‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 72 sur 242 · CORNÉLIE · texte numérisé non relu

CORNÉLIE

est M. Maurice Joly^ avocat, auteur d'un intéressant ouvrage sur le Barreau de Paris, et condamné, il y a peu d'années, à une assez longue détention pour un écrit politique intitulé : Dialogue entre Machiavel et Montesquieu,

Gordier (Jules), vaudevilliste, né en 1802 Tenaille de Vaulabelle (Mathieu, dit Eléonore), et frère de l'historien des deux Restaurations, qui a été un moment ministre de l'instruction publique en 1848. — Il a encore signé Ernest Desprez et Eléonore de Vaulabelle, — Mort en 1859.

GormorL (Eugène), auteur dramatique, né en 181 1 P/«fre (Pierre-Etienne). Il a pris le nom de sa mère comme pseudonyme.

Gornélie (M'^«), une tragédienne convaincue, la dernière peut-être. Nous Tavons vue jadis aux Français, où un article de Sarcey la mit en évidence et la décida à quitter un moment le théâtre pour le café-concert. Elle tenta d'y acclimater Corneille et Racine, et on vint de très-loin l'entendre déclamer à l'Eldorado les plus ronflantes tirades du répertoire classique. Elle y eut un succès inattendu ; elle avait triomphé de la Femme à barbe au nom sacré de la tragédie.

Le théâtre du Châtelet l'engagea alors pour un drame nouveau, le Comte d^EsseXj d'un presque inconnu M. Couturier. Elle n'y fut pas bonne, mais elle y montra de trèsgrandes qualités, noyées, il est vrai, « dans une mer d'imperfections ». Cependant le drame et l'actrice surnagèrent, et le public apprit qu'elle avait d'autant mieux joué cette fois et avec d'autant plus de conviction, qu'elle était la propre femme de l'auteur de la pièce, et que son nom de guerre, ce nom Romain et Cornélien, était un masque de théâtre qui nous avait déguisé jusqu'alors M"« Couturier.

66 COUDREUX.

Goudrenx (Alfred). Voir R'hoone (Lord).

Gonlanges (H. de). On a lu dans le Figaro une série de lettres et d'articles signés de ce pseudonyme, et dont l'auteur est un rédacteur de VlJlusîration, M. Henri Cozic. — Voyez Jonas (Le cavalier).

Goulon (Georges). Le volume publié en 1866 par Ach. Faure : les Théâtres en robe de chambre^ a pour auteurs M. Ernest Coulombaa, sous le pseudonyme précité, et M. Yveling Rambaud. — Voir Gilbert.

Cousin Jacç[ues (Le). Les articles humoristiques et biographiques signés de ce nom au journal la Lune et à son successeur rEclipse ont pour auteur le poète et journaliste Ernest d'Hervilly.

Il a débuté au Diogène en 1862. Il se rendait alors aux bureaux de la rédaction chaussé de solides souliers à clous qui donnèrent à son rédacteur en chef l'idée de signer quelques-uns des articles de son collaborateur du pseudonyme étrange : UHomme aux gros souliers^ qui fit place un peu plus tard à celui de Gil-Blas, commun à divers journalistes. Ce dernier pseudonyme a été pris également par M.d'Hervilly dans Paris^Caprice et dans P Image. Journaliste fécond et infatigable, M. d'Hervilly a collaboré à la plupart des feuilles littéraires contemporaines: en 1864, à la Vie Parisienne, aux Ecoles de France, au Grand Journal, où il donna une curieuse série d'articles sur les Tortonis excentriques; en 1865, au ^^^^ Jaune; en 1866, à la feuille quotidienne les Nouvelles ; en 1 867 et 1 868, à l'Artiste, au Masque et à la Nouvelle Némésis, Enfin, comme tant d'autres, je dirai mieux, coinme trop d'autres, M. d'Herviliy a voulu aussi parodier la fameuse Lanterne, et il a publié, en août 1868, une charmante petite fantaisie de poëte, élé-

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