‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 213 sur 242 · STELLO · texte numérisé non relu

STELLO

attaques de journaux à journaux sont toujours regrettables; elles font sur le public, qui -a déjà de nous une fort mauvaise et injuste opinion, l'impression la plus déplorable et la plus imméritée. Mais quand ces attaques, même justifiées, atteignent ce degré et cette violence d'agression, celui qui en est l'auteur a toujours tort aux yeux de tout le monde, et plus tort encore, si par hasard il a raison. — Voyez Bussy (Charles de).

Stanz (Philarète). Sous ce nom l'abbé Michaud^ vicaire à Nîmes, a publié, en 1 864, diverses brochures relatives à la religion : A quoi servent les moines^ Maire et Curé^ etc..

Staphyla, l'un des pseudonymes de M. Guy de Charnacé, rédacteur agricole de la Libe(îéy de la Presse^ etc.. Il signe encore Hadès à la Gazette des Étrangers. Né en 1825 Girard (Ernest-Charles- Guy), comte de Charnacé, il a publié, en 1 862 et en 1 864, des ouvrages d'économie rurale qui sont fort estimés. — Voyez Dorante et Princesse X. X. X.

Star (Karl). Les articles publiés sous ce pseudonyme à P Opinion nationale ont pour auteur M. Charles Jouffroy, fils du célèbre philosophe de ce nom.

Stauben (Daniel). Pseudonyme du proîesstur Auguste Vidal, docteur es lettres, né en 1822, et sous lequel il a donné des traductions du romancier allemand Kumpert.

Steinla. Pseudonyme du graveur allemand Muller (Maurice), né à Steinla (Hanovre). — Il est mort en 1858, à 67 ans.

Stell (Pierre) . Voir Stephen.

Stello. Le poète Alfred de K/gny prenait volontiers pour pseudonyme ce nom du héros de l'un de ses plus célèbres livres. Nous avons vu chez M'"^ Louise Colet un exem-

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plaire de Cinf-Marsy avec cette dédicace : « Stello à Pctiserosa. » Penserosa est le titre d'un volume de cette dixième ou onzième Muse. En effet, est-ce à elle ou à M"** Emile de Girardin qu'appartient la priorité?

Stemboul, pseudonyme du fécond romancier allemand Karl SpindUr, très-populaîre et très-lu dans son pays, où ses œuvres comptent plus de deux cents volumes. — Il est mort en 1 85 3 , à 60 ans.

Stendhal, le seul des cinquante pseudonymes de Henry Beyle que connaisse le public, et qu'il a même tout à fait substitué à son nom. Dans la correspondance de cet écrivain, bizarre à force d'avoir voulu être original, correspondance adressée à peu de personnes et cependant relativement considérable, Stendhal a signé ses lettres de noms, la plupart du temps grotesques, qu'il imaginait et fabriquait à plaisir. On trouvera la nomenclature de ces noms dans les Pseudonymes du jour (1) de M. Joliet, et mieux encore dans les œuvres de Stendhal publiées par Lévy. Je n'ai pas jugé, pour ma part, qu'elle valût la peine d'être reproduite ou même seulement analysée. Il faut lire aussi, sur les pseudonymes éphémères de Beyle, la notice publiée sur lui dans le Constitutionnel du 23 février 1846.

Voici d'ailleurs un passage de ce curieux article qui fera connaître quelques-uns des pseudonymes de Stendhal : « Ses œuvres ne portèrent jamais son véritable nom et furent presque toutes signées de pseudonymes différents : de Stendhal, Cotonet^ Salviati, Viscontini, Lisio, Birkbeck, Sîrombeck, le baron Botmer^ sir William R .., Théodose Bernard (du

( I ) Que mon confrère Joliet me permette à ce propos une petite querelle. Pourquoi dans son volume , où il a voulu nous donner les pseudonymes qu'il appelle du jour, a-t-il compris Nicolo, mort en 1 8 18, Stendhal, mort en 1842, et quelques autres passés dans l'autre monde à des époques vraiment trop éloignées de nous pour qu'on puisse encore les appeler hommes <iu/our.^

