‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 76 sur 285 · FON · texte numérisé non relu

FON

Fond d'un canapé, d'un sopha. = Sol, terrain considéré par rapport à sa fermeté, à sa c<)inp()siti()ii, (luand on veut y bi\tir. /^o»rf argileux. Fona pierreux. Fond mou, sans eonsislanee. Fond solide. — Sol, considéré comme base do construction. Tnuielle montant i\c fond. Pavillon, tribune montant de fond, 'rourelle, pavillon, tribune, reposant sur des fondations, par opposition aux ouvrages d'encorbellement. Trumeau «le fond. Poteau de fond.

= Hn Peinture de bAtiments, Nom des premières couches, lorsrjue celles-ci sont recouvertes par d'auti-es a|)pelées couches de teinte. — Les artistes peintres aj)pellent Fond, Le champ d'un tableau sur lequel les ligures se détachent, l'arrière

fdan d'un paysage, la représentation du ieu de la scène dans un tableau d'histoii'o, etc.

Fondage. s. m. Action do fondre un mêlai ; Manière dont il a été fondu, l.c fonddfje de cette cloche n'a pas réussi.

Fondation, s. f. Action de fonder, d'asseoir les bases d'une construction, d'un édifice ; Ce qui compi-end non-seulement la pose des premièi'es pierres, des pi-emières maçonnei'ies, mais encore le creusage des tranchées, les fouilles, dans lcs({uelles sont encloses et par les(|uelles sont soutenues ces premières maçonneries. — Fondations, au plur., Se dit souvent pour fondements. Voilà des fondations qui ne sont guère solides.

Fondé, ée. Part. p. et adj. Dont on a fait le fondement. Une construction fondée sur piloti-;. l'no muraille mal fondée.

Fondement, s. m. Ma^^onneric qui sert de base aux murs d'une construction, d'un édifice, et qui est en contre-bas du sol, enfermée dans une tranchée dont les parois la souliennent. l'n fondement mal assis. Des fondeinents solides. — Se dit quelquefois pour fondation.

Fonder, r. a. Ktablii-, jeter, poser les fondements d'une construction. Fonder les piles dun pont. Fonder un quai sur pilotis.

Fonderie, v. /. Lsiue ou ion fond des métaux.

Fondeur, s. m. Ouvrier dont la profession est de fondre les métaux ; Olui qui exploite ou dirige une fonderie de métaux. Fondeur de cloches. Fondeur de stalur>s. Fondeur de bronzes.

Fondis, s. m. Kspèce d'abîme qui se creuse sous un édifice, et qui provient de la mauvaise consistance du terrain ou de

(|iir|(|ii(' coiiriiiit (l'(!)iii f|iii pnHHO MlJ-rl(îrt- Hoiis. — K))()uk'm(Mit (lu ciel d'imn mrliri'c, (loul les pilici-s élnicnl iiistifliHarils.

Fondoir. s. 7n. iMidroil iVnu n\n{[U)h' l)til)li(' ou j)ai-li(Mili(M' du sont disposés de» cluiudirrcs |)()ur foudro et convci-lii" on suil" la ;.:i-aisso dcsaiiiinaux de l)oucliorie.

Fondre v. a. Dans uu sens (j'énéral, Hciidrcî li({ui(l(' un coi-ps solide en le sounieltaut à raelion du feu. — Se dit, en particulier, Des métaux que Ton coulo, que l'on jelto en moule, pour en fabriquer certains objets. Fondre une cloche. Fondre uns slîituc. Fondre <les candélabres, des patèrcs, des vases de bronze, etc. — Se dit aussi, en Peinture, de L'art de fondre les couleurs, de ,i,»-raduer les nuances, de ména^^'er le passay-e enli'c les diverses teintes, entre les lumières et les ombres.

Fondu, ue. Part. p. et adj. Qui est à rélat de fusion, l.e scellement de certains ouvrages dans la pierre se fait habituellement avec du plomb fondu.

Fontaine, s. f. En général. Source d'eau vive qui s'épanche à la surface du sol. — En Architecture, Bassin, réservoir ou édifice quelconque, destiné à recevoir et à distribuer l'eau qu'on y amène ou qui s'y déverse naturellement ou artificiellement. Fontaine publique. Fontaine monumentale. B orne- F ont aille . — F'ontaine statuaire^ Celle qui est entourée ou surmontée de statues.

Fontainier. s. m. Celui qui a soin des fontaines publiques ; Celui qui fait ou qui vend des fontaines de grès, de cuivre, etc, pour l'usage domestique.

