‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 89 sur 285 · GON · texte numérisé non relu

GON

Gonne. v. f. Haril à goudron en hois de supin, conleiiant enviioii l'iô lilres.

Gorge, s. f. Entrée, ouverture, pai'tio évidec e( plus ou moins rétreeie de certaines choses. — La Gorge il une cheminée^ La partie f{ui s'étend depuis le ehanihranlo juscpi'au rouronnenient du manteau. — La Gorge d'une poulie, La cannelure (|ui rè^'ne sur la cireonlerenee d'une poulie, et dans laipielle passe la chaîne ou la coi-de. — La Gorge des chapiteaux dori'jue et toscan^ qu'un apjxdle aussi Gorgerni et Colerin, en est la partie la |dus étroite. — Lue Gorge d\i))iaigrissei)ient est une entaille faite à an«Me aigu dans une pièce de charpente. = Gorge^ se dit encore d'I'ne moulure concave plus lai'ge et moins profonde (jue la scotie. — (l'est aussi Une petite corniche de bois peint ou doré, sur laquelle on attache le haut d'une carte géographifiue, dont le ])as est llxé sur un cylindre qui la (icnl tendue et cpii permet de la rouler sur elle-nuhnc. = Lu Kortilicat., Kntree d'un ouvrage du côté de la i)lace, du côté de la défense. La gorge d'un bastion. La gorge d'une redoute.

Gorge-Fouille, s. j. Genre de bec-decane dont le fer est recourbé et arrondi, à son extrémité.

Gorgerin. s. m. Partie d'un chapiteau doiiipu' ou toscan entre l'astragale de la colonne et les annelets de ce chapiteau.

Gorget. s. m. Habot pour faire les moulures appelées gorges. — Moulure concave plus petite que la gorge.

Gothique . adj. Qui appartient aux (îoths, (jui vient des (ioths. — Se <lit im- I)ropi'euuMit De l'Arehiteetuie ogivale, (jui dans le l'ourant du \ii" siècle renq»la«,'a peu à peu l'Architecture iomane,qui régna sans partage jus((u'à la lin du xv<^et même persista chez nous durant tout le cours du XVI". L'art golhif/ue. Le f^[)\o gothi'jue. — Se dit aussi substantivement. Le Gothique pur. Le Gothique tlamboyant. — Les premiers écrivains qui désignèrent le genre ogival sous le nom de (ioTuiQrK, ne le tirent, parait-il, que par une sorte de mépris, et parce que, ne voyant dans cette nouvelle architecture ijue son côté fantastique, étrange et tout à fait en dehors des règles suivies jusque-là, ils pensaient qu'un pareil style n'avait pu être introduit en Kurope que par les lîoths ou les autres peuples barbares (jui avaient envahi l'Italie et certaines contrées de l'empire ronuiin. Ce serait donc seulement ù la faveur de l'ignorance et d'une

GOLI

supposition mal fondée, que cette dénomination auiait pris cours dans la langue des arts et des lettres.

Gouache, .s*. /. (îenre de peinture pour hupielle on emploie des couleurs délayées avec de l'eau et do la gomme, et qui, au moyen do miel ou de toute autre substance, étant l'cnducs assez i»àteuscs, peuvent supporter non-seulement les laques, mais encore les lej*res. IVinture à la Gouache. — Tableau exécuté de cette manière, l'ne belh; Gouache.

Goudron, s. 7n. .Matière noire vis-

(jueuse, demi-liquide, iTuiu' odeur forte et pénèti'ante, obtenue par la c(unbustion et la ilistillation des arbres résineux, et (|ui est d'un grand usage non-seulement dans la marine, mais aussi dans les travaux de constiuclion, pour enduire les bois exposés à rhumidilè. — On (d)tient aussi par la distillation de la houille, (hins la fabrication du gaz d'éclairage, des goudronSy dits goudrons de houille, goudrons de ga:, dont l'odeur est tout à fait i-ci»oussante, et qui pour la [(réservation des bois sont loin de valoir les goudrons végétaux.

Goudronné, ée. partie, p. et adJ. Qui est enduit de goudion. lue j)alissade (70Mdronnée. Des pieux goudronnés.

Goudronner, r. a. pjiduire de goudron. On goudronne les i)ortes des IjûtinuMits ruraux et les ponts de bois.

Gouge, s. f. Outil tranchant, creusé en demi-canal et garni d'un manche de bois, à l'usage des sculi)te4irs, des tailleurs de pierre, des charpentiers, menuisiers, plomlners, etc.

Gouger. t. a. Travailler, creuser, faire ries cannelures avec une gouge, dans le bois ou dans la pierre.

Goujat, s. m. .\pprenti ma«;on, mano'uvic servant les ouvriers dans les chantiers de construction.

Goujon, s. m. Cheville de fer à tète perdue, servant à lier ensemble certains ouvrages composés de plusieurs pièces, à tixer, par exemple, des balustres entre leur base et leur tablette, un chapiteau sur le fut d'une colonne, etc. — .\xe sur lequel tourne une poulie. — Sorte de cheville servant à réunir les deux parties d'une charnière.

Goujonner, t. a. Fixer une pièce de bois, «le maibre ou de pierre à une autre au moyen d'un goujon.

