LAGARDE. I
manières^ dont aucune n'était la bonne. Il a iui-mëme appris au public comment son nom doit être dit :
« On me demande, écrivait-il dans le Figaro, de vouloir bien me prononcer moi-même et, d'apprendre enfin au public s'il faut dire mon nom Clarty^ Clarecy ou Clarécy. Je n'en sais absolument rien , mais moi je dis Clarty , comme on dit Ville-messant et non Villem-essant^ Aurélien Chol et non Squolle^ Laurencie et non Laurentie» Je légalise donc aujourd'hui cette prononciation, et je signe, afin que personne n'en ignore : Jules Clarty. »
Laferme. Le célèbre fabricant de cigarettes si connu sous ce nom se nomme en réalité Hupmann. Il est baron allemand.
Lafon. Célèbre acjeur tragique né en 177} Râpenouille (Pierre). Il a débuté au Théâtre-Français en 1800, et il a pris sa retraite en 1829. Il a joué aussi quelquefois le grand répertoire comique^ où il a été également remarquable. — Mort en 1846.
Lafont (Achille)j pseudonyme de M. Achille Eyraud, journaliste et romancier.
Lafontaine, pseudonyme du sociétaire de la Comédie-Française né en 1826 Thomas (Louis-Marie). Il a longtemps appartenu au Vaudeville et surtout au Gymnase. Il a débuté en province, où il était commis en nouveautés^ dans la Tour de Nesle, sous le nom fabriqué de Charles Rooch, Lafontaine a épousé, il y a quelques années, une artiste du Gymnase, M"« Victoria, devenue, en même temps que lui, sociétaire de la Comédie-Française.
Lafronde (Pierre de). Voir Raymond (Michel).
Liagarde (Paul), pseudonyme de M. Judicis de Mirandol (Louis) , chef de bureau à la préfecture de la Seine,
iSo LAÛARDIE.
auteur des fameux Cosaques^ faits en collaboration avec Alph. Arnault, etc.. Au théâtre, il signe généralement Louis Judicis, — Né en 1819.
Lagardie (Horace de). Les chroniques parisiennes signées de ce nom au Temps , à la Revue nationale^ puis aux Débats^ sont d'une dame du grand monde parisien, M"'"' de Peyronnet,
La Genevais (F. de). Pseudonyme qui sert de masque, à la Revue des Deux Mondes, à tous ceux qui ne veulent pas signer les articles qu'ils y publient.
Ont surtout écrit sous ce pseudonyme, à diverses époques, et encore aujourd'hui : Marmier, de Bury, H. Beyle (Stendhal), Saint- René Taillandier, de Mercey, Pelletan, Ch. Labitte, Ph. Chasles, P. de Molènes, etc.
LagreviUe. Voir Padilla (Luis de).
Laj ariette, ancien acteur, puis directeur du théâtre des Délassements-Comiques sous Louis-Philippe, né Le" torzec. — Il est mort il y a seulement quelques années.
Lalanne (Léon-Louis), célèbre ingénieur, né Chrétien- Lalanne en 181 1.
Lamartiiie. Je n'ai point sous les yeux l'état civil officiel de l'illustre poëte, mais je trouve dans Borel (d'Hauterive) l'explication du nom qu'il porte. Elle est ingénieuse, sinon vraie :
Un des oncles du poëte se nommait Martin; à sa mort, cet oncle lègue à sa femme un champ connu, dès lors, sous la désignation de « Champ à la Martine » (la femme à Martin), d'où Alphonse- Marie-Louis Prat, né en 1790, tira son nom,, lorsqu'il hérita de sa tante.
Lamber (Juliette), nom de jeune fille de M"*^ La Messine, et sous lequel elle a publié des romans et des nou-
LAMPSONIUS. l8l
velles : Dans les Alpes; le Mandarin; Récits d^une Paysanne.,, etc.. (In-i8, Lévy.)
Liambert (Francis). Le poète fantaisiste, Faullain de Banville (Théodore), a signé autrefois de ce nom des articles au Tintamarre. Il a donné, sous le nom de François Villon^ d'autres articles à divers journaux. — Né en 1823.
Lambert-Tliiboust, auteur dramatique, né en 1 827 Thiboust (Pierre-Antoine-Auguste).
<c J'ai pris le pseudonyme de Lambert y — nT'écrivait Thiboust, précisément quelques jours avant sa fin foudroyante et prématurée, et en réponse à une lettre que je lui avais adressée à propos de la première édition de ce volume même, — en commençant la carrière du théâtre, et plus tard j'ai joint ce pseudonyme à mon véritable nom, auquel il est si bien resté soudé, que le public, qui veut bien s'occuper de moi,ne les a plus jamais séparés l'un de l'autre...» — (4 juillet 1867). Il est mort le 9 du même moisi
Liamennais (L'abbé de), célèbre prêtre, écrivain et philosophe, né Robert (Félicité) à la terre de Lamennais, d'où sa famille a tiré son nom. Chez lui, on ne l'appelait jamais que Fili par abréviation et comme petit nom d'enfance que les siens lui ont toujours conservé. — Mort en 1854. — Il faut lire, dans la collection du Bibliophile français de Bachelin Deflorenne, une petite notice de M . J .-Marie Peigne sur la vie intime de Lamennais à la Chênaie. C'est un travail bien fait et qui nous fait voir de très-près, et dans « le deshabillé de la vie » un Lamennais de famille que le public ne connaît guère.
