‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 187 sur 232 · SAINT-AMAND · texte numérisé non relu

SAINT-AMAND

elle est beaucoup plus connue pour la conduite excentrique que les journaux lui ont prêtée comme présidente d'un club dont la feuille susdite s'était faite Torgane, que C(^mm6 romancière, traductrice ou philosophe. Elle a encore signé quelques brochures d'actualité et des articles dans diven journaux Marc (Eugène) et Michel (Eugène). — - Née en

Saint-Aguet. Ancien élève de l'École polytechnique, devenu professeur et journaliste, né en 1 809 Maurice (Louis-Charles). Il a publié diverses poésies et fourni beaucoup de paroles de romances et de^ chansons. Scudo a, en la mettant en musique, popularisé le Fil de la Vierge^ petite pièce extraite de son volume de vers les Perce-neigeÇ^iS^ 5).

Saint-Aguet a donné aussi des romans, dont plusieurs ont paru dans le SièclCy mais n'ont pas été réédités en volumes. Il a encore signé diverses publications : Saint-Aguet (Maurice), nom de sa mère.

Saint-Albin. Rédacteur des journaux le Sports le Journal des Haras tX autres publications spéciales, né Neyroud Lagayère (Napoléon-Désiré) en 1806.

Son fils rédige, sous le pseudonyme de Robert Milton, les comptes rendus du sport, au Figaro.

Saint- Albin (Alexandre), publiciste né Huot (Alex .- Denis). Il a été bibliothécaire de la préfecture de la Seine, et il a donné quelques drames et des brochures relatives à l'enseignement.

Il a été autorisé par jugement, en 1855, à joindre son pseudonyme à son nom patronymique.

. Saint- Albin. Voir CoUin de Plancy.

Saint- Aline. Voir Padilla (Luis de).

Saint- Amand, auteur dramatique, né en 1797

)00 SÀINT-AMAND

Laco5l« (Jean-Amand). II a collaboré à l'Auberge des Adrets,

Saint-Amand (Êvariste de). Voir Parr.

Saint- André (J. de). Sous ce nom, le docteur Jotarif célèbre médecin spécialiste, né à Saint-André (Gard), a publié quelques brochures relatives à ses consultations et au traitement qu'il prescrivait à ses malades.

Saint-Aubin (Horace de). Voir R'hoone (Lord).

Saint- Auranlt (De). L'éditeur Barbou, de Limoges, a publié en 185 j un petit volume à Tusage de la jeunesse , les Soirées de vacances (grand in-S^ avec gravures), qui était signé de ce pseudonyme. L'auteur se nomme^ de son vrai nom, Berger (Jean-Baptiste).

Saint-Edme (B.), fécond publiciste en tous genres, né en 1785 Bourg (Théodore-Edmond). Homme d'esprit, même de talent, mais sans grandes conviaions, et d'une conscience complaisante et facile, il a compilé, inventé et arrangé ou mieux dérangé l'histoire un peu trop à sa façon. Quérard, qui l'a beaucoup connu, le traite d'aventurier et l'appelle en propres termes « un Robert-Macaire littéraire. » Il a entrepris, sous Louis-Philippe, une publication des plus importantes : Biographie des Hommes du jour^ six grands ^ volumes publiés en douze parties ; vaste et périlleux travail pour lequel il s'adjoignit heureusement l'ancien représentant du peuple Germain Sarruîy alors directeur de l'institution de Pontlevoy . Écrivain sérieux, historien de valeur, Sarrut avait, avec raison, peu de goût pour le roman et la fantaisie mêlés à l'histoire. H prit bientôt en main, grâce à la paresse et à l'insouciance de son collaborateur, la direction absolue de l'entreprise, et il rédigea à lui seul presque toutes les notices qui composent aujourd'hui cette collection, qu'il est rare de rencontrer complète, et qui est certainement un

SAINT-ELMË. JO!

des plus curieux recueils de biographies contemporaines à consulter sur les hommes célèbres des quarante premières années de ce siècle.

Saint-Edme, dont l'existence avait été si agitée et si fatiguée, autant par ses diverses spéculations que par l'abus des plaisirs, devint à peu près fou dans les derniers temps de sa vie; sa tête s'affaiblit, sa raison s'égara, et un jour, le 26 mars 18 $2, on le trouva pendu dans sa chambre.

Il avait employé beaucoup de pseudonymes, et, outre celui sous lequel il a toujours été connu , il a surtout signé Àudibert et Charria, 1

De son côté, M. Sarrut, à qui l'on doit beaucoup d'ouvrages et de travaux historiques, a signé de ses initiales G. S. y dans l'Exposition populaire illustrée^ une série de singuliers articles sous ce titre : les Concordances numériques , où il cherche à démontrer que certains événements, heureux ou contraires, doivent fatalement arriver à des époques prévues, et qu'il est facile d'indiquer ces époques à l'avance par le rapprochement et la concordance des dates historiques.

Saint -Elme (Ida de). Auteur des fameux Mémoires d'une contemporaine (1828). Elle se nommait Elzélina Van Tolstoy Aylde Jonghe, Née en 1778, elle a été la maîtresse du général Moreau. A sa mort, .en 181 }, elle prit publiquement le deuil, tint des discours très-exaltés, et faillit avoir maille à partir avec la police impériale, qui ne badinait guère et dont la justice était des plus sommaires. En 1814, au retour des Bourbons, elle s'agita beaucoup, s'imaginant avoir des droits à la reconnaissance de Louis XVIII parce qu'elle avait été aimée par un homme qui avait cherché à renverser le trône de « l'usurpateur. » Mais, loin de faire attention, dans le sens quelle désirait, à ses plaintes et à ses demandes, il fut question de la faire incarcérer. Son royalisme échevelé se trouva ainsi quelque peu calmé.

JOi SAINT-ERNEST.

Morte en 184$, elle est bien oubliée de nos jours, mais l'ouvrage qui porte son nom est encore curieux à lire et bon à consulter.

Saint-Ernest. Auteur et acteur de mélodrames né Brerte (Ernest) en 1806. Il a surtout joué à l'Ambigu. — Mort en 1 86o«

Saint-Ernest (Octave de). Voir Picherel.

Saint-Félix (Jules de). Romancier, poète et chef de bureau au ministère de l'intérieur (section de la librairie). Né en 1806 d^Amoreux (Félix), il a publié en 1 849, sous le pseudonyme de Trimalcion^ un volume de biographies des membres de l'Assemblée nationale. Lire de lui un joli et curieux volume, les Nuits de Rome, avec illustrations de G. Durand (Dentu^ in- 18).

Saint-Germain (J. T. de). Pseudonyme du libraire Tardieu (Jules-Romain), né en 1807, et sous lequel il a écrit et publié une série de petites histoires et légendes dont l'une, Pour une épingle^ a eu je ne sais quel nombre incroya * ble d'éditions. — Mort en 1868.

Saint-Germain Leduc, écrivain et agriculteur, né en 1799 Leduc (Pierre- Étienne-Denis).

Saint-Gervais. Voir Duponchartrain.

Saint-Hélène (Chartes de). Les impressions de vayage publiées sous ce nom, à Liège, de 1849 à 1853, sont de l'écrivain numismatique Pety de Rosen (Jules), ancien président de la Société scientifique et littéraire du Limbourg. — Né en 1828.

Saint-Hermidad (Emmanuel de). Ëcrivain danois né en 181 5, et dont le nom est Thisted (Waldemar* Adolphe).

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