Goujure. s. f. Se dit De certaines entailles laites à quelques iubtrumenls et

r.oii

p-'irliciilirromcnl Ac la cMiinnliirn orciiKÔo milour tlo la caisso (riino poulie; pour y \oy;vv lo ^'(M*K(»au ou élropo.

Goulette. v. /'. \h\uH Ich ('nKcadcK artiliciclics, l'clil (raiiîil taillé sur des tahIclUîS (le, |)i('rr(i ou do n»ail)r(; posées eu pcrilc, cl (jui, (r('s|)aco CM espace, est intcuToinpu par (lo petits bassins en cofjuillc, d'où sortent des l)ouillons d'eau.

Goulotte. .V. /. Petite ri^'oic creusée sur la surface supérieure de la (^yinaisc d'une corniche, pour l'écoulenienl des eaux de pluie par les gargouilles.

Goupille. S. /'. Petite clavette ou cheville de l'in* ou de cuivre, qu'on passe dans les ouvertures des boulons et des chevilles de i'er pour les tenir lixes.

Goupiller.??, a. Mettre une goupille.

Gousse, s. f. L'un des ornements du chapiteau ionique, taillé en forme de goitssG ou de cosse de fève.

Gousset, s. m. Pièce de bois posée diagonalenicnt dans une enrayure, entre un entrait et un faux entrait, et dans laquelle s'assemblent les coyers ; ou bien, suivant Viollet-le-Dug, « Pièce de bois « horizontale posée diagonalement pour « maintenir le roulement d'une enrayure « composée de pièces assemblées d'é- « querre. » — Sorte de console en menuiserie servant à soutenir des tablettes.

Goût. s. m. Dans les Arts, Faculté naturelle ou acquise que possède chacun de pouvoir sentir, apprécier, discerner d'une manière plus ou moins exacte, plus ou moins exquise, l'à-propos, le caractère, la convenance de telle ou telle chose, de tel ou tel genre, de telle ou telle manière, et de pouvoir puiser dans ce sentiment, dans cette appréciation, les règles, les principes d'après lesquels on devra soimême concevoir et exécuter un ouvrage, une œuvre quelconque : d'où l'on dit d'un artiste. Qu'il a bon yoût, mauvais goût^ qu'il a le goût exquis, le goût faux ou détestable , et d'Une œuvre. Qu'elle est de bon goût, d'un goût iin, délicat, merveilleux, ou bien de mauvais goût, d'un goût recherché, faux, vulgaire, ridicule, impossible.

Goutte, s. f. Se dit, en Architecture, De petits ornements de forme conique disposés sous le plafond de la corniche dorique ou sous les triglyphes , et qui représentent des gouttes d'eau. On les nomme aussi Larme^ Campane, Clochette.

Goutterot. adj, m. Qui sert à l'égout.

(iHA

Mttr goutterot, Mur sur lequel est appuyé l'c^N^ut du toit d'un lifitimcnt. Sinvnnt Vioi.r.KT-i.K-DiJc, « Vu bAtiiiMMil siiuph; se « cf»iuposrî d(; deux ïimrs goultcrots et de

« drMix pignons. »

Gouttière, .v./. Kxtrénntédabord d'un toit d'où Ir-au tombe par goutte fjuand il pleut. — l'etit (;nnal de pierre ou de bois et plus généralement de plomb, «le zinc, de n.'r-blanc ou de tole, placé Sous le baltellement des couvertures pour recevoir les eaux de pluie et les déverser dans les gargouilles ou les tuyaux de descente.

Voyez Chenau. — Se dit aussi du Larmier d'une corniche.

Gouvernail, s. m. En diarpenterie, Queuf! d im moulin à vent, servant îi le faire tourner de manière à présenter les ailes au vent.

Gouvion. s. m. (Cheville de fer pour l'assemblage provisoire des pièces de grosse charpente.

Grâce, s. f. Ce qui plaît dans la disposition, l'agencement heureux, la souplesse, l'harmonie de certains ouvrages, particulièrement dans l'ornementation, les tentures, les draperies ; et, pour ce qui est des travaux de peinture et de sculpture, Ce qui plaît, ce qui charme dans le sujet, dans la délicatesse, dans la pose, les attitudes, les expressions des figures, dans la convenance, la gentillesse, la fraîcheur, le fini des accessoires.

Gracieux, euse. adj. Ce qui a de la grâce, ce qui plaît aux yeux, ce qui nous charme.

Gradation, s. f. Passage d'un degré à un autre, augmentation ou diminution progressive. — En Architecture, Disposition de plusieurs parties semblables par leur forme et leurs ornements, qui, étant rangées par degrés ou les unes au-dessus des autres, produisent quelque combinaison symétrique. — En Peinture, Passage insensible d'un ton à un autre. — Se dit aussi d'une manière générale, en Peinture et en Sculpture, De cet artifice de composition qui consiste à faire saillir le personnage ou le groupe principal, en affaiblissant graduellement l'expression, la lumière, etc., dans les autres figures, à mesure qu'elles s'éloignent du centre de l'action.

Gradille. S- f. Espèce de dentelure.

Voyez De/iticule.

Gradin. ^.?/i. Chacun des petits degrés disposés sur un autel pour y placer des chandeliers, des fleurs, ou sur une étagère,

Page 1