L.^évy (Éliphas). Pseudonyme de Pabbé Constant (Al
yphonse-Louis), auteur de la fameuse Bible de Phumanité,
, Il quitta les ordres comme on les quitte, — difficilement
et incomplètement; il trouva cependant le moyen de se
marier, ce que les prêtres qui ont jeté le froc par-dessus les
moulins n'ont pas toujours pu faire, et il épousa une élève
. de Pradier, devenue depuis célèbre, comme femme de lettres,
' sous le pseudonyme de Claude J^i^non, ("Voyez ce nom).
i Son ménage, d'ailleurs, ne fut pas longtemps heureux. Les
époux se séparèrent, et l'abbé Constant se fit magicien.
^ Sous le nom d'Éliphas Lévy, il pratiqua la haute magie, et il
\ a même publié sur sa doctrine et sur ses idées un Rituel qui
/ est assez connu.
Lewald (Fanny), célèbre romancière et publiciste allemande, née en 181 1, et connue seulement sous ce nom en littérature. Elle a épousé le professeur et écrivain prussien Théodore Stahr.
Elle a publié une assez grande quantité de romans et de voyages estimés, et dont la plupart ont été traduits. Au fameux congrès de la paix de Genève, en septembre 1867, M"»' Stahr a adressé au comité une protestation contre la guerre, rédigée en dix articles pleins de verve et d'une fantaisie ingénieuse, mais, en revanche, d'une application impraticable. En voici un curieux fragment :
« Si deux hommes se battent à coups de poing dans la rue, il ne leur vient pas à Vidée d'invoquer Dieu pour îémoiny ou de
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croire que Dieu s'intéresse spicialement à l'issue de leur lutte De mèmey dix hommes qui se battent entre eux ne peuvent pas davantage avoir cette opinion.
« Si deux hommes qui se battent croyaient devoir parler du Dieu des pugilats et invoquaient le secours de Dieu pour venir les aider dans leur manière de faire déraisonnable et malhonnête, on les appellerait à bon droit fous ou blasphémateurs.
a On appellerait de mime fous ou blasphémateurs dix ou vingt hommes qui^ se battant dans la rue, invoqueraient le Dieu des pugilats pour lui demander de protéger particulièrement l'un ou l'autre des partis combattants.
a Quel est donc le nombre requis pour que cet ttre que vous appelez le Dieu d'amour prenne parti dans les pugilats et combats d'hommes sans éducation et sans raison?
« Croyez vous réellement que le nombre puisse faire illusion sur Dieu, sur un être dont l'essence doit être r infini? Ne croyezvous par que parler d'un Dieu des batailles soit aussi bien un blasphème que de parler d'un Dieu des pugilats f »
Lhéritier, nom sous lequel joue, au Palais-Royal, Pune des meilleures « ganaches » du répertoire comique contemporain. Il est né Thomas (P'dul) en 1809.