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OREILLE. ( Sejaire tirer. ^ )
Cette phrase, appliquée à un homme lent à payer, vient de ce que, chez les Romains, l'huissier saisissait par Toreille le débite^r. difficile, et le coinduis^it en prison.
OfŒ^ÏLlM. {Fin d'une) . C'est le bon vin, parce qu'après l'avoir goûté on penche une oreille en s^gn^ d'approbation, tandis qu'on tourne la tête d'un coté et de l'autre quand on témoigne son mécontentement.
Les oreilles me tintent ou me cornent; on parle de moi quelque part^
Cette expression proverbiale nous vient des anciens, qui tiraient des augures du tintement des oreilles. Celui de l'oreille droite . annonçait à la pej^onne qui l'éprouvait qu'on faisait quelque part son éloge ; le tintement de la gauche était un signe qu'on en médisait.
OREILLES. [Petii chaudron y grandes) Pour^rç qu9 le& .enfans écoutent avidement tout ce qui se dit.
ORGUEILLEUX. (// n'est. si gmnd dépit que de pampre).,, ..,...'
Ce proverbe est; b.içi^ ancien;. jCar au lieu de pauvre, nous trouvons poure dans le Traité de la précellence du lans^ase français de Henri Estienne.
Henri Estienne, dans le même ouvrage, cite cet autre proverbe : // n est. ors^eil que de poure enrichi.
C'était spi^ qo gr/ps ?fi|v*<^ , gkpité devant la porte du m^npir.'Seigueurialj.qHe les.^qges. dp vill{ige tenaient autr^pi^ leui;§;aft^iSiQs j [9^.îippiçlfiit;çe^ Stç^Ruc^ \e^ plaids
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(débats) de la porte; et comme l'arbre sous lequel on plaidait était presque toujours un orme, on disait à un homme que Ton menaçait d'assigner et de 'traduire en justice , attendez-moi sons Vôrfne.
On dansait aussi sous l'orme seigneurial; mais Famour aime le mystère, et, dans ce cas, attendez-moi sous Vorme ^tait une «spèce d'ironie.
Et da reste y bonsoir; atttende^-moi sous Forme.
( HwvsiiaGUB-, AnuLHt qui tron^» )
OKTÏES. (Jeter le /roc aux)
Quitter le cloître contre le ,gré de ses supérieurs, se dépouiller. brusquement de l'habit monastique.
Avant de dire^Av^c^ on a ditjhc; c'éuiil la houppe qui se mettait a« capuchon d'une cape. On a ensuite appelé ^/nw:^ la cape eHe-même, et donné ce nom à l'habit des moii^es exclusivement.
OS. (Deux chiens après un)
Deux gloutons à une assiette.
Mademoiselle Araouid parodia ingénieusement ce ptx) verbe, en parlant de deux amans de mademoiselle Guimard.
OSiER. (Franc comme l') ,
L'osier est appelé Jranc^ parce qu'on le plie plus aisément qu'aucun autre bois. • / 'i
OURLER. (C'est une cane j il n'jr a que le heè a)
àSe dit de deux personnes qui tiv>uvent tout fectle et d'une prompte exécution. ^ . «^^ - •' • '
Dans le point de Venise , espèce de dentelle <qlii donna l'idée de ce proverbe, il y avait des figures d'animaux.
On porta beaucoup' de dëfttelles^ous Catherine? de Médicis, parce qu*elle aimeria uti grand nombre d'Italiens* à sa suite.
PAfi a87
PACOLET, {Il faudrait;: avoir le chmaldé) dit-on , quand il s'agit d'une grande distance qui devrait être parcourue en peu de temps.
Le cheval de Pacolet était un cheval de bois enchanté qui 9 dans un instant , portait un honune à mille lieues.
PAGE. {Etre hors de)
C'est-à-dire, hors de la dépendance d'autrui.
Cette expression vient de l'ancienne chevalerie. A l'âge, de sept ans, un gentilhomme était placé auprès de quelque haut baron , ou de quelque illustre chevalier, pour y remplir la place à& page, de damoiseau ou variet; à quatorze ans, il était fiors de page et devenait écuyer.
Louis XI mit les rois de France hors de page; manière de parler figurée, pour dire qu'il les rendit absolus- ,.,:,,,,..
On ^e, spr^ d.e la jflêipe phrase d'une manière encore ^ plus figurée en parlant de l'esprit :
n faut le relever de ce konteux partage.
Et mettre hautement notre esprit hors de page. .:' I . (MoriàRB.)
PAGE. {Il ny a pas d>e quoi fouetter un) S^.^ij^ 4'w^vfau};e\tien ),^gère. Nos anciens seigneurs av^!Wttî|?PWr|][^^pMip?irt.îj desi pages auxquels la correction des verges était admînistirée pour la moindre faute. . ,,,^^} %t,fpwfitljçr.iMi 4v}J?aige. comme seigle vert. » 'u.;(„i,,,. l> . ,11 il }{^mtagmel^ Livre ii, chap. 8.) .;. i;ftWyi4,,^|[^rder.b ^nij|et,.de. son maître, le page eniqii€;^tipn,ft'qtç^it,an^W^.ft'Wi^p^r presque à l'entier ia lanière qui tenait l'étrier suspendu du coté du mpntoir.
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Ce maître était un gros homme; àpeine^ Ort-ilprîs son branle, quHl tombe tout plat comme porc.
