandonné son travail, volontairement ou par le fait d'autrui. Cela n'implique pas nécessairement qu'il soit malhonnête ou de conduite déréglée ; mais, comme le désœuvrement prolongé entraîne à la fréquentation des cabarets et des mauvaises compagnies, on a fini par attacher à ce mot de débauché une mauvaise idée, qu'à bien prendre il ne comporte pas strictement, mais qui en découle, et qu'une expérience journalière justifie malheureusement. Pour ce motif, les ouvriers honnêtes, en parlant de leurs camarades ou d'eux-mêmes, feront bien d'éviter cette expression, quand ils voudront indiquer qu'on les a congédiés d'un chantier ou qu'ils ont quitté leur travail plus ou moins volontairement.
Débillardement. s. m. Coupe d'une pièce de bois dans le sens diagonal ou bien en forme de prisme triangulaire, suivant la place où elle doit ctre'^mise ou les circonstances qui nécessitent son emploi.
Débillarder. v. a. Couper une pièce de bois diagonalement ou de manière à lui donner la forme d'un prisme triangulaire, ainsi qu'on fait pour un arêtier.
nr:n
Débit, a. m. En Comptabilité, Rynonynu! de; iJdil. Partie d'un eomple ou l'on porte ce (jui a 016 fourni à quelqu'un ou |)ayé à quehpi'un. Les arlieles du débit s'écrivent à la pa^'(! j^'aueho rl'un compte.
Débit. .V. m. Les marchandH do bois et les ouvriers constructeurs enlendonl f»ai* ce mol, Lh manière do détailler, de eou|)er, de scier le bois, la pieire, selon leurs diverses destinations,
Débitage. s. m. Action de débiter les bois suivant les formes exigées.
Débité, ée. Partie, passé ai ad i. Coupé, scié suivant les règles, suivant le besoin ou des dimensions données. Pierre mal débitée, Qui n'a pas la longueur ou l'épaisseur voulue pour l'emploi qu'on en veut faire. Bois bien débité, Qui a toutes les dimensions voulues. Marbre débité en tablettes, en tranches. Bloc de grès débité en pavés.
Débiter, v. a. Dans le Langage des ouvriers. Ce mot signifie, Couper, trancher, refendre, scier. Ainsi, débiter du bois, C'est le couper de longueur, le scier, le refendre ; C'est mesurer les pièces avec la règle et le compas, marquer les grandeurs avec la craie et les approprier aux divers travaux qu'on a à exécuter. On débite le bois en poutres, en solives, en chevrons, en planches, en lattes. r)n débite la pierre, on la scie, pour faire des corniches, des entablements, des plinthes, des bandeaux, des voussoirs, des carreaux, des dalles, etc., suivant les dimensions, les formes, les divisions données par l'architecte et tracées sur le bloc par fappareilleur. — Se débiter, t. pronom.
Etre scié, coupé, tranché. La pierre de Courson se débite plus facilement que le marbre, le sapin et le peuplier plus facilement que le chêne.
Débiteur, s. m. Celui qui doit. Compte débiteur, Celui qui est porté à la page du débit. Solde débiteur, Somme restant au débit de quelqu'un après balance de compte.
Déblai, s. m. Action de fouiller et d'enlever des terres pour mettre un terrain de niveau, pour creuser des fondations, un puits, un canal, un fossé, etc. ; terres provenant de ce travail. — Résultat produit par l'enlèvement des déblais. Une route est en déblai sur certains points, et en remblai sur d'autres.
Déblaiement, Déblayement. s. m.
Action de déblayer, d'enlever des terres, des décombres, pour faire un nivellement,