LHÉRITIER
croire que Dieu s'intéresse spécialement à l'issue de leur lutte. De même, dix hommes qui se battent entre eux ne peuvent pas davantage avoir cette opinion.
« Si deux hommes qui se battent croyaient devoir parler du Dieu des pugilats et invoquaient le secours de Dieu pour venir les aider dans leur manière de faire déraisonnable et malhonnête, on les appellerait à bon droit fous ou blasphémateurs.
« On appellerait de même fous ou blasphémateurs dix ou. vingt hommes qui, se battant dans la rue^ invoqueraient le Dieu des pugilats pour lui demander de protéger particulièrement l'un ou Vautre des partis combattants,
<( Quel est donc le nombre requis pour que cet être que vous appelez le Dieu d'amour prenne parti dans les pugilats et combats d'hommes sans éducation et sans raison?
« Croyez vous réellement que le nombre puisse faire illusion sur Dieu, sur un être dont l'essence doit être l'infinie Ne croyezvous par que parler d'un Dieu des batailles soit aussi bien un blasphème que de parler d'un Dieu des pugilats ? »
Lhéritier, nom sous lequel joue, au Palais-Royal, Pune des meilleures « ganaches » du répertoire comique contemporain. Il est né Thomas (P'd\x\) en 1809.
Li. A. P. M. B Voir L'Homme au petit manteau bleu.
Lhiiillier (Jean). Voir Dementhe.
Liindac (Paul). Voir Daclin.
Lindsay (Arthur). Rédacteur de l'Athenmm français^ né Octave Sachot.
Liineuil (Gabriel de). Sous ce pseudonyme qu'il a emprunté à Tun des personnages de sa jolie comédie l'Amour et son frmVz (1855), M. Octave Lacroix a donné des articles à la Vogue parisienne, et surtout au puïnaA l'Artiste, où il a encore signé Jacques d'Arnay et Jacques de Soudeilles. Il