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HOCQUET

Marne et Delaunây-Vallée, rue Guénégaud, et imprimée par Lachevardière (1830).

Hugp a encore signé, au Conservateur littéraire (18 17), Victor cfAuverney y personnage de son roman Bug-JargaL Enfin il a donné, sous le nom d^AristidCj une satire politique, les Tu et les Vous^ parue d'abord dans ce même recueil, puis réimprimée dan^ Littérature et Philosophie mêlées.

Né en 1802, Victor Hugo est comte, ancien pair de France, membre de l'Académie française et officier de la Légion d'honneur : à l'indication de son domiciIe, dans VAlmanach impérial, liste des membres de l'Institut, on trouve plusieurs points.

Hippolyte, prénom de l'acteur r/w^r^n^, si longtemps célèbre à l'Odéon, surtout dans le répertoire moderne, et sous lequel prénom il a débuté et a d'abord été connu.

Né en 1802, il avait pour père un jardinier de Meudon, et avant d'être acteur il avait été apprenti ouvrier chez un fabricant de porcelaines.

Hippolyte, prénom de M . Hostein, directeur dethéâtre, auteur dramatique, publiciste et vaudevilliste, et sous lequel il a donné beaucoup de ses pièces. — Né en 1 814.

Hix (Charles), rédacteur du journal la Vie Parisienne, né Girin. Il a publié sous son pseudonyme un petit volume assez amusant : Qu]en pensez-vous? (in-i8, Librairie Internationale, 1867).

Hocquet (Lucy). Les modistes elles-mêmes ont voulu « jouer du pseudonyme ». La célèbre marchande de modes de la rue de la Paix, connue de nos élégantes sous le nom précité, se nommait en réalité Louise Camus. Expropriée en 1 868, lors des démolitions de la place du nouvel Opéra, elle reçut une indemnité très-considérable, dont

IJO H...OFF.

le placement et l'emploi lui donnèrent de tels tracas et de tels ennuis qu'elle en fit une grosse maladie^ dont elle mourut au mois de septembre de la même année.

H...off. Voir Talin.

Holff (Cornélius), pseudonyme du comte de Villedeaily le fondateur de PEclair et du journal Paris, {Paris-Lundi^ Paris-Mardi^ etc.), le plus étonnant essai de journalisme qu'on ait tenté depuis vingt-cinq ans. Il y signait généralement de ce nom des articles de théâtre qu'il a une fois réunis en volume (1852).

« Eh quoi! écrivait Claretie dans F Indépendance Belge le 18 octobre 1867, eh quoi! voilà ce que deviennent les étoiles du ciel parisien! Il n'en reste pas même une étincelle, une traînée de lumière! Apparues et disparues. Ce comte de Villedeuil, un des originaux du temps, oublié de la génération présente, inconnu, ou méconnu, comme on voudra ! On nous raconte les excentricités du marquis de Brunoy, les fantaisies de lord Seymour ; du comte de Villedeuil, pas un mot. Il n'avait point, il est vrai, leurs allures. Peut-être se donnait-il, comme tant d'autres, un torticolis pour ne ressembler point à tout le monde. Il n'en était pas moins curieux. On trouvera sa silhouette^ et mieux que cela;, sa figure, dans les Hommes de lettres des frères de Concourt.

« Au journal Pflrw, qui, chaque jour, publiait un dessin de Gavarni, — un chef-d'œuvre, — M. de Villedeuil, sous le pseudonyme de Cornélius Holff, rédigeait les comptes rendus des ouvrages dramatiques. Jamais critique de théâtre ne poussa certes aussi loin la fantaisie. De la pjèce, il n'était la plupart du temps pas question, mais plutôt des acteurs, des actrices, ou encore de l'humeur de Cornélius Holff et de ses peines de cœur : Ce soir4ày pavais Vàme triste; chère Louisaj vous savez pour^juoL Et on laissait là sous l'orme

HOLFF. I 5 I

M. Laya et son Prince AjaXj pour parler de Louisa. Une autre fois, le journal insérait cette analyse de Galathée :

« Notre collaborateur Cornélius Holff est tombé malade « en sortant de la première représentation de Galathée. La « contraction musculaire qu'il s'était imposée pour ne pas « bâiller lui a donné une névralgie qui le fait beaucoup « souffrir. »

« Ou encore :

« Théâtre de l'Ambigu-Comique. — Le Mémorial de « Sainte-Hélène^ drame en dix-neuf tableaux, par MM. Mice chel Carré et Barbier.

« Voir le MémorialdeSainte-Hélèney par M. de Las Cases, « I vol. in-8<». Il y a à l'Ambigu cinq catégories de places : « le prix varie de 5 francs à 1 fr. 50c.; — moyenne, 5 fr. « 20 c.

« Coût d'une place à l'Ambigu fr. } 20

i< Coût d'un exemplaire du Mémorial 5 »

« Bénéfice net à ne pas aller à l'Ambigu. . . » 20

« De plus, on a le papier. »

« C'est Cornélius HolfFqui, dans un théâtre de féeries, coupait, au grand étonnement de ses voisins, P Annuaire des ËconomisteSy et le lisait.

a L'original était riche. Il le fallait bien, car le journal coûtait cher. M. de Villedeuil y dévora une fortune. Cela sans contentement aucun, promenant dans Paris sa longue barbe noire et son air ennuyé. C'était un lycanthrope fashionable. Les mauvais plaisants prétendent que Villedeuil avait fait tendre le cabinet de rédaction, rue d'Aumale, d'un drap noir semé de têtes de mort et de larmes d'argent, et qu'il recevait là, entre quatre cierges, ses rédacteurs habituels. Tout a sa légende. Il est absolument vrai, par exemple, que, cité devant la police correctionnelle pour un délit de presse, Villedeuil se fit carrosser au Palais dans un

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