Fonte, s. f. Action de fondre. La fonte des métaux. — Se dit particulièrement de l'action ou de l'art de mouler certains objets qu'on fait avec du bronze ou avec quelque autre métal fondu. La fonte d'une statue demande une grande habileté. — Se dit aussi Du fer fondu , et surtout du produit immédiat du minerai de fer traité par le charbon dans les hauts fourneaux. Fonte brute. FontevaonXéQ. Plaque de fonte. Tuyau de fonte. Fontes anglaises, Fontes exportées de l'Angleterre. — Se dit également d'Une certaine composition de métaux dont le cuivre fait la base principale.

Fonts, s. m. plur. Bassin, petite cuve de bronze, de pierre ou de marbre, dont la forme varie à l'infini, qui est élevée sur un piédouche, à l'intérieur et près de la porte d'une église, pour servir aux cérémonies du baptême. Les fonts du baptême. Les fonts baptismaux. Les saints foîits.

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, Forage, s. >//. Action de forer, do crcu* ser, de; pcrcci-, et IiéHullal de celle aclion. Le furaf/e d'une clef, d'un puilH arlébien, d'un canon.

Force, s. f. En Archilect., Solidité,

pouvoii', faculté fie l'éniHlnnec. La force d'une poutre. La force d'un poteau, (^e tirant n'a pas assez de fr/rce. — Forces, au plur., ou Jainbes de force, Pièces de bois qu'on met sur les tirants pour porter l'entrait, pour lui servir iU'. jambes. r=. Se , dit aussi De la force d'impulsion des agents physifjues. La /orc^ de la vapeur. .Machine à vapeur de la force de dix, vingt, trente, soixante chevaux. La /ryrce d'une grue. La force d'un ressort. La force motrice d'une chute d'eau.

Forcé, ée. Partie, p. et adj. Qui a subi une violence, une torsion, une effraction. En \'Q\e{ forcé. Une persienne, une fenêtre forcée. Une porte, une serrure forcée.

î Forcer, t. a. Faire subir à une chose une violence, une effraction, la tordre, la briser. — Forcer nneporte. L'ouvrir en y brisant quelque chose. Forcer une clef, une serrure., Tordre une clef, tordre ou briser les ressorts d'une serrure, de manière que cette clef, ces ressorts ne peuvent plus fonctionner.

Forces, s. f. plur. Sortes de grands ; ciseaux à l'usage des ouvriers en métaux, i qui s'en servent pour couper les tôles, le

' laiton, le zinc, le fer-blanc, etc.

i Foré, ée. part. p. et adj. Creusé,

j percé. — iWeî foi'ée, Clef dont la tige est

j creusée pour recevoir une broche fixée

! dans le trou de la serrure.

I Forer, v. a. Faire un trou, percer à j l'aide d'un engin mu par un mécanisme. I Forer une clef. Forer un puits artésien.

j Foret, s. r/i. Nom donné à divers ins- I truments de fer ou d'acier trempé, dont I on se sert pour forer des trous dans le ' bois, la pierre ou les métaux. On distingue j trois formes principales de forets : le Foj ret proprement dit ou Perroir, le Foret ! langue de carpe, et le Foret langue d'as- \ pic. Ces deux derniers percent toujours en tournant ; on les manœuvre le plus souvent à l'aide d'un archet ou d'un vilebrequin.

Forêt, s. f. Vaste terrain planté de bois, d'arbres d'essences diverses, qu'on exploite pour le chauffage, pour les constructions, ou comme bois d'œuvre pour les besoins et les travaux multiples de l'industrie. — En Charpenterie, se dit de La grande quantité de pièces de bois qui

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forment le comble do quelque grand édilico.

Forfait, s. m. Marohô par Icfiuol une des i)!irlies s'onj^ago à l'aire ou à l'ournir uiio ('iu)so pour un prix déUM'imné, à perte ou à gain. Traiter à forfait pour des ti-avai^x. Donner, entieprondre une oonstruetion à forfait. Vendre, noheter à forfait y Vendre ou acheter en hloe et sans estinintion préalable.

Forge, .s*, f. l'sine dans laquelle le niinei'MJ <li' fer est fondu, transturnié en métal, et subit toutes les préparations, ro^oil toutes les formes sous les(|uelles il est livre à l'industrie et au eommerce. Maître lU^ forf/es. Les forces d'Ancy-lt*-l''i-ane. Les forges de C-liAlillon, du (Ireusol, d'inipliy , do Fourehambault. — Fourneau, àtre élevé auquel aboutit le tuyau d'un soufflet et sui" lequel les forgerons, les serruriers, les maréehaux, etc., (diaulTeut jusfpi'au rouge, avant de les battre sur l'encdume, le fer ou les métaux. — Pierre de liais sur laquidle on bat le plomb à froid.

