‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 218 sur 232 · XAVIER · texte numérisé non relu

XAVIER

chent, à l'Artiste^ MM. Arsène Houssaye et Guy de Charnacéy quelles dissimulaient également à la Revue du XIX* siècle»

Xavier, prénom du romancier et dramaturge Aymon de Montipin (Xavier), né en 1824, et qu'il a souvent pris dans ses collaborations dramatiques. Il a encore signé quelquefois de ses initiales X. M, — Né en 1824.

Y. (Félix). Le dessinateur Rigamey (Félix) signe ainsi ses dessins au journal la Vie Parisienne.

Y*. Ilaparu^en août 1868, à la librairie Lacroix et Verbœckhoven, un volume anonyme sur Marie Dorval^ sans autre indication de nom d'auteur que la lettre Y signant une dédicace à M"e Caroline Luguet, fille de l'éminente artiste.

Ce livre, où ont été réunis avec un soin scrupuleux et un tact intelligent tous les articles écrits sur Dorval, et les notices et les biographies, et même une série de lettres de personnages connus et illustres adressées à l'actrice ou écrites à propos d'elle, ce livre a pour auteur un savant professeur de mathématiques du Prytanée impérial militaire de La Flèche, M. Coupy (Philippe-Emile), qui nous a montré le petit bout de l'oreille en inscrivant la dernière lettre de son nom sur la première page de son livre. M. Coupy est un lettré, un bibliophile, et aussi un journaliste ; il a collaboré aux feuilles locales de ses diverses résidences, et surtout à Oriéans, à La Flèche, etc.. Il y a donné des articles de littérature et de théâtre. C'est un homme modeste, d'une vie douce et retirée que charme le culte constant . des lettres. Il n'a pas voulu signer son livre : « Un professeur de mathématiques, nous disait-il, signant un livre sur une actrice ! Ou le professeur passera pour bien léger, ou le livre pour bien mauvais. » Je connais l'homme et j'ai lu le livre, et je n'ai pas craint de nuire à son succès en dévoj-

368 YAN d'argent.

lant le nom, la qualité et aussi les qualités de son érudit auteur. —Voyez Boulotte.

Yaix D'Argent, peintre dessinateur, et qui a illustré beaucoup de livres d'étrennes de la maison Hetzel ; collaborateur assidu des journaux à gravures de la même li brairie. Né Dargent (Jean-Êdouard).

Yaxux. Voir Amézcuil (Ch. rf').

Yendis (Sydney), pseudonyme du poète anglais Sydney-Dobell, né en 1824, et sous lequel il est .seulement connu dans les lettres. Fils d'un marchand de vin, et d'abord marchand de vin lui-même, il a quitté le commerce pour la poésie , et son nom est très-populaire au delà de la Manclfe. Deux poèmes surtout, Roman (1850) et Balder (1854), ont établi sa réputation.

Ygrad Notsag. Sous ce nom, M. Charles Dicle ^ qu'une faute d'impression me fait appeler Deale à la page 16 du présent volume — voir Argy (Gaston d') — a publié, en i86j : les Femmes ^ poésies a par Ygrad Notsag, trucheman de la légation abyssinienne. » Ce pseudonyme étrange de M. Dècle n'est autre chose que le renversement d'un autre pseudonyme de l'auteur, dont il se sert habituellement : Gaston d'Argy , et sous lequel il a publié à la même époque d'autres poésies : Voyages à travers les mondes poétiques,

Yorick. Voir Tr/mm.

Yrvid (Richard d'), auteur d'un opéra non représenté, si ce n'est en petit comité intime : les Amants de Vérone^ c'est-à-dire Roméo et Juliette. M. Fiaxland a publié la partition, qui a quatre actes, et qui vaut certainement beaucoup mieux qu'un très-grand nombre d'œuvres musicales de ce temps-ci acclamées, exaltées, et même devenues cen-

YVASTOCK O'PARK. 369

tenaires. Le malheur de M. d'Yrvid est d'avoir traité le même sujet que Gounod, et cela au moment même où l'opéra de Romio et Juliettey qui n'est cependant pas un chef-d'œuvre, venait d'obtenir un succès éclatant évanoui depuis avec l'Exposition. En dehors de la musique, l'auteur des Amants de Vérone est un homme du monde qui se nomme le marquis Richard d'Ivry.

Yvastook O'park Un volume de poésies non moins bizarres que le pseudonyme ci-dessus qui les a signées, les Échos d^ outre-mer, paru en 1 864, chez l'éditeur Vanier, et dédié au pape Pie IX, avait pour auteur un M. Joannis Morgon^ de Thoissey (Ain.)