STERN, ^'4i

Rhône), etc.. Il semblait même prendre beaucoup de peine pour rester inconnu, cherchant de toutes les façons à dépister le lecteur, se donnant en tète de ses livres tantôt une qualité, tantôt une autre : officier de cavalerie, douanier, marchand de fer, que sais -je encore ? Son imagination était toujours en quête d'un nouveau déguisement , son esprit ne se produisait librement que sous le masque. Albert Aubbrt. »

Le premier ouvrage de Stendhal date de i8i 5. Il avait édité à cette époque, sous le pseudonyme de Bombet (César- Alexandre), des lettres sur Haydn qu'il avait tout simplement traduites et un peu amplifiées d'après l'ouvrage italien de Carpani sur le maître allemand. Ses autres livres ont paru d'abord anonymement, ou signés de divers pseudonymes, et seulement plus tard Stendhal. Dans les rééditions qui en furent faites, on lit ainsi l'indication de l'auteur : Stendhal (Henry Beyle). Aujourd'hui tous ont été réimprimés avec cette même indication, et sans mention aucune du nom qui signait l'édition première. — Mort en 1842, à 59 ans.

Stephen (P.), pseudonyme de l'avocat Caraby^ qui est en même temps homme de lettres. Il écrit encore sous d'autres pseudonymes : Raymond, Pierre Stella etc., les courriers du Palais dans plusieurs journaux de Paris.

Stephen (P.). Voir Rago (Dom).

Stephen de la Madelaine, écrivain et musicien, né en 1801 Madelaine (Ètknné). Il a chanté, dans sa jeunesse, de la musique d'église comme « chantre récitant y) à la Chapelle du roi Charles X.

Sterlin, rédacteur-gérant du journal le Grelot , de Dijon, né Charmont.

Stern (Daniel), pseudonyme sous lequel s'est illustrée dans la littérature contemporaine M"® Marie de Flavigny, née en 1807, comtesse d* Agonit en 1827, et entrée dans la carrière des lettres en 1 841 .

}aa STERN.

Stem (Georges), pseudonyme du charmant compositeur Charles Lecoq, auteur de la musique de quelques opérettes applaudies et d^un grand nombre de morceaux de piano pleins d'originalité mélodique.

Stev... (Mathilde). M™« Arthur Stevens, femme du marchand de tableaux de ce nom (voir Graham) et belle-sœur des deux peintres Joseph et Alfred Stevens, a publié sous cette moitié de nom quelques romans anodins chez Lévy et Dentu : M^^ Sosie, le Oui et le Non des femmes, l'Amant de carton^ etc. Elle a encore signé, de son nom tout entier cette fois, une revue de salon sous ce titre : Les Impressions d'une femme au Salon de i8j9 (Librairie Nouvelle, in-i8.)

Stewart (Auguste). Le célèbre romancier Emmanuel Gonzalès a débuté sous ce pseudonyme dans les journaux de Nancy, alors qu'il était encore au collège de cette ville. Il signait aussi Henri Royer. Il a depuis, en dehors de ses romans, donné à divers journaux de Paris et de la province des articles et des nouvelles sous les noms de Melchior GomeZy Calibany Ramon GomeriL — Né en i8i 5.

Stigelli, ténor célèbre en Italie, Témule, le rival du fameux Fraschini. Il avait gagné, dans le cours d'une carrière dramatique rapidement parcourue, une fortune considérable, et il est mort, en juillet \ 868, dans une villa magnifique sur les bords du lac de Côme, où il vivait royalement dans le « dolce farniente » de la molle Italie.

Né Stiegel en Allemagne, il avait italianisé son nom, et personne ne connaissait son origine, tant il était devenu tout à fait Italien. Il a composé de jolies romances, des ballades, etc., qu'il faisait admirablement valoir.

Stirner (Max), pseudonyme d'un célèbre écrivain allemand, né Schmidt (Gaspard) en 1806. — Mort en 1856.

Stock (Baron). Les Chroniques Parisiennes signées de

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