La Moulière. L'un des rédacteurs de l'Avenir national, de son vrai nom Pélissier (Victor-Benjamin).
Lampsonius (E.), pseudonyme du dessinateur Eus^ tache Lorsay. Il a encore signé George Davidson des articles
l82 LANCELOT.
de théâtre donnés au Figaro en collaboration avec G. Bourdin.
Lancelot (Capitaine). Voir ArteveUe.
Lancri (Edouard). Pseudonyme d'Edouard Lafargue, auteur dramatique. Il a encore signé Camille.
Liandrenioiit, auteur d'une Histoire chronologique de la République et de l'Empire et aussi d'une Histoire de la République de 1 848, et qui est sous son vrai nom : Wouters (Félix), libraire-éditeur à Bruxelles.
Liandsvriend (H. E.), publiciste, né Brizn^^/ (Henri). On lui doit d'intéressantes études historiques sur la Flandre française (2 vol. in-i8, 1841,) (i).
Langel. Les études sur les Ëtats-Unis, signées de ce nom à la Revue d4s Deux Mondes (1865), sont attribuées à M. le Comte de Paris.
Langlé (Ferdinand), auteur dramatique, né en 1 798 Langlois (Joseph-Adolphe), et mort le 20 novembre 1867.
Il a quelquefois pris le pseu4onyme d'Eusèbe, et il a encore signé de son seul prénom Ferdinand et aussi Charles Odry.
Lianglé (Aylic), fils du précédent, également auteur dramatique et aujourd'hui chef de la division de la presse au ministère de l'intérieur (1S69), né L^n^/ow (Marie-Ange- Ferdinand).
Langlois (Théodore). Le vaudevilliste Furpille a signé quelques pièces de ce pseudonyme.
Langlois (Justin). La série d'articles biographiques signés de ce nom dans la Lune puis continuée dans VÊdipse
(i) En voici le titre exact : Seines historiques flamandes, en collaboration avec. Edw. Le Glay.
LA ROONAT. 183
SOUS le titre de : les Vaudevillistes chez eux y indiscrétion d'un frotteuT, a pour auteur M. Flan (Alexandre), vaudevilliste lui-même. Il a donné ses vaudevilles, pièces d'à-propos et revues à tous les petits théâtres de Paris, dont il est l'un des plus féconds, des plus habiles et des plus heureux fournisseurs. Membre de la Société du Caveau, M. Flan en a été aussi le président annuel. Il a réuni en volumes quelques-unes des spirituelles chansons dites par lui aux réunions de cette société aimable, dernier refuge de la vieille et véritable gaité française.
Lang-lois (Th.). Voir Desmarres.
Langlois (Feu). Voir Noriac.
Laiisfeldt (Comtesse de). Voir Lola-Montès.
La Palfériae. Voir Marcy (Georges).
Laroclielle,ancien directeur des théâtres de la banlieue et aujourd'hui du théâtre Cluny, qui tend, grâce à son intelgente audace, à devenir l'une des scènes les plus littéraires de Paris. On y a joué les Sceptiques^ Antony, avec deux artistes hors ligne Laferrière et M"' Duverger, les Inutiles^ etc., — Né Boullanger (Henri-Julien).
La Roque, vaudevilliste plus connu sous son nom véritable, Boyer^ comme directeur du théâtre du Vaudeville (1854 à 1856), tù, chose inouïe! il a fait fortune.
Laroque (Louis). Voir Rubempré (Lucien de).
Laroudé (Chartes), auteur d'un roman, M"« d'Espalbire, qui a fait sensation à l'Opinion Nationale, où il a paru en feuilleton. Le vrai nom de son auteur est Charles Chapelle.
La Rouuat (Charles de), homme de lettres, né en 181 8, ancien directeur de l'Odéon. Son nom est Rouyenat (Aimé-Nicolas-Charles) .
184 LASPRE.
On pourrait encore mettre à son avoir, comme pseudonyme^ le nom même de Montaigne. Il a donné, en 1846 je crois, à V Artiste^ deux chapitres inédits du célèbre écrivain, chapitres retrouvés par hasard, disait- il, et qui eurent un grand succès de lecture. Ils étaient en effet fort remarquables comme pastiches, car ils n'étaient que cela, leur auteur étant M. de La Rounat lui-même.
