‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 97 sur 285 · HAU · texte numérisé non relu

HAU

Haut. s. m. KIcvation, hauteur. Celte maison a :2() inrlres de haut. Ce mur a OU mrtres île loii^' sur \\ de haut. — Faîte, sommet, nartie supériciin'. Ce haut d«' la maison. 1a' haut ti'un iM)mlde. Ce haut d'un escalier.

Hauteur, .v. f. Dimension d'un corps con.sidLTc du l>as à son sommet. Ca hauteur do cette maison est trop {grande par ra|)porl à sa lon^Mieur. — Kn f^énéral, on entend par Hauteur, V\\ ceitain dej^ré d'élévatiun relatil'ou conventionnel. Ainsi, (juand on dit ({u'un bâtiment est arrivé à hauteur y on exprime une les dernic>res assises, rpie les arases des murs sont posées et toutes |)rétes à recevidr la couverture. — Hauteur d'appui, signilio Une hauteur d'un mètre environ , sut'lisanl pour (|u'«)n puisse s'appuyer ; et Hauteur de marche ilonne l'idée de KJ à 17 centimètres, parce ([ue ces dimensions sont ainsi déterminées par l'usage.

Hayve.5. /". l^etite éminoHco pratiquée sur le panneton de la clef d'une serrure l)ènarde, alin (pielle ne passe pas à travers.

Havet. s. m. Sorte de crodicl dont se servent les ouviiers (pii ti'availlenl dans le enivre jaune.

Héberge, s. f. Kndroit où deux hiltimenls établis sur un même mur commencent à se séparer, étant d'inégale hauteur. Aux termes de l'ait. (>.").{ du code civil, Tout mur servant de sép;iration entre bàtinuMils est présumé mitoyen jus- (ju'à Vhélterge, s'il n'y a titi-e ou martjue (lu contraire.

Héberger (S'), v. prou. S'adosser, s'appuyer sur et contre un mur mitoyen.

Hectare, s. m. Mesure de superficie, égale a cent ares ou dix mille mètres carrés.

Hecto. s. m. Cent, .abréviation usuelle

d'heetoi^i'aminc.

Hectogramme, s. in. l^oids de cent grammes, dans le système métrique.

Hectolitre, s. m. Mesure de cent litres, dans le système métrique.

Hectomètre, s. m. Mesure de longueur égale a cent mètres.

Hélice, s. f. Cigne tracée en forme de vis autour d'un cylindre. — Kscalier en hélice, Csealier composé de mui-ches gironnees lixées les unes au-dessus des autres autour d'une colonne de bois ou de pierre. = Petite volute qui entre dans la

ÎÎFR

composition du chapiteau corinthien, rr Kn .Mécanique, Tout appareil en forme de vis ou de tire-bouchon. — .\gent de» propulsion qui remplai'O avec avantage les roues à aubes dans les bateaux à vapeur, et (pii consiste en une vis ou hélice mue par la vapeur, laquelle, placée à l'arriére et immei'gée, tourne avec une vitesse considérable dans l'eau «pi'tdle refoule violemnu'ut, et par-là impiime au bâtiment une marche beaucoup plus rapide.

Hémicycle, s. f. I)emi-cer«'le. — Kn Arehileelure, Trait d'un ar<' ou d'une voûte formée d'un demi-cercle parfait, se divisant en autant de parties égales qu'on veut laillci- de voussoirs, y compi-is la clef. — Canneau, mouh», cherche de bois ou de carton, qui seit à tailler les voussoirs et à construire un arc de voûte. — Salle demi-circulaire.

Héridelle. s. /'. Sorte d'ardoise étroite e( longue qui a deux de ses côtés taillés et les deux autres bruts.