On trouve dans ce recueil singulier des détails sur le grand serpent de mer, que l'auteur, qui a beaucoup voyagé, prétend avoir vu à Singapour le 8 mars 1854, lequel serpent serait long de 5 2 à 5 5 pieds :

J'ai vu, de mes yeux vu, le grand serpent des mers Qu'en son tardif bilan (?) admire l'univers....

On peut lire encore dans ce même recueil les poésies les plus étranges adressées à des personnages connus, et aussi diverses pièces dédiées à l'auteur lui-même par quelques uns de ses admirateurs, dont l'un, M. Adrien Peladan, va jusqu'à comparer M. Morgon «au chantre immortel de la Chute d*un angey>. M. Morgon, qui est « membre de l'union des poètes et décentralisateur littéraire , » annonçait sur la couverture de ce même volume plusieurs autres ouvrages (( sous presse ou en préparation : »

Enchiridion des langues de P Europe ;

Les cinq grandes monarchies de l* antique Orient;

Élévations sur la fin du monde;

Histoire de la littérature espagnole, traduite de l'anglo-américain, etc.

iJO rZOUP-ZORAlB.

Le poêle de Thoissey, qui nous semble poète surtout X la fa^oa de l'honorable M. Gagne, n'a pas jusqu'à ce jour, que nous sachions du moins, publié un seul de ces derniers ouvrages.

Yzouf-Zoraïb. Un recueil de poésies, paru en 1 843 '(in-8») et signi de ce pseudonyme singulier, avait pour auteur un nommé MarUt, employé au ministère de la guerre, qui se suicida en i8{0.

Z... (Gustave). La Vie Parisienne^ un journal satirique et illustré, qui a eu jadis quelques mois de splendeur et de vogue, et des rédacteurs tout à fait illustres et émérites, a publié sous l'initiale précitée une série de délicieux articles, a^sez légers et peu voilés , parfois licencieux sans en avoir Pair, et qui, réunis en volumes, ont eu un colossal succès sous ce titre Monsieur y Madame et Bihi, Une série suivante. Entre nous, eut moins de succès , et méritait surtout d'en avoir moins ; la veine était un peu épuisée, et d'ailleurs le public se fatigue vite de ces petits riens délicats échafaudés sur des pointes d'aiguilles.

Gustave Z... a depuis chronique en divers lieux avec esprit et galté, mais sans retrouver la finesse, le style, la vérité et le naturel de ses premiers récits. Certains livres n'ont point de suites possibles, et l'auteur de ces aimables pages que tout le monde a voulu lire ne retrouvera peut-être jamais l'inspiration heureuse qui les lui a dictées.

Tout le monde sait aujourd'hui que ce Gustave Z... n'est autre que M. Gustave Droz. M. Droz signe encore Ivan Baskoffy à la Vie Parisienne^ des Notes quotidiennes retnplies d'esprit, do. finesse, et aussi d'une malignité parfois excessive.

Z... K... Les articles militaires publiés jadis a.u National et à la Revue du Progrès, et signés de ces seules initiales.

37^ ZAGHELLI.

étaient du fameux colonel Charras, ancien sous-secrétaire d'Etat de la guerre^ mort en Bel^que, en 1865, à 5 5 ans.

Zaghelli (Aimé). Un médecin, M. Jules Massi, a publié plusieurs ouvrages dans h Biblioîhiqui instructive et amusante^ sous ce nom d'emprunt.

Zanoni, pseudonyme pris à son entrée dans la carrière littéraire par M. Tarhi des Sablons (Marie-Louis-Eugène), né en 1846.

Ce tout jeune.écrivain a été pendant quelques mois critique musical du Figaro ; il j signait Eugène Tarbê, Il a un frère, Edmond Tarbé des Sablons, rédacteur en chef du nouveau Gaulois et qui signe également de son premier nom Edmond Tarbi. Le père de ces^eux journalistes était capitaine d'artillerie; leur mère, née Andryane, et nièce du célèbre prisonnier, a écrit des opéras joués à l'étranger. Elle a en musique une expérience et une autorité trèsgrandes. On loue la science et l'inspiration qui remplissent et animent ses œuvres, que nous ne pouvons malheureusement juger en France que par les on dit de ses admirateurs et de ses amis.

Le nom de cette famille d'artistes était originairement Tarbé. Une ordonnance de 1817 a autorisé l'avocat Tarbé (Sébastien), l'ancêtre des écrivains actuels, à' joindre à ce nom celui de des Sablons.

Zéro (Paul), pseudonyme d'un jeune écrivain, mort, hélas ! trop tôt pour avoir porté loin son nom, et qui avait signé ainsi une amusante parodie des Burgraves du grand Hugo, les Barbus graves.

Il se nommait Garnier (Paul-Aimé) et était employé à la Bibliothèque royale. Journaliste ^ poête^ il écrivait beaucoup dans les petits journaux de son temps. Au Satan il

signait Ariel de jolies fantaisies en vers, et il a donné dans

Page 1