On aimait jadis ces petites mystifications où se laissaient parfois prendre naïvement les plus lettrés et les plus experts eux-mêmes. Houssaye n'a-t-il pas été lui aussi une fois Voltaire ? — Voyez EsîoiU (Pierre de l\)
Laspre (Sylvain), pseudonyme employé parfois par Louis Veuilloty ce fils de tonnelier devenu à force de volonté, de travail et d'études l'un des premiers journalistes de son temps —avec réserves. — Né en 181 5.
Lassène (Edouard). Voir Jumièges.
Latouclie (Henri de) qui nous a fait connaître André Chénier et à qui l'on doit encore quelques comédies, romans et publications diverses, était né, en 1785, Thabaud de Latouche (Hyacinthe). Comme son prénom lui était désagréable et que, disait-il, «il ne l'avait pas choisi, » il l'avait remplacé dans sa signature par celui de Henri. — Mort en
Latour (Louis). Un joli roman, le Capitaine Roqueberty a paru sous ce nom il y a quelques années. Mais pourquoi M. Albert Brun, l'un des rédacteurs du Nain Jaune, qui en est l'auteur, a-t-il cru devoir le signer d'un pseudonyme ?
Latour (Charlotte de). Sous ce pseudonyme M™* Louise Cortambert, femme du géographe de ce nom, a donné un livre bien connu, le Langage des fleurs (1844), qui a été très-souvent réimprimé.
LAURENCIN. l8j
Son fils, Richard Cortambert, est auteur de livres de voyages et d'articles de journaux.
Latour de Saint-Ybars, poète dramatique dont toutes les pièces sont très-connues, bien qu'aucune n'ait jamais obtenu au théâtre un véritable ni durable succès. Né en 1810 Latour, à Saint-Ybars (Ariége), il a ajouté à son nom patronymique le nom de sa ville natale.
Latrade (Félix de). Le journaliste Frédéric Locfc a publié, sous ce pseudonyme, des nouvelles et des articles de critique littéraire.
Liaunay (Vicomte Chartes de), pseudonyme illustré par M"^ Emile de Girardin, née Delphine Gay, et sous lequel elle a donné, de 183 1 à 1848, au journal \a Presse, que venait de fonder son mari, une série de Lettres Parisiennes depuis réunies en volume ; on en connaît le mérite et le succès ; elles sont restées comme le type le plus parfait et le plus réussi de la « Causerie parisienne. »
Mme de Girardin a encore signé Irène de Chateaudun sa part de collaboration au joli roman par lettres intitulé : la Croix de Berny, qu'elle composa, en 1846, avec trois des plus charmants écrivains de son époque : Th. Gautier, sous le nom d' Edgard de M eilhan; iules Sandeau, sous celui de Raymond de Villiers, et Méry, sous le nom de Roger de Montbert. — Morte en 1855^ à 51 ans.
J'ai publié chez Téditeur Bachelin-Deflorenne, dans la collection dite du Bibliophile français, une étude biographique sur Madame de Girardin (sa vie et ses œuvres, 1868). On y trouvera une notice bibliographique aussi complète que possible sur les divers ouvrages de cette dixième Muse, ainsi qu'elle se faisait un peu trop complaisamment appeler.
Laurencin, auteur dramatique, né en 1806 Fromage-Chapelle (Psiul-Aimé), Il a, depuis 1830, fait représenter un nombre incalculable de pièces sous le pseudo-
l86 LAURENT.
nyrae précité et sous ceux de Léonard, Lucy , Evrard , d'Auvrajy etc..
Laurent (Marie), célèbre actrice du boulevard, née Marie Luguet en 1826. Elle a épousé en premières noces le baryton Laurent , mort en 1852; quelques années plus tard elle s'est remariée avec un autre acteur du nom de Desrieux et dont le véritable nom est Bénite.
Mais pourquoi M. Vapereau, dans la 3* édition de son Dictionnaire^ fait-il épouser à M"« Laurent son deuxième mari en 1849, alors qu'il a fait mourir neuf lignes plus haut le premier en 1852 ? Ce qui lui fait épouser le second du vivant du premier!
Laurent de TArdèche, écrivain et historien politique, né en 1793 Laurent (Paul) à Bourg Saint-Andéol (Ardèche). En 1828, il a donné une célèbre Réfutation de [^Histoire de France de l'abbé de Montgaillard, sous le pseudonyme d'ïbrancet Deleuze. Les éditions postérieures de cet important travail ont été signées de son vrai nom.
Laurent-Pichat, journaliste, poëte et romancier, né en 1823 Laurent (Léon). Il a été pendant quatre ans, de 1854a 1858, date de sa suppression, propriétaire-rédacteur en chef de la Revue de Paris^ où il a toujours beaucoup écrit.
Laurent de Hillé, compositeur de musique, directeur de l'Orphéon , né Laurent (François-Anatole) en
Lauriané (M"«), artiste det la Gaîté, élève du Conservatoire et de Beauvallet, née Brag. Elle a débuté avec succès en 1 868.
Lauzut, pseudonyme de M. Ducher (Chartes), rédac-