Forgé, ée. part. p. et adj. Travaillé à

la fui-r.

Forgeable. adj. Uu'on peut forger. La foule n est pas forgeablc.

Forgeage. .v. ///. Aetion de forger.

Forger, r. a. C.hauiïer à la forge un niorti'aii de fer ou d'aidre métal el lui doMiiei', en le battant avee le marteau, la forme qu'il doit avoir. — Forger à froid, Travailler un métal au marteau sans le faire ehaulTer, ee qui est bien moins fréqueul (|ue le forgeage à idiaud.

Forgeron, s. m. Ouvrier dont la spécialité est de travailler, à Taiile de la forge el du marteau, les gi'os t)uvrages de fer.

Forgeur. s. ni. Ouvrier qui forge eertains objets. — Adj. Cylindres forgenrs, Cylindres à cannelures circulaires pour forger le fer.

Forgis. s. m. Verge de métal crénelée, (|iii (loii passer à la lilière.

Forjet. s. m. Kn .\rcbilecl., Saillie hors d'alij^iuMnent.

Forjeter. v. a. Construire des saillies

hors lie l'ali^^Miement jjénéral d'un édifiée. — V. n. Sortir de l'alignement, de l'nplond). Se dit de Toute construelion (]ui, par vétusté ou autre cause, penche au dehors, perd son aplomb, son alignement.

Voilà un mur qui forjctte.

Forme, s. f. Se dit, dans les Arts, de L'apparence extérieure, de la manière

d'être, de la configuration dos objets, soit dans leur ensemble, soit dans chaque partie séparément. Des vases de for nie antique. Des fenêtres, des j»ortes de forvie \ ogivale. = Les paveurs donnent le nom \ de forme, à la couche de sable d'une certaine épaisscMii-, sur laqutdle ils asseoient le pavé. — Se «lit aussi Du lit de gravois ou dt» recou|)es d'une faible épaisseur (jue l'on rapporte et (lu'on dresse de niveau sur l'aire d'un plan(d»er pour recevoir le carreau. =: For tue de Vitre, Oarniture d'un grand vitrail d'église, conq>osù do plusieurs panneaux. — Dassin creusé au bord de la mer, et revêtu de clwirpcnte ou de maçonnerie en gradins, <lans l'intérieur du(pud on <'onstruit et on radoube les vaisseaux. ■=. Sièges dans les ch(eurs des églises pour asseoir le clergé ; ce qui comprend les stalles, les sellettes des enfants de clweur et les sièges du lutrin.

Formé, ée. part. p. et adj. Se dit quelquefois Dour construit, fabi-i(pie. In hangar formé de planches el de chariientes légères.

Formeret. s. m. Arc recevant une voiiU' ilarcte le long d'un mur. — Arc saillant ou nervure d'une voûte gothique.

I Fort, orte. adj. Qui a de la forée, i\\\\ ' est robuste, solide, capable» <le résister à un choc ou à la chai-^'C. De fortes murailles. Lue forte «'hariMMile. lue forte poutre. Le i)lanchcr n'est pas assez fort. — CoWc forte, Sorte de colle (pii a plus do 'ténacité que les colles ordinaires. =: Foht. S. m. La partie la plus forte, la plus résislantt; d'une (diosc. Le fort d'iun* voùle. , Le fort d'iuie poutre. Mettre une pièce de \ bois sur son fort, La j)lacer dans la position où elle «ioit résister le mieux à la charge. — Fn Foitilicition. Ouviage de terre ou de maçonnerie capable de protéger contre une incursion on <1" r'--!'^l''r aux attaques do l'ennemi.

Forteresse, s. f. Lieu fortifié et mis en état de recevoir une garnison pour résister aux attaques de l'eniicnH et protéger la contrée.

j Fortification, s. /. « 'uvim;:c de dé- ' fensc. ciistiiible des ouvrages de terre ou de maçonnerie qu'on élève autour d'une I ville pour la* défendre contre les entreprises de l'ennemi. — Art de fortifier ; Action de fortifier. — S'enqdoic le plus habituellement au pluiiel. Les fortifications de Pari>.

Fortifié, ée. jnirt. p. et cuij. Défendu

p.'ir ili'> furtilii-alions.

Fortifier, r. a. Faire des ouvrages

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