‹ Dictionnaire des pseudonymes (volume 2)Chapitre 40 sur 232 · AMEY · texte numérisé non relu

AMEY

Monde illustré , l'administration du journal fit quatre parts de sa chronique : l'une, signée Aller y fut confiée à M. Lorédan Larchey^^ls du général de ce nom ; la seconde, Neater^ à Pierre Véron ; la troisième, Ego, à Norbert Billiard; la dernière, Junior, à Ch. Yriarte.

Larchey a donné diverses publications curieuses , et il insère toutes les semaines, ou à peu près, au Monde illustré^ une série de souvenirs historiques sur les premières années de ce siècle, qu^on a justement remarqués.

Amant, acteur du Palais- Royal, mort en 1860. Il excellait dans les rôles de « petit vieux », et en dehors du théâtre il s'était encore rendu célèbre comme collectionneur d'autographes. Il se nommait Margueî (Amant).

Amateur (Un). Un joli livre habillant un très-curieux et consciencieux travail sous ce titre : les Collectionneurs de l'ancienne Rome, est de M. Bonaffé, et a paru chez Aubry en 1867 (petit in- 8**), sans autre indication d'auteur.

Amaïuy-Duval, peintre célèbre, né en 1808 Pineu Duval (Amaury-Eugène- Emmanuel). Il est neveu de l'auteur dramatique Alex. Duval.

Ambly (Paul d'). Le publiciste Paul Boiteau, né en 1 830, a d'abord signé de ce pseudonyme, qui est le nom de sa mère, et qu'il a joint souvent à son nom patronymique.

Amboise (Léon d'), ancien officier, devenu chansonnier et poëte satirique, et qui signe encore Léon de Chaumont. Son vrai nom est Léon Guillemin. Il a publié en 1848 une brochure curieuse et amusante devenue presque introuvable aujourd'hui : Histoire merveilleuse de Suffrage /«^ ses tribulations, sa vie, sa mort et sa résurrection.

Amiey, anagramme de Xavier Eyma^ journaliste et romancier, et qu'il a souvent pris comme signature littéraire; r-néen 1817.

10 AMÉZEUIL.

Aiiiézeuil(C. d'), pseudonyme du journaliste Chisirles Aclocque. Il a collaboré à V Aigle, au Monde illustré y où il signait Aclocque cCAmézeuil; au Sport, sous le nom de marquis de Kergall; au Parisien^ sous celui de Yann, et enfin à la Vie parisienne, où il a donné des articles de chasse signés X... On lui doit aussi des romans : les Amours de contrebande (1866) ; P Amour en partie double (1868), etc., et des études sur la Bretagne : Légendes et récits bretons (1862 et 1 863). La première édition des Légendes bretonnes (^Denlu, in- 18) était signée C. d^A, — Né en 1832.

Amiel (Ernest). Voir Dom Rago.

Ana-Gramme. Voir Orsini,

Anaïs (M"*), célèbre actrice du Théâtre-Français, qu'elle a quitté en 1 851 , à 49 ans. Son nom est Aubert (Anaïs-Pauline).

Anatole. Voir Beaulieu (Anatole dé).

Andale (Prosper). Le célèbre grammairien Prosper Poitevin^ né en 1809, a signé de ce nom plusieurs écrits de discussion littéraire.

En dehors de ses travaux de grammaire, M. Poitevin, sans doute comme distraction, a donné au théâtre quelques vaudevilles, et aussi des poésies à divers recueils.

André (Le père). Le colportage a répandu dans nos quarante mille communes une quantité de brochures faites en vue de l'éducation, de l'instruction et de l'amusement populaires, et signées de ce pseudonyme. Leur auteur est M. Adolphe Rion^ qui ne s'est pas autrement fait connaître.

André (A.). Voir Egerton.

André. Voir Van Engelgom.

Angel, auteur dramatique et journaliste, né Eustache (Ange), et mort en 1861 , à 48 ans.

ANONYMES. 1 l

Anicet-Bourgeois , célèbre auteur dramatique ; connu sous ce double nom toujours réuni, et né en 1 806 Bourgeois (Auguste- Anicet).

Anna-Marie, pseudonyme littéraire de M"* la comtesse Eagène d^Hautefeuille, dame poète, née Caroline de Marguerye en 1788. Elle a publié quelques romans, des vers, des légendes, une Histoire de Jeanne d^Arc, etc.

Anonymes^ Les livres anonymes à citer sont loin d'être aussi nombreux qu'on pourrait le supposer. Le secret qui dérobe le nom de leurs auteurs au public n'a de valeur et de raison d'être qu'au moment même de la mise en vente de leurs ouvrages. Généralement un écrivain ne publie anonymement un livre ou une brochure que pour des raisons politiques, tout à fait d'actualité, et qui cessent d'avoir le même intérêt fort peu de temps après leur publication. On ne signe pas cette brochure ou ce livre afin de lui donner plus d'attrait, en laissant au public le droit de l'attribuer, selon que le titre et le sujet en sont de haute importance, à des écrivains illustres et même parfois augustes. Quand le moment est venu où l'attention du lecteur est satisfaite, l'auteur est bien heureux lui-même qu'on sache enfin que le livre ou la brochure à succès était de lui.

L'éditeur Dentu a publié de cette manière , à propos de presque tous les événements politiques du second Empire, une série de brochures plus ou moins importantes et dont le chiffre est incalculable (i). La plupart n'étaient point signées; certaines ont eu une grande vogue et même une autorité et une influence incontestables.

Il est encore advenu que de hauts personnages qui vou-

(1) Dentu en a publié jusqu'à deux par jour, en moyenne, pendant les années 1859 et 1860.

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