‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 82 sur 242 · DELILLE · texte numérisé non relu

DELILLE

Delaliaye (Léon), pseudonyme d'un jeune pianiste d'avenir, M. Léon Lepoty qui n'a point voulu que son nom lui jouât quelques mauvais tours !

Son père a été longtemps administrateur de la Porte- Saint- Martin sous le règne de Marc-Foumier.

Delamotlie (Emile). Nom sous lequel fut d'abord connu Emile de Girardin , né en Suisse, en 1 806 d'après un premier état civil falsifié, et en 1802 d'après l'acte de notoriété qui a définitivement établi et régularisé, autant que possible, sa position comme citoyen français. Son premier ouvrage, Au Hasard, fragment sans suite d'une histoire sans fin (1828), était signé Adolphe Bréant. Son livre Emile (1839) parut sans nom d'auteur.

Delaroclie (Paul), peintre illustre, mort en 1856. Son prénom était Hippolyte; il le changea arbitrairement pour celui de Paul, aujourd'hui inséparable de son nom.

Delaville (Adrien), pseudonyme d^ Adrien Viguier^ romancier, auteur dramatique et en même temps professeur au lycée Charlemagne. — Né en 1795.

Le meilleur homme du monde, le touriste le plus incroyable qui ait jamais existé; il n'allait qu'à pied; il a visité ainsi plusieurs fois la Suisse et l'Italie, et au retour il nous racontait ses voyages avec une verve et une gaîté toujours jeunes. Vit-il encore?

Deléris. Voir Léris (A. de.).

Deleury, peintre, né en 1803, et qu'une ordonnance de 1833 a autorisé à substituer le nom précité à son nom véritable Pipelet (Alexandre-François), que les Mystères de Paris devaient, sept ans après, rendre encore plus désagréable à porter.

Delille (M"»^), cantatrice de l'Opéra. Elle est née

8o DEUNON.

Morache et a été longtemps, sous son nom véritable, et avant d'entrer au théâtre, maltresse de chant dans la ville de Troyes.

Delinon (Gustave). Voir Raymond (Michel).

Dell-Briclit, Tun des fondateurs du premier Gaulois, journal qui vivait, vers 1860, d'une existence parfois tapageuse II se nommait Delvaille.

Delorme (Joseph). Le premier recueil de poésies de Sainte-Beuve a paru avec ce simple titre : Poésies de Joseph Delorme (1829). Ce recueil était précédé d'une notice biographique sur le soi-disant Delorme^ dans laquelle Sainte- Beuve expliquait au public, pour le compte de son personnage fictif, l'état maladif et inquiet dans lequel il se trouvait lui-même alors. Comme il faisait ses études de médecine, on le surnomma à ce propos « un Werther Carabin. » Deux ans après parurent, sans nom d'auteur, les Consolations (^iS^o), et en 1834 le roman psychologique de Volupté, que Sainte- Beuve publia également sans le signer. Les exemplaires des éditions postérieures de ce livre singulier ne portent pas non plus de nom d'auteur.

Delorme (Roger), fondateur du journal d'étudiants En avant! qui a vécu ce que vivent les feuilles du quartier latin, toujours tuées avant l'âge par l'excès de sève de leurs jeunes rédacteurs. M. Delorme a encore écrit dans quelques revues et journaux publiés dans le voisinage de l'Odéon. Son nom est Edouard Monod,

Delval(M"«)5 fort belle personne qui, après avoir joué un moment la comédie au Gymnase, s'est incarnée à perpétuité dans certains rôles des féeries du Châtelet et de la Porte- Saint-Martin, où la beauté des formes plastiques est seule exigée. Née Goret, la belle actrice a troqué ce nom

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