GILL
qu'il entendit un grand cri. C'était le journaliste qui, décidément, s'était laissé tomber.
« Mais le malheureux Detouches n'était pas mort.
« Il s'était brisé, broyé les membres en tombant dans ce puits sans eau ; il gisait, au fond, les jambes en bouillie. L'autre accourt, aperçoit vaguement le misérable ensanglanté, appelle du secours, des aides. Des carriers viennent; on tend une sorte de panier au blessé, mais le panier accroche, en passant, une pierre mal scellée de la muraille du puits ; la pierre se détache, et le pauvre diable, couché là, au fond, voyait — double supplice ! — tomber cette pierre qui descendait droit sur son front pour l'écraser.
<( Le moribond fit un mouvement. La pierre tomba à quelques lignes de sa joue.
« C'est dans cet état effrayant que Georges Detouches fut transporté à l'hôpital. H y est mort il y a quelques jours, après d'atroces souffrances. La vie parisienne a de ces existences étonnantes I »
Gilbert (Frédéric). Sous ce nom , M. Rambaud (Yveling) — et ce nom, qui ressemble à un pseudonyme, n'en est cependant pas un, — romancier et poète, a signé des faits divers assez pittoresquement arrangés dans la Liberté de M. de Girardin. Il a depuis continué le même genre de travail au journal ^Événement illustré.
On lui doit encore un volume de biographies dramatiques contemporaines plus indiscret et amusant que sérieux. (Voir Coulon,)
Gil-Blas Voir Cousin Jacques.
Gill (André), l'amusant et spirituel caricaturiste de la Lune, devenue depuis sa suppression PËclipse, et qui a mis à la mode ces portraits grotesques, et parfois ressemblants, des célébrités du jour.