‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 158 sur 232 · MUSTAPHA · texte numérisé non relu

MUSTAPHA

Mustapha. Les articles signés de ce pseudonyme africain dans la Vie Parisienne sont du capitaine d'étatmajor Jung (Théodore), né en 1833, et dont le père, Félix Jung, dessinateur au Ministère de la Guerre, mort en 1865, était un artiste éminent.

Le capitaine Jung est lui-même très-habile aquarelliste.

Nadar, pseudonyme du photographe, écrivain et aéronaute Tournachon (Félix), né en 1820. Il a collaboré à de nombreux journaux, et il a fondé, en 1849, la Revue Comiquey journal d'images. Il a quelquefois signé Nadarchon.

Nadié (X). Le savant membre de l'Institut Edouard Laboulaye a pris part à la rédaction dli nouveau Gaulois sous ce pseudonyme (1868). Il a signé son célèbre ouvrage Pjris en Amérique du nom de René Lefebvre, qui lui appartient, puisqu'il est né, en 181 1, Lefebvre Laboulaye (Edouard- René).

Nanteuil, célèbre sculpteur, mort membre de l'Institut en i86jj à 72 ans, et dont le nom véritable éiait Lebœuf (Charles -François).

Nanteuil (Célestin), artiste peintre, plus connu comme lithographe. Ses dessins et vignettes ont illustré les recueils les plus divers, journaux et revues, sans compter les albums et même la couverture des romances et des morceaux de musique. Aujourd'hui directeur de l'École des beaux-arts de Dijon, M. Nanteuil est né à Rome, en juillet 1815, Lebœuf (Célestin-François), dit Nanteuil,

Napol le Pyrénéen, pasteur protestant, né Napoléon Peyraty et auteur de poésies et d'ouvrages d^histoire religieuse. Une de ses pièces de vers, Roland, a été célèbre

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en 1835, et elle a même donné au curieux pseudonyme de son auteur une notoriété aussi grande que rapidement évanouie. On retrouvera cette pièce, d'un souffle tout à fait poétique et d'une haute inspiration, dans le recueil VArise^ romancero religieux^ héroïque et pastoral, publié en 1863. Napoléon Peyrat n'est aucunement parent de M. Alph. Peyrat, directeur de V Avenir national.

Naptal-Arnault (M™«), née Geneviève Planât, artiste dramatique.

Jeune fille, elle s'est fait un pseudonyme par anagramme, et l'a conservé en se mariant avec Alphonse Arnault, ancien acteur du boulevard, mort en 1860, et l'un des auteurs du drame les Cosaques, qui a eu tant de vogue en 1853. Mme Naptal-Arnault. est belle-sœur de Lucien Arnault, directeur de l'Hippodrome.

Depuis la mort de son mari, M"* Arnault a été attachée

au Théâtre -Français de Saint-Pétersbourg, qu'elle n'a plus

quitté. On a fait courir le bruit, dans ces dernières années,

d'un projet de mariage entre elle et un riche boyard moscovite.

Nathalie (M"®), sociétaire de la Comédie- Française, née en 1 8 1 7 Zaïre Martel. ^

Son père était coiffeur à Paris . Elle débuta, en 1835, au théâtre Saint-Antoine ; on la retrouve peu après aux Folies- Dramatiques comme actrice, danseuse et chanteuse; elle passe ensuite quelques années au Gymnase, au Palais- Royal, au Vaudeville et en Angleterre, et débute aux Français seulement en 1849. Elle devient sociétaire deux ans après.

Natsuor. Une brochure, les Subtilités de la librairie parisienne, dirigée contre les éditeurs et libraires de Paris (mai 1865), et signée de ce singulier nom, avait pour au-

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teur un libraire de Versailles, M. Roustan^ dont ce pseu • donyme est simplement le nom même écrit à Penvers.

Nau. Sous ce nom, qui était celui de sa mère, un libraire de Paris, M. Jules Delakiriy a publié divers écrits relatifs à l'enseignement et à la librairie classique qu'il dirige. — Né en 1810.

Naud. Voir Meuret.

Navery (Raoul de), pseudonyme masculin de M™^ de Navery, née Saffray (Marie) en 185 1 . Poète et romancière, M"« de Navery a collaboré à la plupart des revues et des joumaux^ntemporains. Elle a débuté en littérature sous le nom de Marie David. Elle a encore signé, dans les journaux, R. N. et Louis Manuel, *

Neilson (C), pseudonyme du célèbre libraire éditeur Curmer^ qui, en dehors de la librairie, a publié des articles dans divers journaux et quelques brochures ayant trait à sa profession. — Né en 1801.

Nelk (L'abbé Théophile), religieux de l'ordre de Saint- François, dans le royaume de Bavière, né Waibel (Aloïs-Adalbert), et jqui a écrit sous ce pseudonyme une série considérable de petits récits pour les enfants, traduits tous en français, et généralement édités, dans notre langue, par les librairies Gaume^ à Paris, et Mame, à Tours.

Nemo, pseudonyme du vaudevilliste^ journaliste et administrateur Bossange (Henri), fils du fameux libraire éditeur de ce nom. Il a surtout collaboré à la Gazette de France, Son ouvrage le plus important, Des Crimes et des Peines capitales (1831), est certainement le plus complet qu'on ait écrit sur ce sujet. Son drame la Famille de Lusi" gny (1832) a eu un certain succès au Théâtre- Français. — Mort en 1862^ à 65 ans, étant secrétaire général de la Compagnie des chemins de fer de l'Est.

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