‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 138 sur 176 · ROM · texte numérisé non relu

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duc de La Vallieré) ,^ les cartes à jouer sont au moins de l'année 1 33o. •

M. Éloi Johanneau {^Mélanges d'origines étymologiques et de questions grammaticales) applique aux cartes à jouer ce passage de Papias, lexicographe du onzième siècle : Mapa etiam dicitur pictura vel forma ' ludorum.

' Ce qui est positif, c'est que les cartes à jouer étaient

connues du temps de Charles v. Ce prince les proscrivit, ainsi que plusieurs autres jeux, par son édit de iSôg. i On les décria dans diverses provinces de la France ; on \ y donna à quelques unes de leurs figures des noms i faits pour inspirer de l'horreur : en Provence, on ap- I. pela les valets Tuchim. Ce nom désignait une race de voleurs qui, en i-36i, avaient causé dans ce pays et it dans le cbmtat Venaissin un ravage si horrible , que 1,1 les papes firent prêcher une croisade pour les exterminer.

Les cartes ne furent introduites à la cour de France que sous le successeur de Chartes v. On craignit même, en les y introduisant , de blesser la décence , et on imagina un prétexte ; ce fut celui d'amuser Charles vi dans les intervalles de sa démence. Il y a un registre à la Chambre des comptes de Paris, dans lequel on Ht : Donné cinquante-six solsparisis a JacqueminKrringonneur, peintre, pour trois jeux de cartes à or et à diverses couleurs ^ pour porter devers ledit seigneur roi. pour son ébùtement.

y ' ROME. ( On ne s^àménde pas pour aller à )

, ' Cϔum non animum mutant qui trans mare currunt.

*l' (HOAAGB. )

^ Le pèlerinage le plus célèbre parmi les chrétiens était

i^ autrefois celui de la Terre-Sainte. Le voyage dç Notre-

tel

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