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dans les draperies d'assez beaux détails. Ces tableaux ornaient un maître autel que Nufro Sancliez avait sculpté en i/fSo. — On voit à la trésorerie delà même cathédrale une Vierge tenant le Christ mort dans ses bras. Elle est accompagnée de Saint Michel et de Saint Vincent martyr ; au premier plan plusieurs personnages à genoux adorent la Vierge. On ne saurait trop se figurer le brillant et la conservation de ce tableau, qui semble sortir des mains de son auteur. 11 a répandu dans ce bel ouvrage tous les accessoires en broderie , dont les artistes de ce temps ornaient leurs productions. Quoique le dessin et les proportions du corps du Seigneur soient gothiques , les belles draperies et les détails inouïs de toute la composition font de ce tableau, pour l'Espagne, un chefd'œuvre dans le genre qu'Albert Durer répandit en Allemagne. S.
NUNEZ (Pierre), peintre d'histoire et de portraits, naquit à Madrid au commencement du 17e. siècle, et, après y avoir commencé ses études avec Jean de Soto , fut à Rome, d'où il revint bon artiste. C'est à ce titre qu'on le chargea d'une partie des portraits des rois d'Espague que l'on fit dans le temps pour le salon de comédie au palais de Madrid. Ces portraits affermirent la réputation de Nunez. — Il peignit en 1625 , pour le couvent de la Merci , une grande partie de tableaux qui lui donnèrent encore un grand relief. Nunez mourut à Madrid eni654.il/.
NUNEZ DE SEPULVEDA ( Mathieu ) , grand fresquiste. Philippe IV le nomma en 1640 son peintre , et , de plus, doreur et directeur des peintures destinées à orner les vaisseaux formant les escadres de l'Océan , les galères d Espagne , les galions des Indes et les escadres royales de la factorerie. — Nunez reçut tous ces avantages en ré-
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compense de son mérite dans la fresque ; il jouissait de beaucoup de prérogatives , et entre autres du droit de peindre lui seul les flammes des navires. — Il exerçait son Emploi à Cadix en i6/}i , et parvint à composer avec assez de couleur des Saint Jacques et des Conceptions. Il dessinait bien , exécutait avec autant de liberté que d'intelligence , et suivait le mode . employé depuis long-temps en Andalousie pour travailler sur la serge. Cette méthode donnait, ainsi que j'ai déjà eu l'occasion de lo dire, infiniment de légèreté à la main. M.
NUNEZ DE VILLAVICENCIO, peintre d'histoire et de portraits , chevalier de Saint- Jean , naquit à Séville d'une illustre famille , en i635. Il apprit à peindre par suite de son goût, et seulement comme objet d'amusement; mais ce fut d'abord sous Murillo son ami , et à l'école de ce grand homme . Villa vicencio développa une telle facilité et des dispositions si prononcées , qu'au lieu de délassement la peinture fut son étude continuelle , comme s'il eût été destiné à devenir professeur. Son titre de ch-evalier l'obligeant à faire ses caravanes, à son arrivée à Naples il travailla sous la direction de Mathias Pretti le Calabrois, chevalier de Malte comme lui. Près- de ce bon maître il fit de grands progrès , particulièrement dans la science du clair-obscur. — De retour en Espagne , il se remit sous la direction de Murillo, qui l'aimait tendrement. Ensemble ils concoururent à l'établissement de l'académie de Séville , dont Villavicencio suivit les cours en contribuant par ses présens à la décence et à la conservation de cette école. Enfin il eut tant de vénération et d'attachement pour Murillo, qu'il resta toujours auprès de lui, qui en retour accorda toute sa confiance et portait une prédilection particulière à son ami Villavicencio. — - Le maître mourut dans les bras de l'élève. Villavicencio vint
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alors à Madrid , et présenta à Charles TI son joli tableau des Enfans jouant dans la rue ; ils sont si naturels , que l'on peut les prendre pour être de Murillo, dont Villavicencio approcha la manière plus que personne. Il 6e complaisait particulièrement à peindre des Enfans *, et faisait aussi avec un talent particulier les portraits. — Villavicencio, après avoir servi, d'une manière distinguée , le roi et l'ordre dont il était chevalier , mourut en 1700. S.
OBREGON ( don Marc ) , peintre de genre , graveur, fils et élève de Pierre de Obregon , peintre , et frère du sculpteur Jacques de Obregon , fit peu d'ouvrages en peinture , et se livra presque entièrement à la gravure , comme on le verra à son article. On n'a de lui que quelques petits tableaux de genre. Il mourut à Madrid en 1720. M.
OBREGON (Pierre de) , peintre d'histoire , de genre, et graveur, père de Marc ci-dessus , et l'un des meilleurs élèves de Vincent Carducho, naquit à Madrid vers 1597. 11 se fit une étude d'imiter le dessin , et surtout le clairobscur de son maître. Il fit beaucoup de tableaux de genre pour les particuliers, un Saint Jacques et une Sainte Anne pour la paroisse de Sainte-Croix de Madrid ; mais son chef-d'œuvre est la belle Sainte-Trinité qu'il fit pour le salon de réception au couvent de la Merci de la capitale. Cet ouvrage classe, à juste titre , Obregon parmi les bons peintres espagnols. — Je rendrai compte , à son article
* M.Lebrun a acheté à Séville plusieurs tableaux de Villavicencio , représentant des enfans , selon le goût du maître. Il m'en est revenu quelques-uns.
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Gravure, de ses œuvres en ce genre. II mourut à Madrid eu i65q. M.
OLIVES (le maître François), peintre d'histoire , trèsaccréditéà Tarragone. On possède fort peu de ses productions; mais son mérite le fit nommer appréciateur des ouvrages de toute la province. Son genre était les grands sujets d'histoire. Il servit de caution, en 1 557, au sculpteur Perris Hostri pour l'entreprise que celui-ci avait arrêtée , avec le chapitre de la cathédrale de Tarragone, et fut chargé d'apprécier aussi la valeur de tout ce que fit Perris Austriach dans l'église de Saint-Pierre de la ville de Reus. V.
ONA ( Pierre ) , peintre d'histoire , gendre et élève d'Esteve Jordan , sculpteur de Philippe II , peignit et orna, en 1590 , le grand maître autel de Sainte-Marie de Rioseco , qu'avait sculpté son beau-père. Ona fit d'autres ouvrages du moyen ordre. M.
ONATE ( Miguel ), peintre de portraits , né à Séville en 1 535 ; il étudia de très-bonne heure sous Antoine Moro d'Utrecht, qui se trouvait à Madrid en i552. Onate suivit ce grand artiste en Portugal , lorsqu'il y fut pour faire le portrait de la première femme de Philippe II , et revint avec lui à Madrid. C'est là qu'étudiant avec une aptitude rare et soutenue, il est parvenu à se rendre célèbre dans les portraits. On y retrouve en effet la manière exacte et prolixe de son maître. Onate mourut à Madrid très-estimé en 1606 , laissant à ses héritiers une fortune considérable : car jamais peintre n'a vu , sans doute , payer ses portraits plus cher. J'en ai acquis un à la vente de M. Lebrun. Si
ORIENT ( Joseph ), peintre dè portraits et fresquiste, naquit à Villa-Réal , au royaume de Valence , vers le milieu