Hérisson, s. m. Assemblage de pointes de 1er ipi'on met aux grilles jniur en empocher l'escalade. — Tige garnie tout à î'entour de lames de fer longues et un peu llexiblcs, (jui, suspendue à une C(U'de, sert à ramoner les cheminées étroites dans lesquelles les ramoneurs ne peuvent monter. = Kn Mécanique, Houe motrice verticale portant des chevilles ou mentonnets posés contre les |)iquants d'un hérisson. = Kn Ma^onneiie, (Juand des bricjues ou des moellons sont rangés de chant à la partie supérieure d'un mur, on dit (pi'ils sont posés en hérisson, ou bien que le mur est lei'miné en hérisson.

Hérissonner. t. a. Hérissonner un mur, V poser des hérissons ou le terminer en hérisson, ou bien encore le Vecrépir, le recouvrir de gros mortier, dont les gi-ains de sable, ressoitant à la sui-face, lormenl des aspérités (jui hérissent le mur.

Hermès, s. m. Kn Sculpture, Caîne portant une tète de Mercure. — Kn général, Statue de Mercure.

Hermétique, adj. Qui tient à Mercure, qui ressemble a Mercure, qui vient de Mercure. — Kn .Xrchéologie, Colonnes herméti'/ues. Colonnes surmontées d'un Hermés\ et, par extension, en .\rchiteeture, Colonne ayant une tôte d'homme au lieu d'un chapiteau. = Se dit de L'alchimie, des pratiques de la science du grand œuvre enseignées par Hermès trismé" giste, d'où nous sont venues les Fermetures hermétifjues, fermetures parfaites

ir:

(ju(^ l'on oitficîit «'Il r/iisMiil fonrlrcî \o,h ljoi'<iH (lu VMsi' ((u'on v(!iil don!; et |)iiis, pnr cxlonsioii, les Apparoils /i firme lù/ues, c'ost-à-dinî tons Ins moyens en iisn^'t; l)oiir cloïc, pour fermer d'uiKi manière j)arrînl('.

Hermétiquement, adv. Si;^Mii(ie, on «^•(Mirral, d'I in^ iiiaiiirrc parfailc;. Des f(încHres, dos portes Icrmc^es ou se l'erniant herinétujiiemml. — Dans un sons plus parliculioi', et [)ar allusion aux pralifjues de l'art licrméliciue, on ferme un vase; heronéli'juoncnt en le scellant de sa propre matière par le moyen du feu.

Herminette. s. f. Outil de charpentier, se maniant à peu près comme une pioche dont il a un j)eu la forme, mais moins courbe, et dont les extrémités, au lieu d'être j)oinlues, sont tranchantes et se profilent carrément, quand l'une des deux ne se termine pas en lôte de marteau.

Herse, s. f. Lourde claire-voie, composée do pièces de fer et de charpente assemblées et terminées en pointe, s'engageant verticalement dans deux rainures, pouvant à volonté s'abaisser ou se relever au moyen de contre-poids et d'un treuil, et destinée, en cas de besoin, à former obstacle sous le passage d'une porte fortifiée. — Barrière en forme de palissade. ■=. Instrument d'agriculture, composé de pièces de bois qui se croisent et qui pardessous sont armées de pointes propres à briser les mottes, à diviser la superficie du sol, à l'égaliser, et principalement à recouvrir les grains nouvellement semés.

= Se dit, en Charpenterie, de L'épure d'un comble. — Les charpentiers appellent aussi Herses de la croupe^ Les pièces de bois qui se croisent dans la charpente d'un pavillon carré.

Hêtre, s. m. Grand et bel arbre, dont le bois, cassant et fendant quand il est sec, est par ce motif peu propre à la construction et même à la menuiserie. L'industrie cependant l'emploie à de nombreux ouvrages.

Heurt, s. m. L'endroit le plus élevé d'une rue, d'une chaussée ou d'un pont de pierre, d'où l'on commence à donnei"de la pente des deux côtés, pour l'écoulement des eaux, — Partie d'une conduite d'eau qui est plus élevée qu'elle ne devrait l'être, eu égard à son niveau de pente, et cela parce qu'il se rencontre dans sa direction quelque accident naturel ou artiticiel qui vient déranger les calculs et par-dessus lequel il y a nécessité de la faire passer.

Page 1