HALÉVY
Parisienne. Il est le petit-fils de Tillustre général de cavalerie de ce nom, sous le premier Empire.
Dentu a publié de lui un amusant volume, très-spirituellement écrit et illustré : l'Hôtel des Haricots (maison d'arrêt delà garde nationale de Paris), un vol. grand in-i6, avec 70 dessins de Morin.
Halévy, illustre compositeur de musique mort en 1861 . Il s'est d'abord appelé Lévi, ainsi que le constate son acte de naissance, dont je copie le début :
<( Du huit prairial de l'an VII de la République, une et indivisible/ acte de naissance de Jacques Fromental, né hier à six heures et demie du matin, rue Neuve des Mathurinsj n® 585 (sic), division de la place Vendôme, fils de Êlie Lévi, négociant, et de Julie Lion Mayer, même demeure. »
En 1808, survint une déclaration de M. Lévi père à l'effet d'obtenir le changement de son nom de famille :
a Par devant nous, maire du VII* arrondissement de Paris, est comparu le sieur Élie Halévy, marchand épicier, demeurant à Paris rue Michel-Lecomte, 28, division de la Réunion, lequel nous a déclaré qu'il est père d'un enfant du sexe masculin, né à Paris, le 7 prairial de l'an VII, portant le nom de Lévy et les prénoms Jacques-Fromental, qu'il a adopté pour lui le nom Halévy, entend lui conserver le nom Fromental... etc. »
Quérard explique* ainsi le motif et l'origine de cette modification de nom :
« L'un des ancêtres d'Halévy signait H. Lévy, et comme la lettre H s'aspire fortement en allemand et forme le son Ha, de là est venu le nom Ha-Liyy. »
Je donne l'explication pour ce qu'elle vaut.
HEITER. 145
Hadès. Voir Staphyla.
Halm i Frédéric), pseudonyme du baron de Mûnch^ Bellinghauseriy écrivain allemand, né en 1806.
Hall (Robert), pseudonyme de Charles Vieu, auteur des jolis romans la Cure du docteur Pontalais et Madame Frainex,
Hans-Werner. C'est sous ce nom que débuta à la Revue des Deux Mondes, en 1837, le fils de Castil-Blaze, Henry Blaze, plus connu sous le nom de Blaze de Bury. Ce deuxième nom est celui de sa mère.
Sa sœur, M"® Christine Blaze, a épousé le directeur fondateur de la Revue des Deux Mondes, M. François Buloz.
M. de Bury a donné sous le voile de l'anonyme, chez Lévy, trois volumes de portraits d'hommes politiques contemporains : les Bonshommes de cire (1853), les Hommes du jour (1861), les Salons de Vienne et de Berlin (1863). Il est né en 1813.
H. G. Voir Gavarni.
Hardi (Félix et Félicité). Voir Magister.
Harville (Thomas d'). Voir Malbert,
Hautefeuille. Voir Dinaux.
Heilly (Georges D'), Voir la préface même du présent volume.
Heiter (Amélie). Une sœur du roi de Saxe, la princesse Amélie , duchesse de Saxe, née en 1794, a produit sous ce pseudonyme des œuvres poétiques et théâtrales dont plusieurs furent jouées à Dresde, à Berlin et sur d'autres théâtres de l'Allemagne, avec le plus grand succès, longtemps avant que le public connût la haute position de leur royal auteur.
146 * HâLOISE.
Héloïse (M"-). Voir Stoltz.
Helvey (Charles d'), pseudonyme d'un rédacteur du
Charivari, M. Robert Hyenne.
Hélyon-de-Champ-Charles. Voir Malvoisine.
Hem (H. de), littérateur et dessinateur, spécialement attaché aux journaux et publications illustrés de la librairie du Petit Journal, né Henry de Montant, Il dirige le Journal illustré.
Henri. Voir Casimir.
Henriquel-Dupont. Célèbre graveur, membre de rinstitut, né en 1797. ^^^ ^^^ ^^^ Henriquel (Louis- Pierre), dit Dupont,
Henry (Camille). Les romans : le Roman d'une Femme laide et Une Nouvelle Madeleine, publiés sous ce nom à la librairie Lévy, sont de M™« la marquise délia Rocca.
Herald. L'un des rédacteurs du Petit Journal, né baron de Pages.
Hérand, pseudonyme littéraire de Jules Troubat^ de Montpellier, secrétaire de Sainte-Beuve. C'est le dernier qu'ait pris l'illustre « lundiste », celui qui est actuellement en exercice.
Le premier avait été un employé du ministère de l'Intérieur, M. Dourdain, mort en 1862, et dont Sainte-Beuve a raconté l'histoire dans ses Pensées d'août, où il l'appelle Doudun. Il fut remplacé par un savant et un poète, Oger^ qu'on retrouve aussi dans les mêmes Pensées d'août, sous le nom de d'Aubignié le poëte.
Le troisième fut le poëte Lacaussade; le quatrième, ce vif, gai, et spirituel Octave Lacroix, poëte et journaliste répandu un peu partout. Il fut remplacé par Jules Levallois,