‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 202 sur 232 · STOLTZ · texte numérisé non relu

STOLTZ

son temps, M*"* de Solms est l'esprit le plus étincelant, le plus incisif, que nous ayons, abstraction faite de Nf^^Sand, l'intelligente et profonde créature qui ne brille pas dans la causerie de salon... M"® de Solms et M"* de Staél se ressemblent comme deux fleurs de la même famille : l'une est la rose, l'autre est le bouton ; l'une est le passé, l'autre est l'avenir; toutes deux sont, seront le génie de la France, qui les méconnut...» Le volume est complété par des appendices relatifs au procès de M^ de Solms, avec pièces justificatives.

M"** de Solms a encore publié des poésies , les Rives de PArno (Denta, in-i8), et des romans, au nombre desquels on peut surtout citer Mademoiselle Million.

Stoltz (M^^ Rosina), célèbre cantatrice née le 13 février r8i5 Noeb (Victorine), à Paris (1). Elle a débuté au théâtre royal de Bruxelles comme premier sujet des chœurs, en 1832, sous le nom de M"® Ternaux, Elle joua ensuite les seconds rôles d'opéra à Spa, pendant la saison annuelle, sous le pseudonyme de M"* Hélolse, C'est seulement en 1835, à ses débuts au grand théâtre de Lille, qu'elle prit le surnom de Stoltz. Elle y ajouta peu après le prénom de Rosina y en souvenir du succès qu'elle obtint, dans le Barbier de Séville de Rossini, aux concerts de la rue de Vaugirard. En 1837, elle épousa le régisseur du théâtre royal de Bruxelles, un Rouennais, M. Lescuyer; deux ans après, le 25 août 1839, ^^'^ débutait à l'Opéra dans la Juive. Elle

(1) M. Scudo, et après lui, et peut-être même d*après lui, M. VapereaQ font naître Mi"« Stoltz en Espagne et lui attribuent pour nom de famille celui de Rosa Niva, née, disent-ils, en 181 j. Je puis certifier que le renseignement que je donne ci-dessus est le seul exact. Quant à l'histoire racontée par Scudo dans son volume Critique et Littérature musicale (j« édit., 1 859], sur les débuts de Mu*e stoltz dans la carrière artistique, elle est plus que contestable.

STUCY. }2 5

a créé la Favorite (1840), la Reine de Chypre (184 1), Charles VI {ii4^)^ Marie Stuart^ii^^), et les premiers rôles de presque tous les opéras nouveaux joués de i8;9 à 1847, époque où elle a quitté l'Opéra. Elle y a reparu momentanément en 1856, mais sans y retrouver son premier succès. M"« Stoltz joue aujourd'hui de temps à autre sur les grands théâtres de l'étranger. Elle a épousé en deuxièmes noces un baron allemand, M. de Stolzenau de Ketscliendorf.

Stolz (M"* de), pseudonyme sous lequel une grande dame, la comtesse Fanny de Bégon, a publié un volume de Nouvelles (1859), in- 12.

Stop, caricaturiste du Charivari et du Journal Amusant Il a dessiné aussi des costumes pour certaines revues, opérettes et féeries. Né Louis Morel^ il a ajouté à son nom celui de sa mère, RetZy pour se distinguer des autres Morel, comme lui de Dijon.

Licencié en droit, écrivain, musicien, etc., M. Morel Retz a pris comme pseudonyme le nom même de son chien, qui s'en va du coup à la postérité.

Stop (M. et M™«). Voir Saint-Hilaire (Marco de). • Stucy (Robert), pseudonyme dont se servait à la Revue de Paris (^i) le journaliste Auguste Vermorel^ ancien rédacteur en chef du Courrier français , qu'il a tué sous lui, à la suite des amendes et procès qu'il lui fit infliger, ainsi que des mois, — on pourrait dire des années, — de prison qu'il lui valut, et dont il subit d'ailleurs la plus large part.

Le Nain Jaune a publié sur lui, en juillet 1 867, une petite étude très-réussie signée Albert Brun; j'en extrais le portrait physique de Vermorel :

« On le dit âgé de 27 ans, il semble pourtant avoir dé-

(i) Voyez Eau (G. </*). Ces articles de Vermorel avaient trait à la vie anglaise.

p6 STUDENS.

passé la trentaine. Sa taille est assez élevée; il est mince, fluet comme un roseau..., gestes rapides, figure pâle..., moustache légère; il est myope, et le regard est caché par des lunettes. Les cheveux trop longs et non soignés, la coupe de ses vêtements noirs un peu ecclésiastique, ce qui lui donne Paspectd'un séminariste en bourgeois. Trop rapide aussi sa prononciation et même souvent embarrassée et pas assez nette...»

Studens (Paulus), auteur d'un livre de -poésies Souvenirs (Tttn Étudiant (Ùége, 1844, in- 18), et dont le véritable nom est Hénaux (Victor), né en Belgique.

Sue (Eugène), célèbre romancier né Sue (Marie-Joseph) en 1804. Il a signé quelques vaudevilles Eugène 5...

— Mort en 1857.

Sully -Prudhoninie, poëte contemporain, l'un des plus justement estimés de la jeune pléiade actuelle. Il a donné deux volumes de vers, dont le premier surtout, St^nc^^ef Poèmes, lui a valu les articles les plus élogieux de la critique. (Voyez le X* volume des Nouveaux Lundis de Sainte-Beuve) .

— Né Prudhomme (Sully).

Suminer (M™« Mary), auteur de souvenirs de voyages dans les Pyrénées publiés sous ce titre : Un mariage au Pont d'Espagne (in- 12, 1867), et qui est de son vrai nom M^Q* Edouard Foucaud, née ChaÂ)tte Fillon.

Sui^ille (M"<^), sœur du fameux romancier H. de Balzac, et elle-même auteur de contes et de nouvelles estimés. Née en 1800, elle a épousé un ingénieur des ponts et chaussées, M. Allain, qui avait pris le surnom de Surville.

Surville, pseudonyme de l'un des excellents traîtres de mélodrame de la Porte-Saint-Martin et de la Galté, né Esliard.

Suttières (S. de). Voir Satané-Binet.

Page 1