On appelle tour de page, une malice où il y a quelque espièglerie ; et proverbialement, on dit d'un homme hardi jusqu'à l'impudence , qu'il est effronté cqmme un page de cour.
PAILLE. [Etre comme un rat en)
Manière de parler figurée, pour dire , être à son aise.
PAILLE. (Homme de^
Nos pères étaient peu galans , puisqu'ils ne craignaient pas de dire : Un homme de paille vaut une femme d*or.
PAILLE. (Seigneur de) 'Avant la révolution de 1789, on disait en jurisprudence féodale : Un seigneur de paille mange un vassal de fer; ce qui signifiait que les saisies féodales pouvaient absorber tout le revenu d'une terre.
Paille. ^ u
Rompre la paille avec quelqu'un. .* 4i^.
C'est lui déclarer qu'on n'est plus son aniî.'i >i. » *.
Chez les Gaulois on était mis en ppH^^^asioiiiid'Mne terre , en recevant un brin de paille , ce ^léb s'f^pdaû infestucation seigneuriale, du .mot fe^uàa^\^f^i^% et l'on s'en dessaisissait en rompan^L|ui biiH9^dejp9^1I&«
Par extension, rompre la paille a^ signifié .rnq^re l'amitié. Au douzième siècle, on envoyait encore à. un homme une paille brisée ou un jonc rompu,^, PPWr 'W annoncer une rupture. / ^ , ,1 . .
Qaand deux amis se sont brouillés > ' v.e^'i'JJtd J^l^^ On dit que la paille est rompue. ,. <,
Cette comparaison dans le ptd)lic reçue Ui'^Jj i/> D Jt» lO •
Sera-t-eUe du goât des «sprttt ampoulés ?
PAÎ a89
-Je n'en M]| tien.' Vallke'^ife caillé) '
Il est ce^tal^ ^ueJL^'ai^tié,^ . , . .
Comme elle est* aujourd'hui sur pié, ' ' ' ' ■ ^N 'est ^ «I^Ms'ftWe q^iiô pàfllé; " ^ ^ ' •• i
PAIN. ÇLonsr comme un jour sans) .
On ne reilechit pas assez a la terrible enerffie de ce proverbe populaire ; il représente cependant la situation
la plus douloureuse et«hi plus feite pour exc^Ur^ la pitié.
» •■•il Paiw blanc.
On dit d'un homme qui a été fort à son aiàe-, et qui se trouve dans la détresse , quV/ a mangé- s€>n pain blanc le premier. * .
Ce proverbe nous reporte au temps où l'on mettait le pain blanc au rang des comestibles les^ plus ^élicats.
Dans le quatorzième siècle, le pain blanc. Iç pli^s renommé' était celui de Chailly, village situé à quatre lieues cle Paris, près Longjumeau. Le pain de Gonesse s^acqiiit (le la réputation au seizième siècle, ,
Mais dans le seizième siècle même , la vente du pain blanc n'était que tolérée;' le gouvernement craignait qu'on en mangeât trop. Les pains ordinaires étaient le pain bourgeois*^ nommé depuis pain de ménage; le panl bi^^blancetlepain bis. Il ne faut pas compter le pain I de- chapitre, pain inventé par un boulanger du chtipi}:re*de Notre-Dame de Paris ; il ne différait du pain bodhgcpii' que parce qu'il était moins p}at. '
* Ï^AIR. ( // entend le)
^ jl^ro verbe du seizième siècle. Sous François i*' et soui5 Henri ii,*^îîy avait'en France beaucoup de Florentins, de Lucquois et autres Italiens qui , afïriandés par Tintérét e&cessif des cajpitaux , avaient apporté l>eaucoup d'or et d'argent. »i , .. ..' ,i, . . -.,f • .^ m ■ . jj- > Leurs monnaies étaîent^Aedive]:^* tant Vparcfè^qu ils
n'appartenaient pas au même souverain. Toutes ces monnaies ayant cours concurremment avec celles de France, un compte était fort difficile à faire; et de là vint ce proverbe : // entend le paiVy quand on voulait dire un tiomme rompu aux affaires , un homme habile.
PALALAN. {^Faire le)
Cette expression, qui n'est plus en usage, signifiait autrefois ^ faire le grand.
Antoine Oudin ( Curiosités françaises pour supplement aux Dictionnaires) divise d'abord ainsi le mot i^dXdXdJil^ pal-allant y et l'explique par, marchant droit comme un paL
Paltoqubt.
Terme de mépris, homme grossier.
Dans Rabelais, on trouve empaletoqué. De son temps le paletot était un petit manteau auquel tenait un capuchon.
PANADER, (5e) ou se pas?aner.
Marcher avec un air de complaisance et d'ostentation.
Un autre proverbe dit : Fier comme un paon : le paon est le symbole de la vanité.
Un paon, avec ces mots, utplaceat taceat^ qu'il se taise s'il veut plaire, est la devise d'un homme stupide, qui n'a que des qualités extérieures :
Le long de ce grand mur qu'il arpente à son gré. Que le paon orgueilleux, par Torage inspiré.
Lance, par interyalle, un accent lamentable.
(Pus, Harmonie imitatiçe.)
. PANIER, (wrf petit mercier petit)
Parvumpars^a décent. T^os pères, pour exprimer la même chose, disaient : A petit saint petite offrande; à petit chien petit lien.