DI
et pour le couvent de Saint-François. Il fut aussi employé dans la célèbre Conception de la paroisse de Saint-Michel à Victoria, qu'avait sculptée Grégoire Hernandez ; mais l'ouvrage qui fait honneur à Diaz , est la perspective qu'il peignit pour les orphelins de Valladolid, que I on appelle la Maison de Miséricorde. L'architecture est du plus beau style , etles statuesqu'il a interposées sont du plus beau faire. On ne peut se figurer jusqu'où va l'illusion de cette grisaille , qui de plus est d'une très-grande dimension. Diaz fit des héritages considérables , qu'il joignit au produit de ses travaux pour fonder cet hospice de la Miséricorde. Il y fut enterré Tan 1660 ; son portrait et celui de son épouse sont au-dessus de son tombeau. M.
DIAZ (François) , peintre de genre l'un des premiers disciples de la royale académie de Saint-Fernand , se présenta au concours public de dessin , qui fut ouverte pour l'installation de l'académie , et se tira fort bien de ce pas difficile. L'académie conserve de lui l'Enlèvement de Déjanire , qui obtint à Diaz le premier prix de la seconde classe, en 17 53. Il peignit avec succès plusieurs tableaux où 1 on distinguait une grande pureté de dessin , et un heureux goût pour la composition. — - On ignore la mort de cet artiste. M.
DIAZ (le frère Ginès) , peintre religieux, néà Villena, et religieux de la chartreuse de Porta-Cœli , qui dans ses salies capituîaires conserve de cette artiste quelques tableaux relatifs à la vie de saint Bruno. Ils ont assez d'élévation; mais ils sont trop roides, et d'une couleur ingrate. V.
DIAS ( Gonzales), peintre d'histoire , peignit en i49^> les statues qui décorent la vieille porte du Pardon, à la cathédrale de Séville. En 1499 il fut chargé des tableaux de l'autel de la Madeleine , que l'on conserve aussi dans ce