GOSSE. I
d'être continué et complété jusqu'à nos jours, est signé Ettsèbe G**\
Gobert. Acteur qui a eu au théâtre la spécialité des Napoléon II se nomme Mongobert. Il a collaboré à quelques pièces et a même été un moment directeur de théâtre.
Godefroy, peintre bordelais, né, en 1806, Séty (Pierre).
Gomez (Melchîor). Voir Stewart.
Gonoourt (Edmond et Jules de), les deux frères Siamois de la littérature actuelle.
Dans la France littéraire^ Quérard les appelle Huot nés à Concourt (Vosges); c'est là une erreur. Le père des deux écrivains était le chef d'escadron Huot de Concourt (Marc- Pierre), mort en 1834.
L'aîné,|E^moni, est né en 1822^ le second, Jules, en 1830.
On doit à ces deux écrivains distingués, outre des recherches et travaux historiques et des romans d'un réalisme parfois exagéré, d'intéressantes études sur les principaux artistes des règnfs de Louis XV et de Louis XVI : Saint- Aubin, Watteau, Greuze, Latour, Fragonard, Chardin, etc., publiées chez Dentu sous le titre général : L'Art au XVIH^ siècle. Chaque étude forme une livraison in-40, imprimée à Lyon chez Perrin, et renferme de belles gravures à Teau-forte, qui sont Tœuvre des frères de Concourt euxmêmes.
Gorge (Albéric de). Le volume de poésies les Violettes, signé de ce nom, a pour auteur M^^^* Louise Belly.
Gorgias. Une étude sur l^Art de la parole oratoire^ parue en 1847 et signée de ce pseudonyme, a pour auteur M. Paignon (Eugène), alors avocat à Angoulême. Devenu depuis avocat au Conseil d'État, il a donné, en 1854, une deuxième édition de son ouvrage, mais cette fois sous son vrai nom.
Gosse (Isidore S. de). Le préfet actuel du département
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de l'Aube, M. Salles (Isidore), a d'abord été journaliste sous ce pseudonyme. Il est membre de la Société des gens de lettres. — Né en 1 82 1 .
Gotflieb. Voir Van Slopen.
Goubeau de Rospoël, un célèbre ministre belge devenu ambassadeur, M. Van de Weyer (^S\l\am^, né en 1802, a donné sous ce pseudonyme et sous ceux de Victor de la Marre et J. du Fan^ des articles de journaux, des brochures, des études historiques et des livres de philosophie et de morale. Il a également publié sous le nom de Jean le Brabançon quelques pamphlets politiques.
Goulafrières (Baron de la). Voir Artevelle.
Goulet (baron Paul). Sous ce pseudonyme et sous ceux de Loué (Philibert), Morîimer (sir Henry), Tom- Pouce y etc., M. Almire Gandonnière, né à Loué (Sarthe) en 1814, a publié différentes poésies, des satires, des nouvelles et quelques articles de critique.
Gracian. Voir Girard de Nerval.
Graham (S.). Frère des peintres Joseph et Alfred Sîevens, et journaliste sous ce pseudonyme. Il a longtemps écrit des revues de salon et des articles de beaux-arts à l'ancien Figaro. J^é Stevens (Arthur), il est également connu à Paris comme expert et comme marchand de tableaux. Sa femme écrit 50us son nom abrégé : Mathilde Step... (^ Voyez ce nom.)
Graindorge (Frédéric-Thomas). La série d'articles humouristiques signés de ce nom à la Vie Parisienne, et réunis depuis en volume chez Hachette, avait pour auteur M. Hippolyte Taine, ancien élève de l'École normale, professeur à l'École des beaux-arts. Il a encore signé dans le
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même journal Barnabe X... et F. T. G., initiales de son premier pseudonyme. — Né en 1828.
Grandpré (M"^ de}, auteur de plusieurs volumes : le Marquis de Valmer (1863, in- 12), comédie de salon, suivie de quelques études sur la déclamation ; une Héroïne, roman (Dentu, in- 18), etc., et qui se nomme en réalité M"^» Chevalier.
Grandville [L J.)» célèbre dessinateur, né en 1803 Gérard (Jean-Ignace-Isidore), et mort en 1847.
On a plusieurs fois réédité et l'on réédite encore aujourd'hui les charmantes fantaisies de ce dessinateur si spirituel, si original et si fécond : les Fables de La Fontaine^ les Fleurs animées, les Petites Misères de la vie humaine, etc. Son fils, Nicolas Gérard, a gardé le même pseudonyme. Il a publié un volume chez Dentu : Grandville dans les étoiles (in-8), signé Nicolas Grandville.
Grange (Eugène), vaudevilliste célèbre, surtout à l'ancien boulevard du Temple, aux petits théâtres duquel il a donné une quantité considérable de pièces de tous genres. Il est né Basté (Pierre-Eugène) en 1810.
Grangerie (De la). Voir Dauvergne,
Granval (Georges). Voir Daclin.
Granval. Voir Leuven (A. de).
Grassau (M"*), ancienne actrice de l'Odéon et des Français, née en 1788 Maurel (Lucile). Elle avait débuté en 1806 au Grand-Théâtre-Français de Milan. C'est elle ^ui créa à l'Odéon la fantastique Madame Prudhomme, d'Henri Monnier. Elle est morte en août 18-65, pensionnaire de la Comédie-Française, où on l'avait recueillie plutôt pour lui donner de quoi vivre que pour utiliser ses services.