JUNIUS REDIVIVUS. I
pseudonyme, sous lequel il écrit actuellement dans la revue d'amateurs qu'il vient de créer : Le Bibiophile français.
Julien. Voir Motus.
Jumièges (Th.). L^un des pseudonymes du publicisteet bibliographe Rabuîaux (Edouard), né en 1814, et qui a encore signé Edouard Lassène et Edouard Rab.
Junior. Voir Alîer.
Junius (Lettres de). Une série de lettres parisiennes publiées dans le Figaro sous ce pseudonyme emprunté à la perfide Albion, et qui ont eu dans l'agressif journal un succès de curiosité (i) qu'elles n'ont pas retrouvé lors de leur publication en volume, avaient pour auteurs deux journa • listes distingués de la petite presse, MM. Alph. Duchesne (voir Addison et DesfoncHères) et Alfred Delvau, mort en 1 867, à 42 ans, au moment où la célébrité lui venait. Lire de ce mort prématuré un petit livre bien curieux imprimé par D. Jouaust, et publié par Bachelin-Deflorenne au moment même où son auteur partait pour l'autre monde : les Son^ neurs de sonnets. Lire encore de lui cet amusant et bizarre livre : Dictionnaire de la langue verte (Dentu, in-i8), qui a donné lieu à une si vive polémique entre Delvau et Larchey ; celui-ci se prétendant spolié et plagié au sujet de son livre les Excentricités du langage. (Voir pour cette querelle le tome IX de la Petite Revue.)
Junius Redivivus. Voir Sylvius.
(i) unies attribua alors à Philarète Chasles, à Monselet, à J. Barbey d'Aurevilly, et même â Jules Vallès.
Kalpestri, ancien mime du théâtre des Funambules, où il doubla souvent Debureau avec un grand succès ; au départ de celui-ci, il lui succéda dans tous ses rôles, et il resta longtemps le premier acteur du théâtre. Il se nommait Dimier.
Karl (D'Orléans), poëte et journaliste né Moreau (Jules). Il a publié un petit Dictionnaire d'utilité et de récréation (1840) et donné des articles et des poésies à divers journaux et recueils.
Karoly (M"«), tragédienne à la voix rauque, au geste dur, au regard sombre et voilé, qui disait dans la perfection les fureurs de Camille sur la scène de POdéon (i 860), où son nom a brillé un moment du plus vif éclat. Mais sa disgrâce a été aussi rapide que sa réputation avait été subite, et pendant plusieurs années il n'a plus été question d'elle. Cependant, au mois de septembre 1868, M"« Karoly a reparu soudainement et comme exhumée en quelque sorte de l'oubli, et elle a débuté aux Français avec un demi- succès, qui a remis son nom en évidence. On ne saurait nier qu'il y ait sous cette dure enveloppe, sous ces gestes exagérés et ce regard furibond, un certain feu, une verve réelle, une intelligence peu commune, toutes qualités que l'art ne donne pas et
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que la nature a accordées à M'*« Karoly, comme compensation sans doute de ses autres défauts, au point de vue de la tragédie bien entendu.
D'abord couturière, M^** Karoly, dont le véritable nom est Duvau, est née vers 1840.
Kastus. Nom sous lequel fut d'abord connu le célèbre professeur de philosophie Charles Waddingtoriy né en 1819. Il a publié plusieurs ouvrages, dont l'un, Essais de logique y a obtenu en 1858 le prix Montyon.
Kerardven. Un professeur de mathématiques, M. Louis Dufilhol, a publié sous ce pseudonyme une série d^ Etudes sur la Bretagne (1835).
Kerdall (Gaston), avocat, auteur de nombreux mémoires, notices, voyages et plaidoiries, né Auguste Johanet.
Kergall (Marquis de). Voir Amézeuil (Ch. d^).
Kériliaii(René de). Voyageur et romancier, il a donné à la plupart des revues et des grands journaux des relations de voyages et des articles de littérature sous son nom véritable R^rf/guef (René), aussi bien que sous le pseudonyme précité. — Né en 1816.
Kernoc (Augusta). Pseudonyme pris par M. Auguste Romieuy à ses débuts dans les lettres en I82^ Son premier ouvrage, le Mousse^ parut avec ce nom d'auteur.
Jusqu'en 1830, M. Romieu écrivit beaucoup, soit pour le théâtre, soit pour les journaux, sous son nom réel ou bien sous son nom d'emprunt. Devenu préfet et personnage officiel, il s'improvisa en même temps publiciste gouvernemental, et l'on se souvient encore du bruit que firent deux de ses brochures, le Spectre rouge (185 1) et VÈre des Césars (1853). On lui a prêté en outre beaucoup de bons mots très-fms et très-spirituels, beaucoup de malices et d'espiè-
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gleries, et on l'a fait le héros de mille tours d'écolier que la légende a amplifiés et travestis de la belle façon. En somme ce fut un homme d'esprit, beaucoup plus connu et estimé comme tel que pour la valeur et le talent qu'il a pu montrer dans l'exercice de ses fonctions officielles.
Il est mort en 1855, à 54 ans^ du chagrin que lui causa la perte de son fils unique, tué au début de la campagne de Crimée. ^
Ketty (Aunt), c'est-à-dire Tante Ketti, pseudonyme de la célèbre romancière américaine Maria Mac-Intosh^ née en 1802, et dont les romans, très-populaires en Amérique et en Angleterre, ont été aussi, en partie, traduits en français.
Eienné (Aimé). Voir Blondet.
Kime, artiste de rodéon,du Gymnase, puisdu Théâtre- Français, né Deblonde.
EUemmer. Ce pauvre Paul Blaquière, mort au mois d'avril 1 867, encore si jeune, et au moment où, après tant de luttes et d'efforts difficiles, il était parvenu à se faire un nom, le Paul Blaquière de la Femme à barbe et de la déesse du Bœuf gras, a signé d'abord ses compositions du pseudonyme précité.
Koff (Major). Un écrivain de race, M. Pierre-Albéric Second, a écrit sous ce pseudonyme des articles de critique théâtrale dans l'Enîfacte^ PUnivers illustré et feu le Grand- Journal,
Le Figaro a publié pendant plus d'un an une série d'articles vifs, agressifs et parfois méchants, sous ce titre : Paris au jour le jour^ signés Pierre et Jean, et Jean-Jean, et qui avaient pour auteurs MM. Albéric Second et de Villemessant. On devine facilement que le premier des deux associés donnait sa prose, pendant que l'autre fournissait seulement son journal, et aussi parfois son esprit si primesautier et si
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original, à défaut du style, qui a toujours un peu fait défaut à cet habile et inimitable entrepreneur de journaux.
Kolb Bernard. Célèbre député né en 1798 Kolb (Charies). Son deuxième nom fait partie de la signature sociale de l'importante raffinerie qu'il dirige à Lille.
Kosak-Luganski. Pseudonyme du célèbre romancier russe Wladimir Dahl. Il a d'abord fait partie de la marine impériale russe, et c'est seulement vers 1840 qu'il a abordé la littérature. Ses romans, ses nouvelles, ses nombreuses légendes et ses proverbes sont très-populaires en Russie. On en a traduit quelques-uns en français.
Kreyder (Karl). Voir Grimm (Pierre).