PRO
L'homme est ainsi bâti ; quand un sujet l'enfiamme ,
L'impossibilité disparaît à son âme :
Combien fait-il de vœux ! combien perd-il de pas !
Si j'arrondissais mes états ; Si je pouvais remplir mes coffres de ducats ; Si j*apprenais l'hébreu, les sciences , l'histoire!
Tout cela , c'est la mer à boire :
Mais rien à l'homme ne suffît.
Pour fournir aux projets que forme un seul esprit , Il faudrait quatre corps; encor, loin d'y suffire > A mi-chemin je crois que tous demeureraient ; . Quatre Mathusalem, bout à bout, ne pourraient
Mettre à fin ce qu'un seul délire.
(La Fohtaikb, FahU %Sy Liv. Tin.)
Promesse.
Promettre monts et merveilles.
C'est promettre plus qu'on ne peut ou qu'on ne veut tenir. •
Les anciens employaient la même hyperbole : Magnos promittere montes, dit Perse. Aux montagnes, Salluste ajoute les mers : Maria montesque polliceri.
Pkomesses.
Nues et vents sans pleuvoir. •
Allusion à ceux qui promettent beaucoup et qui ne tiennent rien.
PROVERBES. {^Jouer aux)
On peut jouer aux proverbes de plusieurs manières :
1°. Chacun dit un proverbe qui commence par une lettre convenue.
a^. On représente en pantomime une histoire dont t! faut tirer la morale en forme de proverbe.
3®. Après avoir représenté un drame de Fespëce de ceux que l'on viovame. proverbes , on dit : Ce (^ui rious prouve que.,.. On n'achève pas, et les spectateurs 'doivent deviner le proverbe.
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PROVEAfiE. {Fous wezfait meruif le) Se dit à une personne qui a réussi en s^écartant des opinions reçues du vulgaire.
PRUNES. ( Ce n'est pas pour des) C'est-à-dire , ce n'est pas pour rien. Molière fait dire à Sganarelle : \
Si je guirtfflli'gé, ce ù*est pas pour des prunes.
À propos^ èe ce pf ovéi*be , La Monnôye rapporte le petit conte suivant : Le docteur Martin Grandin, doyen de Sorbonne , avait reçu en présent quelques boîtes d'excellentes prunes de Gênes , qu'il serra dans son cabinet. Un jour qu'il avait laissé pai^ mégarde la clef à Importe, des é<;oliers y ses pensionnaire^, entrèrent dans le cabinet , et firent inain-basse sur une demi*douzaine de ces boîtes qui restaient. Le dôctetif fit grand bruit , et aurait chaôsé àes écoliers , si l'urt d'eux , se jetant à ses genoux , ne lui eût dit : « Hé ! mohàieur , si vous lious traitez de la sorte, voyez la Conséquence; on dira que vous nous avez chassés pour des prunes. » Cette naïveté fit rire le bon homnie.
PUCE. {A la sainte Luce , les jours croissent du saut d'une)
Ge proverbe rime fort bien ; mais il se trouve fkux depuis la oorreotioR ducalëndrier faite par Grégoire' xiii en i582.
La fâte de licite Luoe^.avant le changemdntf, se trouvait le ^31 décembre , deilx jours aprà^ le aôlslâce ; les purs commençaient à croître; ma;is| pat* le retranchement de dix jours fait au calendrier , 1» fête a rétro* gra^é, et se (rouve le iZ\ or^ oU sait. que les jours continuent à diminuer jusqu'au a ^.