XXX PRÉFACE
et de malice; il est aussi moins bien informé des petits secrets intimes qu'a surpris Quérard, ou bien il a craint d'entrer dans des détails qui n'ont pas effrayé son savant prédécesseur. Son livre est des plus sérieux, mais c'est plutôt un csrtalogue de librairie iu*une source d'informations propres à alimenter la pure curiosité.
Voici venir Vapcreau (i), l'utile, l'indispensable Vapereau, dont on médit beaucoup et que cependant on pille tous les jours. Cet habile écrivain a pris dans Quérard et dans Bourquelot la meilleure partie de ses renseignements en ce qui concernait les gens de lettres; et cela d'ailleurs ne lui était pas défendu, puisqu'il n'avait pas à les inventer.
Il faut citer aUssi l'excellent travail de M. de Manne (2), ancien déjà, et poussé, pour la troisième
raire contemporaine ^ y mit une telle lenteur et entra dans des détails hors de telle proportion, que son éditeur obtint contre lui, en juin 1 844, un jugement qui l'autorisait à lui retirer la continuation de l'ouvrage commencé. C'est à [Bourquelot que fut alors confiée cette continuation, qu'il mena à bonne fin^ avec les collaborations successives de MM. Maury et Louandre,,
(i) Dictionnaire universel des contemporains, un volume grand in-S» i deux colonnes, de près de 2,000 pages. Il faut conserver et consulter les trois éditions déjà parues : la première en i8$8, avec suppléments en 1859 ; la seconde en 186 1, avec suppléments en 1863 ; la troisième en 1865, avec de nombreuses additions. La quatrième édition est annoncée. Il faut consulter aussi de Vapereau, à propos de la bibliographie contemporaine, les onze volumes de son excellente Année Uttirairt (un volume par année).
(2) Nouveau Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes^ par E. de Manne, 3» édition, complétée par son fils. Lyon, Scheuring,